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Dernière modification : 7-06-2020

Ot(o)-     Du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille. L'élément "oto-" a formé des composés qui indiquent tous un rapport avec l'oreille et sont essentiellement utilisés en médecine et en anatomie.


Oreille - Oreille externe - Oreille interne - Oreille moyenne - Oreillette - Oreillons - Otalgie - Otite - Otite cholestéatomateuse - Otite externe - Otite moyenne chronique - Otoconie - Otoconiose - Otodynie - Otoliquorrhée - Otolithe - Otolithométrie - Otologie - Otologiste - Otopalatodigital - Otoplastie - Otorhinolaryngologie - Otorhinolaryngologiste - Otorhinolaryngologue - Otorragie - Otorrhée - Otoscope - Otoscopie - Otospongiose  

Oreille   Oreille externe   Oreille interne   Oreille moyenne
Otorhinolaryngologie, anatomie  [Angl. : Ear ; Outer ear ; Inner ear, Middle ear]   N. f.  * oreille : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], oreille, petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l'introduire dans l’oreille), ou à l'oreillette. 
  L'oreille est l'organe de l'audition, mais aussi le centre de l'équilibre. On distingue classiquement 3 parties :
- L'oreille externe ou le pavillon et le conduit auditif externe, dont le rôle essentiel est de capter les sons et de les diriger vers la partie suivante :
- L'oreille moyenne qui transmet les vibrations sonores du tympan à la fenêtre ovale en les amplifiant (car la fenêtre ovale est plus petite que le tympan). Cette transmission se fait grâce aux trois plus petits os de notre corps : le marteau, l'enclume et l'étrier, ce dernier étant relié à la fenêtre ovale. Cette oreille moyenne est également reliée au pharynx par l'intermédiaire de la trompe d'Eustache. C'est cette liaison qui permettra d'équilibrer les oreilles lors des variations importantes de pression. La trompe d'Eustache est en général fermée et il y a de l'air enfermé dans l'oreille moyenne. À la surface, la pression de cet air est égale à la pression extérieure, on dit alors que l'oreille est en équilibre.
    Lors de la descente (pendant une plongée ou en avion) la pression extérieure augmente alors que la pression à l'intérieure de l'oreille reste fixe. Il se crée donc un déséquilibre de pression qui a pour effet de bomber le tympan vers l'intérieur de l'oreille, parfois jusqu'à la déchirure.

   La manœuvre de Valsalva est l'une des plus simples à réaliser : il suffit de se boucher le nez et de souffler bouche fermée (à faire avec précaution). La pression ainsi créée va ouvrir les trompes d'Eustache et augmenter la pression d'air dans l'oreille moyenne pour l'équilibrer avec celle de l'air extérieur. À noter que l'inverse est également possible lors d'une remontée trop rapide : l'air de l'oreille moyenne sous pression va se dilater et bomber le tympan vers l'extérieur.
- L'oreille interne située dans le rocher. C'est la partie de l'oreille qui va transformer les vibrations sonores en influx nerveux transmis par le nerf auditif à la zone de l'audition du cortex cérébral. L'oreille interne est formée de 3 parties : le vestibule, les canaux semi-circulaires qui assurent l'équilibre grâce aux otolithes et le limaçon ou la cochlée, où se trouvent les cellules ciliées qui vont transformer les vibrations perçues en influx nerveux.    Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne      Détail du pavillon de l'oreille     Les aires du cortex cérébral       Haut de page

Oreillette
Cardiologie  [Angl. : Atrium]   N. f.  * oreillette : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], oreille, petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu'on peut l'introduire dans l’oreille), ou à l'oreillette. 
   Les deux oreillettes, droite et gauche, sont les deux cavités du cœur par lesquelles le sang arrive dans le cœur. Le sang oxygéné venant des poumons entre dans l'oreillette gauche par les veines pulmonaires, alors que le sang chargé de dioxyde de carbone entre dans l'oreillette droite par les deux veines caves, supérieure et inférieure.
   C'est également au niveau des oreillettes que se trouve le nœud sinusal, point de départ du tissu nodal, qui créé et transmet les impulsions électriques responsables de la contraction du cœur.  Le cœur en vue externe antérieure   Coupe du cœur   Le tissu nodal dans le cœur       Haut de page

Oreillons
Virologie, épidémiologie et santé publique, médecine biologique  -  [Angl. : Myxovirus parotidis ; Mumps]    N. m.    * oreillons : mot qui signifiait "coups sur l'oreille"  et qui a désigné, vers 1 300, une maladie infectieuse et contagieuse dont la principale manifestation est une inflammation des glandes salivaires parotides ; * myxo- : du grec muxa [myx(o)-, -myxie], morve, mucus ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.
    Dans la classification actuelle, la famille des Myxoviridæ comprend les Orthomyxoviridae comme les Myxovirus influenzæ A et B ou Influenzavirus, responsables de grippes, et les Paramyxoviridæ dans lesquels on trouve des virus responsables d'affections oropharyngées, de pneumopathies, de la rougeole, des oreillons, entre autres. Ils doivent la présence de la racine "myxo-" dans leur nom au fait qu'ils présentent une très grande affinité pour les mucoprotéines.
    Les oreillons étaient également appelés ourles, fièvre ourlienne, parotidite épidémique. C'est une maladie infectieuse virale due à un paramyxovirus, Myxovirus parotiditis, très contagieuse, qui touche les jeunes enfants. C'est par la salive que se fait la contamination et l'organisme acquiert alors une immunité définitive, c'est-à-dire qu'on ne développe cette maladie qu'une seule fois dans sa vie.

    Le virus des oreillons se loge préférentiellement dans les glandes parotides (l'une des trois paires de glandes salivaires), le pancréas, les testicules et le système nerveux. La maladie se déclare après une incubation de trois semaines et est asymptomatique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de symptômes particuliers. La parotidite est le premier signe qui doit évoquer la maladie ourlienne (gonflement parfois important des parotides qui deviennent douloureuses. Chez les garçons, l’orchite (inflammation des testicules) ne s’observe qu’après la puberté et peut, dans certains cas, mener à la stérilité. Les localisations neurologiques se manifestent le plus souvent sous la forme d’une méningite, plus rarement d’une encéphalite. 
    Compte tenu de la probabilité non négligeable de complications pouvant être graves, la vaccination systématique se justifie chez tous les enfants dès l’âge de 1 an. Il s’agit d’un vaccin préparé à partir de culture de Myxovirus parotiditis sur la membrane chorio-allantoïdienne de l'œuf de poule, bien toléré et protecteur après une seule injection. Il est associé au vaccin contre la rougeole et la rubéole (vaccin ROR). En raison du risque d’atteinte testiculaire, les garçons seront revaccinés dès l’âge de 11 ans.     Haut de page

Otalgie  Otodynie
Otorhinolaryngologie, algologie  [Angl. : Otalgia, Otodynia]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. 
    Toute douleur survenant au niveau de l'oreille, quelle qu'en soit la cause et l'intensité. L'otalgie peut être d'origine interne, mais aussi provoquée par une stimulation extérieure, comme certains sons qui finissent par être douloureux. Syn. : otodynie (du grec odunê [-odynie], douleur).     Haut de page

Otite   Otite cholestéatomateuse   Otite externe
Otorhinolaryngologie  [Angl. : Otitis, Cholesteatomatous otitis, Otitis externa]   N. f.   * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Inflammation ou/et infection de l'oreille. En réalité, on distingue de nombreuses formes d'otites, en fonction de leurs causes et des symptômes. Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne  Quelques exemples :
- otite cholestéatomateuse (voir cholestéatome),
- otite barotraumatique, due à une différence de pression importante entre le milieu extérieur et l'oreille interne (observée chez les plongeurs, les aviateurs ...),
- otite moyenne chronique (voir OMC) etc.
    Dans certains cas, elle peut nécessiter une intervention chirurgicale.

    L'otite cholestéatomateuse est un épithélium malpighien qui kératinise et desquame de façon évolutive dans l'oreille moyenne ou le rocher. Elle se présente sous forme de tumeurs cutanées bénignes, contenant du cholestérol, mais qui peuvent détruire les parois et le contenu de l'oreille avec une redoutable efficacité. Selon la gravité des cholestéatomes, les signes cliniques vont d'une simple hypoacousie (baisse de l'audition) à une otorrhée, puis surdité, vertiges, voire paralysie faciale.
    Le traitement est chirurgical, après ouverture des cavités par antroatticotomie. Le cholestéatome est souvent bien délimité, sous la forme d'un kyste avec membrane épidermique (c'est la matrice) contenant des débris épidermiques et des cristaux de cholestérine.
    L'otite externe est une infection de la peau du conduit externe de l'oreille, parfois purulente. C'est une pathologie rencontrée essentiellement en été, car elle est favorisée par la chaleur, l'humidité, l'eau de mer, et frappe essentiellement les jeunes enfants qui ont le canal externe plus étroit. La douleur et l'infection sont traitées avec des gouttes auriculaires et une petite éponge placée au fond du canal, contre le tympan.    Haut de page

Otite moyenne chronique
Otorhinolaryngologie [Angl. : Chronic otitis media]   N. f.   * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps. 
    Inflammation (-ite) de l'oreille (oto-) moyenne, qui affecte plus particulièrement la caisse du tympan, laquelle contient la chaîne des osselets, responsable de la transmission des vibrations du tympan à la fenêtre ovale. Elle peut être primaire ou résulter de plusieurs épisodes infectieux, et se caractérise souvent par une perforation du tympan et une otorrhée.
    Les principaux germes incriminés sont Pseudomonas aeruginosa et le tristement célèbre Staphylococcus aureus. Le traitement est à base de quinolones et d'antibiotiques, avec les précautions habituelles pour éviter les phénomènes de résistance.    Haut de page

Otoconie   Otoconiose
Otorhinolaryngologie  [Angl. : Otoconia, Otoconiosis]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * conie : du grec konis [coni(o)-], poussière. 
    Cristaux de carbonate de calcium englobés dans une masse gélatineuse de mucopolysaccharides et formant un bloc qui repose sur les cellules sensorielles ciliées de la macule. Les otoconies proviennent d'un traumatisme qui a fragmenté l'otolithe. Les vertiges et autres symptômes dus au dépôt de ces otoconies sont une forme d'otoconiose.    Haut de page

Otoliquorrhée
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Cerebrospinal fluid otorrhoea]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * liquo : du latin liquor, liquide, liquidus, corps qui coule ou tend à couler ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie], couler.  
    L'otoliquorrhée est l'écoulement de LCR (liquide céphalorachidien ; syn. : LCS ou liquide cérébrospinal) par l'oreille. Accident traumatique rare, dû à une fracture du rocher, qui met l'espace sous-arachnoïdien (l'arachnoïde est la méninge moyenne qui contient le LCR) en communication avec le tympan (percé) ou la cloison osseuse du méat auditif externe (c'est l'orifice externe de l'oreille).
    Ces fractures présentent une certaine gravité et sont mises en évidence par le scanner ou l'IRM. Autres causes possibles : porencéphalie : destruction cérébrale et remplissage de la cavité ainsi formée par du LCR, encéphalomalacie : ramollissement du tissu nerveux qui est remplacé par des cellules gliales. Anc. orth. : oto-liquorrhée.   Haut de page

Otolithe
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Otolith]   N. m.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * lithe : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-], pierre. 
    Un otolithe est une concrétion minérale, essentiellement constituée de carbonate de calcium et enrobée d'une couche de mucopolysaccharides. Les otolithes sont présents dans notre oreille interne, baignant dans le liquide du labyrinthe. Par leur position, ils nous renseignent sur notre situation dans l'espace (debout, couché, mouvements ...). Si un otolithe vient à se bloquer dans l'oreille interne, il en résulte des vertiges importants. Syn. : statolithe, statoconie.    Haut de page

Otolithométrie
Otorhinolaryngologie  [Angl. : Otolithometry]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * litho : du grec lithos [-lithe, ou -lite, -lithique, lith(o)-], pierre ; * métrie : du latin metrum  ou du grec metron, [métr(ie)], mesure.
    Technique qui consiste à déterminer l'âge de certains poissons en mesurant leurs otolithes, concrétions calciques de l'oreille, notamment par l'observation de leurs stries d'accroissement.               Haut de page

Otologie   Otologiste   Otorhinolaryngologue   Otorhinolaryngologiste   Otorhinolaryngologie
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Otology, Otologist, Otorhinolaryngologist, Otorhinolaryngology]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    L'otologie est la branche de la médecine qui concerne l'anatomie de l'oreille, la physiologie de l'audition, ainsi que toutes les pathologies et leurs traitements. L'otologiste> est le spécialiste en otologie.  Il existe une Société Française ORL & CCF, du College Français ORL & CCF, du Syndicat National des ORL & CCF et de la Fédération Française ORL qui a un site Internet. 
    En général, le médecin est un otorhinolaryngologiste (ou oto-rhino-laryngologiste) car il s'est spécialisé en otorhinolaryngologie (concerne les oreilles, le nez et le pharynx ou gorge) ou oto-rhino-laryngologie.
    Syn. : otorhinolaryngologue ou oto-rhino-laryngologue.       Haut de page

Otopalatodigital
Otorhinolaryngologie, génétique  [Angl. : Otopalatodigital]   Adj.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * palato : du latin palatum [palat(o)-], voûte du palais, relatif au palais ; * digital : du latin digitus [digit(o)-, -digital], doigt. 
    On écrit aussi syndrome oto-palato-digital, Syndrome OPD 1 ou OPD 2. La stature est plutôt courte, le front est proéminent ainsi que l'arrière de la tête. On remarque un hypertélorisme (augmentation anormale de l'espace entre les yeux) et les fentes palpébrales sont obliques. La bouche est petite et les coins sont retournés vers le bas. La malformation des dents est fréquente. La racine du nez est habituellement aplatie, de même que la partie médiane du visage.
    On observe également une petite poitrine creuse, des oreilles implantées plus bas que la moyenne, une micrognathie (petitesse exagérée de la mâchoire) et une fissure palatine. Les 2e et 3e orteils sont très longs et recourbés, indiquant une clinodactylie (inclinaison latérale de l'extrémité d'un ou de plusieurs doigts ou orteils).
    Il y a de plus, un espace large entre les premiers et seconds doigts et orteils. Les pouces sont courts et trapus, les doigts présentent souvent une syndactylie (absence de séparation entre les doigts ou les orteils) partielle. Les mouvements du coude et des articulations sont limités. Une déficience intellectuelle légère peut aussi être présente. La surdité est une caractéristique de ce syndrome.
    On dénote aussi une tendance prononcée aux otites, sinusites et mastoïdites (inflammation de la muqueuse et des structures osseuses constituant les cellules mastoïdiennes).
    Les causes de ce syndrome seraient associées à un désordre héréditaire à transmission autosomique récessive pour certains auteurs, et il s'agirait d'une transmission provenant de la fragilité d'un chromosome sexuel (X), pour d'autres   Haut de page

Otoplastie
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -   [Angl. : Otoplasty]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * plastie : du grec plassein [-plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.
    Intervention chirurgicale destinée à corriger les défauts congénitaux ou acquis du pavillon de l'oreille. La plupart de ces interventions ont pour but de "recoller" les oreilles, surtout chez des enfants à partir de 7 ans. La cicatrice est discrète et derrière l'oreille. Actuellement, les techniques nouvelles d'otoplastie permettent également de réparer ou de remplacer un ou plusieurs osselets : c'est l'ossiculoplastie.     Haut de page

Otorragie
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Otorrhagia]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * rragie : du grec rhagê [-rragie], éruption, jaillissement.  
    L'otorragie correspond à une hémorragie qui se produit par le conduit auditif externe.        Haut de page

Otorrhée
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Otorrhoea]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie], couler.  
    L'otorrhée est un écoulement séreux (fluide et clair), muqueux (plus épais et opaque) ou purulent (épais et jaune verdâtre) par le conduit de l'oreille externe.  Dans la plupart des cas, il s'agit d'une inflammation résultant d'une infection, de l'oreille externe mais aussi de l'oreille moyenne en cas d'otite. Si l'écoulement est clair "comme de l'eau de roche", il peut s'agir d'une otoliquorrhée - voir ci-dessus.   Haut de page

Otoscope   Otoscopie
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Otoscope, otoscopy]   N. m.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * scope, scopie :du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder. 
    L'otoscope est un appareil qui permet de voir l'oreille externe et le tympan. Les otoscopes simples sont munis d'un spéculum que l'on engage dans le conduit auditif et l'une lampe. Une fenêtre de vision permet de voir le tympan. Des appareils plus élaborés sont munis d'un système à fibre optique, reliés à un système informatique et les images sont agrandies et visibles sur un écran. L'otoscopie est le fait de visionner l'intérieur de l'oreille externe et le tympan grâce à un otoscope.   Un exemple d'otoscope   Haut de page

Otospongiose
Otorhinolaryngologie, chirurgie ORL  -  [Angl. : Otospongiosis]   N. f.  * oto : du grec ous, ôtos [ot(o)-], oreille ; * spongio : du latin spongia, du grec spongos [spongi(o)-], relatif à la structure caverneuse d’une éponge ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Ostéodystrophie primitive des structures osseuses de l'oreille interne qui résulte en la formation d'un tissu osseux spongieux. Les symptômes sont une hypoacousie ou une surdité, uni ou bilatérale et, très fréquemment, des acouphènes. À l'examen, le tympan peut paraître anormalement translucide.
    On connaît une forme familiale (transmission héréditaire) de l'otospongiose. Le traitement est chirurgical, surtout lorsque l'otospongiose bloque la chaîne des osselets, empêchant la transmission des vibrations à la fenêtre ovale et donc à l'oreille interne.    Haut de page