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Dernière modification : 24-10-2020

Psych(o)-       Du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anciennement souffle, respiration, haleine, aujourd'hui esprit, âme. Le mot grec "psukhê" désignait aussi un papillon nocturne, la phalène (toujours appelé psukharê en grec) parce que ce papillon était symbole de l'immortalité de l'âme chez les Anciens.


Psychalgie - Psychanalyse - Psychanalyste - Psychanalytique - Psychasthénie - Psychasthénique - Psyché - Psychédélique - Psychédélisme - Psychiatre - Psychiatrie - Psychiatrique - Psychoanaleptique - Psychochirurgie - Psychodiagnostic - Psychodysleptique - Psychogalvanique - Psychogalvanomètre - Psychogène (douleur) - Psycholeptique - Psychologie - Psychologique - Psychologue - Psychométrie - Psychopathe - Psychopathie - Psychopathique - Psychopathologie - Psychopharmacologie - Psychopharmacologique - Psychophysiologie - Psychophysique - Psychoprophylactique - Psychoprophylaxie - Psychose - Psychose maniacodépressive - Psychose maniaque dépressive - Psychosomatique - Psychostimulant - Psychotechnique - Psychothérapeute - Psychothérapie - Psychotique - Psychotonique - Psychotrope - Psychotropique

Psychalgie
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychalgia]   N. f.  * psych- : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * algie : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur. 
    Le mot psychalgie est un terme générique qui désigne une quantité importante de douleurs de type névralgies, qui ont une origine psychique. On parle plutôt de douleur psychogène - voir cette définition.      Haut de page

Psychanalyse   Psychanalyste   Psychanalytique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychanalysis, psychoanalysis, Psychoanalist, Psychoanalytic]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * analyse : du grec analusis de analuein [-analyse, -analytique], décomposer ; méthode qui va du composé au simple. 
    La psychanalyse est une méthode de traitement de divers troubles mentaux qui est basée sur l'investigation profonde du sujet, de son inconscient. Cette méthode imaginée par S. Freud, essaie de rétablir des liens entre des événements traumatiques oubliés et les symptômes observés. Petite biographie de S. FREUD  D'après lui, tous nos comportements étranges ou "hors normes" sont dus à des causes obscures mais bien réelles.
    L'hypnose et la méthode de "libre association" (dire tout ce qui passe par la tête)  font partie des différents moyens pour parvenir à rétablir ces liens. C'est grâce à la psychanalyse que Freud a montré qu'il existait une sexualité infantile.
    Le  psychanalyste est le médecin spécialisé habilité à pratiquer la psychanalyse. Il a lui-même suivi une analyse didactique et de contrôle. Adj. : psychanalytique : qui se rapporte à la psychanalyse.     Haut de page

Psychasthénie   Psychasthénique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychasthenia, Psychasthenic]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * a- : du préfixe « a » privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * sthénie : du grec sthenos [sthénie] : force. 
    La psychasthénie est une forme de névrose dans laquelle le sujet présente un sentiment général d'incomplétude, de préoccupations obsédantes, un affaiblissement général de la volonté. Le psychasthénique semble déconnecté du monde qui l'entoure, vit dans son imaginaire, a souvent des tics et tient des discours incompréhensibles. Il est hypersensible et craint toute agression du monde extérieur. Les cas graves peuvent aller jusqu'à une véritable dépersonnalisation.
    Adj. et n. : psychasthénique : caractérise une personne atteinte de psychasthénie ou les symptômes de la psychasthénie.       Haut de page

Psyché
Psychologie psychiatrie  - [Angl. : Psyche]   N. f.  * psyché : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme. 
    La psyché est le psychisme (ou l'ensemble des phénomènes psychiques) considéré comme n'importe quel autre organe du corps.        Haut de page

Psychédélique   Psychédélisme
Psychologie psychiatrie, addictologie  -  [Angl. : Psychedelic, Psychedelism]   Adj. et n. m.  * psyché : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * délique : du grec delos, manifeste, visible. 
    L'adjectif psychédélique caractérise un état particulier, résultant le plus souvent de l'usage de certaines drogues hallucinogènes comme le LSD, la mescaline ... dans lequel le sujet a des hallucinations. Sa sensibilité est globalement altérée, mais certaines sensations sont augmentées, provoquant les visions et hallucinations.
    L'adjectif psychédélique peut aussi être utilisé comme substantif (n. m.), exemple un psychédélique désigne alors une substance capable de provoquer cet état. Le psychédélisme est l'état de rêve éveillé provoqué par l'usage d'hallucinogènes.      Haut de page

Psychiatrie   Psychiatre   Psychiatrique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychiatry, Psychiatrist, Psychiatric]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * iatrie : du grec iatreia [-iatre, -iatrie, iatrique], traitement ; iatros, médecin. 
    La psychiatrie est l'étude et le traitement des maladies mentales. Pendant longtemps, les sociétés ont refusé de considérer les "fous" et les "aliénés" comme des malades. Ils ont été mis de côté dans des asiles, souvent dans des conditions misérables. Ce n'est que dans les années 1930 qu'on a reconnu ces personnes comme des vrais malades et que l'on a créé des hôpitaux psychiatriques.
    L'apparition des médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs, lithium) date des années 1950 et a permis une approche plus facile des malades. La psychiatrie s'exerce aujourd'hui dans des centres de jour (certains malades rentrent chez eux le soir), des établissements de travail protégés.  Le médecin spécialisé est un psychiatre. Adj. : psychiatrique : qui se rapporte à la psychiatrie.      Haut de page  

Psychoanaleptique
Psychiatrie psychologie, pharmacologie, neurologie
  -  [Angl. : Psychoanaleptic]   N. m.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * ana : du grec ana qui a de nombreux sens : de nouveau, en sens contraire, en haut, en arrière, à l'écart ... ; * leptique : du grec leptos [lept(o)-, -lepsie, -leptique], mince, faible, qui affaiblit. 
    Contrairement aux neuroleptiques, un psychoanaleptique est un médicament destiné à stimuler, chez les dépressifs, les facultés et l'activité mentale. C'est un stimulant du système nerveux. Syn. : antidépresseur. La déxédrine, le café, certaines amphétamines (maxiton, préludine) sont des psychoanaleptiques.     Haut de page

Psychochirurgie
Neurochirurgie
  -  [Angl. : Psychosurgery]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * chiro : du grec kheir, kheiros [chir(o)-, chéiro-, chirie], main ; * urgie : du grec -ourgos, de ergon [-urge, -urgie], travail, production. 
    La psychochirurgie est une branche de la neurochirurgie. C'est une spécialité de la chirurgie qui vise à supprimer la cause organique d'un trouble neurologique ou psychologique, mais aussi à rétablir l'état psychologique normal du malade. Il peut s'agir d'une tumeur cérébrale, d'un abcès, d'une malformation vasculaire, entre autres, ces pathologies pouvant être la cause de délires, paralysies, troubles psychotiques ou névrotiques.       Haut de page

Psychodiagnostic
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychodiagnosis]   N. m.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * diagnostic : du grec diagnôstikos |-diagnostique], signes qui font connaître la nature des maladies. 
    Le psychodiagnostic est une méthode d'investigation basée sur l'observation et l'interprétation de tests psychologiques, dont celui des taches d'encre. Le sujet doit exprimer ce que représentent les taches qui lui sont présentées. En fonction de ses réponses, le psychologue obtient des éléments sur le caractère et la personnalité. C'est le test de Rorschach.       Haut de page

Psychogalvanique   Psychogalvanomètre
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychogalvanic, Psychogalvanometer]   Adj.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * galvanique : du nom du physicien Galvani [galvan(o)-, -galvanisme], action des courants électriques continus sur les organismes vivants. 
    Le test psychogalvanique (ou réaction électrodermale) utilise le fait que la résistance électrique de la peau varie à la suite d'une excitation sensorielle, au cours d'émotions, de stress ou d'états psychotiques, ces variations étant susceptibles de provoquer l'activité des glandes sudoripares. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, l'ouvrage publié sur le réflexe psychogalvanique par l'allemand O. Veraguth a provoqué la mise en route de très nombreuses études.
    Elles ont montré que ce réflexe était lié au fonctionnement du système nerveux sympathique, ainsi qu'à la partie centrale du tronc cérébral (bulbe et diencéphale). Le psychogalvanomètre est l'appareil utilisé pour mesurer ce réflexe.     Haut de page

Psychogène (douleur)
Algologie, psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Psychogenic pain]   N. f.  * douleur : du latin dolor [douleur, douloureux], sensation physique pénible à endurer ; * psycho : du grec psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * -gène, -génique : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, -génie, -génique, -génisme, -génétique], naissance, formation, qui engendre.
   La douleur psychogène ou psychogénique ou psychalgie est principalement causée par des facteurs psychologiques, émotionnels et comportementaux. Elle est d'origine purement psychique, et non pas secondaire à une anomalie biochimique ou physique. Elle est bien réelle et ressentie par le patient, mais n'a pas d'origine somatique. Au cours de la douleur psychogène, on constate assez fréquemment une dépression qui peut être parfois très grave. Chez certains patients, cette douleur pousse au suicide quand elle est intense.     Haut de page

Psychologie   Psychologue   Psychologique
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychology, Psychologist, Psychologic]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La psychologie est l'étude du psychisme de l'être humain. Son champ d'applications augmente sans cesse et, limitée au départ à l'étude des comportements normaux, elle s'est progressivement étendue aux malades, aux enfants et aux groupes sociaux. Elle étudie les comportements objectivement observables, l'action de l'individu sur son entourage, les interactions de l'organisme avec son milieu et l'action sur le sujet lui-même.
    Le psychologue est le médecin spécialisé qui exerce dans le domaine de la psychologie. Il doit posséder de vastes connaissances théoriques et pratiques et la réelle capacité d'établir un rapport avec ses patients. Adj. : psychologique : qui se rapporte à la psychologie.      Haut de page

Psychométrie
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychometry]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
    La psychométrie est un ensemble d'outils, de méthodes et de techniques qui permettent d'appréhender et de mesurer les phénomènes psychiques : tests cognitifs, recherche des seuils sensoriels et mesure des temps de réaction, tests permettant d'apprécier les diverses aptitudes et le niveau de développement etc. De nombreuses estimations sont aujourd'hui chiffrées, mais il est impératif de savoir que ces valeurs n'ont qu'une valeur indicative (ex. du QI - quotient intellectuel). Haut de page

Psychopathie   Psychopathe   Psychopathique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychopathy, Psychopath, Psychopathic]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    La psychopathie se traduit comme un état psychologique pathologique. Le psychopathe (sujet atteint de psychopathie) est un déviant caractériel qui présente un comportement antisocial, dénué de toute culpabilité. Il est instable, impulsif et son comportement antisocial affecte essentiellement son entourage proche.
Au départ, on appelait psychopathie toute maladie mentale (ce qui résulte tout naturellement de sa définition).
    Aujourd'hui, on qualifie de psychopathe un malade qui ne fait pas la différence entre le "bien" et le "mal", qui est très égocentrique et correspond à un âge affectif d'un très jeune enfant. Ses désirs sont des pulsions auxquelles il ne saurait résister, ce qui le fait passer à l'acte en manifestant le plus souvent des conduites antisociales.

    Adj. : psychopathique : qui se rapporte à la psychopathie, qui en a les caractéristiques.      Haut de page

Psychopathologie
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychopathology]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
    La psychopathologie est aussi connue sous le nom de pathopsychologie. Cette discipline étudie les troubles du comportement, de la conscience et de la communication. Son but est de comprendre comment le sujet vit sa pathologie, puis essaye de l'expliquer et d'en comprendre les processus mentaux.
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Psychopharmacologie   Psychopharmacologique
Psychiatrie psychologie, pharmacologie
  -  [Angl. : Psychopharmacology, Psychopharmacological]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * pharmaco : du grec pharmakeia, de pharmakon [pharmac(o)-], remède ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La psychopharmacologie est la science qui étudie les effets des médicaments et des drogues sur le psychisme, le comportement et l'humeur. Il existe schématiquement deux types de substances : celles qui stimulent le psychisme : psychotoniques, hallucinogènes, hypnotiques, d'autres diminuent le psychisme, pouvant aller jusqu'à annihiler toute volonté : ce sont essentiellement les neuroleptiques.
    Les nouvelles molécules de la psychopharmacologie ont permis des progrès importants en médecine psychiatrique. En effet, ils ne guérissent pas les malades, mais neutralisent certaines réactions qui permettent de rétablir un contact entre le malade et son thérapeute.
    Adj. : psychopharmacologique : qualifie un médicament, une drogue, qui sont utilisés pour traiter un malade.       Haut de page

Psychophysiologie
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychophysiology]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * physio : du grec phusis [physio-], nature, ce qui est naturel (au départ, phusis désignait la croissance, la naissance) ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    La psychophysiologie est la branche de la physiologie qui étudie les mécanismes physiologiques du comportement et de l'activité mentale. Ses domaines d'application sont nombreux : physiologie des sensations, mécanismes biochimiques du sommeil et de la mémoire, apprentissage du comportement sexuel, mise en relation des structures organiques avec les fonctions correspondantes, relations de l'organisme avec son milieu environnant, entre autres.       Haut de page

Psychophysique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychophysics]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * physique : du latin physicus, du grec phusikos [physic(o)-, -physique], étude des propriétés générales des corps et des lois qui les régissent. 
    La psychophysique est une spécialité de la psychologie qui étudie les relations existant entre l'état psychique d'une personne et ses réactions physiques. Les spécialistes distinguent plusieurs branches de la psychophysique : cognitive, adaptative et contextuelle, de la vision des illusions et de l'espace, entre autres.      Haut de page

Psychoprophylaxie   Psychoprophylactique
Psychiatrie psychologie, obstétrique  -  [Angl. : Psychophylaxis ; Psychoprophylactic]   N. f. ; Adj.  * psycho : du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * prophylactique : du grec pro- , préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de, et du grec phulaxis [phylaxie, phylactique], protection. 
    D'une façon générale, la psychoprophylaxie est la prévention des maladies mentales. L'adjectif psychoprophylactique est également utilisé pour désigner la préparation dispensée aux femmes enceintes pendant leur grossesse.
    L'accouchement sans douleur ou technique de Lamaze ou plus exactement accouchement psychoprophylactique n'est pas destiné à supprimer toute douleur, mais à préparer la femme enceinte à une meilleure connaissance des phases de l'accouchement et à la faire participer plus activement. Il s'agit d'une préparation physique et psychologique, par maîtrise de la respiration et de la relaxation musculaire, dans le but de mieux appréhender les douleurs du travail et les contractions utérines.
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Psychose   Psychotique
Psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Psychosis, Psychotic]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Ce terme sert à désigner plusieurs troubles mentaux, en particulier ceux qui affectent le comportement, qui présentent des hallucinations et une perception déformée du monde extérieur. Délire, angoisses et dissociations de la personnalité sont les symptômes de nombreuses psychoses, qui isolent les malades des personnes qui les entourent.
    Les spécialistes distinguent un grand nombre de psychoses, en fonction de leurs origines ou de leurs manifestations : psychose maniacodépressive, affective, carcérale, alcoolique, infantile, hallucinatoire, entre autres.  Adj. : psychotique : qui concerne la psychose ; désigne un individu atteint de psychose.      Haut de page

Psychose maniacodépressive    Psychose maniaque dépressive
Psychologie, psychiatrie  -  [Angl. : Manic depressive psychosis]    N. f. * maniaco-, maniaque : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre ; * dépressif, ive : du latin deprimere [-dépresseur, -dépression], rabaisser, désigne une faiblesse, un creux, un abattement.  
    La psychose maniacodépressive ou psychose maniaque dépressive se manifeste soit pas des accès de manie, soit par des excès de mélancolie, soit par les deux, avec ou sans intervalles d'apparente normalité. Cette psychose correspond à une dissociation de l'économie du désir de celle de la jouissance. Totalement confondu à son idéal dans la manie, pur désir, le sujet se réduit totalement à l'objet dans la mélancolie, pure jouissance. 
    Syn. : syndrome maniacodépressif ou syndrome maniaque dépressif.      Haut de page

Psychosomatique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychosomatic]   Adj. et n. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * somatique : du grec sôma [somato-, -some, -somie], corps. 
    Qui a un rapport avec l'influence exercée par le mental, le psychisme, sur le corps et son activité. La psychosomatique a plusieurs sens : elle désigne la relation médecin - malade, l'aspect psychologique d'une maladie, mais aussi toute maladie, quelle que soit sa gravité, dans laquelle le psychisme joue un rôle fondamental. En fait, tous les troubles fonctionnels sont plus ou moins psychosomatiques. La médecine psychosomatique est née des travaux de Freud.      Haut de page

Psychotechnique
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychotechnics]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * technique : du grec tekhnê, tekhnikos [techn(o)-, -technie, -technique], art, métier, savoir-faire. 
    La psychotechnique est un ensemble de tests et méthodes d'investigation destinés à établir la personnalité psychologique d'une personne, ses aptitudes et capacités, généralement dans le but d'une affectation à un emploi déterminé.      Haut de page

Psychothérapie   Psychothérapeute
Psychiatrie psychologie
  -  [Angl. : Psychotherapy, Psychotherapist]   N. f.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    La psychothérapie désigne toute méthode destinée à soulager ou à guérir un trouble mental. Elle nécessite un lien étroit et une haute confiance entre le malade et son psychothérapeute. Les méthodes sont nombreuses, adaptées aux différents cas. Sans entrer dans le détail, on peut citer la psychothérapie  analytique, familiale, de groupe, comportementale, d'accompagnement, entre autres.
    Le psychothérapeute est le médecin spécialisé dans le traitement des troubles mentaux.      Haut de page

Psychotrope   Psychotropique   Psycholeptique   Psychodysleptique   Psychotonique   Psychostimulant
Psychiatrie psychologie, pharmacologie, neurologie
  -  [Angl. : Psychotropic, Psycholeptic, Psychodysleptic, Psychotonic, Psychostimulant]   Adj. et n. m.  * psycho :
du grec  psukhê [psych-, psych(o)-, -psychie], anc. souffle, auj. esprit, âme ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. 
    Un psychotrope est une substance capable de modifier l'activité nerveuse et d'agir sur le mental, altérer les pensées, les sensations ou les comportements d'une personne en les stimulant, les calmants ou en les perturbant. Le terme psychotrope signifie  littéralement "qui agit, qui donne une direction à l'esprit ou au comportement. La plupart de ces molécules agissent au niveau des synapses et plus particulièrement sur les neurotransmetteurs.
    On distingue essentiellement 3 groupes de psychotropes :
- les psycholeptiques (du grec leptos [lept(o)-, -lepsie, -leptique], mince, faible, qui affaiblit) parmi lesquels les anxiolytiques, les neuroleptiques et les hypnotiques,
- les psychoanaleptiques (antidépresseurs) et
- les psychodysleptiques (préfixe tiré du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté) plus connus sous le nom d'hallucinogènes.
    Un psychotropique, ou psychotonique ou psychostimulant est une drogue qui est destinée à stimuler les sensations l'humeur, la conscience et d'autres fonctions du psychisme et du comportement.       Haut de page