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Dernière modification : 17-09-2020

Mots, expressions     Étymologie, définition


Sagittal - Saturation - Scorbut - Scorbut infantile - Scrotal - Scrotum - Scutelliforme - Scutelloïde - Scutiforme - Scybales  - Sédimentation du sang - Sels biliaires - Sénescence - Sénescent - Sertoli - Shift médiastinal - Sibutramine - Sirop - Sirupeux - Sismothérapie - Sixième maladie - Sodium - Soude - Soude caustique - Spotting - Squame - Squameux, euse - Stadification - Staging - Stat - Stent - Stentée - Stenting - Stimulateur cardiaque - Stroma - Stroma ovarien - Stroma tumoral - Stupéfiant - Stupeur - Stuporeux - Suppositoire - Syllogomane - Syllogomanie -

Sagittal
Anatomie  -  [Angl. : Sagittal]   Adj.  * sagittal : du latin sagitta [sagittal, e, aux], flèche, relatif à un plan d’orientation. 
    Le plan sagittal est un plan vertical, orienté d'avant en arrière et il doit son nom au fait qu'il est orienté comme une flèche qui traverserait le corps d'avant en arrière. Les plans d'orientation spatiale      Haut de page

Saturation
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Saturation]   Adj.  * saturation : du latin saturare, rassasier, du bas latin saturatio, syn. de satiété. 
    En médecine biologique, la saturation est le fait, pour un liquide, de dissoudre un gaz ou un soluté au maximum de sa capacité. Exemple : la saturation du sang en oxygène ou plus exactement en dioxygène O2 (SaO2) est de l'ordre de 97%.    Haut de page

Scorbut    Scorbut infantile
Biochimie, infectiologie  -  [Angl. : Scurvy ; Infantile scurvy]   N. m.  * scorbut : du néerlandais scuerbuyck, puis du latin médiéval scorbutus, œdème ; * infantile : du latin infantilis, de infans [-infantile], enfant. 
    Cette maladie est due à une carence alimentaire en vitamine C (*). On la rencontre dans les régimes alimentaires pauvres en légumes et en fruits frais, qui sont d'importantes sources en vitamine C. Le scorbut a particulièrement touché les populations carcérales et les marins du XVe au XVIIIe siècle qui ne consommaient pas de légumes et fruits frais. Parmi les principaux symptômes : coloration jaunâtre de la peau et hyperkératose folliculaire, érythème et hémorragies des gencives entraînant un déchaussement puis la chute des dents, une anémie, entre autres.
    La maladie est devenue rare, mais elle peut toujours se manifester chez les enfants (scorbut infantile) soumis à une malnutrition et c'est alors ce que l'on appelle la maladie de Barlow.

(*) N. f.  * vita : du latin vita, vie ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composées ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2.
    La vitamine C ou acide L ascorbique joue un rôle important dans la synthèse des protéines de structure et de nombreuses hormones. C'est un antioxydant qui a des effets positifs dans la lutte contre le vieillissement car elle intervient dans la construction et la réparation des os et des vaisseaux sanguins, favorise l'absorption du fer. Sa carence, observée chez les fumeurs entraîne fatigue, irritabilité, mais aussi le scorbut (hémorragies de la peau, des gencives). À noter que la vitamine C est un additif alimentaire : E300 (antioxydant).    Haut de page

Scrotum   Scrotal
Anatomie, andrologie  -  [Angl. : Scrotum ; Scrotal]   N. m. ; Adj.  * scrotum : du latin scrotum, enveloppe cutanée qui entoure les bourses des testicules. 
    Le scrotum est l'enveloppe cutanée qui entoure les bourses (*) des testicules. Cette peau est fine et très extensible, de couleur foncée, sillonnée de plis transversaux qui vont du raphé médian aux faces latérales.
    (*) Bourses : c'est l'ensemble constitué par le scrotum, le dartos et le tissu sous-cutané qui enveloppent les testicules. Le pluriel est justifié par la cloison conjonctive qui sépare les contenus de chaque bourse. Par rapport au mot scrotum, la bourse désigne le contenant, le contenu étant représenté par le testicule et ses annexes.
    L'adjectif scrotal caractérise ce qui se rapporte au scrotum.     Haut de page

Scutiforme    Scutelliforme   Scutelloïde
Anatomie  -  [Angl. : Scutiform]   Adj.  * scuti- : du latin scutum, signifiant bouclier, écu, qui en a la forme ; * forme : du latin forma [-forme], moule, aspect.
    L'adjectif scutiforme qualifie ce qui a la forme d'un bouclier, d'un écusson et, en anatomie, se rapporte essentiellement au cartilage (ou corselet) scutiforme ou cartilage thyroïde (anciennement thyréoïde). Impair et médian, ce cartilage est situé dans la partie antérosupérieure du larynx, au-dessus du cartilage cricoïde. Il est formé de deux lames latérales qui se réunissent par leur bord antérieur, formant une saillie vers l'avant, plus développée chez l'homme, chez lequel elle constitue la pomme d'Adam, et qui ressemble à un bouclier très bombé d'où son nom.
   Adjectifs synonymes moins employés : scutelliforme, scutelloïde.   Principaux cartilages et ligaments du larynx  
   À noter qu'il existe, chez certains mammifères (chiens, chats, chevaux ...) un autre cartilage scutiforme dans le pavillon de l'oreille. Situé sous le cartilage conchal qui forme l'essentiel de l'oreille externe, il sert d'attache aux muscles qui permettent de tirer l'oreille vers l'avant.   Haut de page

Scybales
Gastroentérologie, médecine générale  -  [Angl. : Scybalum]   N. f. pl.  * scybales : du latin scybala, du grec skubala, excréments.
    (Prononcer [sibal]). Les scybales sont des excréments durs et divisés en fragments arrondis, ressemblant aux crottes des chèvres ou des moutons et qui s'observent dans la constipation opiniâtre. En fait, il ne s'agit pas d'un état pathologique et il n'y a pas lieu de faire un traitement.
    Comme dans de nombreuses constipations, une bonne hydratation est toujours indispensable (1,5 litre d'eau par jour, en plus des boissons des repas).    Haut de page

Sédimentation du sang
Médecine biologique  -  [Angl. : Blood sedimentation (rate)]   N. f.   * sédimentation : du latin sedimentum, dépôt
    Pour mesurer la vitesse de sédimentation ou VS d'un échantillon sanguin, on le rend incoagulable puis on en verse dans une éprouvette graduée maintenue par la suite à la verticale. Les globules rouges (ou hématies, ou érythrocytes) étant légèrement plus denses que le plasma, ils se déposent plus ou moins rapidement : c'est la sédimentation dont on mesure la vitesse en calculant le rapport hauteur des globules rouges / temps.
    Cette vitesse peut être augmentée si le nombre des hématies diminue ou s'ils sont agglutinés, du fait de la présence d'anticorps à leur surface. La présence en quantité anormalement importante de certaines protéines dans le plasma (globuline, fibrinogène, entre autres) peut augmenter considérablement la VS. Il est important de savoir qu'une VS anormale n'est pas significative d'une pathologie donnée et qu'il faudra la compléter par d'autres analyses.
    En effet la VS peut être augmentée par des pathologies très bénignes, ou au contraire n'être pas modifiée par des affections graves. Elle est simplement un indicateur d'un état inflammatoire et permet surtout d'en suivre l'évolution. Les valeurs généralement admises comme normales sont : moins de 20 mm (millimètres) à la première heure et moins de 40 mm à la deuxième heure.     Haut de page

Sels biliaires
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Bile salts]   N. f.  * sel : du latin sal, désignant le sel « de cuisine » ; en chimie et biochimie, un sel est le produit de la réaction d’un acide ou d’un oxyde acide sur une base ou un oxyde basique ; * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    Les acides biliaires ou sels biliaires sont des corps souvent complexes, dérivés du cholestérol, donc avec un noyau stéroïde et qui se caractérisent par la présence d'un groupement carboxyle -COOH (ce qui leur vaut l'appellation d'acides) sur leur chaîne latérale. C'est ce groupement carboxylique qui va être conjugué soit avec la glycine (acide aminé qui présente une fonction carboxylique ou acide aminoacétique), soit avec la taurine (acide aminoéthylsulfonique).
    On distingue :
- Les acides biliaires primaires : acide cholique et acide chénodésoxycholique qui vont être conjugués dans le foie aux acides aminés cités précédemment cités : glycine et taurine, pour former les sels biliaires qui auront pour rôle de contribuer à la digestion des graisses.
- Les acides biliaires secondaires : acide désoxycholique et acide lithocholique sont formés dans l'intestin à partir des acides biliaires primaires qui subissent une déshydroxylation sous l'action des bactéries.
    Dans la bile, les acides biliaires permettent la solubilisation du cholestérol et des phospholipides et c'est aussi ce qui explique qu'un excès de cholestérol puisse faire en sorte que les acides biliaires ne soient plus présents en quantité suffisante pour le solubiliser, provoquant la formation d'une lithiase biliaire.    Haut de page

Sénescence   Sénescent
Gériatrie, médecine générale  -  [Angl. : Senescence, Senescent]   N. f.  * sénescence : du latin senescere [sénescent, sénescence], vieillir
    La sénescence est le vieillissement physiologique, donc normal, des tissus et de l'organisme. Elle entraîne un affaiblissement progressif des capacités physiques et psychiques. L'adjectif sénescent caractérise tout ce qui touche au vieillissement.    Haut de page

Sertoli (cellules de)
Anatomie, andrologie  -  [Angl. : Sertoli's cell(s)]   N. pr.   * Sertoli : de Enrico SERTOLI, histologiste italien 1842 - 1910. 
    Le testicule est essentiellement constitué de tubes séminifères (environ 800 m) et de cellules interstitielles ou cellules de Leydig, qui produisent la testostérone, l'hormone mâle. C'est dans les tubes séminifères que se fait la spermatogenèse. Les cellules à leurs différents stades évolutifs, sont accrochées à de grandes cellules, enchâssées dans la paroi : ce sont les cellules de Sertoli.
    Leur rôle dans la spermatogenèse est prépondérant.  En outre, elles sécrètent une hormone : l'inhibine, qui exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion hypophysaire de FSH, dont elles sont les cellules cibles. Spermatogenèse dans les tubes séminifères    Haut de page

Shift médiastinal
Pneumologie, cardiologie, chirurgie cardiopulmonaire  -  [Angl. : Mediastinal shift]   N. m.  * shift : terme anglais signifiant changement, déplacement ; * médiastinal : du latin mediastinus [médiastin(o)-, -médiastinal], qui se situe au milieu, c’est-à-dire entre le sternum et les poumons. 
    Un shift médiastinal est un transfert ou déplacement des tissus et des organes que l'on trouve dans le médiastin (cœur, gros vaisseaux, trachée et œsophage). Le shift médiastinal se produit lorsqu'une grave blessure à la poitrine provoque une accumulation d'air dans la cavité pleurale (forme de pneumothorax), c'est-à-dire dans la plèvre - voir cette définition. Le poumon s'effondre et le volume d'air augmente du côté blessé.
    Les autres organes du médiastin sont repoussés de l'autre côté de la poitrine. Cela peut produire la compression de l'autre poumon, une plicature ou une torsion d'un ou de plusieurs grands vaisseaux sanguins, et compromettre sérieusement le débit du sang dans le cœur. Un shift médiastinal peut avoir d'autres causes.
   Pour ne citer qu'un exemple, un développement incomplet du diaphragme peut provoquer l'intrusion d'anses intestinales du grêle, voire une partie du côlon dans le cage thoracique et entraîner de ce fait, un important déplacement des organes du médiastin.    Haut de page

Sibutramine : méfiance envers ce médicament anti-obésité
Pharmacologie, alimentation et diététique  -  [Angl. : Sibutramine]   N. f. 
    La sibutramine est commercialisée par les laboratoires KNOLL sous le nom de Sibutral ® en France, Rédactil ® et Meridia® dans les autres pays. C'est un anorexigène chimiquement apparenté aux amphétamines, inhibiteur de la recapture des monoamines telles la sérotonine, la dopamine et la noradrénaline. La sibutramine renforce la sensation de satiété et diminue le désir de s'alimenter.
    Ce médicament est donc prescrit, sous contrôle médical, aux patients obèses, mais aussi à certains diabétiques (diabète de type II), à raison de 15 à 20 mg/j. Cependant, des études ont montré que la perte de poids n'est pas significative (ne dépasse pas 7%) et les kilos perdus sont rapidement repris à l'arrêt du traitement.
* Italie : le 7 mars 2002, après 11 mois de commercialisation et suite à plusieurs accidents graves dont 2 décès, le médicament a été retiré de la vente.
* États-Unis : le médicament a été mis en vente en 1998. Le 19 mars 2002, après de nombreux accidents dont 29 décès, l'association de consommateurs "Public Citizen" demande son retrait. Chez ABBOTT, des responsables affirment qu'il n'y a pas de lien de causalité entre les décès et la sibutramine.
* Aujourd'hui, on compte 34 décès liés directement à ce médicament.
* En France, Sibutral ® a obtenu son AMM (autorisation de mise sur le marché) le 13 juin 2001. Aujourd'hui, on compte 99 accidents dont 10 graves.
    L'AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments et Produits de Santé) "poursuit l’analyse de ces cas. Une procédure d’évaluation a été engagée au niveau européen, auprès du Comité des spécialités Pharmaceutiques, pour une réévaluation du rapport bénéfice/risque. L’AFSSAPS rappelle que SIBUTRAL® est disponible uniquement sur prescription médicale dans le respect strict des contrindications et précautions d’emploi telles qu’elles sont définies dans l’autorisation de mise sur le marché " 
- 29 décès ne suffisent pas aux États-Unis pour le retrait d'un médicament par les autorités sanitaires.
- Avec 2 décès, les autorités italiennes n'ont pas hésité.
- Combien en faudra-t-il en France ?
* En octobre 2005, le médicament a de beaux jours devant lui et les recommandations sont les suivantes : le traitement par la sibutramine ne doit être prescrit qu'après l'échec d'un régime seul et une diminution de la masse corporelle inférieure à 5% après 3 mois de ce régime. Le traitement ne devra pas dépasser un an et sera arrêté en cas d'échec : pas de perte de poids ou augmentation du poids !!!
* Sur le site de l'AFSSAPS : "La sibutramine ne doit pas être prescrite en cas d'antécédent de : pathologie coronaire, hypertension artérielle insuffisamment contrôlée, insuffisance hépatique ou rénale sévère, troubles majeurs du comportement alimentaire, obésité d'origine organique".    Haut de page

Sirop   Sirupeux  
Pharmacologie  -  [Angl. : Syrup, Syrupy]   N. m.   * sirop : (du latin médiéval sirupus, de l'arabe charâb, boisson ; liquide formé d'une forte proportion de sucre et de substances aromatiques ou médicamenteuses)
    Un sirop est une préparation médicamenteuse liquide qui contient une forte proportion de sucre et des arômes, le plus souvent pour rendre supportable une forte amertume ou un goût très désagréable du principe actif. Il existe aussi des versions sans sucre (avec édulcorant) pour les diabétiques.
    Adj. sirupeux : qui a l'aspect, la consistance d'un sirop.    Haut de page

Sismothérapie
Neurologie, psychologie psychiatrie  -  [Angl. : Sismotherapy]   N. m.  * sismo : du grec seismos, de seieîn [sismo-], tremblement de terre, secouer ; * thérapie : du grec therapeuein [- thérapeute, -thérapie], soigneur, soigner. 
    L'électrochoc ou sismothérapie est une méthode thérapeutique qui a pour but de réduire certains troubles psychiatriques par l'effet de décharges électriques. La décharge électrique traverse le cerveau et y provoque une crise convulsive.
    Bien que cette méthode soit toujours controversée pour son aspect brutal, elle reste d'une efficacité inégalée pour le traitement de pathologies comme la schizophrénie, les confusions mentales persistantes. Cet acte est mené sous anesthésie générale et sous surveillance médicale stricte et est pratiqué à raison de 2 à 3 séances par semaine pendant 4 semaines en moyenne.    Haut de page

Sixième maladie
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique, dermatologie, pédiatrie  -  [Angl. : Sixth disease]   N. f.  * ex : du latin ex-, du grec exô- (préfixe ou racine), qui signifie hors de ; * antho : du grec  anthos [anth(o)-, -anthe], fleur ; * hème : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang. 
    À noter que l'exanthème subit est aussi appelé la sixième maladie. C'est au XIXe siècle qu'ont été étudiées 6 éruptions cutanées différentes qui apparaissaient chez les jeunes enfants. L'exanthème subit, aussi appelé fièvre de trois jours des jeunes enfants ou roséole infantile, a été la dernière de ces 6 maladies à être étudiée et nommée.
    Pour information,
- la première maladie est la rougeole,
- la deuxième maladie est la rubéole,
- la troisième maladie est la scarlatine,
- la quatrième maladie est la rubéole scarlatiforme et
- la cinquième maladie est le mégalérythème épidémique.
    C'est une fièvre éruptive qui se manifeste pendant la petite enfance et dont le responsable est un herpès virus humain : HHV6 (human herpes virus type 6). La sixième maladie se traduit par une fièvre qui apparaît brutalement et dure environ 3 jours. C'est au moment où la fièvre chute spontanément, au 3e ou 4e jour que l'éruption cutanée se manifeste par des taches rosées et petites sur presque tout le corps, sauf le visage. Cette éruption est généralement bénigne et de courte durée (rarement plus de 24 heures).    Haut de page

Sodium   Soude   Soude caustique
Biochimie, médecine biologique  -  [Angl. : Sodium, Soda, Sodium hydroxide (caustic)]   N. m.  * natrium, natron : de natron, natrium, ancien nom du sodium. 
    Syn. : Natron. C'est le sodium (Na). Numéro atomique 11. Masse atomique par rapport au C12 : 22.9898. Point d'ébullition 892.0° C. Point de fusion 97.8° C. Masse volumique (conditions normales) 0.97 g/ml. Structure électronique [Ne]-3s1. Etat d'oxydation 1.
    Le sodium est un métal mou et léger qui réagit violemment avec l'eau et est conservé dans du pétrole. Le nom "sodium" vient du mot ''sodanum'', un remède médiéval contre les maux de tête. Le symbole Na vient des deux premières lettres du mot ''natrium'' qui était utilisé au 15e siècle en Europe pour désigner les métaux alcalins. Il a été découvert en 1807 par H. Davy.
    L'hydroxyde de sodium NaOH ou soude caustique est utilisé dans les piles alcalines, comme dégraissant et comme nettoyeur de renvoi d'eau ou comme destructeur de matières organiques dans les déboucheurs de tuyauteries. La soude caustique est un produit dangereux à manipuler avec beaucoup de précautions (toujours lire les conseils sur les étiquettes).
    Lorsque le sodium est associé au chlore (NaCl), il forme le sel de table. Dans l'industrie, on l'utilise dans les cellules photoélectriques et comme transporteur de chaleur dans les centrales nucléaires.  L'atome de sodium   Le sodium dans le tableau périodique des éléments   Haut de page

Spotting
Gynécologie obstétrique, pharmacologie  -  [Angl. : Spotting]   N. m.  * spotting : du mot anglais spot, qui peut avoir de nombreux sens mais qui signifie ici "ponctuel, faible".  
    Le spotting est un saignement vaginal de faible importance. Il se manifeste souvent lors du changement de pilule contraceptive, surtout si l'on passe à des dosages hormonaux (œstrogène et progestérone) plus faibles. Ces saignements étant peu importants ne s'évacuent que très lentement et/ou épisodiquement et se traduisent souvent par des pertes que l'on qualifie de brunes".
    Une correction du dosage hormonal par le gynécologue peut supprimer rapidement ces inconvénients.    Haut de page

Squame   Squameux, euse
Dermatologie  -  [Angl. : Squama ; Squamous]   N. f.  * squame, squameux : du latin squama [squame, -squameux], en forme d'écaille, formé d'écailles.  
    Les squames sont de très fines lamelles épidermiques blanchâtres, comme des pellicules, qui se détachent de la peau. Elles résultent d'un épaississement de la couche cornée de l'épiderme qui peut, à cet endroit, être histologiquement anormale, c'est-à-dire parakératosique.
   L'adjectif squameux, euse, caractérise une affection cutanée comme le psoriasis par exemple, ou tout ce qui se rapporte à des squames. On parle de desquamation quand un trouble de la kératinisation produit l'élimination des couches superficielles de l'épiderme sous forme de squames.    Haut de page

Staging   Stadification
Cancérologie  -  [Angl. : Staging, Stadification]   N. m. * staging : de l'anglais staging échafaudage, qu'il faut traduire ici par gradation ou stadification.
    La stadification généralement adoptée pour déterminer le stade d'une tumeur est celle dite "FIGO-AJCC 1987" (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique - American Joint Committee on Cancer). À titre d'exemple, voici la classification pour les tumeurs ovariennes.
* Stade I :    Tumeur limitée aux ovaires
            IA : Atteinte d'un seul ovaire, capsule intacte ; pas de végétation externe ni d'ascite
            IB : Atteinte des 2 ovaires, capsules intactes ; pas de végétation externe ni d'ascite
            IC : Tumeur IA ou IB avec rupture capsulaire ou végétation externe ou ascite ou liquide de lavage péritonéal contenant des cellules néoplasiques
* Stade II :   Tumeur ovarienne étendue aux autres organes du petit bassin
            IIA : Extension à l'utérus et/ou aux trompe(s)
            IIB : Extension aux autres organes du petit bassin
            IIC : Tumeur IIA ou IIB avec végétations externes ou ascite ou liquide de lavage péritonéal contenant des cellules néoplasiques
* Stade III :   Tumeur ovarienne étendue au péritoine extrapelvien et/ou atteignant les ganglions rétropéritonéaux ou inguinaux (métastases régionales)
            IIIA : Extension microscopique au péritoine abdominal
            IIIB : Localisation(s) péritonéale(s) macroscopique(s) de taille < 2 cm de diamètre ; ganglions négatifs
            IIIC : Localisation(s) péritonéale(s) de taille > 2 cm de diamètre et/ou atteinte d'un ganglion rétro péritonéal ou inguinal
* Stade IV :   Métastases à distance. Un examen cytologique en cas d'épanchement pleural est obligatoire.    Haut de page

Stat
Médecine générale  -  [Angl. : Stat]   Adv.  * stat : du latin statim, de staticulus qui signifie "danse sur place" et peut avoir un certain nombre de sens différents, comme debout, sur place, de pied ferme, sans désemparer, d'une manière fixe, permanente, mais aussi tout de suite, sur-le-champ, aussitôt, à l'instant.
    Utilisé en médecine, "stat" n'a gardé que ce dernier sens de sur-le-champ, immédiat. Il semble que stat soit plus utilisé au Canada qu'en France, du fait peut-être de la proche présence de la langue anglaise. En effet, l'expression anglaise "Stat stress ECG test" est traduite en français par "Test d'effort immédiat, avec ECG de contrôle - ou monitoring ECG".
    De toute façon, l'adverbe "stat" utilisé en médecine et plus encore en chirurgie, signifie qu'il y a urgence.       Haut de page

Stent   Stenting   Stentée
Angiologie et médecine vasculaire, cardiologie et chirurgie vasculaire, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Stent, Stenting]   N. m.  * stent : mot anglais désignant une endoprothèse vasculaire.
    Le stent est une prothèse endovasculaire, placée dans une artère traitée par angioplastie transluminale, pour éviter une resténose. Les techniques évoluent rapidement et les stents actuellement disponibles ont un ratio métal - artère de plus en plus faible. Ils sont "classiques" ou filaires, ou maillés, revêtus de sirolimus (antimitotique).
    Dans les artères coronaires, iliaques, fémorales ..., l'angioplastie transluminale est presque toujours complétée par la pose d'un stent, ce qui garantit une meilleure reperméabilisation. On utilise également un stent pour dilater et rétablir une circulation normale dans l'œsophage, les uretères, l'urètre etc.
    Certains auteurs parlent de stenting pour désigner l'introduction d'un stent dans une artère, ou d'artère stentée. Texte et photos de stents sur le site angiocardio.com/stents.   Schéma de l'angioplastie avec pose d'un stent       Haut de page

Stimulateur cardiaque
Cardiologie, chirurgie cardiaque et vasculaire  -  [Angl. : Pacemaker]   N. m.   * Stimulateur : du latin stimulare, de stimulus [-stimuline, -stimulant, -stimulation], aiguillon, qui incite, qui excite ; * cardiaque : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur. 
   Appelé aussi pacemaker (de pace, allure et de to make , faire, régler),  le stimulateur cardiaque est un appareil électrique, composé essentiellement d'une pile longue durée, d'électronique et d'une ou deux sondes, destiné à régulariser le rythme des contractions cardiaques. On l'utilise pour les patients souffrant de bloc auriculaire (maladie des oreillettes ou maladie du sinus) et/ou de bloc auriculoventriculaire, lorsque la conduction des influx nerveux ne se fait plus correctement entre les différents éléments du tissu nodal.
    Les stimulateurs cardiaques actuels sont choisis en fonction des pathologies et placés sous la peau derrière la clavicule droite. Une ou deux sondes (fins fils entourés de silicone) entrent par le système veineux et vont à l'intérieur du ventricule gauche ou/et de l'oreillette. Les nouvelles générations de stimulateurs cardiaques réagissent à l'effort en augmentant le rythme des impulsions, ou au sommeil en le diminuant.
    Il existe même des modèles qui réagissent au psychisme (émotion forte par exemple). Un contrôle de l'appareil est effectué tous les 6 mois environ.  Un exemple de pacemaker   Schéma d'un pacemaker en place   Pacemaker vu en radiographie        Haut de page

Stroma   Stroma ovarien   Stroma tumoral
Anatomie, cytologie histologie, cancérologie oncologie  -  [Angl. : Stroma, Ovarian stroma, Tumor stroma]   N. m.  du bas latin stroma, -atis, couverture, lui-même pris du grec strôma, -atos, ce qu’on étend, couverture, tapis, dérivé de strônnunai, étendre. 
    Contrairement au parenchyme - voir ce terme - qui désigne la partie "noble", fonctionnelle d'un tissu ou d'un organe, le stroma en constitue la trame, la charpente, le tissu de soutien. Le stroma est généralement du tissu conjonctif dont les mailles soutiennent les éléments cellulaires. Dans un ovaire, par exemple, tous les follicules aux différents stades représentent le parenchyme, alors que le reste de l'ovaire en représente le stroma ovarien.
    Le stroma tumoral (du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé) est le tissu nourricier et de soutien d'une tumeur maligne. Constitué lui aussi de tissu conjonctif vascularisé, le stroma tumoral n'est pas lui-même du tissu cancéreux malin, mais se développe en réponse à la présence de cellules cancéreuses.          Haut de page

Stupéfiant   Stupeur   Stuporeux
Pharmacologie, toxicologie, algologie  -  [Angl. : Narcotic, Stupor, Stuporous]   N. m. et adj.  * stupéfiant : du latin stupor, stupefactus, stupeur, stupéfaction. 
    Un stupéfiant est une substance toxique, narcotique et analgésique, parfois médicamenteuse, qui agit sur le système nerveux en provoquant un engourdissement du corps et de l'esprit (la narcose). Ces produits provoquent d'abord un état d'euphorie, mais leur toxicité vient du fait qu'elles provoquent rapidement un état de dépendance ou de pharmacodépendance, c'est-à-dire une toxicomanie.
    Des stupéfiants très connus (cocaïne, morphine) peuvent être utilisés pour venir à bout de douleurs rebelles. Stupeur : état provoqué par les stupéfiants. Stuporeux : état d'une personne qui est sous l'emprise de stupéfiant(s).       Haut de page

Suppositoire
Pharmacologie  -  [Angl. : Suppository]   N. m.  * suppositoire : du latin suppositorium, de supponere, mettre dessous. 
    Le beurre de cacao qui était pendant longtemps l'excipient de choix pour les suppositoires est maintenant très souvent remplacé par d'autres substances, notamment le mélange gélatine-eau-glycérine. Cette forme galénique reste encore très utilisée en France, notamment pour les enfants, mais elle est sujette à deux erreurs : la première concerne le sens d'introduction : la partie plate doit être en avant, la pointue étant derrière.
    Deuxième erreur : certaines personnes avalent les suppositoires, ce qui peut provoquer des dérangements digestifs et oblige le principe actif à passer par le foie où il est souvent inactivé.       Haut de page

Syllogomanie   Syllogomane
Psychologie, psychiatrie, sociologie  -  [Angl. : Syllogomania, Syllogomaniac]   N. f.  * syllogo : : du grec syllogos, réunion ; * mane, manie : du latin mania [maniaco-, -maniaque, -manie], folie, habitude bizarre
    La syllogomanie est assimilée à un TOC (trouble obsessionnel compulsif) et se traduit par une accumulation d'objets de toutes sortes. Le syllogomane (personne qui est atteinte de ce trouble) peut pousser cette accumulation jusqu'à saturer complètement son environnement au point d'en réduire l'accès aux pièces importantes : cuisine, toilettes, salle de bain, avec les conséquences nutritionnelles et sanitaires logiques souvent déplorables qui en découlent.
    Incendie, présence de rats et maladies ne sont pas rares ches les sygillomanes. À noter que la sygillomanie est aussi connue sous le nom de syndrome de Diogène. En effet, Diogène de Sinope, philosophe grec du IVe siècle avant J.-C. s'était rendu célèbre pour son isolement social poussé à son maximum, avec abandon total de l'hygiène corporelle.       Haut de page