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Dernière modification : 24-10-2020

Pollaki- Du préfixe grec pollakis, souvent, fréquent.
Poly-     Du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs.


Pollakicoprose - Pollakiménorrhée - Pollakiurie - Pollakiurie diurne - Pollakiurie nocturne - Pollakiurie permanente - Polyadénopathie - Polyalcool - Polyalgies - Polyalgique - Polyandrie - Polyarthrite - Polyarthrite rhumatoïde - Polyarthritique - Polyarthrose - Polyarthrosique - Polycholie - Polyclonal - Polyclonie - Polycorie - Polydactylie - Polydactylisme - Polydermatomyosite - Polydipsie - Polydipsique - Polydysplasie - Polydystrophie - Polyendocrinopathie - Polygastrie - Polygastrique - Polyglobulie - Polyglobulie essentielle - Polyglobulie primitive - Polyglobulie réactionnelle - Polyglobulie secondaire - Polykystique - Polykystome - Polykystose - Polylobé - Polymastie - Polymédication - Polymèle - Polymélie - Polymélique - Polymère - Polymérisation - Polymorphe - Polymorphisme - Polymorphocellulaire - Polymyosite - Polymyosite aigue - Polymyosite chronique - Polymyosite hémorragique - Polymyosite œdémateuse - Polymyosite ossifiante - Polymyosite paranéoplasique - Polynévrite - Polyneuropathie symétrique distale - Polynucléaire - Polyol - Polyostotique - Polypadénome - Polype - Polypectomie - Polypeptide - Polyperforine - Polyphagie - Polyphénol - Polyphénol antioxydant - Polyphénolique - Polypiforme - Polyploïde - Polyploïdie - Polypnée - Polypoïde - Polypose - Polypose gastrique - Polypose intestinale - Polypose nasosinusienne - Polypose rhinosinusienne - Polypose sinusienne - Polypotome - Polyradiculonévrite - Polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aigüe - Polyribosome - Polysaccharide - Polysome - Polysomnographie - Polysomnographique - Polyspermie - Polythérapie - Polytransfusé - Polytraumatisé - Polytraumatisme - Polyurie - Polyzoospermie - Dermatomyosite - Dermatopolymyosite

Pollakicoprose
Gastroentérologie, coloproctologie  -  [Angl. : Pollakicoprosis]   N. f.  * pollaki : du préfixe grec pollakis [pollaki-], fréquent, souvent ; * copro : du grec kopros [copr(o)-], excrément, saleté ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La pollakicoprose désigne, chez un patient, une fréquence anormalement élevée des défécations (le fait d'aller à la selle). On a constaté chez certains de ces patients, la présence d'un mégarectum.    Haut de page

Pollakiurie   Pollakiurie diurne   Pollakiurie nocturne   Pollakiurie permanente
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Pollakiuria, Diurnal pollakiuria, Nocturnal pollakiuria, Permanent pollakiuria]   N. f.  * pollaki : du préfixe grec pollakis [pollaki-], fréquent, souvent ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine. 
    C'est l'augmentation anormale du nombre de mictions. La pollakiurie est une forme de miction impérieuse, dans laquelle le malade éprouve une envie irrépressible d'uriner, et ce de nombreuses fois dans la journée. C'est parfois le détrusor (ensemble des fibres musculaires longitudinales de la vessie qui agissent comme un muscle unique pour contracter la vessie) qui se contracte indépendamment de la volonté.
    Cette forme d'incontinence se rencontre plus souvent chez les femmes, les enfants et les personnes très âgées. La pollakiurie peut aussi être provoquée par un adénome prostatique, une hypertrophie ou une tumeur de la prostate, une lithiase urétrale qui diminuent la lumière de l'urètre. L'urine passe difficilement et la vidange de la vessie ne se réalise plus normalement.
    Selon la localisation de ces mictions dans un cycle de 24 heures, les urologues distinguent la pollakiurie diurne lorsque le malade est "tranquille" la nuit (une ou aucune miction nocturne), la pollakiurie nocturne lorsque ces nombreuses envies ne surviennent que la nuit (3 à 4 fois le jour, nombres considérés comme normaux) ou la pollakiurie permanente, plus grave car elle ne cesse pas. Dans certaines formes graves, les malades sont obligés d'uriner (de petites quantités) toutes les 15 minutes !  Les sphincters de la vessie    Haut de page

Polyadénopathie
Adénologie, chirurgie  -  [Angl. : Polyadenopathy]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs * adéno : du grec adên, glande ; racine des termes relatifs aux glandes et aux ganglions lymphatiques ; cette confusion linguistique vient du fait que de nombreux termes ont été forgés sur cette racine à une époque où l'on considérait les ganglions lymphatiques comme étant des glandes ; * patho, pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho], souffrance.
    On qualifie d'adénopathie toute affection des glandes et des ganglions lymphatiques, quelle qu’en soit la nature. C'est aussi un terme générique qui désigne une augmentation pathologique du volume des ganglions. Une polyadénopathie désigne donc l'hypertrophie simultanée de plusieurs ganglions lymphatiques.        Haut de page

Pollakiménorrhée
Gynécologie obstétrique, pharmacologie  -  [Angl. : Pollakimenorrhea]   N. f.  * pollaki : du préfixe grec pollakis [pollaki-], fréquent, souvent ; * méno : du grec mên [méno-], mois, relatif aux menstruations ou règles ; * rrhée : du grec rhein [rrhée, rrhénie, -rroïde], couler. 
    Dans une pollakiménorrhée, la durée du cycle menstruel est raccourcie et la fréquence des règles augmentée, souvent à tel point que la femme concernée ne sait plus où elle en est de ses cycles menstruels. Les règles surviennent de façon anarchique, leur durée et leur abondance sont variables. La consultation gynécologique est indispensable : le médecin fera éventuellement faire des dosages hormonaux et prescrira des médicaments qui vont à nouveau régulariser les cycles. Syn. : tachyménorrhée.       Haut de page

Polyalcool   Polyol
Biochimie, médecine biologique, diététique, diabétologie  -& [Angl. : Polyalcohol, Polyol]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * alcool: du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool. 
    Un polyalcool (syn. polyol) est une molécule qui présente plusieurs fonctions alcool -OH (hydroxyles). Quelques exemples : l'éthylène glycol, le glycérol, le propylène glycol, le mannitol, le sorbitol, le xylitol, le maltitol, le lactitol. Certains d'entre eux sont des additifs alimentaires, notamment dans les régimes pour diabétiques, car leur pouvoir sucrant est très faible (inférieur à 1) et leur valeur calorique n'est que de 2,4 kcal/g.     Haut de page

Polyalgies   Polyalgique
Algologie  -  [Angl. : Polyalgesia, Polyalgic (syndrome)]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * algie : du grec algos [algo-, -algie, -algique], douleur. 
    Manifestations multiples de la douleur, chez un même individu et pour une cause apparemment unique, qui se répercute au niveau de plusieurs organes ou fonctions différents. 
    Adj. : polyalgique : ex. le syndrome polyalgique (idiopathique diffus) : qui provoque l'apparition de douleurs multiples et localisé essentiellement au niveau des insertions tendineuses.     Haut de page

Polyandrie
Anthropologie  -  [Angl. : Polyandry]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * andrie : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle. 
    La polyandrie désigne le fait qu'une femme ait plusieurs époux. Il existe encore aujourd'hui certaines ethnies d'Afrique qui pratiquent la polyandrie : entre autres les Bashilele de la République Démocratique du Congo (RDC).
    "Montesquieu écrit dans son livre L'Esprit des Lois que le globe-trotter arabe Abû Dhahîr al-Hassan avait découvert l'existence de cette coutume (la polyandrie) en Inde et en Chine pendant son voyage dans ces pays au IXe siècle, et l'avait considérée comme une sorte de débauche. Il écrit aussi : "Sur les côtes de Malabar vit une tribu dénommée Nâïr, dans laquelle l'homme n'a pas le droit de se marier avec plus d'une femme, alors que l'on autorise les femmes à se marier avec plusieurs hommes à la fois.
    La raison de cette coutume est probablement que les Nâïr appartiennent à une race de guerriers dont la profession est le combat et la chasse. Tout comme nous décourageons, en Europe, le mariage des soldats, afin que leurs femmes ne constituent pas un obstacle devant leur départ pour la guerre, les tribus de Malabar avaient décidé qu'autant que possible les membres mâles de la tribu de Nâïr seraient dispensés des responsabilités familiales. Et, étant donné qu'à cause du climat tropical de la région il n'était pas possible de bannir totalement le mariage, on avait décidé que plusieurs hommes s'occuperaient d'une seule femme pour qu'ils ne soient pas surchargés de responsabilités familiales et que leur efficacité professionnelle n'en pâtisse pas.
"      Haut de page

Polyarthrite   Polyarthritique
Rhumatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Polyarthritis, Polyarthritic]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Inflammation (arthrite) simultanée de plusieurs articulations, pouvant être associée à de fortes douleurs et à une rougeur et un gonflement de ces articulations. Elle peut être aigüe ou chronique et les causes sont multiples : polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique.
    Elle peut aussi être d'origine infectieuse, les germes pouvant provenir d'une injection (infiltration), d'une infection de voisinage, ou transportés par voie sanguine.
    Adj. et n. m. : polyarthritique : qui se rapporte à la polyarthrite ou qui est atteint de polyarthrite.     Sites Internet :  * Association de Recherche sur la Polyarthrite ; * Association Française des Polyarthritiques.     Haut de page

Polyarthrose   Polyarthrosique
Rhumatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Polyarthrosis, Polyarthosic]   N. f. ; Adj et nom  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs. 
    La polyarthrose est une affection dégénérative non inflammatoire très répandue d'une articulation qui voit ses cartilages progressivement détruits. Elle doit son nom au fait qu'elle touche progressivement plusieurs articulations : hanche (coxarthrose), genou (gonarthrose), colonne cervicale (cervicarthrose), dorsale (dorsarthrose) ou lombaire (lombarthrose). 
    La polyarthrose touche des millions de personnes en France, est d'autant plus fréquente que l'on vieillit et peut survenir plus rapidement lorsque les articulations ont été fortement sollicitées. C'est un phénomène fréquent chez les sportifs de haut niveau ou chez certains travailleurs manuels.
    Polyarthrosique : adj. et nom. Qui est atteint de polyarthrose ou qui se rapporte à la polyarthrose.    Haut de page

Polycholie
Hépatologie, sécrétions et métabolismes  -  [Angl. : Polycholia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * cholie : du grec kholê [chol(o)-, cholé-, -cholie, -choline], relatif à la bile.
    La polycholie est la sécrétion anormalement importante de bile. Ce terme est synonyme de hypercholie, qui a la même signification.     Haut de page

Polyclonie   
Myologie, neurologie  -  [Angl. : Polyclonia, myoclonus multiplex]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * clonie : du grec klôn [-clonie, -clonal], jeune pousse ; en médecine, indique la multiplication végétative ou la répétition.
    La polyclonie est la répétition sans interruption de myoclonies. Myoclonie : N. f.  * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle.  Syn. : Myoclonia. Mouvement musculaire à type de secousse, provoqué par une contracture soudaine, rapide et brève d'un muscle ou 4 d'un groupe de muscle, pouvant entraîner un déplacement du segment du membre correspondant.
    De nombreux muscles peuvent être touchés par la myoclonie : face, membres, voile du palais (myoclonie vélopalatine). La myoclonie peut également être généralisée.
    A noter que le hoquet est aussi une forme de myoclonie (phrénoglottique). Les causes de la myoclonie généralisée sont une diminution de l'apport en dioxygène dans certaines zones du cerveau ou certains facteurs métaboliques, infectieux ou toxiques. Certains neuroleptiques, l'épilepsie, peuvent aussi provoquer des myoclonies. Le traitement repose sur des médicaments dérivés des benzodiazépines.   Structure microscopique d'un muscle strié      Haut de page

Polyclonal
Biotechnologies  -  [Angl. : Polyclonal]    Adj.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * clonal : du grec klôn, [clone, clon(o)-], jeune pousse, ensemble des plantes provenant d'une multiplication végétative. Aujourd'hui, ce terme s'applique aussi aux animaux. 
    L'adjectif polyclonal caractérise ce qui concerne plusieurs clones. Un clone est l'ensemble des cellules ou des individus obtenus par réplication asexuée d'une seule cellule ou d'un seul organisme. Un clone est donc un groupe de cellules au patrimoine génétique strictement identique, aux erreurs de réplication de l'ADN près.
    Le clonage est la formation d'un clone d'individus ou de cellules génétiquement identiques. Le clonage de gènes est l'isolement, l'insertion puis l'introduction d'un fragment plus ou moins long d'ADN dans l'ADN d'une autre cellule, bactérie ou levure qui, en se multipliant, multipliera le fragment d'ADN (ou gène) inséré. Cette technique est connue sous les noms de génie génétique ou transgenèse ou recombinaison génétique.

Exemple de clonage de gène avec Escherichia coli :
- Le génie génétique est né vers 1974, avec la découverte d'enzymes capables de couper l'A.D.N. en des endroits précis : les enzymes de restriction. D'autres enzymes, des ligases, permettent au contraire de "recoller" les morceaux. Il devenait ainsi possible d'introduire des gènes humains dans l'A.D.N. d'Escherichia coli en utilisant comme vecteur des plasmides (*) recombinés isolés, ou des bactériophages (*).
- Cet A.D.N. recombiné étant ensuite reproduit par la bactérie, on obtient un grand nombre de copies du gène étranger intéressant. Le gène est "cloné". Il faut ensuite que ce gène s'exprime pour qu'il produise la protéine intéressante, ce qui a nécessité la maîtrise de nombreuses difficultés. 
- Exemples : pour lutter contre le nanisme, l'hormone hypophysaire de croissance (STH ou hormone somatotrope)  est produite par génie génétique puis extraite des bactéries par choc osmotique. De nombreuses autres substances sont ainsi fabriquées : insuline (hormone hypoglycémiante pancréatique), facteurs de coagulation (pour les hémophiles), interféron (substance antivirale), vaccin de l'hépatite B ...
* Ribosomes : organites cytoplasmiques constitués de protéines et d'acide ribonucléique (ARN), au niveau desquels s'effectue la synthèse des protéines à partir des acides aminés du cytoplasme et en fonction de l'information apportée par l'ARN messager synthétisé dans le noyau. 
* Plasmide : petit chromosome circulaire.
* Bactériophage : virus se comportant en parasite de bactéries.
Pour en savoir beaucoup plus sur la transgenèse, voyez la page "Génie génétique"

Clonage humain :
- Le principe du clonage.
    1. Chez un individu (le donneur), on prélève une cellule du corps ou cellule somatique, c'est-à-dire qui contient 46 chromosomes, dans n'importe quel organe ou tissu (peau, muscle ...)
    2. On extrait le noyau de cette cellule, qui contient les chromosomes.
    3. Dans un ovocyte énucléé (dont on a enlevé le noyau), on fait pénétrer le noyau de la cellule du donneur, qui contient les 46 chromosomes.
    4. Cet ovocyte a maintenant 46 chromosomes, comme une cellule œuf qui, en plus des 23 chromosomes initiaux de l'ovocyte, aurait reçu 23 autres chromosomes d'un spermatozoïde, mais n'a pas été fécondé.
    5. La nouvelle cellule commence à se diviser in vitro par mitoses et produit des cellules strictement identiques.
    6. L'embryon formé de quelques cellules est introduit dans l'utérus d'une mère "porteuse".
    7. Le bébé formé sera le jumeau vrai du donneur, son clone.

- Un constat étonnant : Nos cellules sont différenciées, c'est-à-dire qu'une cellule de peau mise en culture ne produit par multiplication (mitoses) que des cellules de peau. Il en est de même pour les autres tissus. Or, lorsqu'une de ces cellules (en fait son noyau avec ses chromosomes) est placée dans un ovocyte mûr énucléé, elle produit un embryon qui se développe, c'est-à-dire tous les types cellulaires. Elle est redevenue indifférenciée, totipotente.
- Pour ne pas confondre : Il faut distinguer
    * le clonage thérapeutique qui consiste en la mise en culture de cellules embryonnaires, donc indifférenciées, dans le but d'obtenir, grâce à des techniques et des milieux de culture adaptés, des cellules pour guérir des organes et des tissus défaillants
    * le clonage reproductif qui permettrait, comme c'est le cas pour certains mammifères (vaches, brebis, souris ...) de faire des copies conformes de ces animaux (ou d'humains ?).
- Les cellules ES et EG : Les cellules ES (de l'anglais "Embryonic steam cell") ou cellules souches embryonnaires sont obtenues à partir du massif interne de cellules du blastocyste, constitué en plus du trophoblaste qui formera les annexes et le placenta. Ces cellules internes ou ES ne sont donc pas capables de produire un embryon complet, puisqu'il y a déjà eu une première différenciation. Ce sont des cellules pluripotentes. 
    À un stade plus tardif (environ 8 semaines), une autre lignée de cellules apparaît : ce sont les cellules de la lignée germinale, qui produiront les ovocytes et les spermatozoïdes. On les appelle cellules EG, de l'anglais "Embryonic germ cell" ou cellules germinales embryonnaires. Ce sont des cellules multipotentes, car elles n'ont pas toutes les possibilités de différenciation des cellules ES.
    Pour en savoir plus, voir le Rapport de l'Assemblée Nationale et du Sénat sur "Le clonage, la thérapie cellulaire et l'utilisation thérapeutique des cellules embryonnaire." sur le site de l'Assemblée Nationale.

- Petit historique et tendances actuelles : - En février 1997, annonce de la naissance de Dolly, la première brebis clonée, après de nombreux échecs. - Janvier 1999, des Biologistes (Jacques Montagut et Anna Veiga) lancent un appel contre le clonage reproductif et créent VIGILCLONAGE - 23.02.2001 : Décision de l'Union Européenne : "Le brevet pour le procédé pouvant conduire au clonage humain sera interdit". - 31.07.2001 : La Chambre des Représentants (États-Unis) adopte un projet de loi interdisant la création de tout embryon humain par clonage. - 25.11.2001 : La société américaine Advanced Cell Technology (ACT) annonce l'obtention d'embryons humains par la  technique de clonage. Le développement s'est arrêté au stade 6 cellules. Une tempête dans un verre d'eau ?  - À prendre beaucoup plus au sérieux : des équipes obtiennent des neurones à partir de cellules embryonnaires (c'est du clonage thérapeutique).  - 28.11.2001 : Bernard KOUCHNER : "... Si le clonage reproductif doit être interdit, le clonage thérapeutique doit être encadré". - Dans plusieurs pays, les Conseils de l'Ordre demandent aux députés de criminaliser le clonage humain reproductif.

Inquiétant :
* Claude VORILHON, alias Rael, fondateur de la secte des Raeliens au Canada : "Les humains sont des clones d'extraterrestres, les Elohim, venus il y a 25.000 ans. Le clonage reproductif doit permettre l'accession à la vie éternelle". 
* En Italie, le gynécologue Severino ANTINORI persiste et signe : avec son collègue américain ZAVOS, il annonce son projet de clonage humain.
* En 2003, d'autres naissances de clones humains sont annoncées mais toujours pas prouvées...
* En 2005 : naissance de Pieraz-Cryozootech-Stallion, poulain issu du clonage d'un cheval de course castré (hongre) mais toujours pas de clonage humain.  Clonage de gène avec E. coli        Haut de page

Polycorie
Ophtalmologie  -  [Angl. : Polycoria]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * corie : du grec korê [-cori(o), -corie], pupille. 
    La polycorie est la présence, dans le même œil, de deux ou plusieurs pupilles. Il s'agit le plus souvent de petites perforations dans le voile irien (iris) qui ne gênent pas la vision. On les appelle perforations pupilliformes de l'ris, ou pupilles accessoires et on nomme aussi cette anomalie : paracorie. Dans certains cas, on observe une diplocorie (deux pupilles dans le même œil), ou une triplocorie (3 pupilles).      Haut de page

Polydactylie   Polydactylisme
Anatomopathologie  -  [Angl. : Polydactyly, polydactylia, Polydactylism]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * dactylie, dactylisme : du grec daktulos [-dactyle, dactyl(o)-, -dactylie], doigt. 
    La polydactylie est l'existence d'un ou plusieurs doigts ou orteils surnuméraires. Cette pathologie est connue comme étant héréditaire et se transmet selon le mode autosomique (donc le gène n'est pas sur un chromosome sexuel) dominant, donc il suffit que l'un des parents ait le gène pour qu'il le transmette à ses enfants. Syn. : polydactylisme.      Haut de page

Polydermatomyosite
Immunologie  -  [Angl. : Polydermatomyositis]   N. f.  * poly du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * dermato : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Comme son nom l'indique, la dermatopolymyosite ou DPM ou polydermatomyosite est une affection cutanée (éruption fréquente) et musculaire (lésions inflammatoires), qui peut toucher aussi d'autres organes, notamment les viscères (poumon, cœur ...).   C'est une maladie auto-immune relativement rare qui touche environ une personne sur 200 000 en France, essentiellement des jeunes adultes. Elle est certainement due à une anomalie du collagène et on la classe aujourd'hui dans les connectivites ; elle est proche du LED (lupus érythémateux dissémine) et de la sclérodermie.
    Les lésions musculaires deviennent rapidement douloureuses et handicapantes : les malades deviennent progressivement grabataires. Cette atrophie musculaire qui s'installe touche aussi les muscles oculomoteurs (yeux) et ceux du pharynx, entre autres, provoquant des problèmes de déglutition et des fausses routes. C'est généralement après que ces lésions musculaires se soient installées qu'apparaissent les dermatoses, notamment des érythèmes, des placards rouges sur le visage et le cou, les mains puis l'extérieur des coudes et des genoux, la base des ongles. Ces rougeurs s'accompagnent souvent d'œdèmes sous-cutanés.
    Les traitements actuels reposent sur une corticothérapie intensive.     Haut de page

Polyarthrite rhumatoïde
Rhumatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Rheumatoid arthritis]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.  
    Rhumatisme chronique qui touche simultanément plusieurs (voire toutes) articulations. La polyarthrite rhumatoïde (ou PR) est le plus fréquent et le plus grave des rhumatismes inflammatoires. Coupe d'une articulation normale  Elle attaque les articulations dans leur ensemble, même si elle concerne parfois que certaines d'entre elles. C'est avant tout la membrane de l'articulation, ou synoviale, qui est atteinte, provoquant progressivement une déformation de l'articulation. 200 000 à 400 000 personnes surtout des femmes) sont concernées en France.
    En avril 2000, au Génopole d'Évry, le laboratoire du Dr François Cornélis a lancé une collecte d'ADN auprès de 10 000 personnes atteintes, dans le but d'identifier les gènes responsables (dont l'un est déjà connu). Les traitements sont nombreux et ciblés :
    * Les traitements de fond ont pour but de ralentir l'évolution de la maladie :  sels d'or, antipaludéens de synthèse, D-pénicillamine, Sulfalazine, Méthotrexate et ciclosporine.
    * Les traitements à visée symptomatique qui agissent rapidement sur la douleur et l'inflammation : antalgiques (antidouleurs), anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et corticothérapie (cortisone).
    * Les thérapeutiques à action locale qui agissent sur les articulations : infiltrations de corticoïdes, synoviorthèses, synovectomies sous arthroscopie.
    * Les traitements chirurgicaux qui sont pratiqués de plus en plus fréquemment et de plus en plus précocement. Les opérations vont de la simple correction chirurgicale pour rétablir une fonction articulaire aux arthroplasties (pose de prothèse, notamment hanches, genoux, épaules...) en passant par les arthrodèses (blocage de l'articulation).     Haut de page

Polydipsie   Polydipsique
Néphrologie urologie, diabétologie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Polydipsia, Polydipsic]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * dipsie : du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif. 
    La polydipsie est une augmentation anormale de la soif. Il existe certaines pathologies dans lesquelles le sujet boit beaucoup, voire énormément, comme la potomanie (affection neurologique), les diarrhées, l'exposition à de très fortes chaleurs. Mais la cause la plus fréquente de la polydipsie est la polyurie (émission excessive d'urine), résultant elle-même d'un dysfonctionnement rénal. On parle plus volontiers de PUPD (polyurie - polydipsie ou syndrome polyuro-polydipsique).
    On a également noté une polydipsie dans les diabètes de type I et II, ainsi que dans l'hypercorticisme ou syndrome de Cushing. L'adjectif polydipsique caractérise tout ce qui se rapporte à la polydipsie.    Haut de page

Polydysplasie
Embryologie, génétique, anatomie et cytologie pathologiques  -  [Angl. : Polydysplasia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * embryo : du grec embruon [embryo-], embryon, fœtus ; * plasie : du grec plasis,  plassein [-plasie], action de façonner, modeler. 
    La dysembryoplasie désigne une anomalie de développement de certains tissus pendant la période embryonnaire. On connaît plusieurs dysembryoplasies qui ont pour origine une anomalie génétique (phacomatoses par exemple). Ces gènes mutés codent des protéines anormales qui sont à l'origine de ces pathologies.
    Syn. : Dysplasie (ce terme est souvent utilisé pour désigner une lésion précancéreuse). Une polydysplasie est l'existence de plusieurs de ces malformations chez le même individu.     Haut de page

Polydystrophie
Anatomopathologie, génétique  -  [Angl. : Polydystrophy, polydystrophia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * dys : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * trophie : du grec trophê [troph(o)-,  -trophie], nourriture, développement. 
    La dystrophie qualifie à la fois un trouble de la nutrition d'un organe ou d'une partie du corps, ainsi que les conséquences au niveau de cet organe : développement insuffisant, voire dégénérescence. La polydystrophie est une anomalie du développement  ou une dégénérescence qui touche simultanément plusieurs organes.     Haut de page

Polyendocrinopathie
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Polyendocrinopathy]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * endo- : du grec endon [end(o)-], au-dedans ; * crino-  : du grec ekkrinein [-crine, -crinien, -crinienne], excréter ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Le terme polyendocrinopathie est un terme générique pour désigner toute affection simultanée de plusieurs glandes endocrines (*), quelles qu'en soient les causes, l'importance et les manifestations. Il en résulte une insuffisance hormonale multiple, généralement due à un processus auto-immunitaire.
(*) Une glande ou une cellule endocrines déversent leurs produits de sécrétion (ou hormones) directement dans le sang (milieu intérieur), sans utiliser de canal excréteur, ce qui explique la présence systématique d'un réseau capillaire à proximité.  L'hypothalamus, l'hypophyse, les ovaires, les testicules, les capsules surrénales, la thyroïde, entre autres, sont des glandes endocrines.     Haut de page

Polygastrie   Polygastrique
Gastroentérologie  -  [Angl. : Polygastria, Polygastric]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * gastrie, gastrique : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac. 
    La polygastrie consiste en une sécrétion excessive (ou hypersécrétion) de suc gastrique. L'adjectif polygastrique signifie "qui a plusieurs estomacs" ou ventres. Un muscle peut être polygastrique, par ex.    Haut de page

Polyglobulie   Polyglobulie essentielle   Polyglobulie primitive   Polyglobulie secondaire   Polyglobulie réactionnelle
Néphrologie urologie, diabétologie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Polyglobulia, polycythaemia, polycythemia, Essential polycythemia, Primary polycythemia, polycythemia, Reactional polycythemia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * globulie : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi. En hématologie : qui a un rapport avec les globules rouges. 
    La polyglobulie est l'augmentation de la masse totale des globules, provoquant de ce fait l'augmentation de la viscosité du sang. Cette synthèse de globules rouges est toujours sous la dépendance d'une hormone : l'EPO ou érythropoïétine, principalement fabriquée par les reins et, dans une moindre mesure, par le foie.
    L'EPO est une glycoprotéine qui, si elle vient à manquer, provoque une anémie pouvant être sévère. C'est le cas dans certaines insuffisances rénales. Actuellement, cette molécule est parfaitement synthétisée et régulièrement administrée dans certaines pathologies rénales (dialysés par exemple). L'EPO a été largement médiatisée au cours de grandes épreuves sportives et son dosage fait actuellement partie des contrôles anti-dopage. 

La polyglobulie résulte de plusieurs causes :
      * Il peut arriver que les cellules souches (celles qui vont donner naissance aux hématies) présentent une sensibilité excessive à l'EPO et prolifèrent de façon excessive. Cette forme de polyglobulie est aussi connue sous le nom de maladie de VAQUEZ.
      * Autre cause : la polyglobulie dite essentielle ou primitive ou syndrome myéloprolifératif : l'EPO est produite en quantité excessive dans l'organisme, ce qui provoque les mêmes effets. Cette hypersécrétion d'EPO est généralement due à un défaut d'oxygénation des tissus, résultant elle-même d'une insuffisance respiratoire, de problèmes circulatoires ou cardiaques, de tumeurs bénignes ou malignes dans les reins et/ou le foie, entre autres.
    L'augmentation de la viscosité du sang, si elle est importante, peut provoquer des ralentissements de la circulation et augmenter les risques de thrombose, alors que l'augmentation du volume sanguin est responsable de céphalées et d'une HTA (hypertension artérielle). Le diagnostic de la polyglobulie repose essentiellement sur l'hémogramme. Si la viscosité est élevée et les risques de thrombose importants, les saignées représentent toujours une solution à court terme. Sinon les traitements sont médicamenteux.
      * Une autre forme dite secondaire ou réactionnelle consiste en l'augmentation absolue de volume des globules rouges en réponse à une trop grande libération d'EPO. Cette "anomalie" est plutôt une adaptation, notamment chez les sujets vivant en haute altitude, dans certaines maladies pulmonaires ou cancers du rein.    Haut de page

Polykystique
Néphrologie urologie, gastroentérologie -  [Angl. : Polycystic]   Adj. et n. * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kystique : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide. 
    État d'un organe ou d'un individu qui présente une polykystose c'est-à-dire une accumulation anormale de kystes. Cet état entraîne à plus ou moins long terme, la dégénérescence de l'organe. Voir aussi : polykystose, PKRAD et PKRAR.     Haut de page

Polykystome
Néphrologie urologie, gastroentérologie  -  [Angl. : Polycystic disease]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.
    Essentiellement observé au niveau des reins, le polykystome ou PKR ou polykystose rénale, est parfois aussi observé au niveau du foie : polykystose hépatique. C'est une maladie génétique au cours de laquelle les nombreux kystes liquidiens présents dans les reins détruisent progressivement cet organe. Elle affecte 80 000 personnes en France et c'est l'une des principales affections rénales pour lesquelles il faut envisager une dialyse ou une transplantation.
    On fait encore la distinction entre la PKRAD, autosomique dominante et qui affecte les adultes et la PKRAR, autosomique cessive, plus rare et bien plus grave, qui affecte les enfants en très bas âge. En ce qui concerne la polykystose hépatique, elle touche environ 50 % des patients atteints de PKR. On peut également découvrir chez eux, des kystes dans la rate, le pancréas, le côlon, des atteintes cardiovasculaires, des anévrysmes etc.     Haut de page

Polykystose
Néphrologie urologie, gastroentérologie  -  [Angl. : Polycystic disease]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kysto : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
    Essentiellement observée au niveau des reins : PKR ou polykystose rénale) et du foie : polykystose hépatique. La PKR est une maladie génétique au cours de laquelle les nombreux kystes liquidiens présents dans les reins détruisent progressivement cet organe. Elle affecte 80 000 personnes en France et c'est l'une des principales affections rénales pour lesquelles il faut envisager une dialyse ou une transplantation.
    On fait encore la distinction entre la PKRAD, autosomique dominante et qui affecte les adultes et la PKRAR, autosomique récessive, plus rare et bien plus grave, qui affecte les enfants en très bas âge. En ce qui concerne la polykystose hépatique, elle touche environ 50 % des patients atteints de PKR. On peut également découvrir chez eux, des kystes dans la rate, le pancréas, le côlon, des atteintes cardiovasculaires, des anévrysmes etc.     Haut de page

Polylobé
Anatomie, cytologie histologie  -  [Angl. : Polylobular, polylobed]   Adj.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * lobé : du grec lobos [lob(o)-, lobe], en anatomie, désigne une partie arrondie d’un organe quel qu’il soit. 
État de ce qui présente plusieurs lobes. L'adjectif polylobé est un néologisme (mot nouvellement apparu), synonyme de multilobé ou multilobaire.     Haut de page

Polymastie
Anatomie, embryologie, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : Polymastia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * mastie : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein. 
    Présence chez une femme, de plus de deux glandes mammaires. Ces glandes mammaires dérivent, chez l'embryon, de l'ectoderme (crête mammaire ou ligne lactéale). Vers la 7e semaine, il ne reste que 2 bourgeons qui vont donner les 2 seins. Un ou 2 bourgeons surnuméraires peuvent se développer et entraîner la polymastie. Cette anomalie peut également s'observer chez l'homme.     Haut de page

Polymédication
Pharmacologie, médecine biologique, gériatrie  -  [Angl. : Polymedication]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * médico : du latin medicus [médic(o)-], qui guérit, qui concerne la médecine ; * ation : du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom.
    La polymédication est la prescription et la prise  simultanée de plusieurs médicaments. Cette façon de se soigner ou d'être soigné peut présenter un danger certain et engendrer des pathologies dites iatrogènes. Ce sont les personnes âgées qui sont les plus exposées en raison du vieillissement de certains organes destinés à métaboliser et éliminer ces médicaments : foie, reins entre autres, et de l'accumulation de pathologies multiples.
    Les pathologies iatrogéniques représentent entre 5 et 10 % des motifs d’hospitalisation après 65 ans et plus de 20 % d’entre eux après 80 ans. Parmi les symptômes qui doivent faire penser à des interactions médicamenteuses indésirables ou à des surdosages, les chutes répétées, des troubles du rythme cardiaque, de la tension artérielle, de la parole, de l'appétit. Tout ceci met en évidence l'intérêt du médecin prescripteur unique ou de l'existence d'un dossier médical à jour.      Haut de page

Polymélie   Polymèle   Polymélique
Anatomie, embryologie  -  [Angl. : Polymelia, Polymelus, Polymelic]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * mèle : du grec melos [-mèle, -mélie, mélique], relatif au membre.
    La polymélie est une anomalie grave de la période embryonnaire qui évolue en la formation d'un ou plusieurs membres surnuméraires. Des facteurs responsables sont supposés, mais non formellement identifiés : radiations, certaines molécules chimiques.
   Polymèle : (N. m.) individu qui présente un ou plusieurs membres surnuméraires. Polymélique (Adj.) état de celui qui présente une forme de polymélie.nbsp;    Haut de page

Polymère    Polymérisation
Chimie, biochimie  -  [Angl. : Polymer ; Polymerisation]    N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * -mère : du grec meros [mér(o)-, mérisme, -mère], partie, élément. 
    En chimie et en biochimie, un dimère est molécule composée de deux éléments appelés protomères ou monomères ou molécules unitaires dont l'association avec d'autres protomères conduit à un édifice moléculaire dimère ou tétramère, voire polymère.
    Parmi les polymères naturels, on peut citer le caoutchouc, le bois, la laine, la soie, le coton. Actuellement, ils sont concurrencés par des macromolécules pétrochimiques de synthèse, comme les élastomères, les plastiques, les fibres artificielles. Un polymère bien connu : le polyéthylène, est un assemblage en chaîne d'un millier de molécules d'éthylè C2H4, obtenu par vapocraquage. Si les molécules d'éthylène subissent une chloration puis une polymérisation, on obtient un autre polymère bien connu : le PVC ou polychlorure de vinyle. 
   La polymérisation est l'assemblage d'un nombre plus ou moins grand de monomères, par des procédés chimiques, pour obtenir des dimères, trimères, tétramères, polymères.     Haut de page

Polymorphisme   Polymorphe   Polymorphocellulaire
Génétique, évolution  -  [Angl. : Polymorphism, Polymorphous, Polymorphocellular]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * morphe : du grec morphê [morph(o)-, -morphie, -morphique, -morphisme], forme. 
    Le polymorphisme est la présence, au sein d'une espèce ou d'une population, de plusieurs catégories bien différentes d'individus (ex. individus présentant la drépanocytose, individus sains ...). Les généticiens distinguent le polymorphisme morphologique et le polymorphisme biochimique, différences qui dont dues à la présence d'enzymes différentes codées par des allèles du même gène qui est donc polyallélique.
    Adj. polymorphe : se dit d'un gène qui possède plusieurs allèles. Caractérise aussi des corps qui présentent des formes cristallines différentes ou des cellules. Polymorphocellulaire : qui est constitué de cellules de formes différentes.     Haut de page

Polymyosite   Polymyosite paranéoplasique   Polymyosite hémorragique   Polymyosite œdémateuse   Dermatomyosite   Dermatopolymyosite   Polymyosite aigue   Polymyosite chronique   Polymyosite ossifiante  
Génétique, immunologie, myologie, algologie, médecine biologique  -  [Angl. : Polymyositis, Paraneoplastic polymyositis, Haemorrhagic polymyositis, Oedematous (or edematous) polymyositis, Dermatopolymyositis, Acute polymyositis, Chronic polymyositis, Ossifying polymyositis]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle : * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    On peut considérer le mot polymyosite comme un terme générique, car les différentes formes de cette maladie ont des causes et des répercussions nombreuses et variées, même si elle reste heureusement une pathologie relativement rare. Comme son nom l'indique, c'est une myosite multiple dans laquelle on constate une dégénérescence atrophique de plusieurs muscles, toujours accompagnée de fortes douleurs.
    Un examen plus approfondi montre des foyers hémorragiques (polymyosite hémorragique) dans les muscles striés, à commencer souvent par ceux des cuisses et des épaules, des œdèmes (polymyosite œdémateuse), entre autres lésions sur les tissus environnants, notamment sur tout ce qui contient du collagène.  Dans sa forme auto-immune, l'organisme produit des anticorps spécifiquement dirigés contre les muscles striés. On ne sait toujours pas aujourd'hui ce qui déclenche la maladie, généralement entre 20 et 40 ans, davantage chez les femmes que chez les hommes.

    Une forme dite polymyosite paranéoplasique apparaît en même temps qu'un cancer. La polymyosite évolue alors souvent vers une autre forme : la dermatomyosite, ou dermatopolymyosite : * dermato : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau.  Comme son nom l'indique, la dermatopolymyosite ou DPM ou polydermatomyosite est une affection cutanée (éruption fréquente) et musculaire (lésions inflammatoires), qui peut toucher aussi d'autres organes, notamment les viscères (poumon, cœur ...).  
    C'est une maladie auto-immune relativement rare qui touche environ une personne sur 200 000 en France, essentiellement des jeunes adultes. Elle est certainement due à une anomalie du collagène et on la classe aujourd'hui dans les connectivites ; elle est proche du LED (lupus érythémateux disséminé) et de la sclérodermie. Les lésions musculaires deviennent rapidement douloureuses et handicapantes : les malades deviennent progressivement grabataires.
    Cette atrophie musculaire qui s'installe touche aussi les muscles oculomoteurs (yeux) et ceux du pharynx, entre autres, provoquant des problèmes de déglutition et des fausses routes. C'est généralement après que ces lésions musculaires se soient installées qu'apparaissent les dermatoses, notamment des érythèmes, des placards rouges sur le visage et le cou, les mains puis l'extérieur des coudes et des genoux, la base des ongles. Ces rougeurs s'accompagnent souvent d'œdèmes sous-cutanés. Les traitements actuels reposent sur une corticothérapie intensive.
    À noter qu'il existe des formes de polymyosites aigües, chroniques, ossifiantes ...     Haut de page

Polynévrite   Polyneuropathie symétrique distale
Neurologie, génétique  -  [Angl. : Polyneuritis, Distal symmetric polyneuropathy]   N. f.    * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire.   
    La polynévrite est une affection neurologique qui atteint préférentiellement le SNP (système nerveux périphérique), de façon symétrique et distale, c'est-à-dire qu'elle touche essentiellement les extrémités. Aujourd'hui, on lui préfère l'appellation polyneuropathie symétrique distale (* neuro : du grec neuron [neur(o)-, -neural, -neurie], nerf ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel).
    Ces pathologies atteignent simultanément plusieurs nerfs, touchant soit la myéline (gaine qui entoure certains neurones), soit les axones, c'est-à-dire qu'elles affectent directement les nerfs périphériques. Il en résulte des paralysies, paresthésies et hypoesthésies. Certaines ont vraisemblablement une cause génétique ou toxique ou infectieuse.     Haut de page

Polynucléaire
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Polynuclear]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * nucléaire : du latin nucleus [nuclé(o)-, -nucléaire, nucléique], noyau. 
    Le polynucléaire (ou granulocyte) est un leucocyte ou globule blanc issu de la lignée myéloïde (c'est-à-dire de la moelle osseuse). Au microscope, on distingue un gros noyau multilobé, qui justifie son  nom de polynucléaire. Son cytoplasme présente de nombreuses granulations ; c'est la raison pour laquelle on l'appelle aussi granulocyte.
    Sur les fiches d'analyses biochimiques et médicales, on détaille plusieurs catégories de granulocytes : basophiles, éosinophiles (ou acidophiles) et neutrophiles, en fonction des colorants fixés par ces différentes sortes de cellules. Tous les granulocytes ont la faculté de phagocyter des bactéries ou même d'autres cellules, mais ce sont essentiellement les neutrophiles qui sont capables de sortir des capillaires pour phagocyter des bactéries "à l'extérieur".
    Les éosinophiles ou acidophiles interviennent principalement dans les réactions immunitaires et allergiques.  Un granulocyte basophile   Un éosinophile   Un neutrophile     Haut de page

Polyostotique
Imagerie médicale, ostéologie, génétique  -  [Angl. : Polyostotic]   Adj.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * osto : du grec osteon [-oste, -osté(o)], os ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d´autres substantifs. 
    Les adjectifs monostotique et polyostotique se rapportent à la dysplasie fibreuse des os ou DFO, maladie de la cellule souche et de l'ostéoblaste. Les os deviennent fragiles et se déforment, notamment le tibia, le fémur, la boîte crânienne, la face, mais tous les autres peuvent être atteints. La dysplasie fibreuse de l'os est qualifiée de monostotique si un seul os est atteint, de polyostotique si plusieurs os sont concernés.

De quoi s'agit-il ?
    La DFO est une maladie génétique (mais non héréditaire) rare qui  est due à la mutation d'un gène nommé GNAS ou plus précisément GNAS locus complexe : Guanine Nucleotide binding protein Alpha Stimulating. Ce gène a été localisé sur 20q13, c'est-à-dire sur le bras long du chromosome 20 au locus 13, mais ce locus est complexe, ce qui justifie cette appellation.
    Le gène muté modifie la protéine Gsα, laquelle est responsable de la production "normale" du tissu osseux. Cette mutation du gène GNAS provoque donc une production de matrice osseuse immature et mal minéralisée. On constate en effet une fuite de phosphore dans les urines, qui empêche une minéralisation du squelette.

Les conséquences.
    Les patients qui sont atteints de DFO souffrent de douleurs osseuses, de fractures et de déformations osseuses. Ces synthèses anarchiques peuvent provoquer des déformations importantes des os de la face et donc du visage.

Remarque : on retrouve cette DFO dans le syndrome de McCune-Albright (SMA), associée à d'autres pathologies comme des atteintes endocriniennes et métaboliques, puberté précoce, syndrome de Cushing (hypercorticisme), taches cutanées "café au lait", hyperthyroïdie, acromégalie, entre autres.   Haut de page

Polype   Polypadénome   Polypectomie   Polypotome   Polypoïde   Polypiforme
Chirurgie digestive, chirurgie générale, chirurgie ORL  -  [Angl. : Polyp, Adenomatous polyp, Polypectomy, Polypotome, Polypoid, Polypiform]   N. m.  * polype : du latin polypus, du grec polupous, de pous, pied. 
    Un polype est une tumeur bénigne molle, charnue ou fibreuse, généralement pédiculée (c'est-à-dire placée sur un pédoncule), piriforme (en forme de poire), qui se développe dans les cavités ou les tubes revêtus d'une membrane muqueuse. Lorsque le polype se développe aux dépens d'une glande, on parle de polypadénome ou polype adénomateux.
    En chirurgie digestive par exemple, lorsque le médecin pratique une coloscopie et rencontre des polypes, il pratique une polypectomie (du grec ektomê [ectomie], ablation) ou ablation des polypes, à l'aide d'un appareil spécialement adapté : le polypotome (du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe).
    Adj. : polypoïde : qui a la forme d'un polype. Syn. : polypiforme.    Haut de page 

Polypeptide
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Polypeptide]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques.  
    Par convention, un peptide est une courte chaîne polypeptidique qui comporte moins de 50 à 60 acides aminés (moins de 100 selon certains auteurs). Les protides sont des composés quaternaires, essentiellement formés de C, H, O et N (carbone, hydrogène, oxygène et azote). On y distingue les acides aminés, éléments unités, les peptides et les protéines (quand le poids moléculaire est supérieur à 10 000) dont certaines sont de très grandes molécules ou macromolécules.  Une molécule d'acide aminé 
    Les acides aminés sont reliés par des liaisons peptidiques  CH-ON  qui se font entre le groupement amine de l'un et le groupement acide carboxylique de l'autre en éliminant une molécule d'eau. Il en résulte des chaînes plus ou moins complexes qui forment des structures que l'on qualifie de primaire, secondaire, tertiaire ou quaternaire. Formation d'une liaison peptidique 
    La structure primaire est le squelette de la protéine, enchaînement (ou séquence) d'acides aminés reliés par les liaisons peptidiques. Ces molécules souvent très longues subissent des repliements et forment les structures secondaires. Pour plus de détails sur les 4 structures des protéines, voir la page protéines.
    Lorsque 2 acides aminés sont reliés par une liaison peptidique, on parle de dipeptide. C'est un tripeptide s'il y en a trois, un tétrapeptide avec quatre etc. Au-delà de 4 acides aminés liés entre eux, c'est un polypeptide. Quelques peptides parmi les plus connus : l'insuline et le glucagon (hormones pancréatiques), la vasopressine ou ADH, la prolactine, l'ocytocine, la STH ou hormone de croissance, la FSH et la LH, entre autres (hormones hypophysaires). Pour la nomenclature des peptides, on tient compte
* du fait qu'ils ont toujours une extrémité amine libre ou extrémité N- terminale,  et une extrémité carboxyle libre ou extrémité C- terminale.
* par convention, le nom du peptide commence toujours par la gauche, c'est-à-dire par l'extrémité N terminale, chaque acide aminé étant affecté du suffixe -yl, sauf pour le dernier qui garde son nom complet, sans suffixe.
L'adjectif peptidique se rapporte aux peptides et notamment les liaisons des acides aminés qui les constituent.    Haut de page 

Polyperforine
Immunologie, biochimie humaine  -  [Angl. : Polyperforin]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * per- : du latin per [per-], à travers, de part en part, au moyen de ; * forine : du latin forare, percer, trouer. 
    Avant de lire ces quelques lignes, je vous recommande de revoir "La réaction immunitaire".
 
    Les cellules NK (natural killer cells) et les lymphocytes T cytotoxiques (LTc) possèdent, dans leur cytoplasme des granules de réserve. Lorsque ces cellules rencontrent une cellule de l'organisme infectée, qui présente un peptide étranger par l'intermédiaire de leurs molécules du MHC-1 ou qui est déficiente en molécules du MHC-1 (major histocompatibility complex ou complexe majeur d'histocompatibilité - CMH en français), les cellules tueuses se fixent sur cette cellule-cible.

   Au moment de ce contact avec la cellule cible, les LTc sécrètent des protéines particulières : la perforine et les granzymes. La perforine est libérée par exocytose, perfore la membrane de la cellule cible, et se retrouve dans son milieu intérieur. Ces molécules polymérisent en polyperforines puis s'intègrent dans la membrane de la cellule à détruire. La polyperforine forme un canal lytique par lequel pénètrent l'eau, le calcium, les granzymes, ce qui conduit au gonflement et à l'éclatement (apoptose) des particules (cellules infectées, bactérie, virus...) endocytées.    Haut de page 

Polyploïde   Polyploïdie
Génétique  -  [Angl. : Polyploid, Polyploidy]   Adj.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * ploïde, ploïdie : d’après diplo-, double, polyplo- signifie plusieurs (en trop) et du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    La polyploïdie est le fait, pour un être vivant, de posséder plusieurs fois les mêmes chromosomes, c'est-à-dire qu'il a plus de 2n chromosomes au lieu du nombre normal qui est 2n. Cette mutation est létale (elle entraîne la mort simultanée de l'embryon).
    Les individus normaux sont diploïdes (2n chromosomes), mais il existe des mutations ou accident lors de la méiose, qui donnent naissance à des cellules haploïdes (n chromosomes) ou polyploïdes (plusieurs lots complets de chromosomes). Un individu polyploïde est atteint de polyploïdie et a plus de 2 fois n chromosomes.    Haut de page 

Polypnée
Pneumologie  -  [Angl. : Polypnoea, polypnea]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * pnée : du grec pnein [-pnée], respirer. 
    La polypnée correspond à une respiration saccadée, accélérée, avec des inspirations de volume réduit. C'est une forme de dyspnée, dont le résultat est une hyperventilation. Elle peut résulter de la prise de certains médicaments.     Haut de page

Polypose   Polypose intestinale   Polypose gastrique   Polypose nasosinusienne   Polypose rhinosinusienne   Polypose sinusienne
Chirurgie digestive, chirurgie générale, chirurgie ORL  -  [Angl. : Polyposis, Intestinal polyposis, Gastric polyposis, Nasosinusal polyposis, Rhinosinusal polyposis, Sinusal polyposis]   N. f.  * polype : du latin polypus, du grec polupous, de pous, pied ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    La polypose correspond, chez un sujet donné, au développement de nombreux polypes, soit dans la même cavité, soit dans des organes différents. Parmi les polyposes les plus fréquentes :
    * La polypose intestinale, siégeant préférentiellement dans le gros intestin ou côlon, et qui est détectée lors d'une coloscopie. Cet examen, qui se déroule sous anesthésie générale, permet non seulement l'investigation complète du côlon, mais aussi la polypectomie ou ablation des polypes.
    * Lorsque c'est dans l'estomac que se développent les polypes, on parle de polypose gastrique.
    * La polypose nasosinusienne ou PNS ou polypose rhinosinusienne ou polypose sinusienne est une maladie inflammatoire chronique qui se traduit par le développement de nombreuses excroissances muqueuses ou polypes, dans les cavités basales et sinusiennes, de façon bilatérale.
    Il en résulte une obstruction nasale permanente avec perte progressive de l'odorat et du goût, rhinorrhées, prurit nasal. Les causes de cette affection ne sont toujours pas connues, même si l'on commence à suspecter l'intervention de gènes de prédisposition. Aujourd'hui, les seuls traitements connus sont le corticothérapie et l'ablation chirurgicale par ethmoïdectomie endonasale.      Haut de page

Polyphagie
Psychiatrie psychologie   -  [Angl. : Polyphagia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * phagie : du grec phagos,  phagia, de phagein [phag(o)-, -phage, -phagie, -phagique], manger. 
    En médecine, le terme polyphagie (ou hyperphagie) est devenu synonyme de boulimie. Il s'agit d'un appétit excessif qui entraîne une personne à manger exagérément. Certains ouvrages décrivent le cas d'un enfant qui, blessé au crâne par le sabot d'un cheval, réclama à manger dès qu'il reprit connaissance. Il était insatiable et cette boulimie soudaine ne s'arrêta que lorsqu'on lui enleva les fragments d'os qui comprimaient le lobe frontal de son encéphale.
    En réalité, la sensation de faim est régulée par 2 centres cérébraux : celui de la faim et celui de la satiété, l'un et l'autre pouvant être touchés par des affections diverses. En plus des cas de faim purement organiques, il existe une polyphagie d'origine névrotique.
    Les psychiatres ont montré que cette affection est souvent associée à l'image maternelle et à la tendresse. Le boulimique cherche à combler un vide affectif, les aliments ayant valeur de compensation.    Haut de page

Polyphénol   Polyphénol antioxydant   Polyphénolique
Pharmacologie, nutrition et diététique  -  [Angl. : Polyphenol, Antioxidant polyphenol, Polyphenolic]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * phénol : du grec phainein [phén(o)-, -phénol, -phénique], apparaître, briller ; en chimie, relatif au phénol, extrait des goudrons et de la houille. 
    Le terme polyphénol est un nom générique, c'est-à-dire qui concerne un nombre important de corps chimiques ayant des caractéristiques communes, notamment des noyaux aromatiques et une ou plusieurs fonctions phénol. Les polyphénols commencent à être bien connus du grand public du fait que certains d'entre eux ont une action antioxydante : on les appelle polyphénols antioxydants ou antioxydants polyphénoliques.
    Ces molécules ont la propriété de capter et d'éliminer des radicaux libres et donc d'avoir une action bénéfique sur le système cardiovasculaire, la protection du "bon" cholestérol HDL, entre autres nombreuses actions bénéfiques. On connaît maintenant de nombreux fruits qui contiennent des antioxydants polyphénoliques, partiellement utilisables par notre organisme et il s'agit essentiellement de fruits de taille réduite et de couleurs vives et foncées, tels les raisins, les grenades, les canneberges, mais aussi des plantes comme les bleuets, la sauge et bien d'autres.
    Parmi les polyphénols, on peut citer les anthraquinones (rouges), les flavonoïdes (jaunes), les anthocyanes ou anthocyanines, bleus, rouges et violacés.    Haut de page

Polyradiculonévrite
Neurologie  -  [Angl. : Polyradiculoneuritis]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * radiculo : du latin radix, radicis, racine et radicula, petite racine ; * névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * ite : du grec -itis [-ite, -itis], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Les polyradiculonévrites (PRN) sont des neuropathies périphériques symétriques qui provoquent des troubles sensitifs et moteurs très généralement symétriques (les deux côtés du corps). Ces affections sont plus importantes que les polynévrites, car elles concernent les nerfs et leurs racines des quatre membres, ainsi que les nerfs crâniens. Il en résulte des troubles essentiellement moteurs, mais en général, la guérison est  spontanée (rétrocession) après quelques semaines.     Haut de page

Polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aigüe
Neurologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : Barre-Guillain syndrome]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * radiculo : du latin radix, radicis, racine et radicula, petite racine ; * névro : du grec neuron [névr(o)-], nerf ; * ite : du grec -itis [-ite, -itis], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Appelée également syndrome de Guillain-Barré (SBG), la polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aigüe est une maladie auto-immune rare aux causes (étiologie) encore mal connues. Le système immunitaire se dérègle et attaque les nerfs, notamment en détruisant la gaine de myéline. La maladie peut apparaître après une infection virale respiratoire ou gastrointestinale.
    Les principaux signes sont une faiblesse croissante, des picotements dans les quatre membres, puis une paralysie qui s'installe en quelques jours ou semaines. La paralysie se généralise pour atteindre la face, et des problèmes de déglutition et de respiration peuvent survenir, nécessitant une hospitalisation d'urgence dans un service de réanimation. La dégradation soudaine du patient peut entraîner d'importants problèmes psychologiques.
    La clef du diagnostic est la ponction lombaire qui montre, dans le LCR (liquide céphalorachidien) une hyperprotéinorachie (excès de protéines dans ce LCR) et une dissociation albuminocytologique. Après la phase ascendante rapide (au cours de laquelle tous ces symptômes apparaissent), il y a une phase dite "plateau" qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois, puis la phase de récupération, plus ou moins longue selon les patients. 5 à 10% des cas sont mortels. Pour les autres, la récupération est relativement bonne, mais il n'est pas rare que des séquelles nerveuses et musculaires subsistent.  Haut de page

Polyribosome   Polysome
Biologie cellulaire, métabolisme  -   [Angl. : Polysome]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * ribo : du mot ribose, de arabinose, lui-même dérivé de la gomme arabique ;  * some : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Un polysome ou polyribosome est un assemblage de ribosomes reliés entre eux par un ARNm (acide ribonucléique messager) qu'ils sont en train de traduire. Chacun de ces ribosomes donne naissance à une chaîne polypeptidique à mesure qu'il avance le long de l'ARNm à traduire.       Haut de page

Polysaccharide
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Polysaccharide]   N. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * sacchar(o)- : du latin saccharum, du grec sakkharon [sacchar(o)-], sucre ; * -ide : du grec eidos [-ide, -idie], apparence. 
    Le terme saccharide est l'ancien nom des glucides (molécules formées de C, H et O (carbone, hydrogène et oxygène) et de formule générale Cn(H2O)m. Il désignait de ce fait, les oses, et les osides, parmi lesquels les polyholosides ou plus anciennement polysaccharides. La nomenclature classique divise les glucides en oses simples  à 6 ou 5 atomes de carbone (glucose, fructose, galactose, ribose, désoxyribose ...), en diholosides formés de 2 oses simples (lactose, saccharose ...) et en polyholosides qui sont des polymères plus ou moins importants de glucose (amidon, glycogène, cellulose). Les diholosides et les polyholosides sont regroupés en osides.

Dans notre alimentation, les glucides sont essentiellement représentés par :
    * Les sucres "complexes" ou sucres "lents" comme les amidons, le glycogène, les céréales, les pommes de terre, les légumineuses …
    * Les sucres "simples" ou sucres "rapides" comme le fructose, le glucose, le lactose ainsi que le saccharose que l'on trouve dans les fruits, les légumes, le lait, le miel, le sucre blanc …   Classification simplifiée des glucides         Haut de page

Polysomnographie   Polysomnographique
Médecine du sommeil, nombreuses spécialités  -  [Angl. Polysomnography, hypnogram ; Polysomnographic]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * somno- : du latin classique somnus ou du grec hupnos, sommeil ; * -graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
   La consultation en médecine du sommeil permet de déterminer le degré de gravité des apnées du sommeil et d'envisager éventuellement la prescription de l'appareillage nécessaire. Le patient passe chez lui une nuit avec un équipement de détection et d'enregistrement : c'est la somnographie ou plus exactement la polysomnographie ou PSG. Des électrodes placées sur la tête, le visage, la poitrine et les jambes permettent d'évaluer plusieurs paramètres neurophysiologiques et respiratoires tels que : * le rythme et les bruits de la respiration, dont les ronflements, * la mesure du débit de l'air par le nez et/ou la bouche, * le taux du dioxyde de carbone (CO2) expiré, * la saturation du sang en dioxygène (O2), mesurée par un oxymètre placé au bout du doigt, * la fréquence cardiaque enregistrée par un électrocardiogramme ou ECG.
   Le patient peut également passer une nuit sous surveillance vidéo dans une salle médicale spécialement dédiée et équipée, ce qui permet des enregistrements supplémentaires, comme * les différents stades du sommeil et le nombre des éveils, * les activités cérébrale et musculaire, respectivement enregistrées par un électroencéphalographe et un électromyographe, * les mouvements oculaires.

   Dans la plupart des cas nécessitant un traitement, le patient se verra prescrire un appareil à pression positive PPC (*), équipé d'un masque nez-bouche ou, plus simplement d'un tuyau nasal. Si le SAS est dû à un problème d'occlusion dentaire, le médecin peut prescrire une orthèse OAM (orthèse d'avancée mandibulaire) qui changera en l'avançant, la position de la mandibule (mâchoire inférieure) par rapport à la mâchoire supérieure (*).
   
(*) PPC - [Angl. : CPAP - continuous positive airway pressure]   Abrév.  Pression positive continue* pression : du latin pressare, presser ; * positive : du latin positivus [-positif], certain. 
       Dans le traitement du SAS, la machine à pression positive continue reste une référence. C'est un petit appareil qui propulse l'air ambiant filtré sous une pression légèrement supérieure à la pression ambiante dans les voies respiratoires grâce à un masque facial. Il existe 3 types de masques : nasal, buccal ou bucconasal. Le but de cette légère surpression est d'empêcher la fermeture des voies aériennes.
    La surpression de l'air empêche les parois pharyngées de se rapprocher et de s'accoler et permet aux VAS (voies aériennes supérieures) de rester béantes. Si le patient respecte bien toutes les consignes, le résultat au niveau des apnées nocturnes et de la qualité du sommeil, est immédiat !
    La qualité du sommeil étant bien meilleure, les somnolences diurnes et la fatigue disparaissent, en même temps que le risque d'accident cardiovasculaire.

   En médecine du sommeil, pour évaluer le degré du SAS chez un patient, on évalue l'IAH ou index d'apnées-hypopnées par heure de sommeil : la PPC est recommandée si l'IAH est supérieur ou égal à 15, surtout s'il est supérieur à 30. Les médecins prennent également en compte la qualité du sommeil, la présence ou non d'une pathologie cardiovasculaire, entre autres.

   (*) OAM - Quand la PPC n'est pas indiquée, refusée ou mal tolérée, il existe également la solution de l'OAM ou orthèse d'avancée mandibulaire. Extrait du site www.has-sante.fr : "Traitement alternatif, l'OAM est un dispositif dentaire réalisé sur mesure. Il permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. La prescription de cette orthèse suppose la collaboration entre un spécialiste du sommeil   (diagnostic, traitement, suivi) et un praticien ayant des connaissances à la fois sur le sommeil et sur l'appareil manducateur (examen dentaire, prise d'empreintes, ajustements et réglages)".
    Adj. : polysomnographique. Ex. : étude polysomnographique du sommeil.     Haut de page

Polythérapie
Pharmacologie  -  [Angl. : Polytherapy]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    Une polythérapie est un traitement pharmaceutique qui fait appel à plusieurs médicaments. Dans la lutte contre les infections bactériennes, on a souvent prescrit des associations d'antibiotiques, chacun aux doses recommandées lors de l'AMM (autorisation de mise sur le marché), ce qui a pour effet d'augmenter le spectre bactéricide (effet positif), mais aussi d'augmenter les effets secondaires.
    On tend aujourd'hui à trouver des antibiotiques à spectre plus large, qui permettront le retour à des monothérapies aux effets indésirables mieux contrôlables. Dans le traitement des maladies virales (hépatite C, SIDA par exemple), on est passé, pour des raisons d'efficacité d'une monothérapie (au début : l'interféron) à des bithérapies puis à des trithérapies associant 2 ou 3 médicaments.

    Actuellement, on parle de polythérapies lorsqu'on utilise un nombre plus important de médicaments (molécules actives).    Haut de page

Polytransfusé
Hématologie  -  [Angl. : Polytransfused]   Adj. et n. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre. 
    Un polytransfusé est un patient qui a subi plusieurs transfusions sanguines. En fait, on doit considérer comme polytransfusé, tout malade ayant déjà eu une transfusion sanguine et devant en recevoir une autre. Aux polytransfusés qui ont un ou plusieurs anticorps ayant une importance transfusionnelle, on remet une carte particulière qu'ils doivent conserver sur eux, mentionnant l'existence de la fiche et le médecin ou le service qui la détiennent. Il existe un syndrome du polytransfusé.       Haut de page

Polytraumatisé   Polytraumatisme
Chirurgie orthopédique et traumatologique, neurologie  -  [Angl. : Polytraumatized, Polytraumatism]   Adj. et n. m.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * traumatisé : du grec trauma, traumatos [traumat(o)-], blessure. 
    Un polytraumatisé est une personne qui a subi des blessures multiples. Il s'agit souvent d'une association lésionnelle grave (orthopédique, viscérale, crânienne ...), pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Le bilan clinique est déterminant, mais doit souvent être complété par un bilan radiologique.
    Un polytraumatisme peut nécessiter pour son traitement, plusieurs équipes chirurgicales et/ou médicales et il est important de les faire intervenir dans le bon ordre. Polytraumatisme : lésions multiples sur un même individu.     Haut de page

Polyurie
Néphrologie urologie, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Polyuria]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * urie : du grec oûron [uro-, -urie, -urèse], urine. 
    On parle de polyurie lorsque le volume des urines émises dépasse 3 litres / 24h. Parmi les causes les plus fréquentes, il faut citer la polydipsie (absorption excessive de liquide, souvent due à un dysfonctionnement rénal), le diabète insipide central, résultant fréquemment d'une sécrétion insuffisante ou nulle d'ADH, l'hormone antidiurétique, et le diabète insipide néphrogénique, dans lequel la sécrétion d'ADH est normale, mais qui résulte d'une anomalie au niveau de la réabsorption de l'eau par les néphrons du rein.     Haut de page

Polyzoospermie    Polyspermie
Andrologie, médecine de la reproduction, médecine biologique  -  [Angl. : Polyzoospermia]   N. f.  * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * zoo : du grec zôo, zôon [zoo-, zoaire, -zoïsme], être vivant, animal ; * spermie : du grec sperma, spermatos [spermat(o)-, spermo-, -sperme, -spermie], semence. 
    Le spermogramme - voir ce terme - est un examen pratiqué sur le sperme et qui comprend, entre autres nombreuses observations, une numération des spermatozoïdes. On considère comme normal un nombre compris entre 200 et 400 millions de spermatozoïdes par mL. Au-dessus de ces valeurs, c'est la polyspermie ou polyzoospermie, en-dessous de 40 millions, (20 millions selon certains auteurs) c'est l'oligospermie et l'absence totale de spermatozoïdes est l'azoospermie.
    Il faut savoir qu'un sperme contenant peu de spermatozoïdes peut être fécondant. Il est important aussi de compter les autres cellules germinales dont le nombre ne doit pas dépasser 1 million/mL ou 10% du total des cellules. Enfin, pour évaluer l'activité testiculaire, on calcule le nombre total des spermatozoïdes en multipliant le nombre/mL par le volume de l'éjaculat en mL. Les valeurs normales sont supérieures à 150 millions.     Haut de page