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Dernière modification : 24-10-2020

Abréviations - P     Signification


PA - PABF - PAC - PACS - PAH - PAL - PAM - PAN - PAP - PAR - PAUF - PBVE - PC - PCA morphine - PCB - PCC - PCDD - PCDF - PCO - PCP - PCR (1) - PCR (2) - PCT - PCU - PDA - PEA - PEC - PEAP - PES - PESS - PET(scan) - PEV - PFC - PFCS - PFC-Se - PFCA-Se - PFC-Va - PFE - PFM - PFP - PG - PGX - pH - pH-mètre - pH-métrie - PHP - PID - PIC - PIG - PIL - PIO - PKR - PKRAD - PKRAR - PLS - PLT (1) - PLT (2) - PM (1) - PM (2) - PM (3) - PM (4) - PMA - PMD - PMMP - PNP - PNS - POPB - PP - PPA - PPC (1) - PPC (2) - PPC (3) - PPCO2 - PPH20 - PPN2 - PPO2 - PPV - PR - PRL - PRN - PPOPBRP - PrPc - PrPres - PrPsc - PSA (1) - PSA (2) - PSA-ACT - PSA-AMG - PSAD - PSA (densité du) - PSAL - PSA libre - PSAT - PSA total - PSA US - PSA ultrasensible - PSAV - PSA (vélocité du) - PSG - PSL - PST - PT - PTCA - PTH - PTT - PUPD - PVC - PVH - PVH-16 - PVH-18 - PVP -

PA
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle  -   [Angl. : Abdominal perimeter]  Abrév.  Périmètre abdominal.   * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme. 
    La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes :
- PC ou périmètre crânien, Courbe du PC 
- PA ou périmètre abdominal,
- LF : longueur fémorale, Courbe de la LF 
- BIP
: c'est le diamètre bipariétal,
- DAT : diamètre abdominal transverse.     Haut de page

PABF   PAUF
Chirurgie artérielle, angiologie  -  [Angl. : Aorto-unifemoral bypass (or bridging) ou bifemoral]  Abrév.  Pontage aorto-unifémoral, bifémoral.   * pontage : du latin pons, pontis [pontage, -pontique], relatif à un pont, qui relie deux rives ; * aorto : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère aorte ; * uni- : du latin unus, un seul, unique : * bi- : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * fémoral : du latin femur [fémor(o)-, -fémoral], cuisse, relatif à l’os de la cuisse ou à la cuisse.
    Les pathologies nécessitant un pontage aorto-unifémoral : une seule jambe concernée, ou aortobifémoral : les deux membres inférieurs, sont essentiellement l'AAA : anévrisme aortique abdominal ou l'AOMI : artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Le pontage consiste à shunter la zone anévrismale ou atteinte par une athérosclérose sévère, à l'aide d'un fragment artériel de synthèse (généralement du dacron) spécifique au patient à opérer et correspondant à ses mensurations.
    Pour localiser le PAUF ou le PABF, il faut savoir que l'aorte abdominale se divise en 2 artères iliaques juste en dessous de l'ombilic, et qu'à chacune de ces artères iliaques succède une artère fémorale au niveau du pli de l'aine.

    Ces pontages, lorsqu'ils doivent être réalisés, c'est-à-dire lorsque l'angioplastie transluminale s'avère impossible, se font donc de l'aorte abdominale jusqu'à l'artère fémorale, en aval des zones lésées. Pour évaluer la gravité  de la MAP, maladie artérielle périphérique d'un patient, on mesure l'IPCB ou indice de pression cheville / bras (en fait au niveau du coude).
    L'indice normal est supérieur à 1. Si l'IPCB est compris entre 0,5 et 0,9, le sujet ressent des douleurs à la marche qui disparaissent spontanément et rapidement à l'arrêt de la marche. C'est ce que l'on appelle la claudication intermittente ou CI. 
    Dans l'ICM ou ischémie critique des membres, l'IPCB est inférieur à 0,5 et le sujet ressent des douleurs au repos, y compris pendant le repos nocturne. La position assise, jambes pendantes soulage peu à peu ces douleurs, mais altèrent fortement le sommeil. Ces douleurs peuvent céder aux opiacés mais, sans traitement, des ulcères peuvent apparaître, voire des zones gangréneuses.      Haut de page

PAC
Cardiologie, chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : ACB : Aortocoronary bypass]  Abrév.  Pontage aortocoronarien.   * pontage : du latin pons, pontis [pontage, -pontique], relatif à un pont, qui relie deux rives ; * aorto : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l’artère aorte ; * coronarien : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne, relatif aux artères coronaires. 
   Intervention chirurgicale destinée à restaurer la perméabilité d'une artère bouchée, le plus souvent par l'athérome. La plupart de ces interventions concernent les artères coronaires qui, bouchées, ne permettent plus une oxygénation du myocarde. La technique consiste à greffer un ou plusieurs ponts veineux (prélevés souvent dans la veine saphène externe) entre l'artère aorte et les artères coronaires, en passant au-dessus des athéromes. Selon la gravité de l'affection, l'opération peut se faire "à cœur battant" ou en CEC (circulation extracorporelle, cœur arrêté).     Haut de page

PACS
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Pictures and Archive Communication System]   Abrév.  * PACS : système d'archivage et de communication des images.
    L'idée du PACS est que toutes les images concernant un patient ainsi que les commentaires qui les accompagnent, puissent être consultés par l'ensemble des médecins qui le suivent. Lorsqu'il y a PACS, un ordinateur suffit pour faire apparaître les images où et quand on en a besoin. On parle de plus en plus d'une médecine de réseaux où généralistes, spécialistes et médecins hospitaliers travailleraient en synergie. L'information circulera via internet.    Haut de page

PAL
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : LAP - Leukocyte alkaline phosphatase]   Abrév. Phosphatases alcalines leucocytaires.   * phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * alcaline : de l’arabe al-qilyi (1509) [alcali, alcalin(o)-], la soude ; * leuco : du grec leukos [leuc(o)-, leuk(o)-], blanc ; * cytaire : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule.
    Les polynucléaires sanguins ou granulocytes (ce sont des globules blancs) ont la propriété de synthétiser une phosphatase que l'on peut mettre en évidence par différentes méthodes de dosage - voir ci-dessus. Cette enzyme se trouve normalement dans les granulations de ces globules blancs. Cette recherche se fait, entre autres, lors de mise en évidence d'une polyglobulie primitive.
    Le score de phosphatases alcalines leucocytaires s'est avéré supérieur à 100 chez 75 % des personnes atteintes de polyglobulie primitive, alors qu'il est très bas dans les leucémies lymphoïdes chroniques, car les granulations des leucocytes malins ne possèdent pas de phosphatase. L'avantage de cet examen est qu'il permettait d'exclure le diagnostic de ces leucémies myéloïdes chroniques, mais il est de plus en plus abandonné aujourd'hui.    Haut de page

PAN
Médecine biologique, néphrologie urologie  -  [Angl. : Natriuretic atrial peptide]   Abrév.  Peptide atrial natriurétique  * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * natri : de natron, natrium, [natr(o)-, natri], ancien nom du sodium ; * urétique : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine.   
    Adjectif qui caractérise ce qui concerne l'élimination urinaire du sodium. Exemple : l'ANP (peptide natriurétique atrial) qui est l'hormone natriurétique d'origine auriculaire, composée de 28 acides aminés avec un pont disulfure et qui est sécrétée par les oreillettes du cœur lorsque le volume sanguin s'accroît. Cette hormone contrôle l'homéostasie (maintien des constantes biologiques du milieu intérieur) hydrosodée (eau et sel) ainsi que la pression artérielle.
    L'ANP agit essentiellement sur les reins et le système vasculaire, mais aussi sur d'autres hormones dont elle régule les sécrétions. C'est ainsi qu'elle exerce un RC- (rétrocontrôle négatif) sur les hormones thyroïdiennes. L'ANP influe également sur le fonctionnement de l'axe hypothalamohypophysaire et donc sur la sécrétion de leurs hormones.
    La concentration sanguine d'ANP est augmentée dans des pathologies telles l'hypercorticisme, l'hyperaldostéronisme, l'hyperthyroïdie, alors qu'elle est diminuée dans l'hypothyroïdie. Pour la régulation de la pression artérielle, son action se combine avec celles de l'angiotensine, de la bradykinine et des endothélines. L'ANP est vasodilatateur et diurétique.
    Autre hormone natriurétique : le BNP (peptide natriurétique de type B), dont le dosage est utile dans le diagnostic de dyspnée d'origine cardiaque.    Haut de page

PAP
Cancérologie, médecine biologique [Angl. : PAP - Prostatic acid phosphatase]   Abrév.  Phosphatases acides prostatiques* phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase ; * acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * prostatique : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l’urètre. 
    Effectué dans de bonnes conditions, ce dosage possède une bonne valeur diagnostique et apporte de fortes présomptions quant à l'extension métastasique d'un cancer. En effet, ces phosphatases sont augmentées dans plus de 30% des cancers localisés de la prostate et dans 90% des cas avec métastases osseuses.
    Syn. phosphatases acides tartrolabiles.    Haut de page

PAR   PDA   PFE   PFM
Nombreuses spécialités  -   [Angl. : Parodontology ; Removable dental prothesis ; Aesthetic fixed dental prothesis ; Metallic fixed dental prothesis]  Abrév. Parodontologie ; Prothèse dentaire amovible ; Prothèse dentaire fixe esthétique ; Prothèse dentaire fixe métallique.    La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) éditée par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) est un codage des actes médicaux pour simplifier les règles de facturation. Quelques exemples d'abréviations :
* PAR : parodontologie
* PDA : prothèse dentaire amovible
* PFE : prothèse dentaire fixe esthétique
* PFM : prothèse dentaire fixe métallique.    Haut de page

PBVE
Génétique, neurologie, orthopédie, chirurgie orthopédique, pédiatrie, kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Talipes equinovarus]   Abrév. Pied bot varus équin.
    Il existe une forme congénitale d'équinisme (*), connue sous l'appellation PBVE ou pied bot varus équin (* bot : peut-être du germanique butta, émoussé, mais plus probablement du francique bôt, crapaud (dans le sens émoussé, gros et court ; * varus : du latin varus : qui a les jambes tournées en dedans, cagneux). Il s'agit d'un ensemble de malformations et distorsions dans lequel la plante du pied est orientée vers l'intérieur, avec extension excessive et talon en position haute. Le traitement est kinésique pendant les six premiers mois, puis chirurgical si nécessaire.

(*) Équinisme : N. m.  * équin : du latin equus, equinus [équ(i)], cheval, qui se rapporte au cheval ; * isme : du suffixe  -isme  servant à former des substantifs.
    À l'avant de notre jambe, le muscle jambier antérieur ou tibial antérieur permet, par sa contraction, de relever la pointe du pied, alors qu'à l'arrière, le muscle jumeau ou gastrocnémien provoque le mouvement inverse par sa contraction : le talon se relève et le pied tend à se mettre dans le prolongement de la jambe (comme une danseuse qui fait des pointes), en hyperextension. Dans l'équinisme, le pied a cette position en permanence : le talon ne touche pas le sol et la personne qui en est atteinte prend appui sur la pointe des pieds.
    En fait, l'action du jambier antérieur est insuffisante pour compenser celle des jumeaux. Il en résulte des déséquilibres importants en position debout, avec très vite des atteintes articulaires au niveau des articulations coxales (hanches) et de la colonne vertébrale. L'équinisme peut apparaître dans certaines paralysies, après un raccourcissement du tendon d'Achille ou certaines fractures. L'équinisme est aussi souvent présent dans l'IMC : ou infirmité motrice cérébrale. * infirmité : ce mot résulte de la réfection d'après le latin infirmus, de l'ancien français enferme, malade ; au sens classique, infirme signifie donc "qui ne jouit pas de toutes ses facultés physiques" ; * motrice : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. 

    L'IMC est due à des lésions du cerveau, survenues avant, pendant ou après la naissance. Les causes peuvent être très variées : maladie infectieuse pendant la grossesse, hypoxie pendant l'accouchement ... Les formes d'IMC sont nombreuses et affectent essentiellement les mouvements, l'équilibre, mais aussi les organes sensoriels.    Il existe une forme congénitale d'équinisme, connue sous l'appellation PBVE ou pied bot varus équin.
    Adj. équin : qui ressemble à un cheval ; ex. le pied équin ou pied bot équin qui caractérise l'équinisme.        Haut de page

PC
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle  -   [Angl. : Cranial perimeter (or circumference)]   Abrév.  Périmètre crânien. * péri : du grec peri [péri-], autour de ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * crânien : du grec kranion [crani(o)], relatif au crâne, partie osseuse de la tête.  
    La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes :
- PC
ou périmètre crânien,
- PA ou périmètre abdominal,
- LF : longueur fémorale,
- BIP
: c'est le diamètre bipariétal,
- DAT
: diamètre abdominal transverse.  Courbe du PC    Haut de page

PCA morphine
Algologie médecine hospitalière  -  [Angl. : Patient controlled analgesia]   Abrév.  * an : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * algo : du grec algos [algo, algi, algique], douleur ; * ésie : du suffixe grec -esis [-ésie], qui sert à former des mots à partir de racines. 
    L'abréviation PCA est (comme tant d'autres) anglo-saxonne et signifie Patient Controlled Analgésia, soit CAP en français (Contrôle de l'Analgésie par le Patient). Comme trop souvent, le langage médical français donne la priorité à l'abréviation en anglais. Il s'agit de ces pompes à morphine que l'on met à disposition des patients, afin qu'ils en règlent eux-mêmes le débit en fonction de la douleur ressentie.
    Cela représente un progrès énorme, compte tenu du fait que la douleur ressentie reste une notion très subjective et souvent très difficile à exprimer à une personne soignante. Les dispositifs de réglage très performants de ces pompes sont évidemment élaborés de façon à éviter les injections excessives. À tel point qu'à partir de 6 ans, la plupart des enfants sont capables d'en comprendre le fonctionnement et déclenchent eux-mêmes les bolus (un bolus est la quantité injectée à chaque action de la pompe) de morphine.     Haut de page

PCC
Gastroentérologie [Angl. : Chronic (or relapsing) calcifying pancreatitis]   Abrév.  Pancréatite chronique calcifiante.   * pancréato : du grec kreas [pancréat(o)], -chair, relatif au pancréas ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps ; * calci : du latin calx, calcis [calc(o)-], relatif au calcium ; * iant : du suffixe -iant, -iante qui transforme des substantifs en adjectifs. 
    Anomalie des canaux pancréatiques (zones de sténose et de dilatation) : les canaux sont remplis de bouchons protéiques qui se calcifient, réalisant une véritable lithiase calcique. On observe une sclérose irrégulièrement répartie dans le parenchyme endocrine et exocrine.    Haut de page

PCB   PCDD   PCDF
Dermatologie, médecine biologique, toxicologie  -  Abrév.  [Angl. : PCB - Polychlorobiphenyl, Polychlorinated dibenzodioxin, Polychlorinated dibenzofuran]   Polychlorobiphényles   * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * chloro : du grec khlôros [chlor(o)-], vert ; racine qui indique la présence de chlore ; * bi : du latin bis [bi-, bis-], deux fois, qui indique la répétition ou la duplication ; * phéno : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille ; * -yl : du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène. 
    L'acné chlorique (ou chloracné) est une forme grave d'acné (du grec akmê [acné], qui a été altéré et qui signifie pointe), résultant d'une modification dégénérative des processus de différenciation des cellules des glandes sébacées et des kératinocytes, due en particulier aux hydrocarbures halogénés, au PCB (biphényles polychlorés ou polychlorobiphényles), aux dioxines et à de nombreux autres polluants industriels. Il est à noter que ces produits sont d'autant plus toxiques qu'ils s'accumulent dans les tissus, notamment les graisses et qu'ils agissent directement dans les noyaux des cellules en modifiant le comportement de l'ADN.
    Les dioxines sont des composés très stables qui se forment entre 300 et 350°C lors de la combustion de matières organiques en présence d'oxygène et de chlore (dans les incinérateurs par ex.) Il faut ensuite dépasser 800°C pour les décomposer.

    La chloracné se traduit par des modifications parfois spectaculaires de la peau du visage, du dos, des cuisses : apparition rapide de comédons, kystes et pustules qui peuvent modifier complètement un visage - voir le cas des personnes intoxiquées par l'accident chimique de Seveso, le 10 juillet 1976 et en particulier les enfants. Autre exemple plus actuel, mais qui provoque encore de nombreuses polémiques : le président de l'Ukraine Viktor Yushchenko que l'on a vu avec un visage profondément modifié par ce qui ressemble bien à une chloracné. Agent orange ? dioxines ? autre maladie ? il ne semble pas y avoir à ce jour de certitude, tant ce cas est politisé.
    Il n'y a pas une, mais de nombreuses dioxines, ainsi que plusieurs centaines de molécules qui ont des propriétés analogues. Une dioxine se compose de 2 noyaux aromatiques liés par de l'oxygène, avec un nombre variable d'atomes de chlore associés. La dioxine qui a causé l'accident de Seveso est la 2,3,7,8-TCDD ou 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine. Sans trop entrer dans les détails, on peut retenir comme principales dioxines
- les PCDD (dibenzodioxine polychlorée ou polychlorodibenzène dioxine) et
- les PCDF (dibenzofurane polychloré ou polychlorodibenzène furane). Parmi les molécules proches :
- les TCP (trichlorophénols) et les
- PCB (polychlorobiphényles) que les chimistes classent dans les "Dioxin like".

    À noter que, en plus de la chloracné qui est la partie la plus visible de cette affection, les dioxines agissent sur de nombreux organes. Entre autres :
* effets cancérogènes très probables à long terme, parfois après plusieurs dizaines d'années,
* effets non négligeables sur la reproduction : baisse de la fécondité, augmentation des stérilités, des avortements spontanés, des malformations fœtales,
* hépatotoxicité avec augmentation des enzymes hépatiques,
* effets sur le système nerveux central et périphérique,
* effets néfastes sur le système cardiovasculaire,
* diminution des défenses immunitaires etc.
    Si les dioxines sont si dangereuses pour les êtres vivants, c'est parce qu'elles ciblent les récepteurs Ah des cellules (Ah pour Aryl-hydrocarbon ou hydrocarbure aromatique). Elles sont ensuite transportées dans le noyau de la cellule où elles pourront directement modifier le comportement de l'ADN.  Schéma de la molécule     Haut de page

PCO
Gastroentérologie [Angl. : Chronic obstructive pancreatitis]   Abrév.  Pancréatite chronique obstructive. * pancréato : du grec kreas [pancréat(o)], -chair, relatif au pancréas ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps ; * obstructive : du latin obstruere [obstructif, ive, obstruction], boucher, rendre le passage difficile.  
    Existence d'un obstacle sur le canal de Wirsung (sténose cicatricielle, tumeur). En amont : dilatation des canaux pancréatiques, atrophie parenchymateuse diffuse et régulière. Les calcifications canalaires sont rares. En aval de l'obstacle, le parenchyme pancréatique est normal.    Haut de page

PCP
Cardiologie, angiologie, pneumologie  -  [Angl. : PCWP - Pulmonary capillary wedge pressure]   Abrév.  Pression capillaire pulmonaire  * pression : du latin pressare, presser ; * capillaire : du latin capillaris, de capillus [capill(o)-], cheveu ou fin comme un cheveu ; * pulmonaire : du latin pulmo, pulmonis [pulm(o)-], poumon (syn. pneum(o)-)
    La pression capillaire pulmonaire (PCP) est la pression mesurée au cours du cathétérisme des cavités droites du cœur et de l'artère pulmonaire, lorsque l'extrémité de la sonde est bloquée dans une artériole pulmonaire. Cette pression est égale à celle de l'oreillette gauche et des veines pulmonaires. La pression capillaire moyenne est de 5 à 7 mm Hg (mercure) et la PCP est anormalement élevée dans les cardiopathies gauches.    Haut de page

PCR (1)
Génétique, médecine biologique  -  Abrév.  [Angl. : PCR - Polymerase chain reaction]. * PCR : en français : réaction en chaîne de polymérisation ou technique d'amplification génique. 
    Cette technique d'amplification génique in vitro permet de copier en grand nombre, une séquence d'ADN ou d'ARN connue, à partir d'une faible quantité d'acide nucléique. La technique PCR, qui fait appel à des amorces spécifiques (oligonucléotides de synthèse de 20 à 25 nucléotides, complémentaires des extrémités 3' des brins d'ADN) permet entre autres de détecter la présence du virus VIH (virus de l'immunodéficience humaine), des OGM (organismes génétiquement modifiés, des virus des hépatites B, C et D. Cette technique est de plus en plus utilisée en criminologie.    Haut de page

PCR (2)
Hématologie, médecine biologique  -  Abrév.  [Angl. : CRP - C-reactive protein]   Protéine C réactive . * PCR ou CRP : C réactive protéine. 
    La PCR est ainsi appelée car elle forme un précipité avec le polysaccharide C du pneumocoque. Normalement absente ou présente en très faible quantité dans le sang, elle est fabriquée par le foie dès qu'il y a une infection ou une inflammation, dans un délai de 10 à 14 heures. Son taux normal est compris entre 0 et 3 à 5 mg/L de sang et peut atteindre des valeurs très supérieures (jusqu'à 500 à 1000 fois !) dans certaines affections : rhumatismes, tumeurs malignes, infarctus, hépatites virales, cholécystites lithiasiques, mais aussi après une intervention chirurgicale.
    Son rôle est encore mal connu, mais les biologistes pensent qu'elle favorise la phagocytose des bactéries. C'est un indicateur non spécifique, et sa présence à un taux supérieur à 20 mg/L signifie uniquement qu'il y a une réaction inflammatoire. Sa mise en évidence utilise un test d'immunoagglutination au latex, ce dernier fixant les anticorps anti-CRP. L'agglutination est visible sur une lame et une dilution permet de quantifier la CRP.    Haut de page

PCT
Pharmacologie  -  [Angl. : Polychemotherapy, multidrug therapy]   Abrév.  Polychimiothérapie
    La PCT est l'administration simultanée de plusieurs médicaments à actions sensiblement voisines. La polychimiothérapie est utilisée notamment dans le traitement de la lèpre (ou maladie de Hansen), des tumeurs cancéreuses, du SIDA.    Haut de page

PCU   PAH
Génétique, médecine biologique, hématologie, neurologie  -  [Angl. : PKU - Phenylketonuria, Phenylalanine hydroxylase]   Abrév.  Phénylcétonurie* phéno : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille ; * -yl : du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * cétone : du mot acétone ; relatif à l’acétone ou à la fonction cétone ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La PCU est aussi connue sous le nom de maladie de FÖLLING ou oligophrénie phénylpyruvique, est l'une des maladies recherchées très tôt (normalement vers le 4e jour) chez le nouveau-né. C'est un trouble du métabolisme qui se traduit par la non transformation de la phénylalanine, acide aminé largement essentiel présent dans notre alimentation, en tyrosine par une hydroxylase (enzyme) : la phénylalanine hydroxylase ou PAH.
    Cette phénylalanine non transformée s'accumule en se combinant sous forme d'acide phénylpyruvique et est éliminée par les urines et la sueur. Il en résulte une encéphalopathie chronique dont la conséquence est l'arriération mentale.
    Il existe des bandelettes réactives "Phénistix" qui, trempées dans l'urine, prennent une coloration gris-vert caractéristique. On lui préfère souvent le dosage sanguin (test de Güthrie) qui est plus fiable et qui se fait par prélèvement de quelques gouttes de sang au talon ou au doigt.
    La PCU concerne environ 1 nouveau-né sur 10 000 et nécessite, pour éviter une arriération mentale, un régime sans phénylalanine. Cette maladie se transmet selon le mode autosomique récessif, c'est-à-dire qu'il faut que les 2 parents soient porteurs d'un gène muté (porteurs "sains") pour que leur enfant ait un risque d'être lui-même porteur sain (50%) ou malade (25%).      Haut de page

PEAP   PEA
Otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Early auditory evoked potentials, EAP - Evoked auditory potentials]   Abrév.  Potentiels évoqués auditifs précoces* potentiel : du latin médiéval potentialis et potens [-potentiel, -potence, -potent], puissant, capacité d’action ; * évoqué : du latin evocare, de vocare [évoqué], appeler, faire apparaître ; * auditif : du latin audire [audi(o)-], entendre, relatif à l’audition ; * précoce : du latin praecox [précoce], relatif à toute chose qui se produit avant le moment où on l’attendait.  
    Des sons envoyés dans l'oreille par l'ORL sont transformés dans la cochlée en impulsions électriques qui remontent le long des voies auditives centrales. Leur amplitude étant très faible, il est nécessaire de les amplifier. Pour cela, on fait une sommation de ces potentiels. L'enregistrement de ces résultats correspond aux potentiels évoqués auditifs précoces.
    Cette technique est utilisée notamment pour la recherche d'un neurinome de l'acoustique, tumeur bénigne qui se développe sur le nerf vestibulaire (nerf de l'équilibre) puis comprime  progressivement le nerf cochléaire et le nerf facial. L'abréviation PEA signifie "potentiels évoqués auditifs". Ils font partie des potentiels évoqués sensitifs ou PES.      Haut de page

PEC   pec
Toutes disciplines  -  [Angl. : Support (for treatment)]   Abrév. Prise en charge.  
    Ces abréviations sont généralement utilisées pendant les prises de notes, sur des ordonnances ou des rapports médicaux.       Haut de page

PES   PEV
Neurologie, ophtalmologie, otorhinolaryngologie  -  [Angl. : ESP - Evoked sensitive potential, EVP - Evoked visual potential]   Abrév.  Potentiel évoqué sensitif* potentiel : du latin médiéval potentialis et potens [-potentiel, -potence, -potent], puissant, capacité d’action ; * évoqué : du latin evocare, de vocare [évoqué], appeler, faire apparaître ; * sensitif : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir.  
    Les potentiels évoqués sensitifs constituent la réponse nerveuse du SNC (système nerveux central) à une stimulation sensorielle. Les potentiels sont recueillis au moyen d'électrodes de surface : aiguilles ou électrodes autocollantes. Ils sont ensuite traités et visualisés par un ordinateur. Si la stimulation est visuelle, on obtient un PEV ou potentiel évoqué visuel. Avec une stimulation auditive, on recueille un PEA ou potentiel évoqué auditif. Enfin, avec une stimulation sensitive, petits chocs électriques sur la peau des poignets et des chevilles, le potentiel évoqué est somesthésique : PES.      Haut de page

PESS
Neurologie, médecine biologique  -  [Angl. : Van Bogaert's encephalitis, subacute sclerosing panencephalitis]   Abrév.  Panencéphalite subaigüe sclérosante postrougeole.   * pan : du grec pan, pantos [pan-, panto-], tout, tous ; * encéphalo : du grec enkephalos [encéphal(o)-, encéphalie], cervelle, c’est-à-dire l’encéphale ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * sub : du préfixe latin sub, sous, position inférieure, peu élevé (en quantité) ; * aigüe : du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu ; * sclérosante : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose], dur. 
   C'est la maladie de VAN BOGAERT, appelée aussi leucoencéphalopathie subaigüe sclérosante. Elle est due au virus de la rougeole qui n'a pas été détruit par les lymphocytes T, malgré une charge importante d'anticorps. Elle intervient plusieurs années après la fin de la rougeole (entre 4 et 14 ans) et montre l'importance de la vaccination dès l'âge de 1 an. Avant, le vaccin n'est pas efficace. La PESS provoque une démyélinisation des neurones cérébraux et peut entraîner de nombreux handicaps.    Haut de page

PET-scan
Imagerie médicale et interventionnelle, médecine nucléaire  -  [Angl. : Pet-scan (Positon Emission Tomography)]   Abrév.  * PET : tomographie par émission de positons - on peut aussi écrire positrons.
    Le PET-scan est un appareil permettant, entre autres, de détecter la présence de très petites tumeurs cancéreuses et son intérêt n'est plus discuté aujourd'hui. Malheureusement, en 2010, il n'y en a que 77 en France !
Principe : les cellules cancéreuses, en se multipliant, consomment beaucoup de glucose. Avant l'examen, on injecte du glucose marqué par un traceur radioactif : le 18FDG (fluoro-2 désoxy-D-glucose) et cette molécule reste dans la cellule où elle est métabolisée, d'autant plus si la consommation est importante, comme dans les cellules cancéreuses.
    Pendant ce métabolisme, le fluor 18 émet des positons e+ qui réagissent avec des électrons e- en libérant 2 photons dans 2 directions opposées (avec une énergie de 511 kev - kilo électronvolt). Le PET-scan est en fait une couronne qui tourne autour du malade en se déplaçant. Les caméras PET sont équipées d'une couronne de détecteurs à scintillation et vont repérer avec une grande précision les foyers de grande absorption de 18FDG. On obtient ainsi une image volumétrique.  Une image du cerveau en PET scan  (malade atteint de la maladie d'Altzheimer - les zones noires ne sont plus fonctionnelles).       Haut de page

PFC   PFCS   PFC-Se   PFCA-Se   PFC-Va
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : FFP - Fresh frozen plasma, Fresh frozen plasma secure, Fresh frozen plasma viro-attenuated]   Abrév.  Plasma frais congelé.   * plasma : du grec plasma [plasmo-,  -plasme, plasmatique], ouvrage façonné. En biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire. 
    1 UA (unité adulte) de plasma frais a un volume de 200 mL. Le PFC contient tous les composants plasmatiques, dont les facteurs labiles de l'hémostase (coagulation du sang), mais aucune cellule. Sa durée de conservation à -25°C peut atteindre 1 an.  Syn. : PT : plasma thérapeutique
* PFCS ou PFC-Se : "Plasma frais congelé sécurisé : le produit n'est libéré qu'après une nouvelle vérification du statut biologique du donneur sur un prélèvement effectué au moins 120 jours après son don. Ce délai permet de couvrir la période de séroconversion pour les virus faisant l'objet d'un dépistage biologique systématique. Dès lors, le produit a les caractéristiques "PFC sécurisé" (PFC-Se) homologue" - extrait du site de l'AFSSAPS. 
* PFCA-Se : plasma frais congelé d'aphérèse sécurisé.
* PFC-Va : Plasma frais congelé Viro atténué : les éventuels virus sont traités par un solvant détergent.     Haut de page

PFC   PFP
Neurologie, chirurgie orthopédique et traumatologique, médecine physique et reacute;éducation fonctionnelle  -  [Angl. : Central facial palsy (or paralysis), Peripheric facial palsy (or paralysis)]   Abrév.  Paralysie faciale centrale (PFC) ou périphérique (PFP)* paralysie : du latin paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement ; * faciale : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l’homme.  
    La PFC est due généralement à la paralysie des muscles innervés par le nerf VII (septième nerf crânien ou nerf facial). Les neurologues distinguent 2 formes essentielles : la paralysie faciale centrale ou PFC et la paralysie faciale périphérique ou PFP ou paralysie de BELL.
    La PFC ne concerne généralement que la partie inférieure du visage et se traduit, entre autres, par la disparition du pli nasogénien (qui va de l'aile du nez au menton), l'affaissement de la commissure labiale (des lèvres). Elle peut être due à des accidents vasculaires cérébraux et est souvent associée à une paralysie de la moitié du corps (hémiplégie).
    La lésion se situe entre le noyau du nerf facial et le cortes cérébral (couche de substance grise qui entoure l'encéphale).
    La PFP par contre concerne la partie inférieure du visage avec les symptômes précédents, mais aussi la partie supérieure. On note un affaissement de la paupière et la disparition des plis du front, parfois une diminution des sécrétions salivaire et lacrymale. Les causes de la PFP peuvent être nombreuses : traumatisme du rocher, tumeur, atteinte vasculaire, OMA (otite moyenne aigüe), virus ... Il existe de nombreuses variantes de PFP, mais la plus fréquente est la forme dite paralysie faciale "a frigore", qui disparaît souvent spontanément, parfois avec quelques séquelles. Si la paralysie faciale est bilatérale, ces symptômes sont visibles sur les 2 côtés du visage.     Haut de page

PG   PGX
Médecine biologique  -  [Angl. : PG - Prostaglandin, PGX - Prostaglandin X or prostacyclin]   Abrév.  Prostaglandine  * prosta(to) : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l’urètre ; * glande : du latin glandula, de glans, glandis, gland ; en médecine, une glande est un organe destiné à élaborer certaines substances à l’extérieur du corps ou dans le milieu intérieur ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    Le mot prostaglandine (souvent abrégé en PG) a été formé à partir de prostate et de glande par le Suédois Von Euler, qui a découvert cette substance en 1934 car il croyait qu'elle n'était fabriquée que par la prostate. On sait maintenant que les prostaglandines (il y en a plusieurs) sont élaborées par divers organes et tissus.
    La prostaglandine est une molécule qui a un squelette comprenant 20 atomes de carbone [c'est l'acide prostanoïque (suffixe qui, en chimie organique, désigne un acide carboxylique : nom de l’alcane --> suppression du « e » final --> suffixe -oïque ; exemple : l’alcane éthane --> acide éthanoïque)] et formant un noyau pentagonal avec deux chaînes latérales. Sans entrer dans les détails, on peut retenir qu'il existe plus de vingt prostaglandines qui sont classées selon la structure du noyau en 9 classes (de A à I) et en 3 séries en fonction des chaînes latérales.

    Il est aujourd'hui acquis que pratiquement toutes les cellules sont capables de synthétiser des prostaglandines et que ces molécules ne passent pas dans le sang, ce qui confirme leur rôle de régulateur cellulaire. Leurs actions sont souvent puissantes et déterminantes, notamment en favorisant la fécondation et l'accouchement, en permettant l'agrégation des plaquettes, et en agissant de diverses manières sur le système immunitaire, digestif, circulatoire, nerveux endocrinien.
    Une molécule très proche de la prostaglandine : la prostacycline(du grec kuklos [cycl(o)-, -cycle, -cyclique], cercle, roue) ou prostaglandine X ou PGX est dérivée de l'acide arachidonique. Elle est synthétisée dans l'endothélium vasculaire et a de ce fait une action vasodilatatrice, donc antihypertensive et empêche l'agrégation plaquettaire ; elle est également fabriquée dans les cellules de l'endothélium pulmonaire.     Haut de page

pH   pH-métrie   pH-mètre  
Biochimie  -  [Angl. : pH, pH metry, pH meter]   Abrév.  Potentiel Hydrogène
    La lettre H représente l'atome d'hydrogène. En effet, le pH est la mesure de l'acidité ou de l'alcalinité (ou basicité) d'une solution. Ce potentiel hydrogène est obtenu par le logarithme décimal (log) de l'inverse de la concentration en ions H+ d'une solution. Ces ions H+ proviennent de la dissociation de l'eau selon la formule H2O <--> H+ + OH- (réaction réversible). Il y a donc toujours autant d'ions H+ que d'ions OH-.
    On a montré expérimentalement que le produit des ions H+ et OH- reste toujours égal à 10-14 et que, dans une eau neutre à 15°C, [H+] = [OH-] = 10-7. Un composé est dit acide quand il libère, par dissociation, plus d'ions H+ que d'ions OH- ; il est basique (ou alcalin) quand il libère plus d'ions OH- que d'ions H+. L'échelle des pH va donc de 0 à 14, avec la valeur zéro pour une solution normale d'acide ayant une concentration unitaire d'un équivalent-gramme par litre et entièrement dissociée en ions hydrogène. De même la valeur 14 pour une solution normale d'alcali fort. La pH-métrie est le fait de mesurer le pH d'une solution. Exemple : dans les RGO (ou reflux gastro-œsophagiens), on mesure le pH de l'œsophage. Le RGO est confirmé par un pH acide.  Échelle des pH et quelques exemples      Haut de page

PHP
Endocrinologie et métabolisme, médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Histaminopexic power]   Abrév.  Pouvoir histamonopexique.   * histo : du grec histos ou histion [hist(o), histio-], tissu ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * pexique : du grec pexis [-pexie, -pexique], fixation.  
    Le sérum d'un sujet normal est capable de fixer l'histamine libre (c'est l'histaminopexie) et de la neutraliser : c'est le PHP ou pouvoir histaminopexique, que l'on peut mettre en évidence dès l'âge de 6 mois et qui est lié à une globuline, la plasmapexine 1. Chez les sujets allergiques, on observe une diminution plus ou moins importante voire une disparition de ce PHP. Il peut cependant être normal en-dehors des crises de même qu'il peut être diminué dans des affections non allergiques.
    Actuellement, on utilise un test au latex-histamine pour mettre en évidence, dans le sérum des sujets normaux, un facteur antihistaminique assez proche de la plasmapexine 1 et absent chez 75% des sujets allergiques.    Haut de page

PID
Pneumologie  -  [Angl. : Interstitial pneumonia]   Abrév.  Pneumopathie infiltrative diffuse.   * pneumo : du grec pneumôn [pneum(o)-], poumon ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel.  
    Anciennement dénommée pneumopathie interstitielle ou alvéolo-interstitielle, cette affection est caractérisée par l'infiltration par un matériel cellulaire et / ou un liquide, de l'interstitium pulmonaire et des lumières alvéolaires.    Haut de page

PIG
Gastroentérologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Generalized infectious peritonitis]   Abrév.  Péritonite infectieuse généralisée* péritonéo : du latin peritonaeum, du grec peritonaion [péritoné(o)-], ce qui est tendu autour, relatif au péritoine, membrane qui tapisse l’abdomen et les viscères abdominaux ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller.  Causes de la péritonite infectieuse généralisée : appendicite compliquée, sigmoïdite et toute infection digestive ou gynécologique. Le pronostic est toujours grave. Le traitement pré et postopératoire comprend des antibiotiques et une alimentation parentérale.    Haut de page

PIL
Gastroentérologie, chirurgie digestive  -  [Angl. : Localized infectious peritonitis]   Abrév.  Péritonite infectieuse localisée.  * péritonéo : du latin peritonaeum, du grec peritonaion [péritoné(o)-], ce qui est tendu autour, relatif au péritoine, membrane qui tapisse l’abdomen et les viscères abdominaux ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * infectieuse : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. 
    La péritonite infectieuse localisée est une inflammation localisée du péritoine, résultant généralement d'une perforation de l'estomac (ulcère perforant), de l'intestin, de la vésicule biliaire (cholécystite), de l'appendice (appendicite entraînant une péritonite appendiculaire), ou d'une plaie abdominale profonde. Elle nécessite un traitement chirurgical d'urgence. Ce sont les organes voisins qui empêchent ce type de péritonite de s'étendre.    Haut de page

PIO
Ophtalmologie, angiologie  -  [Angl. : Intraocular pressure]   Abrév.  Pression intraoculaire.   * pression : du latin pressare, presser ; * intra : du latin intra à l’intérieur ; * oculaire : du latin ocularius, de oculus [ocul(o)-], œil.   
    La pression intraoculaire (PIO) n'est pas une pression sanguine, mais la force exercée sur les parois de l'œil par l'humeur aqueuse. Mesurée régulièrement à l'aide d'un tonomètre, elle permet le dépistage précoce du glaucome et sa valeur normale est comprise entre 10 et 20 mm de Hg (mercure). Le glaucome résulte d'une hypertension de l'humeur aqueuse qui n'est plus éliminée à travers le trabéculum (dans l'angle entre l'iris et la cornée).
    L'augmentation de la pression (ou hypertonie) dans la chambre postérieure de l'œil provoque une gêne oculaire et une destruction progressive des cellules de la rétine. Les glaucomes les plus fréquents sont dits "àangle ouvert" et sont systématiquement dépistés par les ophtalmologistes. Ils ne nécessitent généralement pas de traitement chirurgical (collyres avec bêtabloquants, sympathomimétiques, acétazolamide).
    En cas d'échec, ouverture du trabéculum avec un laser. Les glaucomes "à angle fermé" sont beaucoup plus rares (douleur brutale, œil rouge, baisse de l'acuité visuelle). C'est une urgence médicale : injection intraveineuse d'acétazolamide puis, après la crise, traitement au laser pour rétablir la circulation de l'humeur aqueuse.    Haut de page

PKR
Néphrologie urologie, génétique  -  [Angl. : Polycystic kidneys]   Abrév.  Polykystose rénale* poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins. 
    Essentiellement observée au niveau des reins : PKR ou polykystose rénale et du foie : polykystose hépatique. La PKR est une maladie génétique au cours de laquelle les nombreux kystes liquidiens présents dans les reins détruisent progressivement cet organe. Elle affecte 80 000 personnes en France et c'est l'une des principales affections rénales pour lesquelles il faut envisager une dialyse ou une transplantation.
    On fait encore la distinction entre la PKRAD, autosomique dominante et qui affecte les adultes et la PKRAR, autosomique récessive, plus rare et bien plus grave, qui affecte les enfants en très bas âge.    Haut de page

PKRAD
Néphrologie urologie, génétique  -  [Angl. : Adult polycystic kidneys]   Abrév.  Polykystose rénale autosomique dominante (de l'adulte)* poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * auto : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * somique : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Maladie rénale familiale transmise par un gène dominant : le gène PKD1 sur le chromosome n° 16 (85% des familles concernées) ou le gène PKD2 sur le chromosome n° 4 (10 à 15 % des familles).  Ces 2 gènes codent pour la polycystine, protéine dont le rôle précis reste à déterminer. On a observé qu'elle se localisait dans tous les sites rénaux où se développent les kystes responsables de cette affection.
    La maladie n'apparaît qu'à l'âge adulte et se traduit par des gros reins bosselés. Les complications apparaissent progressivement et évoluent vers l'insuffisance rénale chronique, en général vers 50 ans.    Haut de page

PKRAR
Néphrologie urologie, génétique  -  [Angl. : Infantile polycystic kidney]   Abrév.  Polykystose rénale autosomique récessive (infantile).  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * rénale : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * auto : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * somique : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Le gène est localisé sur le chromosome n° 6 mais son mode d'action (la protéine anormale fabriquée) n'a pas encore été élucidé. Elle touche une naissance sur 20 000 à 40 000 en France. Le diagnostic anténatal fait en échographie dès la 24e semaine peut montrer des reins énormes et non fonctionnels et ne présentant pas forcément de kystes. Cette pathologie est souvent létale dans la période périnatale.     Haut de page

PLS
Médecine d'urgence, soins infirmiers  -  [Angl. : LSP - Lateral security position]   Abrév.  Position latérale de sécurité.  
   La mise en position latérale de sécurité ou PLS, enseignée dans le cadre de l'AFPS (Attestation de Formation en Premiers Secours), a pour but de sécuriser une victime, après qu'une personne compétente ait évalué son état général. Dans cette position, la victime ne peut pas s'étouffer et est en mesure d'attendre l'arrivée des secours.

En arrivant auprès de la victime :
    - vérifier l'état de conscience (ouverture des yeux, réponse verbale aux questions...),
    - libérer les voies aériennes (faire basculer en douceur la tête vers l'arrière) :
      * vérifier l'absence de corps étrangers dans la bouche, au niveau de la gorge...
      * se pencher vers la bouche et écouter,
      * cette position du sauveteur permet de vérifier si la personne respire, en sentant le souffle de l'expiration,
    - penser à enlever les cravates, ouvrir les cols de chemises, la ceinture et le premier bouton du pantalon etc.

La mise en PLS
    Il existe plusieurs descriptions de cette mise en PLS, selon que le secouriste est seul ou qu'ils sont plusieurs. Sans entrer dans ces détails, le schéma ci-dessous (© Manuel de Secourisme - Croix-Rouge Française) vous permettra de bien mémoriser cette PLS. Points importants :
* le coussin ne doit pas empêcher l'écoulement éventuel de vomissure,
* les membres du côté droit sont pliés pour stabiliser la victime,
* une femme enceinte doit obligatoirement être mise sur le côté gauche.
* Terminer en couvrant la victime.   Position latérale de sécurité      Haut de page

PLT (1)
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Testosterone binding protein]   Abrév.   Protéine Liant la Testostérone* protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux protéines ; * testo : du latin testis [test(o)-], glande mâle qui produit les spermatozoïdes et les hormones ; * stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol. 
    La testostérone est un androgène qui est fabriqué par les cellules interstitielles ou de Leydig des testicules chez l'homme et, dans une moindre mesure, par les ovaires et le placenta. Au niveau des ovaires, il s'agit en fait surtout de l'androstènediol et, lorsqu'il se forme de la testostérone, elle est rapidement transformée en œstrogènes par aromatisation.
    Dans le plasma, ces androgènes sont transportés par des protéines (comme l'œstradiol), essentiellement une bêtaglobuline appelée SBG (sexual binding globulin) ou TeBG (Testostérone œstradiol binding globulin) ou encore PLT. À noter que seule la partie libre (environ 2%) ou susceptible d'être libérée, va pouvoir pénétrer dans les cellules réceptrices à l'hormone mâle.
    Pour d'autres androgènes, comme l'androstènediol et la déhydroépiandrostérone (la fameuse DHEA) c'est l'albumine qui va servir de protéine de transport plasmatique.     Haut de page

PLT (2)
Hématologie, histologie cytologie, médecine biologique  -  [Angl. : PLT - Platelet]   Abrév.  Plaquette ou thrombocyte* thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * cyte : du grec kutos [cyto-, -cyte, -cytie], cellule. 
    Le thrombocyte est l'un des éléments figurés du sang, plus connu sous le nom de plaquette (abréviation souvent utilisée : PLT).  C'est le plus petit (2 à 4 µ) de tous ces éléments ; les autres sont les globules rouges ou hématies ou érythrocytes et les globules blancs ou leucocytes, et en fait, ce thrombocyte n'est qu'un fragment d'une cellule initiale plus grande : le mégacaryocyte, situé dans la moelle osseuse. La durée de vie des plaquettes est environ comprise entre 7 et 10 jours, c'est-à-dire que, passé ce délai, toutes les plaquettes ont été détruites par le rate et remplacées par de nouvelles.
    Elles ont un rôle déterminant dans la coagulation du sang pour arrêter un saignement (c'est l'hémostase) et leur absence ou leur insuffisance peut être une cause majeure d'hémophilie. La thrombocytémie (du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang) est le nombre de plaquettes dans le sang. Les valeurs normales sont comprises entre 150 000 et 450 000 par mm3 de sang. Un examen appelé "temps de saignement" permet d'évaluer l'état fonctionnel des thrombocytes. Parmi les pathologies les plus fréquentes qui concernent les thrombocytes : la thrombocytose est l'augmentation anormale de leur nombre, la thrombopénie (ci-dessous) correspond à leur diminution et les thrombopathies qui désignent des dysfonctionnements des plaquettes, leur nombre étant normal.  Thrombocytes et hématies        Haut de page

PM (1)
Neurologie, génétique, recherche médicale  -  [Angl. : Pelizaeus-Merzbacher disease]   Abrév. Pelizaeus-Merzbacher  * Pelizaeus : du médecin allemand Friedrich PELIZAEUS (1850 - 1917) ; * Merzbacher : du médecin allemand Ludwig MERZBACHER (1875 - 1942) qui ont décrit les symptômes de la maladie. 
    La leucodystrophie soudanophile ou maladie de PELIZAEUS - MERZBACHER se transmet selon un mode récessif lié à l'X, c'est-à-dire que le gène muté se trouve sur la partie spécifique du chromosome X (q18) - q = bras long du chromosome. Ce gène PLP code une protéine appelée protéolipoprotéine.
    L'enfant qui est atteint de la maladie de Pelizaeus - Merzbacher présente très tôt des troubles du développement moteur : hypotonie, nystagmus, mouvements désordonnés de l'axe et des membres qui rappellent certaines formes de chorées. L'enfant malade peut réaliser des progrès jusqu'à l'adolescence. Par la suite, la gravité de la maladie va dépendre du niveau moteur acquis entre 5 et 10 ans.

    Dans les formes graves, aucune acquisition n'est observée pendant les premières années et les patients décèdent en général dans l'adolescence de complications de décubitus. Dans la forme la plus modérée, les patients sont capables d'acquérir une marche avec soutien ainsi qu'un langage compréhensible. Leur survie est prolongée même si une dégradation très lente est observée après l'adolescence.
    On sait aujourd'hui qu'il existe des formes récessives autosomiques voir dominantes de la maladie de Pelizaeus Merzbacher (leucodystrophie soudanophile avec persistance d'îlots de myéline périvasculaires, sans destruction axonale, ni inflammation).       Haut de page

PM (2)
Médecine générale, médecine légale  -  [Angl. : PM post mortem]   Abrév. Post mortem  * du latin post mortem qui signifie après la mort. 
    L'abréviation post-mortem (que l'on peut aussi écrire sans trait d'union) signifie après la mort. Elle est utilisée par exemple par le médecin légiste pour qualifier des blessures qui ont été infligées après la mort.      Haut de page

PM (3)
Médecine biologique, biochimie  -  [Angl. :MW molecular weight]   Abrév. Poids moléculaire  * poids : du latin pensum, chose pesée, le "d" étant ajouté par fausse étymologie d'après le latin pondus ; * moléculaire : du latin moles [mol(o)-], masse et du latin moderne molecula [molécul(o)-], petite masse. 
    Le poids moléculaire, ou plus exactement la masse moléculaire ou encore mieux la masse molaire est la masse d'une mole d'une substance (un corps simple, un composé chimique). Elle s'exprime en principe en kilogrammes par mole (kg/mol), mais plus couramment en grammes par mole (g/mol). Un exemple pour mieux comprendre.
    Le glucose, présent dans toutes les cellules vivantes a comme formule C6H12O6. Sachant que les atomes de carbone C, d'hydrogène H et d'oxygène O ont comme masses respectives 12g, 1g et 16g, le glucose a un poids moléculaire de (6 x 12 + 12 x 1 + 6 x 16) = 72 + 12 + 96 = 180g/mol.    Schéma de la molécule de glucose      Haut de page

PM (4)
Cardiologie  -  [Angl. : Pacemaker]   Abrév.  Pacemaker    * pacemaker : de l'anglo-saxon (de pace, allure et de to make , faire, régler) qui se traduit en français par stimulateur cardiaque.
    C'est un appareil électrique, composé essentiellement d'une pile longue durée, d'électronique et d'une ou deux sondes, destiné à régulariser le rythme des contractions cardiaques. On l'utilise pour les patients souffrant de bloc auriculaire (maladie des oreillettes ou maladie du sinus) et/ou de bloc auriculoventriculaire, lorsque la conduction des influx nerveux ne se fait plus correctement entre les différents éléments du tissu nodal. Un exemple de pacemaker 
    Les pacemakers actuels sont choisis en fonction des pathologies et placés sous la peau derrière la clavicule droite. Schéma d'un pacemaker en place  Une ou deux sondes (fins fils entourés de silicone) entrent par le système veineux et vont à l'intérieur du ventricule gauche ou/et de l'oreillette. Les nouvelles générations de pacemakers réagissent à l'effort en augmentant le rythme des impulsions, ou au sommeil en le diminuant. Il existe même des modèles qui réagissent au psychisme (émotion forte par exemple). Pacemaker vu en radiographie  Un contrôle de l'appareil est effectué tous les 6 mois environ.    Haut de page

PMA
Gynécologie obstétrique  -  [Angl. : MAP - Medically assisted procreation]   Abrév.  Procréation médicalement assistée.   * médicale : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * pro : du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * création : du latin creare [création, créateur], faire exister ce qui n’existait pas. 
    On dit aussi AMP : aide médicalisée à la procréation. La procréation médicalement assistée fait appel à de nombreuses techniques, parfois simples comme l'insémination artificielle, parfois complexes telle la fécondation in vitro. Les embryons prélevés peuvent être congelés pour une grossesse ultérieure, cultivés sur des milieux particuliers, traités afin de favoriser leur implantation ou encore biopsiés si l'on veut éliminer les embryons porteurs d'une anomalie génétique.
    Or, selon le professeur Auroux, "on sait depuis longtemps que certaines techniques, comme la congélation, peuvent léser les structures cellulaires", donc le développement de l'enfant à naître même s'il ajoute que les résultats des nombreuses procréations médicalement assistées pratiquées jusqu'ici sont plutôt rassurants.

    Dans les techniques de la PMA figure entre autres l'ICSI : Intra Cytoplasmic Sperm Injection ou injection intracytoplasmique de sperme Il s'agit d'une fécondation in vitro avec micro-injection d'un seul spermatozoïde dans l'ovocyte. Schéma de l'ICSI  Cette technique de PMA (procréation médicalement assistée) présente de nombreux points communs avec la FIV (fécondation in vitro). Elle s'applique à des couples avec stérilité masculine ou chez lesquels la FIV ne réussit pas.
    L'injection directe d'un spermatozoïde (le contenu de la tête uniquement) dans l'ovocyte favorise la fécondation. Les spermatozoïdes, même s'ils sont très rares (azoospermie) peuvent être directement prélevés dans l'épididyme ou le canal déférent. Cette technique est décidée conjointement par le gynécologue et le biologiste, après bilan complet des deux partenaires : prélèvement bactériologique cervicovaginal et spermoculture avec recherche de mycoplasmes et chlamydiae, hépatites B et C, HTLV, CMV, HIV 1 et 2.     Haut de page

PMD
Psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Manic depressive psychosis]    Abrév.  Psychose maniacodépressive ou psychose maniaque dépressive   * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * maniaco-, maniaque : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre ; * dépressif, ive : du latin deprimere [-dépresseur, -dépression], rabaisser, désigne une faiblesse, un creux, un abattement.  
    La psychose maniacodépressive ou psychose maniaque dépressive se manifeste soit pas des accès de manie, soit par des excès de mélancolie, soit par les deux, avec ou sans intervalles d'apparente normalité. Cette psychose correspond à une dissociation de l'économie du désir de celle de la jouissance. Totalement confondu à son idéal dans la manie, pur désir, le sujet se réduit totalement à l'objet dans la mélancolie, pure jouissance. 
    Syn. : syndrome maniacodépressif ou syndrome maniaque dépressif.      Haut de page

PMMP
Pharmacologie  -  [Angl. : Potential maximum average price]   Abrév.  Prix moyen maximal potentiel.  
    Lorsqu'un nouveau médicament a été breveté pour être mis sur le marché, il y a d'abord une évaluation de son niveau d'amélioration thérapeutique par un comité d'experts. Le PMMP ou prix moyen maximal potentiel résulte de plusieurs facteurs comme la présentation du médicament, son dosage en principe actif, la comparaison avec des médicaments équivalents, y compris dans d'autres pays, entre autres.      Haut de page

PNP
Médecine biologique, hépatologie, hématologie  -  [Angl. : PNPP - Paranitrophenyl phosphate, P-nitrophenyl phosphate unity]   Abrév. Unité Paranitrophényl phosphate.   * unité : du latin unus, un seul, unique.  Ces unités sont utilisées par certains laboratoires d'analyses pour le dosage des phosphatases alcalines.  * phosphato : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * ase : du suffixe -ase, qui signifie enzyme, synonyme de diastase. 
    Comme leur nom l'indique, les phosphatases alcalines agissent à des pH (potentiel hydrogène ou degré d'acidité ou d'alcalinité) supérieurs à 7, donc dans un milieu alcalin. Elles sont essentiellement présentes dans le foie et dans le tissu osseux.
- C'est ainsi qu'une élévation anormale des phosphatases alcalines hépatiques se produira lors de toute gène à l'évacuation de la bile : jaunisse ou ictère, lithiase (calculs), tumeur de la vésicule biliaire, du foie, du pancréas, hépatites.
- Les phosphatases alcalines osseuses augmentent dans les tumeurs primitives ou métastasiques des os, mais aussi dans d'autres maladies du squelette comme la maladie osseuse de Paget, l'hyperostose endostale, l'ostéomalacie (ramollissement du tissu osseux), entre autres.

    Les méthodes de dosage et donc l'expression des résultats dépendent des laboratoires.
      * Dans les méthodes de Bodansky et de Schinowara, on dose le phosphore et le substrat est le β glycérophosphate de sodium. Les valeurs normales sont, pour la méthode Bodansky de 1,5 à 4 UB (unités Bodansky) ou 3 à 6 US (unités Schinowara) pour les adultes, 3,5 à 11 UB ou 3 à 15 US pour les enfants (le taux de phosphatases alcalines est normalement plus élevé pendant la croissance).
      * Dans les méthodes de King et Armstrong et de King et King, le substrat est le phénylphosphate et on dose le phénol. Les valeurs normales sont, de 4 à 13 UKA (unités King et Armstrong) ou 5 à 10 UKK pour les adultes, 5 à 25 UKA ou 10 à 30 UKK pour les enfants.
      * Il existe encore d'autres méthodes, plus ou moins employées, comme celles de Bessey, Lowry et Brock, de Klein-Babson-Read, entre autres.
    Pour harmoniser tous ces résultats, on a créé les IU ou unités internationales (qui expriment l'activité enzymatique par le nombre de micromolécules de substrat disparu ou de produit de scission apparu par minute d'action et par litre de liquide biologique. L'UI est alors parfois exprimée en mmoles/min/L) , avec une formule de conversion pour chaque méthode. Sans entrer dans le détail, voici quelques équivalences : 1 unité Bodansky = 5,37 mmol/min/L ou UI ; 1 unité Schinowara = 5,35 UI ; 1 unité King et Armstrong = 3,55 UI ; 1 unité Bessey, Lowry et Brock = 16,7 UI ; 1 unité de King et King = 7,1 UI. L'unité PNP correspond, dans la méthode de Bessey, Lowry et Brock, au substrat paranitrophényl phosphate (PNP) at au dosage du paranitrophénol. C'est la même que l'unité Bessey, Lowry et Brock.
    Actuellement, les recommandations de la SFBC (Société Française de Biologie Clinique) préconisent l'utilisation du PNP (paranitrophénylphosphate) comme substrat. Dans ce cas, les valeurs normales à 30° C sont : 30 à 90 UI/L pour les adultes, 90 à 280 UI/L pour les enfants.

Variations physiologiques :
    * À la naissance, le nouveau-né à peu de phosphatases alcalines, mais elles vont rapidement augmenter jusqu'au 2e mois pour atteindre une valeur relativement stable jusqu'à l'âge de 2 ans. Par la suite, ce taux va régulièrement baisser jusqu'à la puberté et atteindre les valeurs de l'adulte.
    * Chez la femme en fin de grossesse et pendant l'allaitement, le taux de phosphatases alcalines augmente aussi de façon normale, du fait de l'exagération de la production de certaines hormones et enzymes par le placenta et les glandes mammaires.

Variations pathologiques :
    - Dans le plasma d'un sujet normal, on détecte essentiellement 3 activités phosphatasiques alcalines qui se répartissent de la façon suivante : phosphatases alcalines totales : 9% d'origine intestinale, 25% d'origine hépatique et 66% d'origine osseuse. Il en résulte que, chez un sujet ne souffrant pas de pathologie hépatique, les variations des phosphatases alcalines reflèteront essentiellement l'activité ostéosynthétique. 
   - Dans le rachitisme et l'ostéomalacie, le dosage des phosphatases acides donne des valeurs moyennes de 15 UB (unités Bodansky) ou 80 UI, pouvant aller jusqu'à 200 UB ou 1075 UI. 
   - Dans la maladie osseuse de Paget, les formes légères vont de 5 à 50 UB, les formes moyennes de 10 à 120 UB et les formes très étendues de 60 à 130 UB. 
   - Dans les pathologies hépatiques, les phosphatases alcalines étant normalement éliminées par la bile, on trouve des valeurs élevées dans les cancers métastasiques du foie, dans les ictères par obstruction des voies biliaires (par exemple tumeur de la tête du pancréas). 

Phosphatases alcalines leucocytaires
   Les polynucléaires sanguins ou granulocytes (ce sont des globules blancs) ont la propriété de synthétiser une phosphatase que l'on peut mettre en évidence par différentes méthodes de dosage - voir ci-dessus. Cette enzyme se trouve normalement dans les granulations de ces globules blancs. Cette recherche se fait, entre autres, lors de mise en évidence d'une polyglobulie primitive.  
   Le score de phosphatases alcalines leucocytaires s'est avéré supérieur à 100 chez 75 % des personnes atteintes de polyglobulie primitive, alors qu'il est très bas dans les leucémies lymphoïdes chroniques (car les granulations des leucocytes malins ne possèdent pas de phosphatase). 
   L'avantage de cet examen est qu'il permettait d'exclure le diagnostic de ces leucémies myéloïdes chroniques, mais il est de plus en plus abandonné aujourd'hui.      Haut de page

PNS
Chirurgie digestive, chirurgie générale, chirurgie ORL  -  [Angl. : Nasosinusal polyposis]   Abrév.  Polypose nasosinusienne  * polype : du latin polypus, du grec polupous, de pous, pied ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La polypose correspond, chez un sujet donné, au développement de nombreux polypes, soit dans la même cavité, soit dans des organes différents.
    La polypose nasosinusienne ou PNS ou polypose rhinosinusienne ou polypose sinusienne est une maladie inflammatoire chronique qui se traduit par le développement de nombreuses excroissances muqueuses ou polypes, dans les cavités basales et sinusiennes, de façon bilatérale. Il en résulte une obstruction nasale permanente avec perte progressive de l'odorat et du goût, rhinorrhées, prurit nasal.
    Les causes de cette affection ne sont toujours pas connues, même si l'on commence à suspecter l'intervention de gènes de prédisposition. Aujourd'hui, les seuls traitements connus sont le corticothérapie et l'ablation chirurgicale par ethmoïdectomie endonasale.      Haut de page

POPB
Gynécologie obstétrique, neurologie  -  [Angl. : Obstetrical paralysis of the brachial plexus, brachial plexus palsy]   Abrév.  Paralysie obstétricale du plexus brachial* paralysie : du latin paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement ; * obstétricale : du latin obstetrix [obstétric(o)-, obstétrical], accoucheuse ; se rapporte à la technique des accouchements ; * plexus : du latin plexum, de plectere [plexus], entrelacer, relatif à un réseau de vaisseaux sanguins ou de nerfs anastomosés ; * brachial : du grec brakhiôn ou du latin brachium  [brachi(o), -brachie], bras. 
    Syn. : paralysie du bras et de la main, paralysie du nouveau-né : c'est une paralysie du nouveau-né qui se traduit par une paralysie totale ou partielle du bras et de la main et qui résulte d'une lésion traumatique des nerfs de la racine du bras. On estime à 1 sur 2000 le nombre de nouveau-nés concernés par cette affection qui peut disparaître spontanément, ne régresser que partiellement ou être définitive.
    Les enfants les plus concernés sont ceux qui ont un poids supérieur à 4 kg à la naissance. Pendant l'accouchement, la tête étant passée, c'est l'épaule qui bloque la sortie. Une traction excessive provoque une dystocie des épaules et une lésion par étirement des nerfs du plexus brachial. La solution, après avoir constaté le poids du bébé et l'éventuelle étroitesse du bassin de la future maman est évidemment la naissance par césarienne.    Haut de page

PPC (1)
Pneumologie, médecine du sommeil  -  [Angl. : CPAP - continuous positive airway pressure]   Abrév.  Pression positive continue* pression : du latin pressare, presser ; * positive : du latin positivus [-positif], certain. 
    Dans le syndrome d'apnée du sommeil (SAS) ou syndrome d'apnée obstructif du sommeil (SAOS), le patient présente des arrêts respiratoires plus ou moins fréquents (l'apnée est un arrêt respiratoire supérieur à 10 secondes) pendant le sommeil. Les SAS s'observent à tout âge mais, avant 60 ans, ils affectent surtout les hommes. Ils touchent 0,3 à 5% de la population. Le malade court des risques sur les plans cardiovasculaire et neuropsychiatrique.

    Dans le traitement de cette pathologie, la machine à pression positive continue reste une référence. C'est un petit appareil qui propulse l'air ambiant sous une pression légèrement supérieure à la pression ambiante dans les voies respiratoires grâce à un masque facial. Il existe 3 types de masques : nasal, buccal ou bucconasal. Le but de cette légère surpression est d'empêcher la fermeture des voies aériennes.
    La surpression de l’air empêche les parois pharyngées de se rapprocher et de s'accoler et permet aux VAS (voies aériennes supérieures) de rester béantes. Si le patient respecte bien toutes les consignes, le résultat au niveau des apnées nocturnes et de la qualité du sommeil, est immédiat !
    La qualité du sommeil étant bien meilleure, les somnolences diurnes et la fatigue disparaissent, en même temps que le risque d'accident cardiovasculaire.

   En médecine du sommeil, pour évaluer le degré du SAS chez un patient, on évalue l'IAH ou index d'apnées-hypopnées par heure de sommeil : la PPC est recommandée si l'IAH est supérieur ou égal à 15, surtout s'il est supérieur à 30. Les médecins prennent également en compte la qualité du sommeil, la présence ou non d'une pathologie cardiovasculaire, entre autres.

   Quand la PPC n'est pas indiquée, refusée ou mal tolérée, il existe également la solution de l'OAM ou orthèse d'avancée mandibulaire. Extrait du site www.has-sante.fr : "Traitement alternatif, l’OAM est un dispositif dentaire réalisé sur mesure. Il permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. La prescription de cette orthèse suppose la collaboration entre un spécialiste du sommeil   (diagnostic, traitement, suivi) et un praticien ayant des connaissances à la fois sur le sommeil et sur l'appareil manducateur (examen dentaire, prise d'empreintes, ajustements et réglages)".    Haut de page

PP - PPA - PPC (2) -
Ophtalmologie  -  [Angl. : Near point - Near point of convergence - Near point of accommodation]   Abrév.  Punctum proximum ; Punctum proximum d'accommodation - Punctum proximum de convergence* punctum : du latin punctum [punct(o)-, -poncture, -puncture], point ; * proximum : du latin proximus [proximal, proximité], proche, portion d’un appendice le plus proche du point d’attache ; du latin médiéval partialis [partie, partiel, elle], qui concerne une partie seulement d’un ensemble. 
    Le punctum proximum ou PP est le point le plus proche que l'œil soit capable de distinguer nettement.
    Le punctum proximum d'accommodation ou PPA est le point le plus proche que l'œil soit capable de distinguer nettement en accommodant au maximum. Cette distance augmente naturellement avec l'âge, en même temps que la capacité d'accommodation diminue, du fait de la presbytie.
    Le punctum proximum de convergence ou PPC est le point le plus proche pour que les deux yeux perçoivent une image nette. Sa valeur est bien évidemment dépendante de la capacité des muscles d'un œil à se synchroniser avec ceux de l'autre œil.    Haut de page

PPC (3)  PAM  PIC
Neurologie  -  [Angl. : Cerebral perfusion pressure - Average blood pressure - Intracranial pressure]   Abrév.  Pression de perfusion cérébrale - Pression artérielle moyenne - Pression intracrânienne* pression : du latin pressare [press(o)-, -presseur, -pressine, pression, -pressure], presser ; * per : du latin per [per-], à travers, de part en part, au moyen de ; à noter que ce préfixe peut avoir de nombreux autres sens et en particulier celui de superlatif, c’est-à-dire qu’il renforce le sens de ce qui suit ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau. 
   Pour bien comprendre l'importance de la pression de perfusion cérébrale ou PPC, il faut savoir que le cerveau ne représente que 2% de la masse corporelle, mais absorbe à lui seul 20% de la consommation totale d'oxygène.
   La pression de perfusion cérébrale (PPC) représente la vascularisation du cerveau et il est particulièrement important qu'elle demeure la plus constante possible. Elle est habituellement définie comme la différence entre la pression artérielle moyenne (PAM) ou pression d'entrée de la circulation cérébrale et la pression de sortie représentée par la pression intracrânienne ou PIC.

PPC = PAM - PIC   (PIC = pression intracrânienne)

   L’hypoperfusion est donc la baisse de la vascularisation cérébrale et par conséquent celle du DSC (débit sanguin cérébral). En effet, la PPC et le DSC sont directement liés et leurs valeurs globalement proportionnelles. On note cependant qu'il existe ce que les spécialistes appellent un plateau d'autorégulation à partir duquel le DSC est constant et normal, avec une valeur de 50 mL/min/100g, pour une valeur de la PPC pouvant varier entre 50 et 150 mm Hg (1). C'est quand la PPC descend en-dessous de la valeur seuil de 50 mm Hg que la DSC diminue proportionnellement avec un risque d'ischémie (2) d'autant plus important.    Haut de page

PPC (4)
Neurologie, anatomie  -  [Angl. : Posterior parietal cortex]   Abrév.  Cortex pariétal postérieur* cortex : du latin cortex, corticis, écorce, racine des termes relatifs au cortex (cérébral, surrénal) ; * pariétal : du latin paries, parietis [pariét(o)-, -pariétal], paroi ; relatif aussi aux 2 os qui forment les côtés et la voûte du crâne ; * postérieur : du latin post, après, dans le temps et dans l’espace. 
   Le cortex pariétal postérieur reçoit des informations somatosensorielles, proprioceptives et visuelles qui permettent d'évaluer le contexte, l'environnement du sujet. Il est étroitement interconnecté au cortex préfrontal.    Haut de page

PPCO2   PPH2O   PPN2   PPO2
Pneumologie, médecine biologique  -  [Angl. : pCO2 - Partial pressure of carbon dioxide, pH2O - Partial pressure of water vapor, pN2 - Partial pressure of nitrogen, pO2 - partial pressure of dioxygen]   Abrév.  Pression partielle* presso : du latin pressare, presser ; * partielle : du latin médiéval partialis [partie, partiel, elle], qui concerne une partie seulement d’un ensemble. 
    La pression partielle d'un gaz est la pression qu'exerce ce gaz, considéré isolément au sein d'un mélange gazeux (l'air par ex.) ou liquide (le sang p. ex.). On peut ainsi calculer la pression partielle du dioxygène (PPO2) dans l'air, sachant que le dioxygène représente 21% de l'air, donc 21% de 760 mm Hg, soit 159,6 mm Hg.
nbsp;   De même, la pression partielle de l'azote (en fait le diazote - 71% de l'air) ou PPN2 est égale à 71% de 760 mm Hg, soit 539,6 mm Hg.
    La pression partielle de dioxyde de carbone PPCO2 varie en fonction des saisons. Dans notre organisme, les pressions partielles de ces gaz varient en fonction de la localisation du sang dans l'appareil circulatoire.   C'est l'hématose.  Schéma général de la circulation et pressions partielles des gaz     Haut de page

PPV
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : True precocious puberty]   Abrév.  Puberté précoce vraie* puberté : du latin pubertas [pubert(o)-, puberté], période de la vie humaine marquée par le début d’activité des glandes reproductrices et l’apparition des caractères sexuels secondaires ; * précoce : du latin praecox [précoce], relatif à toute chose qui se produit avant le moment où on l’attendait. 
    C'est l'apanage des filles (5 filles pour 1 garçon). L'âge de début se situe surtout à partir de 4 ans. Le diagnostic clinique de PPV repose sur un ensemble de signes d'imprégnation œstrogénique. Le taux d'œstradiol plasmatique doit être > 30 pg/mL.     Haut de page

PR
Rhumatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : RA - Rheumatoid arthritis]   Abrév.  Polyarthrite rhumatoïde.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhumato : du latin rhumatismus, du grec rheumatismos [rhumat(o)-], écoulement d’humeurs ; racine des termes relatifs aux rhumatismes ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence. 
    Rhumatisme chronique qui touche simultanément plusieurs articulations, voire toutes. La polyarthrite rhumatoïde (ou PR) est le plus fréquent et le plus grave des rhumatismes inflammatoires. Elle attaque les articulations dans leur ensemble, même si elle concerne parfois que certaines d'entre elles.
    C'est avant tout la membrane de l'articulation, ou synoviale, qui est atteinte, provoquant progressivement une déformation de l'articulation. 200 000 à 400 000 personnes surtout des femmes, sont concernées en France. En avril 2000, au Génopole d'Évry, le laboratoire du Dr François Cornélis a lancé une collecte d'ADN auprès de 10 000 personnes atteintes, dans le but d'identifier les gènes responsables (dont l'un est déjà connu).

    Les traitements sont nombreux et ciblés :
* Les traitements de fond ont pour but de ralentir l'évolution de la maladie :  sels d'or, antipaludéens de synthèse, D-pénicillamine, Sulfalazine, Méthotrexate et ciclosporine.
* Les traitements à visée symptomatique qui agissent rapidement sur la douleur et l'inflammation : antalgiques (antidouleurs), anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et corticothérapie (cortisone).
* Les thérapeutiques à action locale qui agissent sur les articulations : infiltrations de corticoïdes, synoviorthèses, synovectomies sous arthroscopie.
* Les traitements chirurgicaux qui sont pratiqués de plus en plus fréquemment et de plus en plus précocement. Les opérations vont de la simple correction chirurgicale pour rétablir une fonction articulaire aux arthroplasties (pose de prothèse, notamment hanches, genoux, épaules...) en passant par les arthrodèses (blocage de l'articulation).  Coupe d'une articulation normale    Haut de page

PRL
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : PRL - Prolactin]   Abrév.  Prolactine* pro : du grec pro [pro-], préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * lactine : du latin lac, lactis [lact(o)-, -lactine], lait. 
    La PRL ou prolactine est aussi connue sous le nom de mammotropine. C'est une hormone peptidique qui est sécrétée par le lobe antérieur de l'hypophyse (antéhypophyse) et qui agit sur la sécrétion lactée. Son action est dépendante des œstrogènes et de la progestérone. Après l'accouchement, c'est la prolactine qui déclenche la lactation mais aussi qui rend le corps fonctionnel par la stimulation de la sécrétion de progestérone.
    Syn. : LTH (luteotropic hormone), hormone galactogène.      Haut de page

PRN
Neurologie  -  [Angl. : Polyradiculoneuritis]   Abrév.  Polyradiculonévrite* poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * radiculo : du latin radix, radicis, racine et radicula, petite racine ; * névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Les polyradiculonévrites sont des neuropathies périphériques symétriques qui provoquent des troubles sensitifs et moteurs très généralement symétriques (les deux côtés du corps). Ces affections sont plus importantes que les polynévrites, car elles concernent les nerfs et leurs racines des quatre membres, ainsi que les nerfs craniens. Il en résulte des troubles essentiellement moteurs, mais en général, la guérison est  spontanée (rétrocession) après quelques semaines.      Haut de page

PRP
Angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Rhizomelic pseudo-polyarthritis]   Abrév.  Pseudopolyarthrite rhizomélique. * pseudo : du grec pseudês [pseudo-], faux, menteur, mensonger * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation : * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * rhizo : du grec rhiza [-rhize, -rise], racine, fondement ; * mélique : du grec melos [-mèle, -mélie, mélique], relatif au membre. 
    Rhumatisme inflammatoire curable (contrairement à la polyarthrite rhumatoïde) de la personne âgée, localisée au niveau des ceintures. Cette maladie associe des douleurs rhumatismales des ceintures, rarement bilatérales, atteignant d'abord les épaules, puis les hanches.      Haut de page

PrP
Neurologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Prion Protein, protease resistant protein]    Abrév.  Protéine P* protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    La PrP est une glycoprotéine cellulaire normalement présente à la surface des neurones et de nombreux autres types cellulaires. On sait aujourd'hui que cette protéine intervient dans le processus d'entrée de la protéine pathogène PrPsc ou PrPres dans le neurone, mais d'autres molécules, dites chaperonnes, interviennent également dans les mécanismes d'infection.    Haut de page

PrPc
Neurologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Prion particle cellular]   Abrév.  Protéine P cellulaire* protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * cellulaire : du latin cellula, dim. de cella [cellul(o)-, -cellulaire], chambre ; racine des termes relatifs à la cellule. 
    Glycoprotéine cellulaire ("c" pour cellulaire) normalement présente à la surface des neurones et de nombreux autres types cellulaires. On sait aujourd'hui que cette protéine intervient dans le processus d'entrée de la protéine pathogène PrPsc ou PrPres dans le neurone, mais d'autres molécules, dites chaperonnes, interviennent également dans les mécanismes d'infection.    Haut de page

PrPres
Neurologie,  épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Resistant prion protein (or particles)]   Abrév.  Protéine P résistante.   * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N ; * résistante : du latin resistere, de sistere [-résistance], s’arrêter, s’opposer.
    Forme pathologique de la protéine PrP, "res" signifiant résistante. En effet, ces protéines pathologiques ont la particularité de résister à l'action des protéases, enzymes qui lysent (détruisent) normalement les protéines. Syn. : PrPsc  Sc vient de "scrapie" (to scrape = se gratter) pour la tremblante du mouton. Des dépôts de PrPsc sont observés chez les animaux malades, au niveau du cerveau et des tissus lymphoïdes : amygdales, rate, ganglions lymphatiques.
    Ces dépôts, dits "amyloïdes" car ils ressemblent à des plaques d'amidon, forment finalement des fibres et provoquent la mort de la cellule nerveuse (apoptose). Quand le nombre de neurones détruits devient important, le tissu nerveux prend une structure spongieuse.     Haut de page

PrPsc
Neurologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : Scrapie prion protein (or particles)]   Abrév.  Protéine P scrapie. * protéine : du grec protos [protéin(o)-, protéo-], premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. 
    Forme pathologique de la protéine PrP. Sc vient de "scrapie" (to scrape = se gratter) pour la tremblante du mouton. Des dépôts de PrPsc sont observés chez les animaux malades, au niveau du cerveau et des tissus lymphoïdes : amygdales, rate, ganglions lymphatiques. Ces dépôts, dits "amyloïdes" car ils ressemblent à des plaques d'amidon, forment finalement des fibres et provoquent la mort de la cellule nerveuse (apoptose).
    Quand le nombre de neurones détruits devient important, le tissu nerveux prend une structure spongieuse. Syn. : PrPres "res" signifiant résistante. En effet, ces protéines pathologiques ont la particularité de résister à l'action des protéases, enzymes qui lysent (détruisent) normalement les protéines.    Haut de page

PSA (1)
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychologic socio-emotional profile]   Abrév.  Profil socio-affectif psychologique* psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logique : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.  
    Le PSA est un instrument standardisé qui permet aux personnes œuvrant directement auprès de jeunes enfants d'évaluer leurs compétences sociales et leurs difficultés d'adaptation. Présenté sous la forme d'un questionnaire de 80 énoncés, le PSA comporte huit échelles de base et quatre échelles globales. Ces échelles permettent d'établir un profil socio-affectif de l'enfant, qui présente ses compétences sociales aussi bien que ses difficultés d'adaptation et, en cas de difficultés, qui différencie les problèmes affectifs et comportementaux.
    Les échelles de base comportent toutes 10 énoncés : 5 décrivent un aspect positif et 5 un aspect négatif de l'adaptation de l'enfant, donnant ainsi à chaque échelle un pôle positif et un pôle négatif.
- Trois de ces échelles décrivent l'adaptation affective de l'enfant : déprimé-joyeux, anxieux-confiant, irritable-tolérant ;
- trois décrivent ses interactions avec ses camarades : isolé-intégré, agressif-contrôlé, égoïste-prosocial, et
- deux décrivent ses interactions avec les adultes, en particulier les éducateurs ou les enseignants : résistant-coopératif, dépendant-autonome.
    Les quatre échelles globales, développées sur la base d'analyses statistiques approfondies, résument l'adaptation de l'enfant sous les rubriques suivantes : compétence sociale, problèmes intériorisés, problèmes extériorisés et adaptation générale.    Haut de page

PSA (2)   PSAV   PSA (vélocité du)   PSAD   PSA (densité du)   PSAL   PSA libre   PSAT   PSA total   PSA-ACT   PSA-AMG   PSA US   PSA ultrasensible  
Immunologie allergologie, andrologie, cancérologie  -  [Angl. : PSA - Prostate specific antigen, Prostate specific antigen velocity, Velocity of prostate specific antigen, Free prostate specific antigen, Total prostate specific antigen, Prostate specific antigen bound to alpha1-antichymotrypsin, Prostate specific antigen bound to alpha2-macroglobulin, Ultrasensible prostate specific antigen]   Abrév.  Prostate Specific Antigen. * PSA : antigène spécifique de la prostate; * anti : du préfixe anti-  indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre ; * spécifique : du latin specificus, de species [-spécifique, -spécificité], qui est propre à une espèce, à une chose, à l’exclusion de toute autre ; * prostate : du grec prostatês [prostat(o)-], qui se tient en avant - relatif à la prostate, corps glanduleux propre au sexe masculin et qui entoure le col vésical et une partie de l’urètre.  
    L'APS ou PSA ou ASP est une glycoprotéine exclusivement prostatique et son taux d'alerte est de 4 ng/mL (le nanogramme est le milliardième de gramme, soit 10-9 g). En effet, les valeurs considérées comme normales sont de moins de 2,5 ng/mL avant 50 ans et de moins de 4 ng/mL après 50 ans. Son taux est anormalement élevé dans les prostatites aigües, les adénomes prostatiques et surtout dans les cancers (adénocarcinomes prostatiques), mais près de 20% des patients qui ont un cancer de la prostate ont un taux de PSA normal.

    Son évaluation est complétée d'un toucher rectal (TR) et d'une échographie prostatique par voie endorectale, éventuellement avec biopsie. 30% des hommes de plus de 50 ans présentent un adénome prostatique, avec un taux de PSA inférieur à 20 ng/mL, mais ce taux s'élève proportionnellement à la taille de l'adénome. Dans les cancers de la prostate, l'élévation du taux de PSA est constante et proportionnelle à la taille de la tumeur. Après prostatectomie complète (suppression de la prostate), le taux de PSA atteint des valeurs proches de zéro en 3 semaines environ (on parle de taux indétectable).
    Lors des contrôles suivants, une nouvelle élévation du PSA indique que l'exérèse de la prostate n'a pas été complète. En français : APS pour antigène spécifique de la prostate.

    Le problème de ces dosages de PSA est que leur spécificité reste encore trop relative quant aux valeurs comprises entre 4 et 20 ng/mL et ne tient pas compte de l'âge des patients ; il fallait donc trouver d'autres marqueurs pour affiner un éventuel diagnostic de cancer de la prostate. On utilise donc actuellement les marqueurs prostatiques suivants du sérum sanguin : PSAV, PSAD, PSAT et PSAL et PSA US.

* PSAV ou Prostate Specific Antigen Velocity (vélocité de l'antigène spécifique de la prostate). On a jusqu'à présent considéré comme "normale" une augmentation de 0,75 ng/mL par année d'âge, donc une PSAV de 0,75 ng/mL/an.
    Pour dépister un cancer chez des sujets plus jeunes, on prend maintenant en compte les valeurs seuils suivantes : PSAV = 0,4 ng/mL/an avant 60 ans ; PSAV = 0,6 ng/mL/an entre 60 et 70 ans ; PSAV = 0,75 mg/mL/an après 70 ans.

* PSAD ou Prostate Specific Antigen Density (densité de l'antigène spécifique de la prostate). On mesure par échographie le volume total de la prostate et on calcule le rapport taux de PSA / volume de la prostate. Actuellement, la valeur seuil pour le PSAD est de 0,15. Ce dosage a un grand intérêt : il permet, dans 90% des cas, de faire la distinction entre un cancer et une hypertrophie bénigne.

* PSAL ou PSA libre et PSAT ou PSA total. Dans notre sang, le PSA ou PSAT ou PSA total, circule sous 2 formes : environ 10% sous une forme libre (PSAL) et 90% sous une forme liée à des protéines. On distingue, dans cette deuxième fraction
- le PSA-ACT ou PSA lié à l'α-1-antichymotrypsine et
- le PSA-AMG ou PSA lié à l'α-2-macroglobuline.

    On a constaté que le taux de PSAL est plus bas s'il existe un adénocarcinome que sil s'agit d'un adénome. C'est la raison pour laquelle un rapport PSAL/PSAT < 0,15 (0,24 pour certains auteurs) est généralement en faveur d'un diagnostic de cancer de la prostate.

* PSA US ou PSA ultrasensible. Ce dosage, capable de détecter des doses infimes de PSA n'est réalisé que chez des patients ayant subi une adénectomie (ou prostatectomie) totale après dépistage d'un cancer. Il est destiné à mettre en évidence une éventuelle récidive du cancer.     Haut de page

PSG
Médecine du sommeil, nombreuses spécialités  -  [Angl. Polysomnography, hypnogram]   Abrév. : Polysomnographie  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * somno- : du latin classique somnus ou du grec hupnos, sommeil ; * -graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire
   La consultation en médecine du sommeil permet de déterminer le degré de gravité des apnées du sommeil et d'envisager éventuellement la prescription de l'appareillage nécessaire. Le patient passe chez lui une nuit avec un équipement de détection et d'enregistrement : c'est la somnographie ou plus exactement la polysomnographie ou PSG. Des électrodes placées sur la tête, le visage, la poitrine et les jambes permettent d'évaluer plusieurs paramètres neurophysiologiques et respiratoires tels que : * le rythme et les bruits de la respiration, dont les ronflements, * la mesure du débit de l'air par le nez et/ou la bouche, * le taux du dioxyde de carbone (CO2) expiré, * la saturation du sang en dioxygène (O2), mesurée par un oxymètre placé au bout du doigt, * la fréquence cardiaque enregistrée par un électrocardiogramme ou ECG.
  Le patient peut également passer une nuit sous surveillance vidéo dans une salle médicale spécialement dédiée et équipée, ce qui permet des enregistrements supplémentaires, comme * les différents stades du sommeil et le nombre des éveils, * les activités cérébrale et musculaire, respectivement enregistrées par un électroencéphalographe et un électromyographe, * les mouvements oculaires.

   Dans la plupart des cas nécessitant un traitement, le patient se verra prescrire un appareil à pression positive PPC (*), équipé d'un masque nez-bouche ou, plus simplement d'un tuyau nasal. Si le SAS est dû à un problème d'occlusion dentaire, le médecin peut prescrire une orthèse OAM (orthèse d'avancée mandibulaire) qui changera en l'avançant, la position de la mandibule (mâchoire inférieure) par rapport à la mâchoire supérieure (*).
   
(*) PPC - [Angl. : CPAP - continuous positive airway pressure]   Abrév.  Pression positive continue* pression : du latin pressare, presser ; * positive : du latin positivus [-positif], certain. 
       Dans le traitement du SAS, la machine à pression positive continue reste une référence. C'est un petit appareil qui propulse l'air ambiant filtré sous une pression légèrement supérieure à la pression ambiante dans les voies respiratoires grâce à un masque facial. Il existe 3 types de masques : nasal, buccal ou bucconasal. Le but de cette légère surpression est d'empêcher la fermeture des voies aériennes.
    La surpression de l'air empêche les parois pharyngées de se rapprocher et de s'accoler et permet aux VAS (voies aériennes supérieures) de rester béantes. Si le patient respecte bien toutes les consignes, le résultat au niveau des apnées nocturnes et de la qualité du sommeil, est immédiat !
    La qualité du sommeil étant bien meilleure, les somnolences diurnes et la fatigue disparaissent, en même temps que le risque d'accident cardiovasculaire.

   En médecine du sommeil, pour évaluer le degré du SAS chez un patient, on évalue l'IAH ou index d'apnées-hypopnées par heure de sommeil : la PPC est recommandée si l'IAH est supérieur ou égal à 15, surtout s'il est supérieur à 30. Les médecins prennent également en compte la qualité du sommeil, la présence ou non d'une pathologie cardiovasculaire, entre autres.

   (*) OAM - Quand la PPC n'est pas indiquée, refusée ou mal tolérée, il existe également la solution de l'OAM ou orthèse d'avancée mandibulaire. Extrait du site www.has-sante.fr : "Traitement alternatif, l'OAM est un dispositif dentaire réalisé sur mesure. Il permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. La prescription de cette orthèse suppose la collaboration entre un spécialiste du sommeil   (diagnostic, traitement, suivi) et un praticien ayant des connaissances à la fois sur le sommeil et sur l'appareil manducateur (examen dentaire, prise d'empreintes, ajustements et réglages)".    Haut de page

PSL
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Labile blood products]   Abrév.  Produits sanguins labiles.
    Ils comprennent les CGR ou concentrés de globules rouges, les CP ou concentrés de plaquettes et le plasma (PT ou PFC). On les appelle labiles car leur durée de conservation est courte et ils constituent des produits bruts (peu modifiés) d'origine humaine. Les PSL bénéficient d'une législation particulière dont les grands principes sont : anonymat et gratuité du don, obligation de traçabilité, information du receveur, hémovigilance.    Haut de page

PST
Médecine biologique, neurologie, parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Tropical spastic paraparesis]   Abrév.  Paraparésie Spastique Tropicale. * para : du grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique], relâchement ; * spastique : (syn. de spasmodique) du latin impérial spasticus, qui a des spasmes. 
    Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I. Cette pathologie se caractérise par une dégénérescence chronique du système nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de la moelle épinière. L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive des membres inférieurs, ainsi qu'à une hypertonicité des membres. En anglais : TSP pour Tropical Spastic Paraparesis.    Haut de page

PT
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Therapeutic plasma]   Abrév.  Plasma thérapeutique. * plasma : du grec plasma [plasmo-,  -plasme, plasmatique], ouvrage façonné ; en biologie : se rapporte au liquide sanguin ou intracellulaire ; * thérapeutique : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner.  
    1 UA (unité adulte) de plasma frais a un volume de 200 mL. Le PFC contient tous les composants plasmatiques, dont les facteurs labiles de l'hémostase (coagulation du sang), mais aucune cellule. Sa durée de conservation à -25°C peut atteindre 1 an.  Syn. : PFC : plasma frais congelé.     Haut de page

PTCA
Angiologie, imagerie médicale et interventionnelle [Angl. PTCA : Percutaneous transluminal coronary angioplasty]   Abrév. En français : Angioplastie coronarienne transluminale percutanée.  * angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * plastie : du grec plassein [plast(o)-, -plaste, -plastie], façonner ou intervention modifiant les formes ou les rapports des organes.
    Lors de l'angioplastie coronarienne aussi appelée angioplastie coronarienne transluminale percutanée, ou encore dilatation, un tube connu sous le nom de cathéter, ou gaine, est inséré à l'intérieur de l'artère fémorale dans l'aine, puis guidée jusque dans l'artère coronaire. L'injection d'un colorant permet de visualiser sur un écran de télévision, ou moniteur, le rétrécissement de l'artère.
    Dans la gaine, on introduit un mince tube muni à son extrémité d'un ballonnet afin d'atteindre le lieu de rétrécissement de l'artère coronaire. Une fois arrivé au point de blocage, on gonfle le ballonnet pendant plusieurs secondes. À mesure que le ballonnet grossit, il écrase et étale les dépôts  présents sur la paroi de l'artère. La lumière de l'artère est ainsi agrandie pour permettre au sang de s'écouler plus facilement. Le cathéter muni du ballonnet est ensuite enlevé.
    L'intervention dure environ trois heures. Elle peut être complétée par la pose d'un stent, sorte de ressort qui est placé contre la paroi interne de l'artère et qui évite une resténose.     Haut de page

PTH
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Parathormone, parathyroid hormone]   Abrév.  Parathormone* para : du grec para, à côté de ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter.  
    La parathormone (PTH) est fabriquée par les 4 glandes parathyroïdes, situées de part et d'autre de la thyroïde. C'est un polypeptide de 84 acides aminés dont le rôle est la régulation phosphocalcique de l'organisme. Elle est hypercalcémiante et hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le taux de calcium sanguin alors qu'elle fait baisser celui des phosphates.
    En ce sens, elle est responsable de la décalcification osseuse. Sa production est soumise au rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang : une hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie l'inhibe.
    Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la vitamine D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif.     Haut de page

PTT
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Thrombotic thrombocytopenic purpura]   Abrév.  Purpura thrombocytopénique thrombotique* purpura : du latin purpura qui signifie pourpre, relatif à une éruption de taches cutanées rougeâtres ; * thrombo : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * cyto : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie], cellule ; * pénique : du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution. 
    Le pronostic du PTT  a changé de façon spectaculaire suite à la parution du premier compte rendu sur l'utilisation empirique du plasma chez un groupe limité de patients en 1977. D'autres études non contrôlées ont confirmé l'avantage thérapeutique du plasma dans les cas de PTT et de syndrome hémolytique urémique de l'adulte, une affection fort semblable.
    Deux études randomisées prospectives bien conçues ont démontré que l'échange de plasma est plus efficace que la simple transfusion de plasma pour traiter le PTT. On ne sait pas encore pourquoi le plasma est efficace contre le PTT, mais on sait toutefois que les multimères les plus lourds du facteur Von Willebrand contribuent à la pathogenèse de cette maladie.
    Contrairement au plasma, le cryosurnageant ne contient pas de multimères du facteur Von Willebrand et il s'est révélé un traitement efficace chez des patients qui n'avaient pas bien réagi à un traitement au plasma ordinaire.    Haut de page

PUPD
Néphrologie urologie, diabétologie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Polyuria polydipsia]   Abrév.  Polyurie polydipsie* poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine ; * dipsie : du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif.  
     La polydipsie est une augmentation anormale de la soif. Il existe certaines pathologies dans lesquelles le sujet boit beaucoup, voire énormément, comme la potomanie (affection neurologique), les diarrhées, l'exposition à de très fortes chaleurs. Mais la cause la plus fréquente de la polydipsie est la polyurie (émission excessive d'urine), résultant elle-même d'un dysfonctionnement rénal.
     On parle plus volontiers de PUPD (polyurie - polydipsie). On a également noté une polydipsie dans les diabètes de type I et II, ainsi que dans l'hypercorticisme ou syndrome de Cushing.    Haut de page

PVC   PVP
Cardiologie, angiologie  -  [Angl. : CVP - Central venous pressure, Peripheric venous pressure]   Abrév.  Pression veineuse centrale  - 
    La pression veineuse est la pression exercée par le sang sur les parois de veines. On distingue la pression veineuse périphérique (PVP), mesurée par ponction d'une veine au pli du coude sur un sujet allongé et qui est généralement égale à 3 à 12 cm d'eau (g/cm2) et la pression veineuse centrale ou PVC qui est la mesure de la pression dans la veine cave supérieure, à l'entrée dans l'oreillette droite. La valeur normale de la PVC est inférieure à 8 cm d'eau, c'est-à-dire à la pression exercée par une colonne d'eau de 8 cm (ou 80 mm) de haut et d'une surface de base de 1 cm2.
    On exprime aussi cette pression en cm de mercure (Hg). La densité du mercure étant égale à 13,6 et celle de l'eau à 1, il suffit de diviser 80 par 13,6, ce qui donne une pression de 5,9 mm Hg. Une PVC trop importante peut se rencontrer dans l'insuffisance cardiaque droite (plus rare que la gauche), le pneumothorax, l'hémothorax, l'œdème pulmonaire. Une pression insuffisante se produit en cas d'hémorragie, de vomissements importants et répétés, de diarrhées, d'état de choc, entre autres.    Haut de page

PVH   PVH-16   PVH-18
Immunologie allergologie, médecine biologique [Angl. : Human papillomavirus]   Abrév.  -  Papillomavirus humain.  * PVH : papillomavirus humain ; * papillo : du latin papilla [papill(o)-], mamelon du sein et, par extension, papille : petite éminence saillante  à la surface d’une muqueuse et de la peau ; * oma : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.
    Les papillomavirus humains font partie de la famille des Papovaviridae qui provoquent chez l'homme des tumeurs bénignes de la peau et de certaines muqueuses (verrues, condylomes anovulvaires ou crêtes de coq, papillomes, entre autres), mais aussi des tumeurs cancéreuses : épidermodysplasie verruciforme, cancers de l'utérus, notamment pour PVH-16 et PVH-18. 
    Le HPV-16 est sexuellement transmissible et on l'a retrouvé dans près de la moitié des cancers du col de l'utérus. Dans un article du New England Journal of Medicine paru en 2002, des chercheurs annoncent qu'un vaccin existe et qu'il protège efficacement les femmes contre cette infection par le HPV-16. Un essai pratiqué sur 2392 femmes a montré qu'il n'y avait aucune infection dans le groupe (il y en a eu 3,8% dans le groupe placebo).
    Actuellement, les chercheurs de l'Institut Pasteur ont mis en évidence 2 gènes de sensibilité aux papillomavirus potentiellement cancérigènes (appelés EV1 et EV2). Un exemple de Papillomavirus humain        Haut de page