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Dernière modification : 10-05-2020

Abréviations - S Signification


SA - SAAP - SAB - SADAM - SAL - SAMU - SAOS - SAPHO - SAPL - SARS-CoV-2 - SAS - SCA - SCBH - SCI - SCSM - SCT - SCV - SDE - SDHA - SDHEA - SDRA - SEG - SEL - SELACA - SELAFA - SELARL - SELAS - SELCA - SEP - SF - SFA - SFAIC - SFC - SFCPCV - SFEMDR - SFHH - SFU - SGB - SGOT - SGPT - SGS - SHA - SHU - SI - SIDA - SLA - SMA - SMR - SMT - SMTr - SMUR - SNC - SNOF - SOB - SOFMIS - SOMPK - SP (1) - SP (2) - SP (3) - SPE - SPECT - SPI - SRAA - SRAS - SRAS-CoV-2 - SS - SSh - SSIAD - SSM - SSPT - SSR - SSSS - SUI - SYNGOF -

SA
Rhumatologie - [Angl. : AS, Ankylosing spondylarthritis, ankylosing spondylitis] Abrév. Spondylarthrite ankylosante. * spondylo : du latin spondylus ou du grec spondulos [spondyl(o)-] vertèbre, ancien nom des vertèbres ; * arthro : du grec arthron [arthr(o), arthrie], articulation ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire ; * ankylosante : du grec agkulos [ankyl(o), ankylosant], resserré, agkulôsis, courbure, diminution plus ou moins importante de la liberté de mouvement d’une articulation.
C'est le deuxième rhumatisme inflammatoire après la polyarthrite rhumatoïde. Elle se déclare essentiellement entre 15 et 50 ans. C'est une maladie polygénique, avec facteurs génétiques et environnementaux (il existe 2 formes familiales). Tous les éléments de la colonne vertébrale sont touchés et se soudent, provoquant un enraidissement progressif.
Même les mouvements respiratoires finissent par être gênés. La maladie se poursuit par des atteintes du bassin, des déformations importantes de la colonne vertébrale, des douleurs importantes. Haut de page

SAAP
Immunologie allergologie, hématologie, médecine biologique - [Angl. : APS - Antiphospholipid antibody syndrome] Abrév. Syndrome des anticorps antiphospholipidiques. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * corps : du latin corpus [-corps, -corporel], partie matérielle d’un être animé.
Il s'agit d'une hypercoagulabilité sanguine, responsable de manifestations pouvant être graves. Les symptômes sont nombreux et variés :
- crises migraineuses fréquentes,
- AIT : accident ischémique transitoire, c'est-à-dire ponctuel et disparaissant sans séquelles,
- AVC : accident vasculaire cérébral,
- TVP : thrombose veineuse profonde,
- cardiopathies etc.
Le traitement de cette hypercoagulabilité repose sur les AVK (antivitamines K) et des antiagrégants plaquettaires. Le SAAP est souvent associé au purpura thrombopénique idiopathique et au LEAD (lupus érythémateux aigu disséminé).   Haut de page

SAB
Cardiologie, chirurgie cardiaque - [Angl. : SAB - Sinoatrial block] Abrév. En français : BSA - Bloc sino-auriculaire. * bloc : du néerlandais bloc, de l’anglais block, masse lourde et solide qui empêche tout passage ; * sino : du mot latin sinus [sinus(o)-, sinusal] qui signifie pli. En anatomie, désigne diverses cavités de l’organisme ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette.
L'expression "bloc cardiaque" ou "bloc du cœur" est presque un terme générique, car il signifie la présence d'un bloc ou trouble de la conduction des ondes électriques au niveau du tissu nodal (voir le schéma "Le tissu nodal dans le cœur") et les différentes possibilités sont très nombreuses.
Sans entrer dans les détails, on parlera
- de bloc sino-auriculaire ou bloc sino-atrial si l'onde se propage mal ou pas du tout entre le sinus et l'oreillette,
- de bloc intraauriculaire ou intraatrial si la lésion siège à l'intérieur même des oreillettes,
- de bloc auriculoventriculaire (les cas les plus fréquents) ou blocs de branche - voir ci-dessous.

Le bloc binodal est plus grave, classé comme bloc du troisième degré, c'est-à-dire que c'est un bloc total qui affecte les premiers éléments du tissu nodal : nœud sinusal, voies de conduction intraatriales, nœud septal et même le début du faisceau de His. C'est une maladie dégénérative que l'on retrouve assez souvent dans les blocs congénitaux. Le tissu nodal dans le cœur Haut de page

SADAM
Odontostomatologie, neurologie - [Angl. : Algodysfunctional syndrome of the manducatory apparatus]Abrév. Syndrome algodysfonctionnel de l'appareil manducateur. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * algo- : du grec algos [alg(o)-, -algie, -algique], douleur ; * dys- : du préfixe grec dus [dys-], marquant une idée de difficulté ; * fonctionnel : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * manduc(a)- : du latin manducatio, action de manger, dérivé de manducare, mâcher, manger ; * ateur, atrice, atoire :du latin atio, ationis [-ation, -ateur], suffixe nominal, qui transforme une racine en nom, ou un verbe (et son sujet) en un substantif (nom d’agent ou d’instrument, nom de personne exerçant une action, un métier, etc.).
Le syndrome algodysfonctionnel de l'appareil manducateur ou SADAM, caractérise l'ensemble des troubles liés à un fonctionnement anormal de l'articulation temporomandibulaire, dû souvent à un défaut d'occlusion et pouvant être responsable de douleurs paroxysmiques craniofaciales (touchant le crâne et le visage).
Ce syndrome peut provoquer des algies faciales trigéminales (dues au nerf trijumeau) ou d’algies vasculaires, mais aussi des troubles fonctionnels de l'oreille : hypoacousie, bourdonnements, vertiges, acouphènes.
Le SADAM ou syndrome de Costen (James COSTEN, otorhinolaryngologiste américain, né en 1895, mort en 1962) peut toucher toute la population, mais plus particulièrement les femmes de 20 à 40 ans. Schéma de l'ATM       Haut de page

SAL
Immunologie allergologie, médecine biologique - [Angl. : ALS - Antilymphocyte serum] Abrév. Sérum antilymphocytaire. * sérum : du latin serum [sér(o)-, séreux, se], petit-lait ; en physiologie : liquide qui se sépare du sang après coagulation ; * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * lympho : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe ; * cytaire : du grec kutos [cyt(o)-, -cyte, -cytie, -cytaire], cellule.
Comme son nom l'indique, le sérum antilymphocytaire ou SAL est destiné à agir contre les lymphocytes. C'est l'une des catégories de leucocytes ou globules blancs, c'est-à-dire qu'elle possède un noyau. Un lymphocyte (frottis) Les lymphocytes sont présents en grand nombre dans les tissus lymphoïdes (lymphe, sang).
On distingue 2 grandes catégories fonctionnelles :
- les lymphocytes B (LB) et
- les lymphocytes T (LT).
Ils participent tous à la réponse immunitaire spécifique. Les cellules tueuses naturelles sont des lymphocytes qui participent à une réponse immunitaire non spécifique et qui s'attaquent essentiellement aux cellules cancéreuses.
C'est un sérum hétérologue (donc obtenu à partir d'un être vivant n'appartenant pas à l'espèce humaine) qui agglutine les lymphocytes et les détruits, réduisant ainsi le potentiel de défense immunitaire du sujet auquel on l'administre. Ce sérum immunosuppresseur est obtenu en injectant chez l'animal des lymphocytes humains, ce qui provoque l'apparition d'anticorps spécifiques sériques, fixés sur les immunoglobulines G (ou IgG) et c'est cette fraction appelée GAL (globulines antilymphocytaires) qui est utilisée. Haut de page

SAMU
Médecine urgentiste - [Angl. : EMS Emergency Medical Service] Abrév. Service d'Aide Médicale Urgente.
Le service d'aide médicale urgente, ou SAMU, est le centre de régulation médicale des urgences d'une région sanitaire. Ce service répond à la demande d'aide médicale urgente (AMU), c'est-à-dire l'assistance préhospitalière (dans la rue, à domicile, sur le lieu de travail, ) aux victimes d'accidents ou d'affections soudaines en état critique (malaise, maladie, ou femmes enceintes). Le médecin régulateur du Samu régule les ressources de soins urgents dont il reçoit continuellement les disponibilités et oriente les patients vers les services les plus adaptés à leurs cas.
Dans le langage courant, « le Samu » est utilisé par extension pour parler des services mobiles d'urgence et de réanimation (SMUR) et de leurs ambulances de réanimation, car tous les véhicules comportent le sigle « SAMU ».

L'acronyme SAMU est aujourd'hui passé dans le langage courant, mais il doit être réservé aux centres de régulation médicale même si on l'inscrit au-dessous de l'étoile de vie à six branches et du caducée des médecins sur les ambulances qu'il régule. D'usage franco-belge au début, il dénomme aujourd'hui les services similaires de beaucoup de pays aux appellations locales diverses. Avec son emblème reconnu internationalement, pour une meilleure lisibilité par les étrangers, et frappé du ou des numéros d'appel d'urgence, il s'est imposé à l'échelle planétaire, du « SAMU 192 » au Brésil au « SAMU 131 » au Chili. En France, le terme « SAMU » est suivi par le numéro du département. Il faut par ailleurs noter l'appellation « SAMU » social pour un Service d'aide sociale. Haut de page

SAPHO
Rhumatologie - [Angl. : SAPHO - Synovitis, Acne, Pustolosis, Hyperostosis, Osteitis (syndrome)] Abrév. Syndrome acné-pustulose-hyperostose-ostéite. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * acné : du grec akmê [acné], qui a été altéré et qui signifie pointe ; * pustulo : du latin pus, puris, liquide jaunâtre qui se forme aux points d’infection d’un organisme, et de pustula, petite saillie de la peau contenant du pus ; * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; ostose : du latin ossum, de os, ossis [oss(i)-, osseux], os.
C'est l'association d'au moins deux des manifestations suivantes : synovite, acné pustuleuse palmaire ou/et plantaire, une ostéite aseptique de la paroi thoracique, hyperostose. Ce syndrome est souvent associé aux MICI (maladies inflammatoires chroniques de l'intestin). Haut de page

SAPL
Immunologie allergologie, angiologie et médecine vasculaire - [Angl. : APS - Antiphospholipid syndrome] Abrév. Syndrome des antiphospholipides. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * anti : du préfixe anti- indiquant l’hostilité, l’opposition ou la défense (contre) ; * phospho : du grec phôs, phôsphoros [phosph(o)-, phosphate, phosphato-], lumière, lumineux : relatif au phosphore ou à ses sels, notamment les phosphates ; * lipides : du grec lipos, liparos [lip(o)-], graisse, gras.
Un sujet atteint du SAPL présente des anticorps dirigés contre les phospholipides ou à des protéines plasmatiques liées à ces phospholipides. Il en résulte des thromboses, essentiellement veineuses, avec embolies et infarctus pulmonaires, AVC (accidents vasculaires cérébraux), lésions cutanées et pertes fœtales chez les femmes enceintes. Haut de page

SAS SAOS
Médecine du sommeil, nombreuses spécialités - [Angl. : SAS - Sleep apnea syndrome] Abrév. Syndrome d'apné (obstructif) du sommeil * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * pnée : du grec pnein [-pnée], respirer ; * sommeil : du latin classique somnus ou du grec hupnos, sommeil.
Le syndrome d'apnée du sommeil ou SAS ou SAOS (syndrome d'apnée obstructif du sommeil) se traduit par des arrêts respiratoires plus ou moins fréquents (l'apnée est un arrêt respiratoire supérieur à 10 secondes) pendant le sommeil. Les SAS s'observent à tout âge mais, avant 60 ans, ils affectent surtout les hommes. Ils touchent 0,3 à 5% de la population. Le malade court des risques sur les plans cardiovasculaire et neuropsychiatrique et son attention et sa vigilance peuvent être fortement diminuées pendant la journée.
La consultation en médecine du sommeil permet de déterminer le degré de gravité de ces apnées et d'envisager éventuellement la prescription de l'appareillage nécessaire. Le patient passe chez lui une nuit avec un équipement de détection et d'enregistrement : c'est la polysomnographie ou PSG. Des électrodes placées sur la tête, le visage, la poitrine et les jambes permettent d'évaluer plusieurs paramètres neurophysiologiques et respiratoires tels que : * le rythme et les bruits de la respiration, dont les ronflements, * la mesure du débit de l'air par le nez et/ou la bouche, * le taux du dioxyde de carbone (CO2) expiré, * la saturation du sang en dioxygène (O2), mesurée par un oxymètre placé au bout du doigt, * la fréquence cardiaque enregistrée par un électrocardiogramme ou ECG.
Le patient peut également passer une nuit sous surveillance vidéo dans une salle médicale spécialement dédiée et équipée, ce qui permet des enregistrements supplémentaires, comme * les différents stades du sommeil et le nombre des éveils, * les activités cérébrale et musculaire, respectivement enregistrées par un électroencéphalographe et un électromyographe, * les mouvements oculaires.

Dans la plupart des cas nécessitant un traitement, le patient se verra prescrire un appareil à pression positive PPC (*), équipé d'un masque nez-bouche ou, plus simplement d'un tuyau nasal. Si le SAS est dû à un problème d'occlusion dentaire, le médecin peut prescrire une orthèse OAM (orthèse d'avancée mandibulaire) qui changera en l'avançant, la position de la mandibule (mâchoire inférieure) par rapport à la mâchoire supérieure (*).

(*) PPC - [Angl. : CPAP - continuous positive airway pressure] Abrév. Pression positive continue. * pression : du latin pressare, presser ; * positive : du latin positivus [-positif], certain.
Dans le traitement du SAS, la machine à pression positive continue reste une référence. C'est un petit appareil qui propulse l'air ambiant filtré sous une pression légèrement supérieure à la pression ambiante dans les voies respiratoires grâce à un masque facial. Il existe 3 types de masques : nasal, buccal ou bucconasal. Le but de cette légère surpression est d'empêcher la fermeture des voies aériennes.
La surpression de l'air empêche les parois pharyngées de se rapprocher et de s'accoler et permet aux VAS (voies aériennes supérieures) de rester béantes. Si le patient respecte bien toutes les consignes, le résultat au niveau des apnées nocturnes et de la qualité du sommeil, est immédiat !
La qualité du sommeil étant bien meilleure, les somnolences diurnes et la fatigue disparaissent, en même temps que le risque d'accident cardiovasculaire.

En médecine du sommeil, pour évaluer le degré du SAS chez un patient, on évalue l'IAH ou index d'apnées-hypopnées par heure de sommeil : la PPC est recommandée si l'IAH est supérieur ou égal à 15, surtout s'il est supérieur à 30. Les médecins prennent également en compte la qualité du sommeil, la présence ou non d'une pathologie cardiovasculaire, entre autres.

(*) OAM - Quand la PPC n'est pas indiquée, refusée ou mal tolérée, il existe également la solution de l'OAM ou orthèse d'avancée mandibulaire. Extrait du site www.has-sante.fr : "Traitement alternatif, l'OAM est un dispositif dentaire réalisé sur mesure. Il permet de maintenir la mâchoire inférieure en position avancée pendant le sommeil, libérant ainsi le passage de l’air au niveau du pharynx. La prescription de cette orthèse suppose la collaboration entre un spécialiste du sommeil (diagnostic, traitement, suivi) et un praticien ayant des connaissances à la fois sur le sommeil et sur l'appareil manducateur (examen dentaire, prise d'empreintes, ajustements et réglages)". Haut de page

SCA
Cardiologie, chirurgie cardiaque - [Angl. : Acute coronary syndrome] Abrév. Syndrome coronarien aigu. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * coronarien : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne, relatif aux artères coronaires ou en forme de couronne ; * aigu : du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu.
Le syndrome coronarien aigu ou SCA est une insuffisance coronarienne sévère, due à une occlusion de l'une ou des deux artères coronaires. Les médicaments ne parviennent pas à calmer la douleur thoracique qui est violente et localisée à l'arrière du sternum. C'est une situation d'urgence absolue et l'électrocardiogramme permet de diagnostiquer le syndrome coronarien aigu, dont la conséquence à très court terme est l'infarctus du myocarde avec destruction d'une partie du muscle cardiaque.
Le traitement consiste généralement en un pontage coronarien dans les cas les plus sévères, ou en une coronaroplastie (pose d'un stent dans la coronaire obstruée) ou une fibrinolyse, c'est-à-dire en un traitement médicamenteux destiné à lyser l'athérome.
Avant le traitement, les praticiens peuvent doser la troponine qui est un indicateur du degré de nécrose myocardique. Haut de page

SCBH
Chirurgie ophtalmique - [Angl. : Horner-Bernard syndrome] Abrév. Syndrome de Claude Bernard-Horner. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie. De Claude BERNARD (médecin français, né en 1813 à Saint-Julien (Rhône), mort en février 1878) et de Johann Friedrich HORNER (ophtalmologue suisse, né le 27 mars 1831 à Zurich, mort le 20 décembre 1886 à Zurich).
Le ptosis est synonyme de blépharoptose, c'est-à-dire de la descente anormale des paupières supérieures qui ne peuvent plus être relevées par leurs muscles élévateurs plus ou moins paralysés. Une variante appelée ptosis sympathique présente les mêmes symptômes, associés à un retrait (rétraction) des globes oculaires, un myosis et une paralysie vasomotrice faciale.
La cause semble être une lésion du sympathique cervical. La toxine botulinique constitue l'un des traitements de cette pathologie, connue aussi sous le nom de syndrome de Claude Bernard-Horner (SCBH), ou syndrome oculosympathique ou syndrome sympathique cervical. On connaît maintenant des formes familiales de SCBH idiopathiques (à transmission selon le mode autosomique dominant).
Les ophtalmologues classent les ptosis en 2 catégories : les congénitaux et les acquis, avec dans cette dernières plusieurs formes : aponévrotique, myogène, myasthénique, neurogène, sympathique. Pour plus de détails, voir la page "Chirurgie des paupières" sur le site des Ophtalmologues de France. Haut de page

SCI
Gastroentérologie, chirurgie digestive - [Angl. : Irritable bowel syndrome, irritable colon syndrome] Abrév. Syndrome du côlon irritable. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * côlon : du grec kôlon [col(o)-, colique], intestin ; racine des termes relatifs au côlon.
Le syndrome du côlon irritable affecte plus les femmes que les hommes, essentiellement dans la tranche d'âge 25 - 45 ans. Les principaux symptômes sont la constipation et/ou les diarrhées, une gêne et des douleurs abdominales, des ballonnements. Les causes exactes ne sont toujours pas connues, mais le SCI résulte souvent de problèmes de motricité intestinale (paresse intestinale due à un transit insuffisant ou ralenti), d'hypersensibilité viscérale (cause ou conséquence ?).
En septembre 2002 aux États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) vient d'autoriser la mise sur le marché d'un nouveau médicament : le Zelnorm, qui ne guérit pas la maladie mais en réduit considérablement les symptômes. Haut de page

SCSM
Médecine générale et de spécialité, soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Medical continuity service] Abrév. Service de continuité des soins médicaux.
Article 47 (article R.4127-47 du code de la santé publique)
Quelles que soient les circonstances, la continuité des soins aux malades doit être assurée.
Hors le cas d'urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d'humanité, un médecin a le droit de refuser ses soins pour des raisons professionnelles ou personnelles.
S'il se dégage de sa mission, il doit alors en avertir le patient et transmettre au médecin désigné par celui-ci les informations utiles à la poursuite des soins.

La continuité des soins est l'un des éléments clés de la qualité des services. La continuité désigne la façon selon laquelle un patient perçoit la série de services qu'il reçoit, comme une succession d'événements connexes, cohérents et compatibles avec ses besoins et sa situation personnelle. La fragmentation des services de santé ainsi que le manque de coordination entre professionnels entraînent une rupture de ce continuum des soins. Haut de page

SCT
Infectiologie, pharmacologie, médecine d'urgence - [Angl. : Septic shock Syndrome ; Toxic shock syndrome] Abrév. Syndrome de choc toxique ou syndrome de choc septique * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * choc : du néerlandais shokken, repris par l’anglais shock : secousse ; * septique : du grec sêpsis [septic(o)-, -sepsie], infection ; * toxique : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison.
Le choc septique ou syndrome de choc septique ou syndrome de choc toxique ou SCT est une infection généralisée, d'évolution fulminante, brutale et très grave, le plus souvent due à Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré.
Principe : les staphylocoques dorés produisent une protéine nommée TSST-1 (toxic shock syndrome toxin-1) qui est soluble et diffuse dans le milieu environnant (sang et liquides organiques). Cette TSST-1 est ce que l'on appelle aujourd'hui un superantigène qui va activer un nombre considérable de LT (lymphocytes T - voir la réaction immunitaire), bien supérieur à celui provoqué habituellement lors d'une infection "classique". Ces LT activés produisent une quantité tout aussi anormale de cytokines et c'est ce qui va créer une toxicité systémique.

Parmi les symptômes les plus souvent observés dans le choc septique, on peut citer : fièvre égale ou supérieure à 38,8°C, diarrhées, vomissements, perte de connaissance, hypotension plus ou moins sévère, éruption cutanée avec desquamation (érythrodermie desquamante), défaillance simultanée de plusieurs organes (foie, reins, cœur...).
Les traitements existent, notamment des antibiotiques, mais l'hospitalisation d'urgence et une surveillance continue sont indispensables. Haut de page

SCV
Angiologie, cardiologie, médecine biologique, endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Cardiovascular system] Abrév. Système cardiovasculaire * appareil : du latin populaire appariculum, du latin classique apparatus, de apparare, préparer ; en biologie, ensemble d’organes ou d’éléments qui assurent une même fonction ; * système : du grec sustêma [système], assemblage ; * cardio : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * vasculaire : du latin vasculum [vascul(o)-, -vasculaire], vaisseau (sanguin et lymphatique).
L'appareil circulatoire est formé du cœur, des vaisseaux sanguins, artères, veines et capillaires, des vaisseaux lymphatiques, ainsi que des nerfs et hormones qui contrôlent cet ensemble. Ses rôles principaux sont le transport du dioxygène, des nutriments et des produits de synthèse à tous les organes du corps, l'élimination des déchets, mais aussi le maintien de l'homéostasie, de la volémie du milieu intérieur.

I. Le cœur.
* cœur : du latin cor, du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur.
Le cœur est un organe unique, situé au centre de la cage thoracique, dans le médiastin, entre les 2 poumons. Pour assumer parfaitement son rôle de pompe, il est divisé en quatre cavités : les 2 oreillettes par lesquelles le sang entre dans le cœur, les 2 ventricules pour la sortie vers les artères et tous les organes du corps.
Cette circulation à sens unique est possible grâce à la présence de valvules (ou valves) cardiaques et artérielles, fixées solidement à des piliers par des fibres. Les valves cardiaques (mitrale entre ventricule et oreillette gauches, tricuspide à droite) ou auriculoventriculaires ne laissent passer le sang que des oreillettes vers les ventricules. Quand les ventricules se contractent, les valves artérielles ou sigmoïdes s'ouvrent pour laisser le sang passer dans les artères, puis se referment aussitôt pour empêcher le sang de redescendre dans les ventricules. À noter que c'est la fermeture des valves qui produit les 2 bruits cardiaques.
Les cellules du myocarde (muscle cardiaque) sont contractiles et réagissent à des impulsions électriques créées et transmises par le tissu nodal : nœud sinusal (c'est le point de départ des ondes électriques), nœud septal qui transmet l'onde électrique aux 2 oreillettes, faisceau de His pour la transmission aux ventricules. En cas de problème sévère de cette conduction électrique (on parle d'un bloc), le chirurgien peut procéder à la pose d'un pace maker, pile au lithium qui régularise le rythme cardiaque.
Le cœur est tapissé à l'extérieur par le péricarde (double membrane) et, à l'intérieur, par l'endocarde. Il est nourri en dioxygène et nutriments par 2 artères partant directement de l'aorte au niveau de la valve sigmoïde aortique : les artères coronaires. Toute atteinte de ces artères coronaires (athéromes) peut compromettre l'irrigation d'un ou de plusieurs territoires cardiaques et provoquer des accidents tels les angines de poitrine, les infarctus.
Le cœur est un organe autorégulé grâce à 2 nerfs principaux : le pneumogastrique (X) dont les terminaisons sécrètent de l'adrénaline, cardioaccélératrice, et l'orthosympathique dont les terminaisons nerveuses sécrètent l'acétylcholine, cardiomodératrice. Adj. et n. : cardiaque (du suffixe -iaque qui transforme une racine ou un substantif en adjectif) : caractérise ce qui a un rapport avec le cœur (valve cardiaque, attaque cardiaque ...) et une personne qui souffre de pathologie du cœur. Le cœur en vue externe antérieure Coupe du cœur Innervation extracardiaque et centres régulateurs Pour en savoir beaucoup plus sur le rôle du cœur dans la régulation de la pression artérielle, voir la définition de la pression artérielle.

II. Les vaisseaux sanguins.

A. Les artères.
* artère : du latin arteria et du grec artêria [artéri(o)-, -artériel], relatif à une artère, vaisseau qui porte le sang du cœur vers les différents organes.
Une artère est un vaisseau sanguin qui conduit le sang des ventricules à tous les organes du corps et qui permet l'alimentation de toutes les cellules en dioxygène et en nutriments. Formées de 3 couches ou tuniques, elles possèdent des fibres musculaires lisses qui leur permettent de changer de diamètre. Grâce à cette propriété, elles peuvent supporter l'importante pression sanguine générée par les puissantes contractions ventriculaires.
L'artère pulmonaire fait sortir le sang du cœur par le ventricule droit et l'amène aux poumons où il perd son dioxyde de carbone et se recharge en dioxygène. La plus grosse artère de notre corps est l'aorte qui part du ventricule gauche puis distribue le sang oxygéné à tout le corps. Les échanges essentiels se font au niveau des capillaires, formés d'une seule couche de cellules, vaisseaux intermédiaires entre les artères et les veines.
Le Doppler (ou écho-Doppler) qui utilise les ultrasons et l'angiographie (ou artériographie), avec rayons X et injection d'un produit radioopaque, demeurent aujourd'hui encore les examens de base pour estimer l'état du système artériel. Schéma simplifié de l'appareil circulatoire

B. Les veines.
* veine : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines.
Une veine est un vaisseau sanguin qui assure la circulation de retour, des capillaires jusqu'au cœur (entrée dans l'oreillette droite par les veines caves supérieure et inférieure). Plus nombreuses que les artères, certaines d'entre elles présentent des replis : les valvules, qui ont pour rôle de favoriser le reflux du sang, notamment dans les membres inférieurs. C'est la dilatation excessive de ces valvules qui provoque les varices. Des veines profondes suivent le trajet des artères, mais la plupart d'entre elles sont superficielles (visibles sur le dos de la main et la face interne du poignet, par exemple).
Elles sont composées de 3 tuniques : intima (interne), media (moyenne) et externa (externe ou adventice). Elles n'ont pas le même tonus que les artères : une veine sectionnée s'affaisse, alors qu'une artère garde une section circulaire. Adj. : veineux : qui se rapporte à une veine (système veineux). Coupe transversale d'une veine

C. Les capillaires.
* capillo : du latin capillaris, de capillus [capill(o)-], cheveu ou fin comme un cheveu ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif à partir d’une racine.
En anatomie, un capillaire est un vaisseau dont le diamètre est aussi fin que celui d'un cheveu. Les capillaires sont constitués d'une seule couche de cellules, ce qui les rend particulièrement perméables aux gaz et aux petites molécules qui traversent les deux membranes par pinocytose (endocytose puis exocytose). On distingue essentiellement les capillaires sanguins et lymphatiques. La lumière des capillaires sanguins est parfois inférieure au diamètre des hématies ou globules rouges, ce qui ne les empêche pas de circuler, du fait de leur important pouvoir de déformation.
C'est à travers les parois de ces capillaires sanguins que se font les échanges gazeux avec les hématies et les échanges de nutriments entre le plasma et la lymphe interstitielle. Nos capillaires sanguins, dont la longueur totale est estimée à environ 100 000 kilomètres, sont munis de très nombreux muscles circulaires ou sphincters qui en règlent le débit et qui réagissent aux facteurs extérieurs (température) et à certaines hormones.
Les capillaires lymphatiques récupèrent la lymphe interstitielle avec le dioxyde de carbone et les molécules de déchets, puis les emmènent vers le système lymphatique, le canal thoracique et la veine sous-clavière gauche. Le mot capillaire est aussi un adjectif : qui a le diamètre d'un cheveu (vaisseau capillaire), qui se rapporte aux cheveux (lotion capillaire).

III. Les vaisseaux lymphatiques.
* lymphatique : du latin lympha [lymph(o)-], eau : racine des termes relatifs à la lymphe.
Le système lymphatique ou tissu lymphoïde est essentiellement constitué des vaisseaux lymphatiques qui conduisent la lymphe, des lymphocytes qui y circulent, en sortent ou y entrent selon les besoins, des ganglions lymphatiques, véritables réservoirs où se concentrent les lymphocytes et des organes lymphoïdes : amygdales, moelle osseuse, plaques de Peyer (intestin), rate, thymus. Système lymphatique et localisation des principaux ganglions      Haut de page

SDE
Odontostomatologie - [Angl. : Dental care] Abrév. Soins dentaires. * soins : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de ; * dentaires : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent et, par analogie, ce qui a la forme ou ce qui se rapporte à une dent.
La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) éditée par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) est un codage des actes médicaux pour simplifier les règles de facturation. SDE est l'abréviation qui signifie soins dentaires. Haut de page

SDHA SDHEA
Endocrinologie et métabolismes - [Angl. : DHA-S, DHEA-S, Dehydroepiandrosterone Sulfate] Abrév. Sulfate de déhydroépiandrostérone. * sulfate : du latin sulfur, sulfuris [sulf(o)-, -sulfate], relatif au soufre ; * : du préfixe latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * andro : du grec anêr, andros [andr(o)-, -andrie], homme, mâle ; * stérone : du mot cholestérol [-stérol, -stéroïde, -stérone], désignant les corps qui dérivent du noyau stérol.
Biologiquement moins actif que les autres androgènes, il constitue le produit majeur de la sécrétion des surrénales. À noter que de faibles quantités de DHEA sont produites au niveau des ovaires et des testicules. Haut de page

SDRA
Pneumologie - [Angl. : Acute respiratory distress syndrome] Abrév. Syndrome de détresse respiratoire aigüe. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * aigüe : du latin acutus [aigu, aigüe], effilé, pointu.
Forme grave de défaillance pulmonaire entraînant une hypoxémie sévère, nécessitant le recours à la ventilation assistée. C'est une forme majeure d'œdème pulmonaire non cardiogénique, dû à un trouble de la perméabilité de la membrane alvéolocapillaire ou œdème lésionnel avec fuite accélérée d'eau et de protéines dans l'interstitium. Chez le nouveau-né, c'est la détresse respiratoire hypoxémiante qui a les mêmes effets : hypoxie sévère qui concerne tous les organes. Haut de page

SEG
Gynécologie obstétrique, recherche médicale - [Angl. : European Association of Gynaecology] Abrév. Société Européenne de Gynécologie. * gynéco : du grec gunê, gunaikos [gyn(o)-, gynéco-, -gyne], femme ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
Extraits du site : "Les buts de la SEG sont :
* encourager et développer les échanges entre les gynécologues européens,
* partager les expériences médico-scientifiques des membres,
* développer l'enseignement et l'expérimentation en Europe dans tous les domaines de la Gynécologie,
* étudier les implications éthiques et sociales des différentes branches de la Gynécologie, Ceci grâce à :
* l'organisation de congrès européens,
* la collaboration avec d'autres sociétés, dans la discipline et hors de la discipline,
* le développement d'essais multicentriques,
* la communication large dans et hors de la SEG par l'intermédiaire d'un site Internet constamment et régulièrement mis à jour. Haut de page

SEL SELACA SELAFA SELARL SELAS SELCA
Imagerie médicale - [Angl. : Private practice Corporation] Abrév. Société d'exercice libéral.
Les sociétés d'exercice libéral sont un ensemble de formes juridiques françaises créées pour permettre aux membres des professions libérales (et notamment des médecins) d'exercer leur activité sous forme de sociétés de capitaux. Pour plus de détails sur ces structures, voir la loi du 24 juillet 1966 et les dispositions spéciales de la loi du 31 décembre 1990 qui a institué ces SEL.
Il existe plusieurs formes de SEL :
- SELARL : société d'exercice libéral à responsabilité limitée
- SELAFA : société d'exercice libéral à forme anonyme
- SELAS : société d'exercice libéral par actions simplifiée
- SELCA ou SELACA : société d'exercice libéral en commandite par actions. Haut de page

SEP
Neurologie, médecine biologique - [Angl. : Multiple sclerosis] Abrév. Sclérose en plaques. * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques.
La sclérose en plaques (ou SEP) est une "affection du système nerveux central caractérisée par un processus de démyélinisation localisé dans la substance blanche aboutissant à la constitution de plaques de sclérose et évoluant par poussées successives, plus ou moins régressives, survenant à intervalles irréguliers dont la durée est imprévisible." L'étiologie de cette maladie incurable reste inconnue.
On soupçonne l'intervention d'un virus qui possède à sa surface une particule, proche de la myéline, et qui provoque la formation d'anticorps. Or ces anticorps ne font pas la différence entre cette particule virale et la myéline. Il en résulte une démyélinisation avec perturbation de la conduction des influx nerveux.
Les symptômes les plus fréquents sont un tremblement intentionnel, un nystagmus, une ataxie, une dysarthrie, des troubles psychiques, entre autres. Cette maladie touche près de 60 000 personnes en France et débute entre 20 et 40 ans. On distingue 3 profils évolutifs :
- récurrent/rémittent(SEP-R), forme la plus bénigne,
- secondairement progressif (SEP-SP), forme la plus répandue,
- progressif primitif (SEP-PP), forme la plus sévère.
Le traitement actuel repose sur la prescription d'immunosuppresseurs et/ou d'interféron bêta à partir de la deuxième poussée clinique. Actuellement on va vers cette prescription dès la première crise.

En juillet 2016, une équipe de l’Inserm (Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale - Unité Inserm U919 « Sérine protéases et physiopathologie de l’unité neurovasculaire », Centre Cyceron, Caen) vient d’annoncer une découverte porteuse d’espoir, dans un article publié par la revue Brain. Un anticorps monoclonal, baptisé Glunomab, conçu par l'INSERM, financé par la FRM - Fondation pour la Recherche Médicale, est capable, chez la souris, d’empêcher la destruction de cette gaine de myéline.
La méthode consiste à étanchéifier la barrière qui protège le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), interdisant notamment aux cellules immunitaires, qui circulent dans le sang, d’y pénétrer. Il y a en fait deux barrières, la barrière hématoencéphalique autour de l'encéphale et la barrière hématomédullaire autour de la moelle.

L'équipe du professeur Denis Vivien a exploité des travaux antérieurs qui montraient le rôle d’un certain récepteur, NMDA (N-méthyl-D-aspartate), présent sur les cellules de ces barrières. Activé par la protéine tPA (Activateur du Plasminogène Tissulaire) , ce récepteur NMDA (ou NMDAR) provoque l’ouverture de pores qui peuvent alors laisser entrer des lymphocytes dans le tissu nerveux. L’anticorps Glunomab empêche l'activation produite par l’interaction entre la protéine tPA et le récepteur NMDA. Le cerveau et la moelle épinière sont ainsi protégés des cellules du système immunitaire.
Chez la souris, l’injection de Glunomab réduit la pénétration des lymphocytes dans le système nerveux central et la démyélinisation est réduite. Les chercheurs constatent que « la progression des troubles moteurs est bloquée », comme l’explique le communiqué de presse de l’Inserm.
Transformer l’action de cet anticorps (pour lequel un brevet a été déposé) en un traitement thérapeutique reste cependant un long chemin. Il faut une série d’essais cliniques pour vérifier l’efficacité et mesurer les effets secondaires de ce blocage des pores des deux barrières protectrices ainsi que ceux de l'action sur le récepteur NMDA, déjà connu pour d'autres effets, notamment les échanges d'ions calcium Ca++. Mode d'action simplifié du Glunomab    Haut de page

SF
Sémiologie - [Angl. : Functional signs] Abrév. - Signes fonctionnels. * signes : du latin signum [signal, signe], ce qui permet de connaître ou de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose ; * fonctionnels : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques.
Dans l'établissement d'un diagnostic, ou un rapport écrit, l'abréviation SF signifie "signes fonctionnels". Elle est souvent associée à SP, "signes physiques". En d'autres circonstances, SP peut aussi signifier "sans particularités", ou "sans préparation", comme dans ASP, "abdomen sans préparation" avant passage en radiologie. Haut de page

SFA
Gynécologie obstétrique ; pédiatrie - [Angl. : Foeto-alcoholic syndrome] Abrév. - Syndrome fœtoalcoolique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus, c’est-à-dire au produit de la conception non encore arrivé à terme mais ayant déjà les formes de l’espèce visibles à l’œil nu ; * alcoolique : du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl, relatif à l’alcool.
Syn. : syndrome d'alcoolisme fœtal, embryofœtopathie alcoolique (E.F.A.). C'est l'ensemble des symptômes frappant le nouveau-né victime de l'alcoolodépendance de sa mère. La découverte de ce syndrome est due au Dr Lemoine de Nantes (1968).
Les conséquences pour le fœtus sont nombreuses et souvent dramatiques. Entre autres : une dysmorphie craniofaciale, retard de croissance, volume cérébral réduit, atteintes des organes sensoriels (vue, ou&ium l;e), malformations cardiaques et urogénitales, défense immunitaire réduite etc. Haut de page

SFAIC
Immunologie allergologie, recherche médicale - Abrév. [Angl. : French Society of Clinic Allergology and Immunology] Société Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique.
"La SFAIC a pour but d'encourager les études cliniques et enseignements universitaires, et de favoriser la recherche scientifique fondamentale et appliquée, notamment à la prévention, au diagnostic et à la thérapeutique de ces disciplines". Cette société édite une Revue Française d'Allergologie et d'Immunologie Clinique et possède un site internet. Haut de page

SFC
Neurologie, immunologie allergologie - Abrév. [Angl. : Chronic Fatigue Syndrome] Syndrome de fatigue chronique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * chronique : du grec khronos [chron(o)-, -chrone, -chronique, -chronisme], temps.
Maladie chronique invalidante qui affecte autant les enfants que les adultes. Les synonymes de cette maladie sont très nombreux :
- CFS (Chronic Fatigue Syndrome) ou
- CFIDS (Chronic Fatigue Immun Dysfonction Syndrome) ou
- ME (Myalgic Encephalomyelitis),
- EM (Encéphalomyélite myalgique),
- maladie d'Islande,
- neuromyasthénie épidémique,
- neuromyasthénie postinfectieuse.
Le Syndrome de Fatigue Chronique diffère de la plupart des sensations typiques de fatigue. C'est une maladie invalidante qui intervient dans la capacité des personnes à assumer les tâches les plus simples de la vie quotidienne, parfois pendant de longues périodes de vie. Même la plus petite tâche devient un obstacle insurmontable, et dépenser un peu d'énergie peut renvoyer une personne directement au lit.
Pour l'instant l'étiologie (cause) de cette maladie est inconnue. Le Syndrome de Fatigue Chronique est diagnostiqué par l'exclusion de toutes les autres maladies connues par la science moderne, comme les scléroses multiples, le lupus, certains cancers, la dépression, le sida, les problèmes de thyroïde, etc. Il existe une Association Française du Syndrome de Fatigue Chronique et de Fibromyalgie CFS/SPID     Haut de page

SFCPCV
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle, recherche médicale - [Angl. : French Society of Colposcopy and Cervicovaginal Pathology] Abrév. Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale. * colpo : du grec kolpos [colp(o)-], vagin ; * scopie : du grec skopein, [-scope, -scopie, -scopique], regarder ; * patho : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison ; * cervico : du latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col (utérus, vessie, fémur) ; * vaginale : du latin vagina [vagin(o)-, -vaginal], gaine, relatif au vagin, qui va de la vulve à l’utérus.
Extrait du site Internet :
"En mars 2000, la Société a rendue publiques des Recommandations pour la pratique de la colposcopie, élaborées en collaboration avec le Collège des gynécologues obstétriciens Français, la Fédération Nationale des Collèges de Gynécologie Médicale et le Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France. Ces mêmes quatre partenaires sont également engagés dans l'élaboration d'un projet d'Assurance de Qualité en Colposcopie, prévu pour l'an 2001." Haut de page

SFEMDR
Psychiatrie, psychothérapie - [Angl. : French Society of Eye-Movement Desensitization and Reprocessing] Abrév. Société française de désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires. * - : du préfixe latin de- [dé-, dés-], marquant une idée de séparation, de privation ; * sensibilisation : du latin sensibilis, se sentire [-sensibilité, -sensitif], sentir, ressentir, percevoir.
L'EMDR ou la désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires a été mise au point par Francine SHAPIRO (San Francisco - Californie - USA) dès les années 1980. Cette technique EMDR est une nouvelle approche de la psychothérapie, qui utilise la stimulation sensorielle des deux côtés du corps, donc du cerveau, soit par le mouvement des yeux, soit par des stimuli auditifs ou cutanés.
Le but est d'induire une résolution rapide des symptômes liés à des événements du passé. On l'utilise dans le traitement du PTSD ou ESDT en français : État de stress post-traumatique. En France, c'est le psychiatre François BONNEL qui a créé en 1994 la SFEMDR ou Société française d'EMDR. En 2001, le psychiatre David SERVAN-SCHREIBER transforme le SFEMDR en "EMDR France".     Haut de page

SFHH
Épidémiologie et santé publique - [Angl. : French Society of Hospital Hygiene] Abrév. Société Française d'Hygiène Hospitalière.
Cette association édite la revue Hygiènes : "Première revue consacrée à l'hygiène en milieu de soins et à la lutte contre l'infection nosocomiale, HYGIÈNES se veut une arme mise à la disposition de tous les professionnels de la santé et de l'environnement hospitalier, pour que l'hôpital soit réellement un "établissement de soins". HYGIÈNES est la revue officielle de la Société Française d'Hygiène Hospitalière".   Haut de page

SFHH
Médecine générale - [Angl. : French Society of Hospital History] Abrév. Société Française d'Histoire des Hôpitaux.
"La SFHH est une association régie par la loi de 1901, créée en 1958 sous l’égide de la Fédération hospitalière de France. La SFHH réunit historiens, universitaires, archivistes, hospitaliers dans des objectifs communs : encourager et développer l’étude de l’histoire des hôpitaux ou établissements de bienfaisance, assurer la protection et la mise en valeur du patrimoine mobilier et immobilier des établissements hospitaliers, rapprocher les chercheurs de tous pays". .    Haut de page

SFU
Urologie, médecine biologique - [Angl. : Urinary functional signs] Abrév. Signes fonctionnels urinaires. * signe : du latin signum [signal, signe], ce qui permet de connaître ou de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose ; * fonctionnel : du latin functio, de fungi [-fonction, -fonctionnel, elle], qui a rapport aux fonctions organiques ou psychiques ; * urinaire : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
Sans entrer dans le détail, la recherche de signes fonctionnels urinaires consiste à mettre éventuellement en évidence :
- Un ou plusieurs troubles de la miction : dysurie, pollakiurie, nycturie, brûlure à la miction, entre autres.
- Un volume anormal de diurèse : anurie, oligurie, polyurie.
Pour tous ces termes, voir leurs définitions respectives. Haut de page

SGB
Neurologie, immunologie allergologie - [Angl. : GBS - Guillain-Barré Syndrome] Abrév. Syndrome de Guillain-Barré. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie.
Appelé également polyradiculonévrite démyélinisante inflammatoire aigüe, le SGB est une maladie auto-immune rare aux causes (étiologie) encore mal connues. Le système immunitaire se dérègle et attaque les nerfs, notamment en détruisant la gaine de myéline.
La maladie peut apparaître après une infection virale respiratoire ou gastrointestinale. Les principaux signes sont une faiblesse croissante, des picotements dans les quatre membres, puis une paralysie qui s'installe en quelques jours ou semaines. La paralysie se généralise pour atteindre la face, et des problèmes de déglutition et de respiration peuvent survenir, nécessitant une hospitalisation d'urgence dans un service de réanimation.

La dégradation soudaine du patient peut entraîner d'importants problèmes psychologiques. La clef du diagnostic est la ponction lombaire qui montre, dans le LCR (liquide céphalorachidien) une hyperprotéinorachie (excès de protéines dans ce LCR) et une dissociation albuminocytologique. Après la phase ascendante rapide (au cours de laquelle tous ces symptômes apparaissent), il y a une phase dite "plateau" qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois, puis la phase de récupération, plus ou moins longue selon les patients. 5 à 10% des cas sont mortels. Pour les autres, la récupération est relativement bonne, mais il n'est pas rare que des séquelles nerveuses et musculaires subsistent. Haut de page

SGPT SGOT
Hépatologie, médecine biologique - [Angl. : Glutamic pyruvic transaminase, alanine aminotransferase, Glutamic oxaloacetic transaminase, aspartate aminotransferase] Abrév. Transaminase glutamique-pyruvique. * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * amino : amide et amine sont des dérivés de méthylamide et méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux acides (-ide) ou hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * ase : du suffixe -ase, -asie, qui signifie enzyme, synonyme de diastase.

L'alanine aminotransférase fait partie des transaminases, enzymes dosées dans le sang, qui ont la propriété de transférer un groupement aminé (NH2) d'un acide aminé vers un acide α-cétonique et qui reflètent la fonction du foie. Elles interviennent dans la synthèse et la dégradation des acides aminés. Une augmentation importante des chiffres correspond souvent à une atteinte hépatique (du foie).

Les deux transaminases les plus étudiées en biologie sont les suivantes :
* alanine aminotransférase (ALT ou ALAT), aussi appelée transaminase glutamique-pyruvique (TGP ou GPT, ou encore SGPT) et
* aspartate aminotransférase (AST ou ASAT), également appelée transaminase glutamique oxaloacétique (TGO ou GOT ou encore SGOT).
Ces deux transaminases ont un taux légèrement plus élevé chez l'homme que chez la femme, ainsi que lors d'un effort musculaire important et prolongé. On voit leur taux monter (hypertransaminasémie) de façon très importante, en cas d'hépatite (10 à 100 fois les valeurs usuelles), d'obstruction des voies biliaires, mais aussi d'infarctus du myocarde ou d'intoxication alcoolique. En fait, une augmentation importante des transaminases est souvent le signe d'une destruction cellulaire.

Leur taux augmente également au cours de la pancréatite aigüe. Taux normaux : ALAT (SGPT) : 5 à 25 UI/L ; ASAT (SGOT) : 5 à 30 UI/L.
Important : certains médicaments comme les dérivés salicylés (l'aspirine est de l'acide acétylsalicylique), les opiacés, les anticoagulants, augmentent les taux de transaminases sanguines. Il en est de même pour ceux qui contiennent de l'isoniazide, utilisés dans le traitement des différentes formes de tuberculose, comme Rimifon ®, Dexambutol ®, Rifater ®, Rifinah ®.
Ils présentent tous une certaine hépatotoxicité, parfois encore augmentée par des molécules associées comme la Rifampicine ou le Pirazinamide et peuvent augmenter de façon plus ou moins importante les transaminases. Cette augmentation peut être telle qu'une surveillance de ces taux (entre autres) est indispensable pendant les premières semaines des traitements à l'isoniazide.Haut de page

SGS
Immunologie allergologie, ophtalmologie, stomatologie - [Angl. : Gougerot Sjögren syndrome] Abrév. Syndrome de GOUGEROT SJÖGREN. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * Gougerot Sjögren : de Henri GOUGEROT, dermatologue français (1881 - 1955) et de Henrik Samuel Conrad SJÖGREN, ophtalmologiste suédois (1899 - 1986).
Le syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) est une maladie auto-immune ou immunopathie, c'est-à-dire que le système immunitaire se trompe et reconnaît nos propres cellules ou certains de leurs composants comme non-soi (autoantigènes) et engage ses processus de destruction en fabriquant des anticorps spécifiques : les autoanticorps.
Les maladies autoimmunes (ou auto-immunes) sont nombreuses : entre autres,
- la sclérose en plaques (SEP) ;
- le lupus érythémateux disséminé,
- les anémies hémolytiques,
- la polyarthrite rhumatoïde,
- le SGS etc.

On sait qu'il existe des gènes qui favorisent, chez certains organismes le développement des conditions propices à l'apparition de maladies autoimmunes. Dans le SGS, les femmes sont beaucoup plus touchées que les hommes (ratio 9/1) qui apparaît généralement entre 35 et 50 ans. Ses symptômes ne se manifestent que progressivement, ce qui rend son diagnostic difficile et seule une analyse sanguine mettant en évidence la présence d'autoanticorps anti-SSA et anti-SSB permet d'affirmer l'existence du SGS.
Dans plus de la moitié des cas, on met en évidence la présence d'un FR (facteur rhumatoïde). Au niveau histologique, on constate une infiltration lymphocytaire des glandes salivaires (pour confirmer un SGS, le médecin peut pratiquer une biopsie d'une glande salivaire). Des anomalies au niveau des taux de protéines sériques sont souvent mises en évidences.

Les principales manifestations :
Le syndrome sec, c'est-à-dire l'insuffisance ou l'absence de sécrétions, se traduit au niveau des yeux par des picotements et une xérophtalmie (c'est le syndrome sec oculaire), de la bouche avec difficultés de mastication, parfois sensations de brûlure (syndrome sec buccal ou xérostomie), de la peau (syndrome sec cutané), de la trachée et des bronches (syndrome sec trachéobronchique) etc. Les autres manifestations sont d'intensité variable selon les sujets : arthralgies (douleurs articulaires sans érosion), myalgies (douleurs musculaires), vascularites (atteinte progressive des vaisseaux sanguins), problèmes neurologiques résultant essentiellement de l'importance de la vascularite.
Les médecins distinguent classiquement le SGS primaire ou primitif lorsqu'il se manifeste seul et le SGS secondaire quand il est associé à une autre pathologie, comme le SIDA, l'hépatite chronique, une autre maladie auto-immune. On note généralement une plus grande "agressivité" du SGS primaire, notamment au niveau de la vascularite et des atteintes cérébrales.

Les traitements sont ceux des manifestations, c'est-à-dire les collyres "larmes artificielles" pour la sécheresse oculaire, des stimulants de la sécrétion salivaire pour la sécheresse buccale etc. Les études actuelles ne permettent toujours pas d'affirmer précisément la ou les origines de la maladie, mais il semble qu'un contact préalable avec certains virus, associé avec un terrain génétique favorable soit en cause. Dans certaines formes plus avancées du SGS, une corticothérapie peut être nécessaire ainsi que la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, voire d'immunosuppresseurs. Schéma des glandes salivaires Haut de page

SHA
Infectiologie, épidémiologie - [Angl. : Hydroalcoholic solution] N. f. * solution : du latin solutio, de solvere [solution, soluble, soluté], opération par laquelle un corps se dissout dans un liquide ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * alcool : du latin des alchimistes alkol, alkohol, de l’arabe al-kuhl.
Avec le pharmacien William GRIFFIT, le docteur Didier PITTET (*) est le co-inventeur de la solution hydroalcoolique ou SHA, dont il a généralisé l'usage pour lutter contre les maladies nosocomiales. À noter qu'il a laissé dans le domaine public (OMS) cette recette qui aurait pu le rendre très riche.
La SHA est mille fois plus efficace qu'un savon antiseptique et son usage est beaucoup plus rapide car ne nécessite pas de rinçage. Aujourd'hui (2015), on estime à 8 millions le nombre de décès évités chaque année dans le monde par la SHA.

(*) Docteur Didier PITTET :
- Né le 20 mars 1957 à Genève, SUISSE.
- Médecin infectiologue et épidémiologiste.
- Fait ses études au Collège Calvin puis à l'Université de Genève.
- Il obtient son master d'épidémiologie à l'Université d'Iowa (États-Unis).
- Devient chef du service "Prévention et contrôle de l'infection" aux Hôpitaux Universitaires de Genève. - En 2000, les résultats d'une étude menée par Didier Pittet (chute de 7 à 8% des infections nosocomiales) sont publiés dans "The Lancet".
- À partir de 2002, les pays qui utilisent la SHA sont de plus en plus nombreux et, en 2005, l'OMS demande au Dr. PITTET d'universaliser sa stratégie. Avec des experts du monde entier, il met au point la recette idéale.
- En 2007, il est fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire Britannique et a depuis été distingué dans de nombreuses universités du monde. Dr. Didier PITTET       Haut de page

SHU
Médecine biologique, toxicologie, néphrologie - [Angl. : HUS - Hemolytic uremic syndrome] Abrév. Syndrome hémolytique urémique. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * lytique : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * urémique : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine.
Escherichia coli est une bactérie en forme de bâtonnet, donc un bacille. Pour plus de détails et quelques exemples de maladies dues à des bacilles, voir la page bacillo.htm. E. coli fait partie des colibacilles, c'est-à-dire qu'il est normalement présent en grande quantité dans le tube digestif des hommes, des autres mammifères et animaux homéothermes (improprement appelés animaux à sang chaud). La grande majorité des souches de E. coli sont sans danger, voire même utiles dans notre tube digestif, mais certaines d'entre elles sont pathogènes, provoquant régulièrement des TIA (toxi-infections alimentaires) pouvant être particulièrement graves.
ECEH ou Escherichia entéhémorragique fabrique des shigatoxines et des verotoxines, molécules cytotoxiques produites par certaines bactéries. Ce pouvoir destructeur a été montré sur les cellules "Vero" extraites du rein du singe Cercopithecus aethiops (ou singe vert africain), ce qui explique le nom de verotoxine (vero est en esperanto, la contraction de Verda reno qui signifie rein vert).
Après une durée d'incubation moyenne de 3 à 8 jours, ces toxines sont responsables de douleurs abdominales, vomissements, fièvres et même hémorragies digestives. La guérison intervient généralement après une dizaine de jours, mais chez les jeunes enfants et les personnes âgées qui sont les plus fréquemment touchés par cette TIA, l'infection peut aboutir à un SHU ou syndrome hémolytique urémique, qui se caractérise par une défaillance rénale aigue, nécessitant la mise du patient sous hémodialyse, ainsi qu'une anémie hémolytique et une thrombopénie, plus rarement des AVC (accidents vasculaires cérébraux) et un coma.
Dans plus de 4 cas sur 5, la contamination a pour origine la consommation d'aliments souillés par des déjections animales ou préparés avec de l'eau contaminée, consommés crus ou mal cuits : viandes hachées, lait cru, graines germées, crudités.

* Le sérotype responsable des épidémies passées est E coli O157:H7 où la lettre O représente l'antigène somatique ou lipopolysaccharidique de la paroi bactérienne, H l'antigène flagellaire. La meilleure façon de se protéger de cette TIA consiste à cuire les aliments de façon que la température "à cœur" atteigne au moins 70°C.
* Le sérotype de ECEH qui a créé une épidémie en Allemagne en mai 2011, puis qui s'est étendu à plusieurs pays : Suède, Danemark, Royaume-Uni, Pays-Bas, France, est E coli O104:H4. Après avoir suspecté les concombres espagnols, puis des graines germées (haricots mungos ou graines de soja) entre autres, il n'y a toujours pas de certitude concernant l'origine de ces E. coli pathogènes.
En Juillet 2011, cette épidémie a fait plus de 3 000 malades, dont une bonne centaine avec séquelles rénales et au moins 37 morts. Parmi ses particularités, ce sérotype de ECEH atteint surtout les adultes et est d'origine végétale. Photo et schéma d'interprétation d'un bacille Haut de page

SI SUI
Biométrie, physiologie - [Angl. : IS - International System, ISU - International System of Units] N. f. * unité : du latin unus, un seul, unique ; * SI pour système international ; SUI pour système d'unités international.
Dans le but d'harmoniser les résultats des examens biologiques, radiologiques, biométriques, de nombreux pays adoptent un système international d'unités ou unités SI ou UI. Un autre objectif de ce système international est la suppression progressive de certaines unités ambiguës, comme g% (gramme pour cent), ppm (partie par million), entre autres.

Le système des unités internationales préconise donc les unités suivantes :
- A pour ampère, unité d'intensité du courant électrique ;
- cd pour candela, unité de l'intensité lumineuse ;
- K pour Kelvin, unité pour la température ;
- kg pour kilogramme, unité de masse ;
- m pour mètre, unité de longueur ;
- s pour seconde, unité de temps ;
- mol pour mole, unité de quantité de matière.

À noter que, pour les analyses biologiques et biochimiques, les unités les plus utilisées sont la mole pour la quantité de substance (qui remplace le kg) et la concentration de substance en mol/L ou moles par litre (qui remplace le kg/L). Dans les laboratoires d'analyses biochimiques et médicales, les substances recherchées et dosées se trouvent souvent en très petites quantités. C'est la raison pour laquelle les résultats sont souvent exprimés en mmol/L (millimoles par litre) ou μmol/L (micromoles par litre). Haut de page

SIDA
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, recherche médicale - [Angl. : AIDS - Acquired immune deficiency syndrome] Abrév. Syndrome d'Immunodéficience Acquise. * SIDA : beaucoup plus de renseignements sur la page "Sida description".
Description du virus :
Le VIH a été isolé en 1983 par l'équipe du professeur Luc Montagnier à l’Institut Pasteur. Schéma du VIH C'est un rétrovirus d'environ 120nm de diamètre, relativement fragile, détruit par la chaleur à 60°C et par les antiseptiques (alcool, eau de Javel...). Il ne peut survivre plus de 5 à 6 heures hors d’une cellule.
Le VIH infecte des cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 et macrophages) mais aussi des cellules nerveuses et des cellules intestinales qui semblent faire partie des "organes de réserve". Lorsque le virus devient indécelable dans le sang sous l’action d’un traitement, il n’est pas totalement détruit car il subsiste sous la forme de provirus dans des cellules jouant le rôle de réservoir (le foie reste encore énigmatique dans cette infection).
À sa surface, des protéines dites gp120 et gp41 sont enchâssées dans une couche lipidique et forment avec elle l’enveloppe du virus. En effet, le VIH est un virus "enveloppé" : lorsqu’une cellule est infectée par le VIH, elle présente à sa surface les protéines gp120 et gp41 provenant de l’expression du génome du virus. Ainsi, quand un nouveau virus bourgeonne et se sépare de la cellule, il emporte avec lui une partie de la membrane cellulaire et ces deux protéines. À l'intérieur, la nucléocapside (assemblage de protéines p25) renferme le core (ensemble d’enzymes et de nucléoprotéines qui permettent l’infection) et deux molécules d’ARN.
Ce sont des ARN messagers qui comportent chacun 8 gènes, dont 3 codent toutes les protéines de structure et les 5 autres sont des gènes régulateurs. Dans la cellule, les ARN messager cellulaires, une fois traduits en protéines au niveau des ribosomes, sont détruits par une enzyme, l’ARNase. Pour protéger leur partie codante, les ARN messagers du VIH possèdent à leur extrémité une "queue poly-A", c’est-à-dire une succession de nucléotides de type Adénine (AAAAA ...).

Les mécanismes de l'infection :

* Fixation : Le VIH se fixe à la cellule cible par contact entre la protéine gp120 du virus et le récepteur CD4 de la cellule (lymphocyte T4 ou macrophage par exemple). La seule présence du CD4, si elle est nécessaire, n'est pas suffisante. Des récepteurs supplémentaires sont impliqués dans cette reconnaissance ; on les appelle les corécepteurs.

* Pénétration : La capside (ou enveloppe) du VIH fusionne avec la membrane de la cellule et la nucléocapside pénètre dans la cellule.

* Transcription de l’ARN en ADN : Le génome de la cellule étant constitué d’ADN, l’ARN du VIH doit passer sous la forme d’ADN avant d’être intégré au génome cellulaire. C’est la rétrotranscription, opération qui caractérise et donne leur nom aux rétrovirus. Elle est assurée par une enzyme contenue dans le core, la réverse-transcriptase (aussi appelée transcriptase inverse ou rétrotranscriptase). On obtient alors de l’ADN monobrin.

* Passage à deux brins : Sous l’action d’une autre enzyme du core, l’ADN-polymérase, l’ADN monobrin devient de l’ADN double brin. On parle alors de provirus.

* Intégration dans le matériel génétique de la cellule : Une autre enzyme du core, l’intégrase, insère l’ADN viral à un emplacement, que l’on pense aléatoire, dans le génome de la cellule en coupant l’ ADN cellulaire puis en assemblant chaque extrémité de l’ADN viral à un bord de la coupure. En cas de division cellulaire, la cellule mère transmettra l'ADN viral à ses deux cellules filles.

* Transcription de l’ADN viral en ARN par la cellule. Cet ARN sort du noyau pour rejoindre le réticulum endoplasmique rugueux ou RER.

* Traduction de l’ ARN en protéine : elle se fait au niveau d’un ribosome, les grandes protéines en résultant sont coupées par des enzymes, les protéases, afin d’aboutir à toutes les protéines constitutives du VIH.

* Bourgeonnement d’un nouveau virus : les protéines de surface du VIH (gp120, gp41) s’insèrent dans la membrane de la cellule, les protéines constitutives s’assemblent pour former la capside dans laquelle deux molécules d’ARN sont enfermées. Cette capside bourgeonne à la surface de la cellule, emportant une partie de la membrane cellulaire et les protéines virales qui y sont enchâssées. Ce nouveau VIH se retrouve dans le plasma ou la lymphe, prêt à infecter une nouvelle cellule.

Les traitements :
Ils reposent essentiellement sur les antirétroviraux et les multithérapies.

1 - Les antiviraux : deux familles de médicaments sont utilisées dans le traitements de l’infection à VIH, qui agissent à des stades différents de la reproduction du virus dans les cellules.
* Les inhibiteurs de la transcriptase inverse (ITI) : ce sont des molécules qui interviennent dans la cellule pour entraver l’action d’une enzyme virale, la transcriptase inverse, et empêcher ainsi la transcription de l’ARN du virus en ADN viral qui parasite l’ADN de la cellule hôte. Ces produits ont été les premiers utilisés dans la lutte contre la multiplication du virus dans l’organisme dès les années 80 (AZT) et le début des années 90 (ddI, ddC). La famille s’est agrandie, et l’on compte aujourd’hui près d’une dizaine d’inhibiteurs de la transcriptase inverse : AZT (Rétrovir®), ddI (Videx®), ddC (Hivid®), 3TC (Epivir®), d4T (Zérit®), AZT+3TC (Combivir®), névirapine (Viramune®), delavirdine (Rescriptor®), efavirenz (Sustiva®).
* Les antiprotéases (AP) : en 1996, sont apparues sur le marché de nouvelles molécules agissant à un autre stade de la reproduction du VIH en s’attaquant à l’activité de la protéase, enzyme virale qui permet la maturation des nouveaux virus créés par la cellule infectée. Grâce à l’action des antiprotéases (qui sont jusqu'à 1000 fois plus puissantes que les ITI), la cellule produit des virions immatures incapables d’infecter de nouvelles cellules. ritonavir (Norvir®), indinavir (Crixivan®),saquinavir (Invirase® et Fortovase®), nelfinavir (Viracept®).

2- Les multithérapies :
Les premiers médicaments n’étant pas suffisamment puissants individuellement, dès que cela été possible, les médecins ont commencé à prescrire des bithérapies, c’est à dire 2 inhibiteurs de la transcriptase inverse, permettant une action plus efficace sur l’activité du virus. À partir de 1996, c’est l’association d’une antiprotéase à deux ITI qui a donné naissance à ce qu’on appelle les trithérapies.
On parle maintenant de multithérapie, car le nombre de molécules utilisées peut varier de 2 à 5. L’utilisation de plusieurs médicaments de plus en plus puissants est motivée par les capacités du virus à muter et créer des résistances face aux diverses molécules qui perdent alors de leur efficacité. En effet lors de la transcription de l’ARN viral en ADN, la transcriptase commet des erreurs créant ainsi des virus mutants, certaines mutations entraînant une baisse de la sensibilité du virus aux médicaments. Le virus se multipliant jusqu'à plusieurs milliards de fois dans l’organisme chaque jour, le rôle des multithérapies est notamment de réduire considérablement et si possible rapidement cette multiplication, limitant ainsi également les possibilités de mutation virale et les phénomènes de résistance.
Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à Barcelone, Espagne).
"Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades atteints de virus qui résistent aux traitements actuels. Celui-ci appartient aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale) des malades. T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) d'envahir les cellules du système immunitaire (CD4) alors que les traitements existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les cellules.
Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens, brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes. La première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection, après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments. Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.
Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain Trimeris. Ceux-ci prévoient de le mettre sur le marché l'an prochain. Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12 000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : en 2001, trois millions de personnes atteintes du SIDA sont décédées.
Septembre 2002 : le groupe pharmaceutique BAYER (Allemagne) commercialise aux États-Unis son nouveau test "Versant". Originalité : ce test détecte dans le sang la charge virale, c'est-à-dire le degré d'infection des patients au VIH et devrait permettre d'adapter le plus tôt possible la thérapie.

* Le 16 novembre 2004, dans un article publié par la revue "Immunity", un laboratoire du CNRS de Strasbourg (équipe de Sylviane MULLER, immunologie et chimie thérapeutique - Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire) associé à l'équipe d'Ara HOVANESSIAN (CNRS - Institut Pasteur de Paris), annonce qu'ils ont réussi à produire des AC (anticorps) capables de bloquer l'infection des lymphocytes par les virus du SIDA. Pour l'instant, cette production d'AC a été induite chez des lapins. Les AC sont capables d'empêcher l'infection des lymphocytes T CD4 par les différentes souches du VIH-1, le plus répandu sur la planète.
Les chercheurs ont identifié une portion (un domaine) de la protéine gp41 de l'enveloppe du virus (revoir le schéma du virus) qui interagit avec un composant de la membrane des cellules : la cavéoline. Avec d'autres composants de la membrane cellulaire, la cavéoline intervient lors de l'entrée du virus dans la cellule. Sur le virus, c'est la protéine CBD1 qui se lie à la cavéoline. Les chercheurs ont immunisé des lapins grâce à un produit de synthèse semblable au CBD1 qui non seulement a inhibé l'infection des lymphocytes par les VIH, mais a aussi perturbé la reproduction du virus en conduisant à la production de virus défectifs, incapables d'infecter d'autres cellules.
Les chercheurs ont montré que le produit de synthèse est plus efficace pour la production d'AC que la protéine naturelle. L'idée des chercheurs est donc d'injecter ce produit de synthèse à des sujets sains ou porteurs du VIH pour qu'ils produisent des AC capables de neutraliser les virus.

* Le 18 février 2015, dans un article publié par la revue "Nature", une équipe américaine dirigée par le Pr. Michael FARZAN, du Scipps Tesearch institute (Floride), annonce avoir développé un inhibiteur contre le VIH-1, le principal type de virus du sida. Le composé, baptisé eCD4-Ig offre une résistance d'au moins huit mois chez les singes macaques sur lesquels ils ont testé cette thérapie. eCD4-Ig a été associé à un adénovirus inoffensif qui a été capable de pénétrer dans les cellules, ainsi obligées de fabriquer la protéine de défense, créant ainsi un effet antisida prolongé. Haut de page

SLA
Neurologie, recherche médicale, génétique - [Angl. : ALS - Amyotrophic lateral sclerosis] Abrév. Sclérose latérale amyotrophique. * sclérose : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * latérale : du latin lateralis, de latus [latér(o)-], côté ; * a- : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * myo : du grec mus, muos, [myo-], muscle ; * trophique : du grec trophê [troph(o)-, -trophie], nourriture, développement.
Aussi appelée "Maladie de CHARCOT", (du médecin français Jean Martin CHARCOT (1825 - 1893) rénovateur de la pathologie nerveuse) ou sclérose latérale amyotrophique, c'est une maladie neurodégénérative responsable de handicaps moteurs sévères et évolutifs. Elle touche les voies motrices de la moelle épinière (motoneurones de la corne antérieure), du tronc cérébral et du cortex, ce qui provoque des déficits moteurs. Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes, entre 55 et 65 ans.
On l'appelle aussi maladie du motoneurone ou maladie de la corne antérieure. Traitement actuel : Rilutek. Cette affection mortelle et incurable touche environ 8 500 adultes en France (entre 40 et 60 ans). À partir du diagnostic, l'espérance de vie est de quelques années, plus rarement une dizaine.
Les régions les plus touchées dans le monde sont des îles de Nouvelle-Guinée et du Japon, où une toxine issue des graines de certains faux palmiers pourrait être responsable. Les chercheurs ont également mis en évidence une forme familiale de SLA (environ 8% des cas), transmise selon le mode autosomique dominant (un seul parent atteint transmet la maladie à tous ses enfants). Un gène muté a été découvert : le gène SOD ou gène de la superoxyde dismutase cuivre/zinc, qui serait responsable de l'apparition d'une nouvelle fonction toxique entraînant la mort neuronale. On a aussi mis en cause récemment le gène du VGEF (vascular endothelial growth factor) dont la dérégulation provoquerait la mort neuronale.

Les symptômes sont variables selon qu'il s'agisse d'une forme bulbaire ou d'une forme périphérique. Dans la forme bulbaire, c'est la face et la déglutition qui sont touchées en premier. Les muscles respiratoires sont ensuite atteints, provoquant une défaillance respiratoire. Si le malade est atteint d'une forme périphérique, il ressent d'abord une faiblesse à l'extrémité d'un membre avec crampes, suivie d'une amyotrophie et d'une "fonte" musculaire. Par la suite, de plus en plus de muscles sont atteints. Le décès survient généralement par paralysie respiratoire. Parmi les examens pratiqués pour le diagnostic, l'EMG ou électromyogramme est essentiel. Haut de page

SMA
Neurologie, embryologie, neurochirurgie - [Angl. : Tethered cord syndrome] Abrév. Syndrome de la moelle attachée. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * moelle : du grec muelos, relatif à la moelle épinière, dans la colonne vertébrale.
Pour comprendre ce qu'est le syndrome de la moelle attachée, il faut savoir que chez le nouveau-né, la colonne vertébrale a sensiblement la même longueur que la moelle épinière qui se trouve dans le canal vertébral. Par la suite, pendant la croissance, la colonne vertébrale va s'allonger davantage que la moelle épinière, ce qui est tout à fait normal. Quand la croissance est finie, la moelle épinière se termine au niveau de la L1 ou première vertèbre lombaire. Pour que cela soit possible, on comprend bien que la moelle épinière doit être libre de toute entrave ou adhérence.
Dans le syndrome de la moelle attachée, la partie basse (ou terminale) de la moelle épinière est attachée dans le tube neural, soit par un adipome ou un lipome, ou une méningocèle. Il peut aussi s'agir d'adhérences qui se seraient produites après un traumatisme ou une intervention de neurochirurgie, entre nombreuses autres causes possibles.
Quelques conséquences susceptibles d'affecter plus ou moins les patients : incontinence vésicale (urinaire), incontinence anale (selles), lombalgies (douleurs au niveau lombaire). La solution est généralement chirurgicale et l'opération sera suivie d'une période de réadaptation pour la réinstallation des réflexes, notamment au niveau des sphincters. Haut de page

SMR
Pharmacologie - [Angl. : Improvement in medical benefit] Abrév. Service médical rendu, ASMR : amélioration du service médical rendu.
Le service médical rendu d'un médicament est apprécié par la Commission de Transparence, qui tient compte des critères suivants :
* Nature et degré de gravité de l'affection traitée
* Niveau d'efficacité du médicament et évaluation du rapport bénéfices / risques
* Alternatives thérapeutiques (autres voies possibles concernant les soins de cette pathologie)
* Place du médicament dans la stratégie thérapeutique.
Un point important à noter : cette Commission de Transparence ne délivre pas les AMM (Autorisations de mise sur le marché) et est donc indépendante. Le SMR est qualifié de "Majeur" dans le meilleur des cas, puis, de façon décroissante, de "Important", "Modéré", "Faible", "Insuffisant" ou "non précisé".
Cette Commission de Transparence donne aussi, pour chaque médicament qui lui est présenté, le niveau d'ASMR (Augmentation du SMR - voir cette abréviation). En 2003, le Ministre de la Santé a décrété le déremboursement d'un nombre important de médicaments pour lesquels le SMR s'est avéré insuffisant. Voir aussi ASMR (amélioration du service rendu). Haut de page

SMT SMTr
Neurologie - [Angl. : Repetitive transcranial magnetic stimulation] Abrév. Stimulation magnétique transcranienne répétitive.
Syn. : RTMS, SMTr. TMS, rTMS. La stimulation magnétique transcranienne répétitive à basse fréquence est une technique qui est utilisée, entre autres, pour le traitement des dépressions résistantes ou dépressions majeures. La stimulation se fait à l'aide d'une bobine magnétique au niveau du cortes frontal, sans contact direct avec la peau.
On a noté une amélioration significative chez un nombre intéressant de patients, mais des études doivent encore être menées pour "préciser les paramètres de stimulation et le site d'application de la SMTr à basse fréquence les mieux adaptés au traitement de la dépression". Haut de page

SMUR
Médecine urgentiste - [Angl. : Mobile Emergency Medical Units (MEMUs)] Abrév. Structure Mobile d'Urgence et de Réanimation.
Une structure mobile d'urgence et de réanimation, ou service mobile d'urgence et de réanimation bien souvent abrégé en SMUR, est un service hospitalier consistant en un ou plusieurs véhicule(s) (appelés selon les pays et les catégories Unité mobile hospitalière, Véhicule radio-médicalisé, etc.) destinés à apporter les soins d'aide médicale urgente en dehors de l'hôpital, bien souvent conjointement avec une ambulance.
Ils peuvent également être appelés à effectuer des transports entre hôpitaux (transports secondaires) lorsqu'un patient nécessite des soins ou une surveillance médicale intensifs pendant son trajet. Ces véhicules sont munis de différentes manières selon les pays mais contiennent bien souvent au moins un médecin et un infirmier.
Le SMUR n'est pas à confondre avec le SAMU lorsque celui-ci existe dans certains pays. Haut de page

SNC
Neurologie, anatomie - [Angl. : Nervous central system] Abrév. Système nerveux central.
Le système nerveux central (SNC) ou axe cérébrospinal ou névraxe, est constitué de l’encéphale (cerveau, cervelet et tronc cérébral) logé dans la boîte crânienne, et de la moelle épinière protégée par les vertèbres. On estime à plus de cent milliards le nombre des cellules contenues dans l'encéphale, dont plus de dix milliards de neurones. Le reste constitue la névroglie, tissu nerveux de soutien et de nutrition des neurones.
Tout le système nerveux central est protégé de façon très efficace par les méninges, ensemble de trois membranes. On distingue, de l'extérieur vers l'intérieur :
- la dure-mère, épaisse et protectrice, au contact de l'os,
- l'arachnoïde qui contient le LCR ou liquide céphalorachidien dans l'espace arachnoïdien, et
- la pie-mère, fine et nourricière, très richement vascularisée, au contact du tissu nerveux.

Une protection supplémentaire du SNC est assurée par le liquide céphalorachidien qui équilibre les pressions interne et externe et maintient l'encéphale (et dans une moindre mesure la moelle) en état de flottaison. Il est contenu dans les ventricules (ce sont des cavités) du cerveau, les méninges et le canal de l'épendyme qui parcourt la moelle épinière en son centre.
Le rôle essentiel de l'encéphale est d'analyser et d'intégrer les différentes informations qu'il reçoit du corps et du milieu extérieur, puis d'envoyer des influx moteurs. Il donne naissance à 12 paires de nerfs crâniens (notés I à XII) et se prolonge par la moelle épinière, logée dans la colonne vertébrale, d'où partent 31 paires de nerfs rachidiens notés 1 à 31. Haut de page

SNOF
Ophtalmologie - [Angl. : National Federation of French Ophthalmologists] Abrév. Syndicat National des Ophtalmologistes de France. * ophtalmo : du grec ophtalmos [ophtalmo-, -ophtalmie], œil ; * logiste : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
Cet organisme présente un site internet très complet et propose l'inscription à une liste de diffusion. Haut de page

SOB
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique, cancérologie - [Angl. : Bilateral oophorosalpingectomy] Abrév. Salpingo-ovariectomie bilatérale. * salpingo : du grec salpigx, salpingos [salping(o)-, -salpinx], trompe de Fallope ou trompes utérines ; * ovario : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation.
Le chirurgien pratique une salpingo-ovariectomie lorsqu'il pratique l'ablation simultanée d'un ovaire et de la trompe de Fallope correspondante, ou des deux ovaires et des deux trompes. L'opération se pratique de plus en plus par laparoscopie (cœlioscopie) ce qui permet une durée d'hospitalisation plus courte (2 jours) et ne laisse pas de cicatrices visibles.
Syn. : salpingo-oophorectomie(* oophoro : du grec oôn [oo-], œuf et du grec phoreo, phorô, phorein [-phore, -phorie], porter, avoir en soi ; relatif aux ovaires). On qualifie aussi parfois cet acte chirurgical d'annexectomie. Cette opération est pratiquée entre autres pour l'ablation d'une tumeur cancéreuse au niveau de l'utérus.
L'abréviation SOB est parfois précédée de HAT, qui signifie : hystérectomie abdominale totale. Haut de page

SOFMIS
Gynécologie - [Angl. : French Society of mastology and breast imaging] Abrév. Société Française de Mastologie et d'Imagerie du Sein. * masto : du grec mastos [mast(o)-, -mastie], mamelle, relatif au sein ; * logie : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison.
La SOFMIS ne possède pas pour l'instant de site Internet, mais elle est citée par plusieurs moteurs sur d'autres sites. Haut de page

SOMPK
Gynécologie obstétrique, endocrinologie et métabolismes - [Angl. : Micropolycystic ovarian syndrome] Abrév. Syndrome des ovaires micropolykystiques. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * ovaires : du latin ovarium, de ovum [ovari(o)], œuf, relatif à l’ovaire ; * micro : du grec mikros [micr(o)-, -micrie, -micron], petit ; * poly : du grec polus [poly-], nombreux, plusieurs ; * kystique : du grec kustis [kyst(o)-, -kystique], vessie ; en médecine : le kyste est une tumeur bénigne dont le contenu est liquide ou semi-liquide.
C'est une dystrophie ovarienne due à un excès d'androgènes et à un défaut des récepteurs de la FSH hypophysaire (hormone stimulant les follicules). De ce fait, il n'y a pas de maturation de follicule (en follicule de De Graaf) et l'ovaire présente un nombre important de petits follicules immatures qui lui donnent cet aspect dit micropolykystique.
Débutant très tôt après la puberté, le SOMPK se traduit par une aménorrhée (peu ou pas de règles), des signes d'hyperandrogénie (acné, hirsutisme, hyperséborrhée), obésité et bien sûr anovulation, entre autres. L'examen échographique des ovaires met en évidence leur hypertrophie (taille souvent très supérieure à 4 cm de long) et leur forme parfois sphérique. Haut de page

SP (1) SP (2) SP(3)
Sémiologie, imagerie médicale - [Angl. : Physical signs ; Without particularity ; Without preparation] Abrév. - Signes physiques ; Sans particularité ; Sans préparation. * signes : du latin signum [signal, signe], ce qui permet de connaître ou de reconnaître, de deviner ou de prévoir quelque chose.
Dans l'établissement d'un diagnostic, ou un rapport écrit, l'abréviation SP signifie "signes physiques". Elle est souvent associée à SF, "signes fonctionnels". En d'autres circonstances, SP peut aussi signifier "sans particularités", ou "sans préparation", comme dans ASP, "abdomen sans préparation" avant passage en radiologie. Haut de page

SPE SPI
Neurologie, anatomie, neurochirurgie, rééducation fonctionnelle - [Angl. : External popliteal sciatic nerve, Internal popliteal sciatic nerve] Abrév. Sciatique poplité externe, Sciatique poplité interne. * sciatique : du bas latin sciaticus, du grec iskhiadikos, de iskhion, hanche.
Le nerf sciatique (on l'appelle aussi le nerf ischiatique) est le plus gros nerf du corps humain (environ 1,5 cm de diamètre), mais aussi le plus long ; il assure la motricité et la sensibilité de tout le membre inférieur (hanche, cuisse, jambe et pied). Il se forme par la réunion de racines nerveuses issues de la moelle épinière, au niveau L4 (4e vertèbre lombaire) à S3 (3e vertèbre sacrée) au niveau du plexus sacré.
Traversant le bassin par une ouverture osseuse : la grande échancrure, il passe sous les muscles des fesses, puis entre la tubérosité de l'ischion et le grand trochanter du fémur et longe la cuisse sur sa face postérieure. À la cuisse, il donne des branches aux 3 muscles de la région postérieure : semi-membraneux, semi-tendineux et biceps crural, ainsi qu'au grand adducteur. Juste en haut du genou, au jarret, il se divise en 2 branches :

* Le SPE ou (nerf) sciatique poplité externe (du latin poples, poplitis, jarret, relatif au jarret, c'est-à-dire au creux du genou ou creux poplité) ou nerf péronier commun ou nerf fibulaire commun (la fibula est le péroné), qui longe le muscle biceps, passe sur le bord externe du creux poplité (c'est le creux du genou) en direction de la tête du péroné qu'il contourne par l'arrière à la face antéro-externe de la jambe.
Il donne une branche au muscle jambier antérieur, un rameau accessoire du saphène externe, pour la peau du tiers inférieur de la jambe et du talon et un rameau cutané-péronier pour ceux de la face interne de la jambe. Puis le SPE se divise en :
a) nerf tibial antérieur ou nerf fibulaire profond ou nerf péronier profond, qui donne des branches aux muscles antérieurs de la jambe, aux pédieux et collatéraux dorsaux profonds de l'espace entre le premier et le deuxième orteil. Il innerve aussi le gros orteil et le deuxième ;
b) nerf musculocutané ou nerf fibulaire superficiel ou nerf péronier superficiel qui se distribue aux muscles péroniers latéraux, traverse l'aponévrose jambière et donne les collatéraux dorsaux des 3e, 4e et 5e orteils.

* Le SPI ou (nerf) sciatique poplité interne ou nerf tibial, qui descend verticalement dans la loge postérieure de la jambe, en arrière de la veine et de l'artère poplitées, dont il donne
- des branches aux muscles jumeaux, plantaire grêle et poplité, mais aussi à l'articulation du genou et
- une branche cutanée, le saphène tibial ou externe qui donne des filets nerveux à la peau du côté externe du talon, contourne la malléole externe et fournit les collatéraux dorsaux interne et externe du petit et du quatrième orteil.

Arrivé à l'anneau du soléaire, le SPI prend le nom tibial postérieur, accompagne l'artère du même nom et donne des branches aux muscles profonds de la région postérieure de la jambe. Parvenu ensuite à la face interne du calcaneum (os du talon), il se divise en
a) plantaire interne (ou médial) qui irrigue les muscles de la région interne de la plante du pied, les deux premiers lombricaux et fournit les collatéraux plantaires des trois premiers orteils ;
b) plantaire externe (ou latéral) qui se distribue à tous les autres muscles et fournit les collatéraux plantaires des orteils 4 et 5 à la partie externe du pied. Haut de page

SPECT
Neurologie, imagerie médicale, médecine nucléaire - [Angl. : Single photon emission computed tomography] Abrév. Tomographie d'émission monophotonique ou scintigraphie cérébrale. * scinti : u latin scintillare, de scintilla [scinti-], briller avec des éclats, relatif à l’enregistrement de radiations émises par un organe après injection d’un isotope ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * cérébrale : du latin cerebrum [cérébr(o)-], cerveau.
Le SPECT est en fait une scintigraphie cérébrale qui a pour but d'étudier l'irrigation sanguine du cerveau ainsi que son métabolisme, mais aussi de visualiser le liquide céphalorachidien (LCR) qui entoure le cerveau le cervelet, le bulbe rachidien et la moelle, et y remplit aussi des cavités : les ventricules cérébraux dans l'encéphale, le canal de l'épendyme dans la moelle épinière.
L'un des produits les plus utilisés est le Tc99m-HMPAO (Hexa Méthyle Propylène Amine Oxime fixé au technétium 99m), qui a la particularité de se fixer proportionnellement au flux sanguin : fixation faible dans les régions peu irriguées donc peu fonctionnelles, fixation très importante dans les zones cérébrales qui sont le siège d'une activité très intense, comme c'est le cas des régions où se déroule une crise épileptique. Haut de page

SRAA
Cardiologie angiologie, médecine biologique - [Angl. : RAAS - Renin-angiotensin-aldosterone system] Abrév. Système rénine-angiotensine-aldostérone.
Pour plus de renseignements sur la régulation de la pression artérielle, voir la définition de "Pression artérielle".

* La rénine (* réno : du latin renalis [rén(o)-, -rénal, rénine], relatif aux reins ; * ine : du suffixe -in, -inal(e), -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif).
C'est une enzyme protéolytique (qui agit sur les protéines) sécrétée par l'appareil juxtaglomérulaire du rein (zone située à proximité des glomérules). La rénine n'a pas d'action directe sur l'organisme, mais fait partie de ce que l'on appelle le système rénine-angiotensine ou encore le système rénine-angiotensine-aldostérone.
Elle provoque l'hydrolyse dans le sang de l'angiotensinogène produit par le foie en angiotensine I (décapeptide), elle-même transformée en angiotensine II (octopeptide) par une enzyme appelée enzyme de conversion, qui est la substance vasoconstrictrice la plus puissante de l'organisme.

* L'angiotensine (* angio : du grec aggeion [angio], vaisseau ; * tensine : du latin tendere [-tenseur, -tension, -tensine], tendre).
Aussi appelée parfois hypertensine c'est en fait l’angiotensine II. Elle joue un rôle important dans la régulation de la sécrétion de l'aldostérone, par l'intermédiaire du système rénine-angiotensine. Elle provoque la constriction des artérioles, ce qui a pour effet immédiat d'augmenter la TA (tension artérielle). Autre effet de l'angiotensine II : elle active la production d'aldostérone par les cellules glomérulées de la corticosurrénale.
Il en résulte une contraction des muscles lisses et, par conséquence, une vasoconstriction importante des capillaires sanguins, essentiellement au niveau viscéral ou splanchnique. En élevant la pression artérielle par vasoconstriction, elle maintient une pression de filtration suffisante dans le glomérule du néphron. Par la suite, cette angiotensine II est une nouvelle fois transformée en angiotensine III qui a une toujours une action hypertensive, mais beaucoup moins importante que l'angiotensine II. Syn. angiotonine.

* L’aldostérone (* aldo : du mot ald[éhyde], lui-même formé à partir de al[cool] déhyd[rogenatum] ; * stérone : du grec stereos [-stérol, -stéroïde, -stérone], solide qui, avec kholê (bile) a formé cholestérol, découvert sous forme de cristaux blancs solides dans les liquides et les cellules de l’organisme ; désigne aussi les corps qui dérivent du noyau stérol) est une hormone minéralocorticoïde sécrétée par la corticosurrénale et qui agit sur l'équilibre hydrominéral. Stéroïde, de poids moléculaire 360, elle est impliquée dans la régulation de l'équilibre hydrominéral. Elle agit au niveau du rein, plus précisément des néphrons, en augmentant la réabsorption du sodium urinaire (NaCl) et en favorisant l'excrétion du potassium dans les urines, ce qui provoque une rétention d'eau.
De plus, cette hormone déterminant une sensation de soif au niveau des centres hypothalamiques (dipsostat - du grec dipsos [dips(o)-, -dipsie], soif ; du grec statos, stasis [stat(o)-, -stat, -stase, -stasie, -statique, -statisme], station verticale, base, arrêt, stable), le sujet boit ce qui contribue à augmenter la volémie. La libération de l'aldostérone étant sous la dépendance de l'angiotensine II, une partie de l'action hypertensive de l'angiotensine II est due à la libération d'aldostérone.

Remarque : L'aldostéronisme (ou hyperaldostéronisme) est la sécrétion excessive d'aldostérone, ce qui perturbe le bilan sodium - potassium), une hypertension artérielle, une rétention du sodium Na et une fuite urinaire de potassium K (hyperkaliurie). Il en résulte une alcalose métabolique. On distingue l'hyperaldostéronisme primaire, dû souvent à la présence d'un adénome surrénalien (c'est le syndrome de CONN) et l'hyperaldostéronisme secondaire, dans lequel tout le système rénine - angiotensine - aldostérone est perturbé. À noter que la sécrétion d'aldostérone est augmentée pendant les grossesses. Haut de page

SRAS
Médecine biologique, pneumologie - [Angl. : SARS - Severe acute respiratory syndrome] Abrév. Syndrome respiratoire aigu sévère. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie.
    Syn. : pneumonie virulente, pneumonie atypique. Le 12 mars 2003, l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) déclenche une alerte mondiale contre une nouvelle forme de pneumopathie qui s'est déclarée en Asie (probablement à Canton en Chine le 16 novembre 2002), puis très vite répandue dans de nombreux pays via les transports aériens. Les symptômes sont plutôt "classiques" : fièvre pouvant dépasser 38°C, toux, dyspnée (respiration difficile).
Cette nouvelle forme de pneumopathie est qualifiée d'atypique car elle touche simultanément les 2 poumons et l'imagerie médicale ne montre pas les images habituelles d'une infection. Des recherches menées très rapidement ont d'abord fait penser (19 mars - équipe de Hong Kong) à un virus de la famille des paramyxoviridae, puis (21 mars - équipe américaine) à un coronavirus muté.
Il n'y a pas encore de certitude quant à la nature de ce virus et donc pas de traitement. À la fin du mois de mars, l'Institut Pasteur confirme qu'il s'agit bien d'un coronavirus (comme le virus du rhume) et le 31 mars, on compte plus de 1600 personnes infectées et déjà 60 morts. En avril, on utilise toujours la ribavirine (antivirus à large spectre), faute de mieux. Le 13 avril, une équipe de chercheurs canadiens annonce avoir décrypté le génome de coronavirus (en quelques semaines, ce qui constitue une prouesse), ce qui devrait permettre de mettre au point assez rapidement un test. Haut de page

SARS-CoV-2    SRAS-CoV-2
Parasitologie pathologies infectieuses et tropicales, médecine biologique  -  [Angl. : Coronavirus, Coronaviridae, Corona]   Abrév. Severe Acute Respiratory Syndrome - Coronavirus-2  * corona : du latin coronarius, de corona [coronar(o)-], couronne ; * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus.    
    Une épidémie de pneumonies d'allure virale d'étiologie encore inconnue en février 2020, a émergé dans la ville de Wuhan (province de Hubei, Chine) en décembre 2019. Le 9 janvier 2020, la découverte d’un nouveau coronavirus 2019-nCoV, différent des virus SARS-CoV, responsable de l'épidémie de SRAS en 2003 et MERS-CoV, responsable d’une épidémie évoluant depuis 2012 au Moyen-Orient, a été annoncée officiellement par les autorités sanitaires chinoises et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce nouveau virus est présenté comme l'agent responsable de ces pneumonies.  En février 2020, l'OMS appelle officiellement ce virus CoViD-19 (CoronaVirus Disease-2019)
   D’après les éléments communiqués par les autorités chinoises pour les cas confirmés, les symptômes principaux sont la fièvre et des signes respiratoires de type, toux, sensation d'oppression et/ou douleur thoracique, avec parfois dyspnée (essoufflement). La durée de l'incubation semble être de l'ordre de 7 jours mais peut aller jusqu'à 14 jours. Dans les cas plus graves, qui semblent concerner à ce jour principalement des personnes vulnérables en raison de leur âge ou de comorbidités (maladies associées), le patient peut être atteint d’un syndrome de détresse respiratoire aigüe, d’une insuffisance rénale aigüe, voire d’une défaillance multiviscérale pouvant entraîner le décès.
   La majorité des cas initialement décrits concernait des personnes ayant fréquenté un marché d’animaux vivants. L’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est donc privilégiée. Le risque de transmission interhumaine, initialement considéré comme nul ou faible est désormais établi en raison de la survenue de pneumonies dues à ce virus chez des personnels soignants chinois s'étant occupés des premiers patients malades et de l’extension de l’épidémie en Chine.
    La suspicion du diagnostic repose actuellement sur l’existence des signes d’infection respiratoire aigüe chez une personne exposée au virus au cours des 14 jours précédant l’apparition des symptômes. Vers le 8e à 10e jour, il se produit chez certains patients, une réaction immunitaire excessive, appelée "orage immunitaire" ou "orage cytokinique" qui oblige les malades à être transférés en réanimation. Pour ces patients, les médecins utilisent un médicament immunomodulateur, le Tocilizumab, qui diminue d'un facteur 2 les risques et donc les décès.

   En même temps, un test diagnostique sérologique spécifique, développé par l’Institut Pasteur afin de détecter ce nouveau virus sur des prélèvements d'origine respiratoire, est en cours de validation. Ce test sérologique devra permettrede connaître le degré d'immunité développé par un patient qui a eu le CoVid-19 et qui en est guéri. Pour suivre la progression de cette épidémie au jour le jour : régions du monde, nombre de personnes contaminées, nombre de décès... voir le site de l'OMS. https://www.who.int/fr/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019.
   En mai 2020, nouvelle dénomination de ce virus : SARS-CoV-2 pour Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2 ou en français : SRAS-CoV-2 pour Syndrome Respiratoire Aigu Sévère-Coronavirus-2.      Haut de page

SS
Dermatologie - [Angl. : Systemic sclerosis] Abrév. Sclérose (ou sclérodermie) systémique. * scléro : du grec sklêros [sclér(o)-, sclérose, sclérotique], dur ; se rapporte aussi à la sclérotique de l’œil ; * dermie : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau.
Dans la sclérodermie, maladie cutanée, ce sont les couches profondes du derme (couche inférieure de la peau) qui durcissent et s'épaississent par accumulation excessive de collagène. Dans la sclérodermie systémique ou généralisée ou sclérose systémique (syndrome de RAYNAUD), c'est l'ensemble du tissu conjonctif qui est touché et d'autres organes que la peau sont atteints : intestins, poumons, cœur, reins, artérioles et capillaires.
Parmi les principaux facteurs de risques figurent la néphropathie (les reins peuvent être touchés), l'atteinte diffuse de la peau, l'HTA ou hypertension artérielle avec risque de rétinopathie. On a constaté que les crises sclérodermiques étaient plus fréquentes dans les populations noires et chez les femmes, survenant pendant une période de temps froid, le vasospasme semblant être un facteur déclenchant, parmi d'autres.

Le traitement consiste en un suivi rigoureux de la tension artérielle, avec administration d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, ce qui a pour effet de soulager les reins. La forme dite diffuse de la sclérodermie se traduit par les inégalités de coloration de la peau, avec des zones de mélanodermie (foncées) ou de dépigmentation. elle est particulièrement redoutée et peut s'avérer létale en quelques mois.
Au niveau du tube digestif, il y a diminution du péristaltisme et régression voire suppression de l'absorption ; au niveau des reins, la néphropathie peut aller jusqu'à l'anurie (plus de production d'urine).
Adj. : sclérodermiforme : qui a l'aspect d'une sclérodermie. Haut de page

SSh
Immunologie, dermatologie, neurologie, médecine biologique - [Angl. : Sharp's syndrome] Abrév. Syndrome de Sharp. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * Sharp : du nom de G.C. Sharp.
Le syndrome de Sharp (abréviation : SSh) est une connectivite (nouveau nom d'une collagénose), c'est-à-dire une maladie inflammatoire chronique du tissu conjonctif de soutien, en rapport avec un dysfonctionnement immunitaire. C'est une maladie rare qui apparaît préférentiellement entre 30 à 50 ans et qui touche quatre fois plus les femmes que les hommes.
Ce syndrome a été qualifié de connectivite mixte ou MTCD (mixed connective tissue disease) car il regroupe au moins 2 maladies auto-immunes parmi :
* le LEAD ou lupus érythémateux aigu disséminé,
* la PR ou polyarthrite rhumatoïde,
* une DPM ou dermatopolymyosite (inflammation d'un nombre plus ou moins important de muscles qui se sclérosent, associée à des lésions cutanées de type érythèmes et œdèmes) et
* une SS ou sclérodermie systémique.

On comprend mieux dès lors que le pronostic du syndrome de Sharp soit particulièrement mauvais. Sans trop entrer dans les détails de cette maladie complexe, on peut retenir les points suivants concernant les principaux symptômes :
- un phénomène de Raynaud (extrémités froides),
- une polyarthrite (inflammation généralisée des articulations),
- une sclérodactylie (sclérose des vaisseaux et du tissu conjonctif au niveau des doigts de la main et du pied),
- un dysfonctionnement œsophagien,
- une atteinte pulmonaire et viscérale et, souvent,
- une asthénie, anorexie, amaigrissement, insuffisance rénale, endocardite, plus rarement une atteinte neurologique.

Au niveau des analyses de laboratoire, l'une des caractéristiques du syndrome de Sharp est la présence d'anticorps anti-RNP (ou anti-ribonucléoprotéines, c'est-à-dire un anticorps qui va s'attaquer aux noyaux des cellules). Ces anticorps sont aussi appelés AC anti-ENA (de l'anglais extractable nuclear antibodies ou anticorps nucléaires solubles).
En fait, c'est toute la régulation immunitaire qui est touchée. Les analyses mettent aussi en évidence des anomalies au niveau de toutes les cellules sanguines : anémie (globules rouges insuffisants), leucopénie ou diminution des globules blancs, thrombopénie ou baisse des plaquettes ; les gammaglobulines et immunoglobulines augmentent dans le sang, au point de former des dépôts dans les vaisseaux sanguins et les reins. Cette liste n'est pas exhaustive ...
Les traitements dépendent du stade de la maladie et de sa gravité : AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), antipaludéens de synthèse, corticoïdes à doses relativement fortes, parfois traitement immunosuppresseur. Haut de page

SSIAD
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Nursing home service] Abrév. Service de soins infirmiers à domicile.
Les SSIAD interviennent à domicile pour dispenser des soins aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Ils contribuent au maintien des personnes à leur domicile et leurs interventions sont prises en charge par l'Assurance maladie. Elles se font sur prescription médicale.
Sont concernées : des personnes âgées de plus de 60 ans, malades ou en perte d'autonomie, des personnes de moins de 60 ans handicapées ou atteintes d'une maladie chronique.
Parmi les principaux objectifs recherchés : prévenir la perte d'autonomie, éviter une hospitalisation, faciliter le retour à domicile après une hospitalisation, retarder une entrée dans un établissement d'hébergement. Haut de page

SSM
Soins infirmiers, affaires sanitaires et sociales - [Angl. : Mining social security] Abrév. Sécurité sociale minière.
Le régime des mines est un régime spécial de Sécurité sociale créé en 1946 : assurance maladie-maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, retraite, action sanitaire et sociale. Il est l'héritier des caisses de secours et de retraite des ouvriers mineurs instituées par la loi du 29 juin 1894.
Autres appellations : CRSSM ou caisse régionale de sécurité sociale des mines, CANSSM ou caisse autonome nationale de la sécurité sociale des mines. Haut de page

SSPT
Traumatologie, nombreuses spécialités - [Angl. : Posttraumatic syndrome] Abrév. Syndrome de stress posttraumatique * post : du latin post, après, dans le temps et dans l’espace ; * traumatique : du grec trauma, traumatos [traumat(o)-], blessure.
Dans la nouvelle orthographe, on supprime le trait d'union. L'adjectif posttraumatique évoque essentiellement le syndrome de stress posttraumatique SSPT. C'est un trouble anxieux provoqué par une exposition à un événement traumatisant intense, tel qu'un viol ou une agression, des combats militaires ou des bombardements de civils, la torture, des camps de la mort, des catastrophes naturelles, des accidents terribles, des expériences sexuelles inappropriées sur le plan du développement ou une maladie mettant la vie en danger. Les caractéristiques incluent la ré-expérience de l'événement traumatique dans des souvenirs intrusifs récurrents, des cauchemars ou des flashbacks ; évitement des stimuli associés à un traumatisme et engourdissement généralisé de la réactivité émotionnelle et état d'hypoéveil avec difficulté à dormir, se souvenir ou se concentrer. L'apparition des symptômes peut n'apparaitre que des mois, voire des années après l'événement. Haut de page

SSR
Médecine hospitalière - [Angl. : Continuity of care] Abrév. Soins de suite et de réadaptation. * Soins, soigner : du bas latin soniare, du francique sunnjôn, s'occuper de.
Dans de nombreux centres hospitaliers, il existe une unité de soins de suite et de réadaptation qui a pour but de prendre en charge des patients venant de leur domicile ou d'un autre service de médecine ou de chirurgie pour assurer la continuité des soins. Le patient est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire : médecins, infirmier(e)s, kinésithérapeutes... qui couvre plusieurs domaines, tels que l'addictologie (en particulier l'alcoologie), les soins palliatifs, la rééducation, la réadaptation, la réinsertion, entre autres.
Longtemps assimilés à la notion de convalescence, puis à la réadaptation, les SSR sont progressivement devenus une discipline à part entière. Haut de page

SSSS
Dermatologie, médecine biologique - [Angl. : Staphylococcal Scalded Skin Syndrome]. Abrév. Syndrome de l'épidermolyse staphylococcique . * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * épi : du grec epi [épi-], sur, dessus ; * dermo : du grec derma, dermatos [dermo-, dermato-, -dermie], peau ; * lyse : du grec lusis [lyso-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique], dissolution ; * staphylo : du grec staphulê [staphyl(o)-], grain de raisin et, en médecine, relatif à la luette ou à des bactéries disposées en grappes ; * coccus : du grec kokkos [cocc(o)-, -coccie, -coque], graine, relatif aux microorganismes sphériques.
Cette dermatose est une complication de l'impétigo et se caractérise par un décollement de l'épiderme (c'est la couche supérieure de la peau), localisé à partir d'une petite infection due à un staphylocoque. L'épiderme se décolle et se nécrose (destruction) sous forme de lambeaux. Le SSSS s'accompagne généralement d'in délabrement de l'état général, avec fièvres et déshydratation. Haut de page

SYNGOF
Gynécologie obstétrique - recherche médicale - [Angl. : French association of gynaecologists and obstetricians]. Abrév. Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de France.
Extraits de leur site Internet :
"Le SYNDICAT NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES et OBSTÉTRICIENS de FRANCE, est représentatif de la profession, c'est-à-dire de ceux qui ont pour vocation l'exercice de la Gynécologie, de l'Obstétrique et de la Chirurgie Gynécologique, aussi bien public que privé. Il peut se prévaloir de plus de 2 500 Adhérents à jour de leur cotisation, le taux de syndiqués frisant les 50%, reflet satisfaisant de l'activisme des gynécologues Français.
Nous participons aux réunions des Grandes Centrales Syndicales... Le Syndicat a découpé l'hexagone par région au prorata de ses syndiqués. Les Administrateurs sont élus et, en principe, sont représentatifs des intérêts légitimes des privés et des hospitaliers. Les Administrateurs ou leur représentant participent à la vie conventionnelle de la région, aux Unions Régionales, au Comité Technique de Naissance, au CMPL (Comité Médical Paritaire Local) ou au CMPT, lorsqu'ils en sont membres.
Le Conseil d'Administration se réunit environ 4 fois par an à Paris ; c'est l'occasion de débattre de la politique générale syndicale, de prendre connaissance des orientations du Bureau... C'est un moment privilégié pour diffuser les informations de portée nationale, pour évoquer la situation des régions, et leur problème spécifique, et pour régler certaines "affaires locales" qui nécessitent l'assentiment du plus grand nombre. Les travaux sont retransmis dans un compte-rendu qui parait dans la revue et sur le site internet le mois suivant.
L'Administrateur Régional est le premier contact de la base. Sa connaissance du tissu régional en fait l'interlocuteur incontournable des problèmes de tout ordre qui se présentent aux syndiqués. Les nombreuses difficultés que rencontrent les professionnels, aussi bien dans le public que dans le privé, ont amené le Conseil à mettre en place des Commissions Spécialistes, tout particulièrement dans le domaine de la nomenclature, des assurances professionnelles, des contentieux et litiges avec la Sécurité Sociale.
la gynécologie obstétrique a été édité, en 98, et distribué aux professionnels et à de nombreuses autorités politiques et sanitaires de la République". Haut de page