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Dernière modification : 6-09-2020

Par-     Du latin per, à travers, de part en part, (percutané par ex.) au moyen de. Les Latins se servaient de "par-" pour marquer l'achèvement, la perfection et le joignaient à un adjectif ou à un adverbe pour former une sorte de superlatif absolu. ex. parachever, parfaire (ou parfait) entre autres.
Para-   Du grec para, à côté de. Ne pas confondre avec le même préfixe para-, tiré de mots empruntés à l'italien, du verbe latin "parare", parer, protéger, comme les mots parasol, paratonnerre, parapluie, parachute.


Paracentèse - Paracentèse abdominale - Paracentèse spontanée - Paracentèse tympanique - Paracinésie - Paraclinique - Paracorie - Paracousie - Paragonimiase - Paragonimose - Parakinésie - Parakinésie brachiale oscitante - Paralysie - Paralysie agitante - Paralysie du bras et de la main - Paralysie du nouveau-né - Paralysie faciale - Paralysie faciale a frigore - Paralysie faciale aigüe idiopathique - Paralysie faciale bilatérale - Paralysie faciale centrale - Paralysie faciale de BELL - Paralysie faciale périphérique - Paralysie obstétricale du plexus brachial - Paralysie pseudo-bulbaire - Paralytique - Paramètre - Paranoïa - Paranoïaque - Paranoïde - Paraphasie - Paraphasie littérale - Paraphasie phonémique - Paraphasie syntaxique - Paraphasie verbale - Paraphilie - Paraphlébite - Paraplégie - Paraplégique - Parapsychologie - Parapsychologue - Parasitaire - ParasiteParasite dihétéroxène -Parasite facultatif - Parasite faux - Parasite hétéroxène - Parasite monoxène - Parasite strict - Parasite trihétéroxène - Parasite vrai - Parasitémie - Parasiticide - Parasitifère - Parasitique - Parasitisme - Parasitoïde - Parasitologie - Parasitologiste - Parasitologue - Parasitophobie - Parasitose - Parasitotrope - Parasitotropie - Parasitotropisme - Parasympathicolytique - Parasympathicomimétique - Parasympathique - Parasympatholytique - Parasympathomimétique - Parathormone - Parathyroïde - Parathyroïdien - Paratonie - Paratyphique - Paratyphoïde - Parechovirus - Parenchyme - Parenchymateux - Parenchymatose - Parentéral - Parésie - Paresthésie - Paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs - Parétique - Parodontal - Parodonte - Parodontite - Parodontite juvénile aig - üe - Parodontite prépubertaire - Parodontium - Parodontologie - Parodontolyse - Parodontopathie - Parodontopathie profonde - Parodontopathie superficielle - Parodontose - Parosmie - Parotide - Parotidectomie - Parotidite - Parotidite épidémique - Paroxysmal - Paroxysme - Paroxysmique - Paroxystique -


Paracentèse   Paracentèse spontanée   Paracentèse tympanique   Paracentèse abdominale
Chirurgie ORL, gastroentérologie  -  [Angl. : Paracentesis, Spontaneous paracentesis, Tympanic parasynthesis, Abdominal parasynthesis]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * centèse : du grec kentein [-centèse], piquer. 
    Une paracentèse est une ponction chirurgicale à l'intérieur d'un organe ou d'une cavité, pour en évacuer une collection liquidienne néoformée. Dans la pratique, ce terme est presque exclusivement utilisé en otologie pour désigner la paracentèse du tympan. C'est une opération bénigne qui a pour but, après perforation du tympan dans des conditions chirurgicales, de collecter le pus qui s'est formé dans l'oreille moyenne à l'occasion d'une otite.
    Le médecin ORL prend la décision de faire une paracentèse tympanique pour éviter une rupture spontanée du tympan (paracentèse spontanée) et donc une cicatrice importante et si l'otite résiste au traitement antibiotique. Selon le type d'otite (aigüe et très douloureuse ou chronique), le médecin pourra choisir de pratiquer cette opération sous anesthésie locale ou pendant une courte anesthésie générale.
    La paracentèse abdominale est également pratiquée chez les patients atteints d'ascite volumineuse (épanchement important de liquide dans la cavité péritonéale). Cet acte chirurgical est suivi d'un traitement à la terlipressine pour empêcher l'hypovolémie artérielle. Schéma de l'oreille externe, moyenne et interne     Haut de page

Paraclinique
Nombreuses spécialités  -  [Angl. : Paraclinical]   Adj.  * para : du grec para, à côté de ; * clinique : du latin clinicus, ou sous sa forme substantive clinice : médecine exercée près du lit d'un malade, ou du grec klinikos : qui concerne le lit. 
    L'adjectif paraclinique caractérise les examens complémentaires, analyses biomédicales, imagerie médicale... qui permettent au médecin de préciser le diagnostic d'une affection.    Haut de page

Parakinésie   Paracinésie   Parakinésie brachiale oscitante
Neurologie, chirurgie orthopédique et traumatologique, médecine physique et rééducation fonctionnelle  -  [Angl. : Parakinesia, paracinesia, Oscitating brachial parakinesia]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * kinésie : du grec kinêsis [kin-, kinési-, -kinésie], mouvement. 
    La parakinésie est un trouble qui consiste en une mauvaise coordination des mouvements volontaires. Syn. : paracinésie (même étymologie que parakinésie). Un cas qui illustre parfaitement cette pathologie : la parakinésie brachiale oscitante (du verbe latin oscito, oscitare, ouvrir la bouche, bâiller).
    Chez des personnes atteintes d'hémiplégie (paralysie d'une moitié du corps) le membre supérieur reste souvent en semi-extension le long du corps. Or, lorsque le malade baille, le bras s'écarte légèrement du corps (abduction) et la main se rapproche du sternum (adduction). Ce mouvement se reproduit à chaque bâillement et cesse spontanément en cas de guérison de l'hémiplégie.      Haut de page

Paracorie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Paracoria]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille. 
    La polycorie est la présence, dans le même œil, de deux ou plusieurs pupilles. Il s'agit le plus souvent de petites perforations dans le voile irien (iris) qui ne gênent pas la vision. On les appelle perforations pupilliformes de l'ris, ou pupilles accessoires et on nomme aussi cette anomalie : paracorie.
    Dans certains cas, on observe une diplocorie (deux pupilles dans le même œil), ou une triplocorie (3 pupilles).     Haut de page

Paracousie
Otorhinolaryngologie, audiologie  -  [Angl. : Paracusis]   N. f.  * par(a)- : du grec para, à côté de ; * acousie : * acou : du grec akouein, akousma, akoustikê, [acou-, -acousie], entendre, audition, science du son. 
    Le terme paracousie désigne une anomalie de perception des sons et peut concerner leur hauteur, leur intensité, leur localisation. La diplacousie, l'otospongiose par exemple peuvent provoquer une paracousie et concerner une seule oreille ou les deux. Dans la plupart des cas, la cause est endocochléaire.     Haut de page

Paragonimose
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, pneumologie  -  [Angl. : Paragonimiasis]   N. f.  -  * paragonimose : du nom Paragonimus ringeri d'un ver parasite. 
    Infection pulmonaire parasitaire due à un ver trématode : Paragonimus ringeri ou douve du poumon, que l'on rencontre en Asie, Extrême Orient, Afrique, Amérique du Sud. La contamination se fait par des crabes ou écrevisses d'eau douce ingérés crus ou mal cuits. La lésion est un granulome inflammatoire qui, en radiologie, ressemble à une tuberculose. Syn. : Paragonimiase.     Haut de page

Paralysie   Paralysie agitante   Paralysie obstétricale du plexus brachial   Paralysie du nouveau-né   Paralysie du bras et de la main   Paralysie faciale   Paralysie faciale aigüe idiopathique   Paralysie faciale a frigore   Paralysie faciale centrale   Paralysie faciale périphérique   Paralysie faciale bilatérale   Paralysie faciale de BELL   Paralytique   Paralysie pseudobulbaire
Neurologie, chirurgie orthopédique et traumatologique, médecine physique et rééducation fonctionnelle  -  [Angl. : Paralysis, palsy, Paralysis agitans, Parkinson's disease, Obstetrical paralysis of the brachial plexus, brachial plexus palsy, Paralysis of the newborn, Paralysis of the arm and the hand, Facial paralysis, Acute idiopathic facial paralysis, Facial paralysis a frigore, Central facial paralysis, Peripheric facial paralysis, Bilateral facial paralysis, Bell's palsy, Paralytic, Pseudobulbar paralysis]   N. f.  * paralysie : du latin paralysis, du grec lusis, relâchement, privation du mouvement. 
    La paralysie peut se définir comme une perte partielle ou totale de la faculté de mouvement d'un muscle ou d'un groupe de muscles, d'un organe, voire de toute une partie du corps. Elle résulte généralement d'une atteinte d'un nerf ou d'une zone du système nerveux central. Chaque organe pouvant être atteint de paralysie plus ou moins sévère, il existe un nombre très important de formes de paralysies dont les plus fréquentes et les plus connues sont décrites ci-dessous. Adj. : paralytique : qui est atteint partiellement ou totalement de paralysie.

* Paralysie agitante, plus connue sous le nom de maladie de Parkinson. Du médecin anglais et paléontologue amateur, James W. PARKINSON, né le 11 avril 1755 à Hoxton Square (Londres), mort le 21 décembre 1824 à Londres. 
    Affection chronique dégénérative du système nerveux central, décrite en 1817 par le Dr. James PARKINSON, essentiellement caractérisée par un déficit des neurones dopaminergiques. Ces neurones ont la particularité de libérer la dopamine, substance indispensable dans la régulation des mouvements. Si l'on connaît relativement bien ses mécanismes, on ne sait toujours pas quelle est la cause de cette maladie qui apparaît en général après 50 à 60 ans, mais peut également frapper des sujets jeunes (moins de 30 ans).
    Le boxeur Mohammed Ali et l'acteur Michael J. Fox sont des exemples d'adultes jeunes touchés par cette pathologie. Les principaux symptômes sont bien connus : akinésie (perte de l'initiation et de l'automatisme du geste), tremblements (4 à 8 par seconde) qui affectent surtout les membres supérieurs, cessent pendant le sommeil et diminuent pendant un mouvement volontaire, apparition progressive d'une rigidité du tronc et du cou. Les médicaments antiparkinsoniens sont essentiellement la L-dopa, les agonistes dopaminergiques. Des recherches sont actuellement menées sur la MPTP, toxine du système nerveux central qui provoque l'apoptose des neurones, ainsi que sur le rôle de certaines enzymes : les caspases. Actuellement, il y a plus de 4 millions de parkinsoniens déclarés dans le monde, dont plus de 100 000 en France.

* Paralysie obstétricale du plexus brachial ou POPB (syn. : paralysie du bras et de la main, paralysie du nouveau-né) : c'est une paralysie du nouveau-né qui se traduit par une paralysie totale ou partielle du bras et de la main et qui résulte d'une lésion traumatique des nerfs de la racine du bras. On estime à 1 sur 2000 le nombre de nouveau-nés concernés par cette affection qui peut disparaître spontanément, ne régresser que partiellement ou être définitive. Les enfants les plus concernés sont ceux qui ont un poids supérieur à 4 kg à la naissance. Pendant l'accouchement, la tête étant passée, c'est l'épaule qui bloque la sortie. Une traction excessive provoque une dystocie des épaules et une lésion par étirement des nerfs du plexus brachial. La solution, après avoir constaté le poids du bébé et l'éventuelle étroitesse du bassin de la future maman est évidemment la naissance par césarienne.

* Paralysie faciale, due généralement à la paralysie des muscles innervés par le nerf VII (septième nerf crânien ou nerf facial). Les neurologues distinguent 2 formes essentielles : la paralysie faciale centrale ou PFC et la paralysie faciale périphérique ou PFP ou paralysie de BELL.
    La PFC ne concerne généralement que la partie inférieure du visage et se traduit, entre autres, par la disparition du pli nasogénien (qui va de l'aile du nez au menton), l'affaissement de la commissure labiale (des lèvres). Elle peut être due à des accidents vasculaires cérébraux et est souvent associée à une paralysie de la moitié du corps (hémiplégie). La lésion se situe entre le noyau du nerf facial et le cortes cérébral (couche de substance grise qui entoure l'encéphale).
    La PFP par contre concerne la partie inférieure du visage avec les symptômes précédents, mais aussi la partie supérieure. On note un affaissement de la paupière et la disparition des plis du front, parfois une diminution des sécrétions salivaire et lacrymale. Les causes de la PFP peuvent être nombreuses : traumatisme du rocher, tumeur, atteinte vasculaire, OMA (otite moyenne aigüe), virus ...
    Il existe de nombreuses variantes de PFP, mais la plus fréquente est la forme dite paralysie faciale "a frigore", qui disparaît souvent spontanément, parfois avec quelques séquelles. Si la paralysie faciale est bilatérale, ces symptômes sont visibles sur les 2 côtés du visage.

* Paralysie pseudobulbaire : * pseudo : du grec pseudês [pseudo-], faux, menteur, mensonger ; * bulbaire : du latin bulbus [bulb(o)-, - bulbaire, -bulbie], oignon, en forme d’oignon, relatif au bulbe rachidien. 
    La paralysie pseudobulbaire (ou pseudo-bulbaire) est aussi connue sous le nom de syndrome pseudobulbaire. Elle apparaît généralement chez des personnes âgées atteintes d'athérosclérose et résulte de la formation progressive de petits foyers bilatéraux d'ischémie et de ramollissement cérébral, qui se transforment progressivement en lacunes (1) avec atrophie (2) de la substance nerveuse. Les troubles sont moteurs bilatéraux et psychiques : une parésie qui provoque une démarche à petits pas, des crises de rire et de pleurs spasmodiques, un visage totalement inexpressif, un affaiblissement intellectuel généralisé. Certains troubles de la parole avec nasonnement et de la déglutition (dysphagie avec fausses routes) sont caractéristiques de l'atteinte bulbaire. L'évolution se fait inexorablement vers la démence et le gâtisme.

    (1) Lacune : en anatomie, une lacune est une petite dépression, ou cavité, qui peut être naturelle ou pathologique. Dans ce dernier cas, il s'agit d'une perte anormale de substance d'un tissu. Exemple de lacunes accidentelles ou pathologiques : les lacunes encéphaliques ou cérébrales, révélées en radiologie et qui résultent de petits accidents ischémiques répétés ou AVC (accidents vasculaires cérébraux - ce sont des petits infarctus cérébraux).
    (2) Atrophie : diminution du volume ou du poid0s d'un organe ou d'un membre. Perte ou affaiblissement d'une faculté chez un individu.    Haut de page

Paramètre
Anatomie, médecine générale  -  [Angl. : Parameter, parametrium]   N. m.  * para : du grec para, à côté de ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
    Le sens du mot paramètre varie quelque peu selon le contexte dans lequel il est placé. 
      * En mathématiques, dans une expression ou une équation, c’est une lettre autre que la variable et dont on peut fixer à volonté la valeur numérique.
      * En anatomie, le paramètre (parametrium) est un tissu conjonctif localisé de part et d’autre de l’utérus, sous les ligaments suspenseurs de cet organe. Situés sous les ligaments larges et les ligaments utérosacrés, les paramètres sont traversés par les uretères et les vaisseaux de l’utérus et du vagin. Ils peuvent être le siège d’une inflammation dans le cadre d’une salpingite (inflammation des trompes utérines). Lors d’une hystérectomie (ablation de l’utérus) pour le traitement d’un cancer du col par exemple, les paramètres sont également enlevés.
      * En général, le mot paramètre désigne une variable prise en compte pour une mesure, un dosage, un calcul. L’intensité lumineuse, la teneur en un gaz donné (dioxygène par exemple), la quantité de telle ou telle hormone dans le sang, sont des paramètres utilisés en biologie. La quantité de glucose par unité de volume sanguin est le paramètre utilisé dans la mesure de la glycémie, comme la quantité de PSA (hormone spécifique de la prostate) par unité de volume sanguin est le paramètre utilisé pour déterminer le risque de cancer de la prostate chez l’homme etc.     Haut de page

Paranoïa   Paranoïaque   Paranoïde
Psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Paranoia, Paranoiac, Paranoid]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * noïa : du grec nous, ennoia [-noïa, -noïaque], l’esprit, la pensée. 
    La paranoïa est une psychose, un délire hallucinatoire ou interprétatif. Le malade fait preuve d'un orgueil exagéré voire exacerbé, il est égoïste, susceptible et méfiant, souvent agressif. La paranoïa est un délire structuré et systématisé, c'est-à-dire clair et cohérent, élaboré à partir d'une idée précise. Le raisonnement est parfaitement logique mais se développe à partir de postulats faux, d'erreurs ou d'illusions résultant d'une affectivité anormale. 
    Adj. et nom : paranoïaque : caractérise ce qui est relatif à la paranoïa ou une personne atteinte de paranoïa.
    Adj. : paranoïde : (du grec eidos, [-oïde, -oïdal], qui a l’apparence) qui ressemble à la paranoïa ou qui s'en rapproche). L'adjectif paranoïde est utilisé habituellement pour caractériser un délire mal structuré, incohérent et difficilement pénétrable. Pour certains psychiatres, notamment américains, le "type paranoïde" est une forme de schizophrénie.     Haut de page

Paraphasie   Paraphasie littérale   Paraphasie phonémique   Paraphasie syntaxique   Paraphasie verbale
Psychologie psychiatrie, neurologie  -  [Angl. : Paraphasia, paraphrasia, Phonemic paraphasia, Syntactic paraphasia, Verbal paraphasia]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * phasie : du grec  phasis [phasie] : parole. 
    La paraphasie est un trouble neurologique du langage oral dans lequel le malade remplace une unité linguistique (mot, phonème ou son de voix) par une autre. Les formes de paraphasie sont nombreuses et résultent souvent d'aphasies dans les atteintes cérébrales. À noter que la langue, le pharynx et le larynx qui sont les organes de la phonation ne sont pas atteints. Il s'agit uniquement d'un problème cérébral.
    Paraphasie littérale ou paraphasie phonémique : les sons sont déplacés ou répétés, substitués ou additionnés. On parle aussi de cacolalie. Selon les troubles observés et sans entrer dans le détail, on distingue aussi la paraphasie syntaxique et verbale.    Haut de page

Paraphilie
Psychologie psychiatrie, sexologie  -  [Angl. : Paraphilia]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * philie : du grec philos [phil(o)-, -phile, -philie], ami, qui aime
    La paraphilie (on connaît mieux les expression "déviation sexuelle" ou "perversion"), est une attirance ou une pratique sexuelle qui diffère de ce qui est considéré comme "normal". Dans certains pays, une paraphilie - on en connaît actuellement plus de 400 - peut être considérée comme un délit, voire un crime sexuel lorsqu'elle est pratiquée avec des mineur(e)s ou des personnes non consentantes.
    Exemple de paraphilie : l'urolagnie ou urophilie ou ondinisme est l'érotisation excessive des fonctions urinaires. L'excitation sexuelle est alors liée à l'urine, qu'il s'agisse de la miction (c'est le fait d'uriner), de la vue de l'urine ou de son odeur, ou du fait d'éprouver le besoin de se faire arroser d'urine pour atteindre l'orgasme. Lorsqu'il s'agit d'uriner dans la bouche d'une autre personne, la limite avec le sadomasochisme (SM) n'est pas loin.
    Dans cette déviation figure également le fantasme de la couche qu'un(e) adulte se fait placer par une autre personne. Le fait d'uriner dans cette couche et d'en ressentir la chaleur dans le bas-ventre peut aller jusqu'à provoquer un orgasme.    Haut de page

Paraphlébite
Angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Periphlebitis]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * phlébo : du grec phlebs, phlebos [phléb(o)-], veine ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La paraphlébite correspond à l'inflammation de la tunique externe d'une veine, ainsi que des tissus environnants. La paraphlébite s'installe souvent sur des varices préexistantes et se traduit par des douleurs de piqûres d'aiguilles qui régressent à la chaleur.
    Syn. : périphlébite.     Haut de page

Paraplégie   Paraplégique
Neurologie  -  [Angl. : Paraplegia, Paraplegic]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * plégie : du grec plêssein [-plégie], frapper - en médecine : choc, paralysie. 
    Il existe deux formes de paraplégie : brachiale ou supérieure, qui concerne les membres supérieurs, atteints de façon plus ou moins symétrique et crurale ou inférieure, qui affecte de la même façon les membres inférieurs. En général, la paraplégie désigne surtout la paralysie plus ou moins complète des membres inférieurs. Selon le siège de la lésion, les neurologues distinguent
- les paraplégies d'origine centrale (atteinte de la voie pyramidale : cerveau, tronc cérébral, moelle épinière), et
- celles d'origine périphérique (atteinte nerveuse siégeant après la synapse avec le premier neurone dans la corne antérieure de la moelle).  Certaines formes de paraplégie sont d'origine familiale, héréditaire.
    Paraplégique : adj. et n. qui se rapporte à la paraplégie ou qui désigne une personne atteinte de paraplégie.      Haut de page

Parapsychologie   Parapsychologue
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Parapsychology, Parapsychologist]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * psycho : du grec  psukhê [psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie] science, discours, raison.
    Certains la définissent comme "l'étude de la prémonition et de la clairvoyance". Elle traite de nombreuses disciplines telles la télépathie, le spiritisme, les phénomènes occultes. Parapsychologue : personne spécialisée dans la parapsychologie.       Haut de page

Parasitaire
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitic]   Adj. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture.
    L'adjectif parasitaire qualifie ce qui se rapporte aux parasites ou ce qui résulte de leur action dans notre organisme.. Ex. : Une maladie parasitaire, une infection parasitaire.       Haut de page

Parasite   Parasite dihétéroxène   Parasite facultatif   Parasite faux   Parasite hétéroxène   Parasite monoxène   Parasite strict   Parasite trihétéroxène   Parasite vrai
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasite ; Diheteroxen parasite ; Facultative parasite ; False parasite ; Heteroxen parasite ; Monoxen parasite ; Real parasite ; Triheteroxen parasite ; Real parasite]   N. m. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture.
    Un parasite est un animal, un végétal ou une bactérie qui, pendant une partie plus ou moins importante de son existence, vit aux dépens d'un autre individu d'une autre espèce, dont il altère plus ou moins sévèrement la santé, parfois jusqu'à la mort.
    Quelques exemples parmi de nombreux autres, de parasites de l'homme.
* Protozoaires (animaux unicellulaires) : amibes, trypanosomes, plasmodiums,
* Vers plats (plathelminthes) : bilharzies et douves, vers du genre Tænia ou Ténia, plus connus sous le nom de vers solitaires,
* Vers ronds (némathelminthes) : ascaris, oxyures, anguillules, ankylostomes, filaires,
* Arthropodes : puces, poux, tiques, moustiques, ces derniers étant tristement célèbres pour la transmission de maladies comme la peste, le paludisme, le chikungunya, la fièvre zika.
* Virus, pour certains auteurs.

   Il existe plusieurs classifications des parasites en fonction de leur mode de développement, du nombre de leurs hôtes, des organes qu'ils parasitent. Voici quelques dénominations parmi les plus courantes.
    - Parasite hétéroxène : * hétéro : du grec heteros [hétéro-], autre ; c’est le contraire de homo- ; * xène : du grec xenos [xén(o)-], étranger. Son développement passe obligatoirement par plusieurs hôtes. Ex. : nématodes, trématodes, cestodes. Le parasite est dihétéroxène s'il a besoin de deux hôtes ; il est trihétéroxène si trois hôtes différents participent à son développement.
    - Parasite monoxène : * mono : du grec monos [mon(o)-], seul, unique ; * xène : du grec xenos [xén(o)-], étranger. Les parasites monoxènes ne nécessitent qu'un seul hôte pour assurer leur développement. Ex. : les puces.
    - Parasite vrai : c'est le parasite proprement dit ou parasite strict. Il prend à son hôte toutes les substances qui lui sont nécessaires pour vivre. Les vers intestinaux sont des parasites vrais.
    - Parasite faux : on l'appelle aussi pseudoparasite. Il s'agit là de parasites qui ne vivent qu'exceptionnellement sur ou dans leur hôte. Cela peut être un commensal ou un parasite temporaire, ingéré accidentellement et qui survit brièvement dans l'intestin. Pour certains auteurs, le faux parasitisme est synonyme de commensalisme.
    - Parasite facultatif : c'est un organisme qui est normalement parasite, mais qui peut occasionnellement se passer de son hôte.
    - Endoparasite : * endo : du grec endon [end(o)-], au-dedans. Qualifie un être vivant, animal ou végétal, qui se nourrit et vit aux dépends d'un hôte, à l'intérieur de celui-ci ou à l'intérieur d'un tissu (muscle par exemple), voire d'une cellule.
    - Ectoparasite : * ecto : du grec ek-, ektos [ec-, ecto], au-dehors, à l’extérieur. Parasite (microorganisme ou animal ou végétal qui, pendant son existence, vit aux dépens d'un autre individu dont il peut altérer la santé), qui vit aux dépens de son hôte et en même temps dans le milieu extérieur. Exemple : le pou, la puce.      Haut de page

Parasitémie
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie, médecine biologique   [Angl. : Parasitaemia, parasitemia]   N. f. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * émie : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hém(o)-] : relatif au sang.
    La parasitémie est la présence de parasites dans le sang. Exemple : Plasmodium falciparum, responsable du paludisme. Pour plus de renseignements sur le paludisme, voir sa définition.       Haut de page

Parasiticide
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasiticidal]   Adj. et n. m. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * cide : du latin cædere [-cide], tuer.
  Toute action, substance ou traitement susceptible de tuer les parasites peut être qualifiée de parasiticide. Cet adjectif est aussi utilisé comme substantif.       Haut de page

Parasitifère
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitifer]   Adj. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * fère : du latin ferre, ferens [-fère, -férent, -férentiel], du grec phero, porter, qui porte ; a pris aussi le sens de transporter, conduire.
    L'adjectif parasitifère caractérise un individu qui est porteur de parasites et donc, en sous-entendu, qui les nourrit. On parle de sang parasitifère lorsqu'on fait un prélèvement sanguin pour analyser les parasites qu'il contient ou éventuellement les anticorps.       Haut de page

Parasitique
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie, médecine biologique   [Angl. : Parasitic, parasitical]   Adj. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs.
    L'adjectif parasitique caractérise ce qui se rapporte au parasitisme, c'est-à-dire au mode de vie de certains animaux et végétaux, bactéries et virus, qui se développent aux dépens d'un ou de plusieurs hôtes.      Haut de page

Parasitisme
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitism]   N. m. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture.
    Le parasitisme est une association à bénéfice unilatéral entre deux espèces dont l'une, appelée le parasite vit obligatoirement aux dépens d'une autre espèce appelée l'hôte. Le parasite se nourrit des tissus et des molécules de l'hôte chez lequel il provoque des troubles plus ou moins importants pouvant conduire à la mort.       Haut de page

Parasitoïde
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitoid]   N. m. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * oïde : du grec eidos, [-oïde, -oïdal, -oïdien], qui a l’apparence.
   Un parasitoïde est uin organisme qui entretient avec son hôte occasionnel une relation d'alimentation intermédiaire entre la prédation et le parasitisme. Dans cette relation particulière, le parasitoïde finit souvent par détruire son hôte. Exemple les guêpes parasites (hyménoptères) qui pondent leurs oeufs dans un ver ou un autre arthropode. Les larves s'en nourrissent et finissent par détruire leur hôte.       Haut de page

Parasitologie   Parasitologiste   Parasitologue
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitology ; Parasitologist]   N. f. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * -logie, -logiste, -logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
   La parasitologie est la spécialité médicale qui étudie les différents parasites, mais aussi les pathologies qui en résultent et les traitements. Le parasitologiste ou le parasitologue est le médecin spécialisé qui pratique la parasitologie.      Haut de page

Parasitophobie
Psychologie, psychiatrie -   [Angl. : Parasitophobia]   N. f. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * -phobie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison, étude.
   La parasitophobie est la crainte morbide, pouvant aller jusqu'à la peur panique, des parasites et de toutes les maladies parasitaires.       Haut de page

Parasitose
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie, médecine biologique   [Angl. : Parasitosis]   Adj. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Le mot parasitose est un terme générique qui désigne une maladie infectieuse due à un ou plusieurs parasites, quelles qu'en soient les causes et les manifestations.       Haut de page

Parasitotrope   Parasitotropie    Parasitotropisme
Parasitologie, maladies infectieuses et tropicales, vénérologie -   [Angl. : Parasitotropic ; Parasitotropy ; Parasitotropism]   Adj. et n. m. * du latin parasitus, du grec parasitos [parasit(o)-], nourriture, qui vit aux dépends des autres, de para : du grec para, à côté de, et de sitos, nourriture ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour.
   L'adjectif parasitotrope caractérise ce qui a une affinité particulière pour les parasites. Les parasitotropes sont des substances qui, une fois introduites dans l'organisme, se fixent sur les parasites. Ces médicaments ne peuvent évidemment être utilisables que si leur parasitotropie dépasse largement leur organotropie. Le mercure sous forme de sels mercuriaux a été l'un des premiers paratitotropes, utilisé dans le traitement de la syphilis.
    La parasitotropie est l'affinité d'un médicament pour un parasite donné, étant bien entendu que cette propriété est utilisée pour obtenir la destruction du parasite.
    Le parasitotropisme est le fait, pour un médicament, de présenter une forte affinité pour un parasite donné.      Haut de page

Parasympathicolytique   Parasympatholytique   Parasympathicomimétique   Parasympathomimétique
Neurologie, endocrinologie et métabolismes, pharmacologie  -  [Angl. : Parasympatholytic, Parasympathicomimetic]   Adj. et n.  * para : du grec para, à côté de ; * sympathico : du latin sympathia, accord, affinité naturelle, du grec sumpatheia, participation à la souffrance d’autrui ; en médecine, se rapporte au système nerveux sympathique, partie du système nerveux autonome, dont les fibres préganglionnaires prennent naissance dans la portion thoracique et les trois premiers segments lombaires de la moelle épinière ; lytique : du grec lusis [lyso-, -lytique], dissolution.
    Tout mécanisme, toute substance qui bloque l'action des fibres nerveuses parasympathiques est un parasympathicolytique. Syn. : parasympatholytique.
Parasympathicomimétique  -  Adj. et n. m.   * mimétique : du grec mimos [-mimie, -mimétique], qui imite. Qualifie une substance qui imite l'action du système nerveux sympathique, c'est-à-dire qui provoque les mêmes effets qu'une stimulation de ce système. L'acétylcholine, qui imite les effets du système parasympathique est une substance parasympathicomimétique (syn. parasympathomimétique).       Haut de page

Parasympathique
Neurologie, anatomie, neurochirurgie  -  [Angl. : Parasympathetic]   Adj. et n. m.  * para : du grec para, à côté de ; *  sympathique : du latin sympathia, accord, affinité naturelle, du grec sumpatheia, participation à la souffrance d’autrui ; en médecine, se rapporte au système nerveux sympathique, partie du système nerveux autonome, dont les fibres préganglionnaires prennent naissance dans la portion thoracique et les trois premiers segments lombaires de la moelle épinière. 
    Le système nerveux  parasympathique, comme le sympathique, fait partie du système nerveux autonome et s'oppose de ce fait au système nerveux central "volontaire". Il est composé des fibres préganglionnaires issues du mésencéphale, des nerfs moteur oculaire commun, facial, glossopharyngien et vague et de la portion terminale ou sacrée de la moelle épinière.
    Antagoniste du système nerveux sympathique, il innerve le cœur cardiomodérateur, les poumons (ralentissement du rythme ventilatoire et constriction des bronches) et les muscles lisses (dilatation des artères) et son médiateur chimique est l'acétylcholine. C'est aussi le système nerveux parasympathique qui accélère la fonction digestive. Système nerveux orthosympathique et parasympathique      Haut de page

Parathormone
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : PTH - Parathormone]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter. 
    La parathormone (PTH) est fabriquée par les 4 glandes parathyroïdes, situées de part et d'autre de la thyroïde. C'est un polypeptide de 84 acides aminés dont le rôle est la régulation phosphocalcique de l'organisme. Elle est hypercalcémiante et hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le taux de calcium sanguin alors qu'elle fait baisser celui des phosphates. En ce sens, elle est responsable de la décalcification osseuse.
    Sa production est soumise au rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang : une hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie l'inhibe. Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la vitamine D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif. Emplacement des parathyroïdes       Haut de page

Parathyroïde   Parathyroïdien
Anatomie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Parathyroid (gland), Parathyroidal]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * thyroïdien : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde. 
    Il y a en général quatre glandes parathyroïdes (parfois 5 ou 6) situées à proximité de la thyroïde : 2 au-dessus et 2 au-dessous. Elles sécrètent la parathormone, polypeptide de 84 acides aminés dont le rôle est la régulation phosphocalcique de l'organisme. Elle est hypercalcémiante et hypophosphatémiante, c'est-à-dire qu'elle augmente le taux de calcium sanguin alors qu'elle fait baisser celui des phosphates. En ce sens, elle est responsable de la décalcification osseuse.
    Sa production est soumise au rétrocontrôle exercé par la présence du calcium dans le sang : une hypocalcémie stimule donc sa libération, alors qu'une hypercalcémie l'inhibe. Elle agit en interaction avec la calcitonine et les métabolites de la vitamine D. Ses organes cibles sont l'os, le rein et le tube digestif. 
    Adj. : parathyroïdien : qui se rapporte aux parathyroïdes. Emplacement des parathyroïdes       Haut de page

Paratonie
Neurologie, myologie  -  [Angl. : Paratonia]   N. f.   * para : du grec para, à côté de ; * tonie : du grec para, à côté de, et du grec tonos [ton(o)-, tonie, tonine], tension.  
    La paratonie est un trouble neuromusculaire qui interdit toute relaxation volontaire des muscles striés. Les fibres musculaires restent en contraction permanente ou tonus persistant. Les sujets qui en sont atteints ont une attitude dite catatonique, c'est-à-dire que le sujet semble inerte et sans réaction aux stimulations extérieures, avec des groupes de muscles plus ou moins importants qui sont atteints et qui lui donnent des attitudes figées, paradoxales. Ce trouble neuromusculaire pourrait avoir son origine dans la région frontale.     Haut de page

Paratyphoïde   Paratyphique
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales  -  [Angl. : Paratyphoid fever, Paratyphoid]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * typhoïde : du grec typhodes, de tuphos [typhoïd(o)-], stupeur, état de prostration. 
    La fièvre paratyphoïde ressemble beaucoup à la fièvre typhoïde : Salmonelles, même mode de contamination, mêmes symptômes, mêmes zones d'endémies, mais les effets sont plus modérés. Il existe un vaccin (le TAB), administré en 3 injections avec un rappel après un an, qui protège contre la fièvre typhoïde et la fièvre paratyphoïde. Adj. : paratyphique : qui se rapporte à la fièvre paratyphoïde.

    La fièvre typhoïde, maladie à déclaration obligatoire, correspond en fait à une septicémie provoquée par une bactérie à Gram négatif : Salmonella typhi (isolé par Karl Eberth en 1880). On compte actuellement 107 souches distinctes de Salmonelle typhi, dont certaines sont résistantes aux antibiotiques.
    Cette pathologie sévit essentiellement en Asie, Afrique et Amérique du Sud, mais il n'est pas rare qu'elle apparaisse dans nos régions industrialisées. C'est par l'eau de boisson oui les aliments souillés par les excréments de personnes contaminées que la maladie se transmet. Certains fruits de mer ou voyages à l'étranger peuvent également être à l'origine de contamination.
    Dans tous les cas, après une période d'incubation variant d'une à deux semaines, pendant laquelle les bactéries se multiplient, elles passent progressivement du tube digestif dans le système lymphatique, puis dans le sang, provoquant la septicémie.
 
Progression de la maladie :
    Pendant la première semaine, la fièvre s'élève progressivement et est accompagnée de troubles digestifs, de céphalées, d'insomnies et de vertiges.
    Pendant la deuxième semaine, les diarrhées s'installent et on observe un tuphos, c'est-à-dire un état de prostration, voire de délire, ainsi qu'une leucopénie (diminution parfois très importante du nombre des globules blancs). Le risque majeur est lié à la libération par les bactéries d'une endotoxine qui peut provoquer des dégâts importants au niveau du cœur, du système nerveux central et de l'intestin. Du fait d'une prolifération parfois très importante des bactéries, le foie et la vésicule biliaire peuvent aussi être sévèrement affectés.
    Il existe un vaccin (Typhim Vi®) immédiatement efficace et ne nécessitant pas de rappel, mais la vaccination, si elle est recommandée pour les pays endémiques, n'est jamais obligatoire. Il y a pourtant 15 millions de personnes contaminées chaque année dans le monde. Si la maladie s'est développée, le diagnostic est confirmé par hémoculture ou coproculture au laboratoire, et le traitement consiste alors en une antibiothérapie. Un exemple de Salmonella typhi       Haut de page

Parechovirus
Virologie, médecine biologique<  -  [Angl. : Parechovirus]   N. m.  * par : du grec para, à côté de : * echo : abréviation de enteric cytopathic human orphan ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.
    Le parechovirus, comme les echovirus, fait partie des Picornaviridae ou Picornavirus, avec comme représentant emblématique le virus de la poliomyélite. Ce sont des virus nus, à ARN monocaténaire, avec une capside à symétrie icosaédrique. Les echovirus (29 sérotypes) sont responsables chez l'homme de diarrhées bénignes et de méningites lymphocytaires réversibles.
    Les echovirus ont 4 protéines de surface, sauf les echovirus 21 et 22 qui n'en ont que 3. C'est la raison pour laquelle les taxonomistes ont créé le genre distinct de parechovirus.      Haut de page

Parenchyme   Parenchymateux   Parenchymatose
Anatomie, histologie, cytologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Parenchyma, Parenchymatous, Parenchymatosis]   N. m.  * parenchyme : du grec parenkhuma formé de para à côté de, et de enkhein, verser dans, qui désignait autrefois les tissus spongieux, la substance des poumons des reins, du foie et de la rate.
    Le parenchyme qualifie le tissu fonctionnel d'un organe, généralement glandulaire, dont les cellules ont une activité physiologique, par opposition au tissu conjonctif de soutien. C'est le parenchyme pulmonaire qui assure la fonction respiratoire, le parenchyme rénal qui contribue à l'épuration des déchets de l'organisme etc. Une particularité intéressante : le foie, contrairement au poumon et au rein, est capable de reconstituer un nouveau parenchyme.
    L'adjectif parenchymateux (du suffixe -at, atique, -ateux qui sert à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs) se rapporte à un parenchyme : qui est de la nature d'un parenchyme. La parenchymatose est la dégénérescence du parenchyme.       Haut de page

Parentéral
Soins infirmiers  -  [Angl. : Parenteral]   Adj.  * para : du grec para, à côté de ; * entéral : du grec enteron [entér(o)-, -entéral, -entère, -entérique], intestin. 
    Étymologiquement, parentéral signifie : autre que (à côté de) l'intestin, c'est-à-dire par une voie non digestive. En soins infirmiers, l'administration parentérale d'un médicament, d'un soluté, peut donc se faire par voie intraveineuse (perfusion), intramusculaire, sous-cutanée.      Haut de page

Parésie   Parétique
Neurologie, myologie  -  [Angl. : Paresis, Paretic]   N. f.  * parésie : du grec paresis [parésie, parétique], relâchement, paralysie incomplète. 
    La parésie est une forme modérée de paralysie qui affecte les muscles sans perte totale des mouvements. Il s'agit essentiellement d'une diminution de la force musculaire. En fait, les causes sont neurologiques et non pas musculaires, localisées dans la partie haute de la moelle épinière. On parle de monoparésie quend cette affection ne touche qu'un membre, de diparésie quand deux membres sont concernés et de tétraparésie quand cette affection concerne les quatre membres. Comme pour un nombre important de pathologies, on peut observer une tétraparésie aigüe, d'apparition brutale et survenant après un traumatisme, une ischémie dans le tronc cérébral ou la moelle épinière par exemple.
    Il existe une tétraparésie subaigüe ou chronique, d'apparition souvent très progressive et qui résulte le plus souvent d'un AVC (accident vasculaire cérébral), avec destruction des zones citées ci-dessus. L'adjectif parétique caractérise une telle paralysie partielle et modérée.     Haut de page

Paresthésie   Paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs
Neurologie  -  [Angl. : Paraesthesia, paresthesia, Restless legs syndrome]   N. f.   * par : du grec para, à côté de ; * esthésie : du grec aisthêsis [esthésio-, esthésie], sensation, perception. 
    La paresthésie est un ensemble de troubles subjectifs de la sensibilité. Elle se traduit généralement par des fourmillements, des engourdissements ... résultant de l'atteinte de l'une des structures du SNC (système nerveux central) ou du SNP (périphérique) qui intervient dans la sensibilité. Elle peut aussi se traduire par des anomalies de la perception des sensations, des excitations tactiles douloureuses, entre autres.
    Une forme plus connue de paresthésie est la sensation (ou syndrome) des jambes sans repos, ou paresthésie agitante nocturne des membres inférieurs.      Haut de page

Parodonte   Parodontal   Parodontium   Parodontologie  
Odontostomatologie  -  [Angl. : Parodontium, Periodontal, Parodontium, Periodontology]   N. m.  * par : du grec para, à côté de ; * odonte : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent. 
    Le parodonte (syn. parodontium) est constitué par l'ensemble des tissus de soutien de la dent, c'est-à-dire
- le parodonte profond : os alvéolaire, ligament alvéolodentaire, cément qui recouvre la racine de la dent, et
- le parodonte superficiel constitué par la gencive.
      * Le cément est un tissu essentiellement minéralisé.
      * Le ligament alvéolodentaire (syn. desmodonte) est un tissu fibreux et élastique qui relie l'os à la dent et amortit ainsi les pressions subies par la dent pendant la mastication et la déglutition.
      * L'os alvéolaire est la partie superficielle du maxillaire, creusé d'alvéoles dans lesquelles sont implantées les racines des dents.
      * Quant à la gencive, c'est la portion de la muqueuse qui recouvre l'os alvéolaire et entoure le collet des dents (collet = limite entre couronne et racine). À noter que la gencive marginale, qui entoure le collet, n'adhère pas sur une profondeur de 1,5 à 2 mm, formant autour de la dent le sulcus (du mot latin sulcus qui signifie sillon).
    Parodontal, e, aux : adjectif qui se rapporte au parodonte. La parodontologie est l'étude anatomique du parodonte, mais aussi de toutes les pathologies qui y sont liées ainsi qu'à leur traitement.       Haut de page

Parodontite   Parodontite juvénile aigüe   Parodontite prépubertaire
Odontostomatologie  -  [Angl. : Parodontitis, Acute juvenile periodontitis, Prepubertal periodontitis]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * odonte : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La parodontite est l'inflammation du parodonte, qui se traduit souvent par des poches parodontales remplies de pus, ce qui lui vaut comme synonyme : pyorrhée alvéolodentaire (du grec puon [-pyo], relatif au pus et du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. La cause principale de la parodontite est la présence de la plaque dentaire et du tartre qui renferment une énorme quantité de germes, sur les tissus de soutien de la dent : gencive, os alvéolaire et cément. En général, la parodontite débute vers la trentaine et est d'évolution lente (plus d'une dizaine d'années), avec quelques crises paroxysmiques au cours desquelles les gencives sont gonflées et saignent au moindre contact, notamment au brossage. Faute de soins, la dent "se déchausse" et devient de plus en plus mobile.
    Chez l'adolescent, cette parodontite peut se déclarer brutalement et évoluer très rapidement : c'est ce que les spécialistes nomment la parodontite juvénile aigüe. Elle se traduit par un état général souvent délabré, avec fièvres et douleurs gingivales lancinantes. La gencive est violacée, se décolle et dégage une odeur fétide. Dans ce cas particulier de parodontite, l'antibiothérapie est souvent de règle, en plus des soins en cabinet dentaire. Il existe aussi des formes de parodontites prépubertaires (PPP).
    Ces formes rares ont souvent une origine génétique et apparaissent pendant ou à la fin de l'émergence des dents temporaires (ou de lait). Les symptômes peuvent particulièrement graves : atteinte de toute la gencive, destruction rapide de l'os alvéolaire avec mobilité puis perte des dents, infections ORL voire même affections cutanées.
    Dans tous les cas de parodontite et quel que soit le degré de destruction du parodonte, le chirurgien-dentiste pratique un détartrage-surfaçage de la racine, qui consiste en fait à gratter la racine pour la débarrasser de ses dépôts. Cette petite intervention chirurgicale se pratique évidemment sous anesthésie locale. Par la suite et si cela s'avère nécessaire, le patient se verra proposer un comblement des structures détruites par greffe de gencive et/ou comblement osseux par un substitut synthétique d'origine bovine (hydroxyapatite, phosphate tricalcique b, RTR - produits agréés et visibles sur le site de l'AFSSAPS).  Un exemple de parodontose      Haut de page

Parodontopathie   Parodontopathie superficielle   Parodontopathie profonde   Parodontose   Parodontolyse  
Odontostomatologie  -  [Angl. : Periodontopathy, Superficial periodontopathy, Deep periodontopathy, Parodontosis, periodontosis, Periodontolysis]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * odonto : du grec odous, odontos [odonto-, -odontie], dent ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Le mot parodontopathie est un terme générique qui désigne toutes les affections du parodonte, dont les plus fréquentes sont les parodontites (décrites ci-dessus) et les parodontoses.  Dans la parodontose, on observe une régression simultanée de la gencive et de l'os alvéolaire, sans qu'il y ait de processus infectieux, ce qui la rend encore plus insidieuse. Au fil des ans et à défaut de soins, le profil de la gencive s'abaisse progressivement, montrant de plus en plus la racine et sa couverture de cément. Par la suite, la dent devient mobile et tombe.
    Autre phénomène souvent associé à ces parodontopathies : la rhizolyse, destruction osseuse de la racine par la partie apicale (elle devient de plus en plus courte) et la parodontolyse qui correspond à la destruction simultanée et irréversible de toutes les structures du parodonte et qui intervient dans les parodontopathies profondes. Les odontostomatologues distinguent en effet
    * les parodontopathies superficielles avec atteinte plus ou moins localisée des gencives (tuméfaction et saignements) et
    * les parodontopathies profondes : parodontites, parodontoses.      Haut de page

Parosmie
Neurologie  -  [Angl. : Parosmia]   N. f.  * para : du grec para, à côté de ; * osmie : du grec osmê [osm(o)-, -osmie], odeur.
    La parosmie est une altération ou une perversion du goût. Elle se traduit souvent par des hallucinations olfactives, notamment par la perception d'odeurs désagréables qui n'existent pas. L'acide tannique, présent dans certains aliments comme le melon, la banane, les agrumes, le café, le chocolat, le tabac, entre autres et dans certains parfums pourrait être à l'origine de certaines formes de parosmie. Autres causes possibles : les rhinites aigües, certaines polyposes nasosinusiennes, les traumatismes crâniens.       Haut de page

Parotide
Odontostomatologie  -  [Angl. : Parotid gland]   N. f.  * Parotide : du latin parotis, idis, mot grec, de para, à côté et oûs, ôtos, oreille, relatif à la glande salivaire paire située près de l'oreille. 
    Nous avons 3 paires de glandes salivaires (ou glandes orales) : les parotides qui sont les plus massives, les sous-maxillaires et les sublinguales. La salive contient essentiellement de l'eau, mais aussi des électrolytes (surtout chlore, sodium, potassium), une enzyme digestive : la ptyaline qui commence à agir sur les amidons, un peu de mucus, entre autres. Ses fonctions essentielles sont l'humidification des aliments pour former le bol alimentaire, mais aussi de la bouche, facilitant par la même occasion la phonation, la mastication et la déglutition.
    On peut situer facilement les parotides : limitées en haut par l'arcade zygomatique, en avant par la branche montante de la mandibule (ou mâchoire inférieure) et en arrière par le conduit auditif. Les parotides sont reliées à la cavité buccale par le canal de Sténon. Ce sont les glandes parotides qui sont atteintes pendant les oreillons.   Localisation des glandes salivaires         Haut de page

Parotidectomie
Odontostomatologie, chirurgie maxillo-faciale  -  [Angl. : Parotidectomy]   N. f.  * Parotide : du latin parotis, idis, mot grec, de para, à côté et oûs, ôtos, oreille, relatif à la glande salivaire paire située près de l'oreille ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La parotidectomie est l'ablation chirurgicale, partielle ou totale, d'une glande parotide. Cette intervention peut s'avérer nécessaire, par exemple, pour supprimer une tumeur qui s'est développée à proximité ou aux dépens d'une parotide.         Haut de page

Parotidite    Parotidite épidémique
Odontostomatologie  -  [Angl. : Parotiditis, parotitis, Epidemic parotiditis, e. parotitis, mumps]   N. f.  * Parotide : du latin parotis, idis, mot grec, de para, à côté et oûs, ôtos, oreille, relatif à la glande salivaire paire située près de l'oreille ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Le mot parotidite est un terme générique qui désigne toutes les inflammations qui peuvent toucher les glandes salivaires parotides, notamment pendant la fièvre typhoïde.
    La parotidite épidémique est plus connue sous le nom de "oreillons". Les oreillons sont une maladie infectieuse virale due à un paramyxovirus, Myxovirus parotiditis, très contagieuse, qui touche les jeunes enfants. C'est par la salive que se fait la contamination et l'organisme acquiert alors une immunité définitive, c'est-à-dire qu'on ne développe cette maladie qu'une seule fois dans sa vie. Le virus des oreillons se loge préférentiellement dans les glandes parotides (l'une des trois paires de glandes salivaires), le pancréas, les testicules et le système nerveux.
    La maladie se déclare après une incubation de trois semaines et est asymptomatique, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de symptômes particuliers. La parotidite est le premier signe qui doit évoquer la maladie ourlienne (gonflement parfois important des parotides qui deviennent douloureuses. Chez les garçons, l’orchite (inflammation des testicules) ne s’observe qu’après la puberté et peut, dans certains cas, mener à la stérilité. Les localisations neurologiques se manifestent le plus souvent sous la forme d’une méningite, plus rarement d’une encéphalite.
    Compte tenu de la probabilité non négligeable de complications pouvant être graves, la vaccination systématique se justifie chez tous les enfants dès l’âge de 1 an. Il s’agit d’un vaccin préparé à partir de culture de Myxovirus parotiditis sur la membrane chorioallantoïdienne de l'œuf de poule, bien toléré et protecteur après une seule injection. Il est associé au vaccin contre la rougeole et la rubéole (vaccin ROR). En raison du risque d’atteinte testiculaire, les garçons seront revaccinés dès l’âge de 11 ans.        Haut de page

Paroxysme   Paroxysmal   Paroxysmique   Paroxystique
Algologie, nombreuses disciplines  -  [Angl. : Paroxysm ; Paroxysmal]   N. m. ; Adj.  * Paroxysme, paroxysmal, paroxysmique, paroxystique : du grec paroxusmos, exacerbation, de para, augmentation et de oxunein, exciter, de oxus, pointu. 
    Dans une maladie, le paroxysme est la phase pendant laquelle tous les symptômes se manifestent avec leur maximum d'acuité. Les adjectifs paroxysmal, paroxysmique et paroxystique sont synonymes et caractérisent cette phase la plus aigüe d'une maladie.         Haut de page