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Dernière modification : 28-10-2020

Abréviations - T       Signification


11-hydroxy-THC - 9-THC - T4 - T-20 - TAC - TACFA - TACO - TAD - TAP - TB - tb - TB active - TB bacillifère - TB infection - TB maladie - TB non bacillifère - TBG - TBPA - TBV - TC - TC - TCA (1) - TCA (2) - TCK - TCMH - TcO2 - TCP - TcPO2 - TD - TDA - TDAH - TDM - TDRSV - TEN - TEP - TFR - TGI - TGMH - TGV - TH - THC - THC-COOH - THG - THS - TIA - TIPMP - TIR - TMA - TMAO - TMAU - TMO - TNF - TOC - TOGD - TOR - TP - TPHA - TPO - TPODA - TRH - TRP - T-score - TS - TSA - TSAO - TSH - TSH us - TSI - TSP - TSP/HAM - TSST-1 - TT - TTT - TVMI - TVNMI - TVO - TVP - TVT

T4
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : T4 - Thyroxine, tetraiodothyronine]   Abrév.  Tétraiodothyronine* tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * iodo : du grec iôdes [iod(o)-], violet, relatif à l’iode, dont les cristaux forment des paillettes violettes ; * thyro : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif.
    La T4 ou tétraiodothyronine est l'une des hormones synthétisées par les cellules (thyrocytes) des vésicules thyroïdiennes. Appelée également thyroxine, elle est fabriquée à partir de la thyréoglobuline qui fixe 4 atomes d'iode. Elle agit sur le métabolisme cellulaire en augmentant la production d'énergie sous forme d'ATP (adénosine triphosphate). La thyroxine intervient également sur l'activité des gènes.    Haut de page

T-20
Immunologie allergologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : T-20, pentafuside]   Abrév.  Pentafuside * penta : du grec pente [penta, pent(o)-], cinq ; * fusine : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre. 
    Un nouveau médicament particulièrement efficace, qui empêche le virus du sida d'envahir les cellules de l'organisme, a été présenté à la quatorzième conférence internationale sur le sida, (7 au 12 juillet 2002 - à Barcelone, Espagne).
    "Baptisé T-20, ce médicament pourrait redonner espoir aux malades atteints de virus qui résistent aux traitements actuels. Celui-ci appartient aux inhibiteurs de la fusion, une nouvelle classe d'antiviraux qui diminuent considérablement la quantité de virus présent dans le sang (charge virale) des malades. T-20 empêche le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) d'envahir les cellules du système immunitaire (CD4) alors que les traitements existants agissent contre le virus quand celui-ci a déjà pénétré les cellules.
    Deux expériences ont été réalisées : mille patients australiens, brésiliens, européens et nord-américains, chez lesquels les médicaments disponibles restent sans effet, ont servi de cobayes. Tous les sujets ont continué à prendre leur traitement. Les deux tiers d'entre eux se sont vus administrer, en plus, du T-20, à raison de deux injections quotidiennes. La première expérience a révélé que la charge virale de plus de 30% des patients sous T-20 avait baissé sensiblement au-dessous des niveaux de détection, après 24 semaines, contre seulement 16% des individus soumis aux anciens médicaments. Dans la seconde expérience, les taux étaient respectivement de 28% et 14%.

    Selon le professeur Bonaventura Clotet, responsable de la section sida à l'hôpital Germans Trias i Pujol de Barcelone et impliqué dans les recherches, le T20 est considéré par les scientifiques comme le médicament le plus complexe produit jusqu'à présent. T-20 est fabriqué par les laboratoires suisse Roche et américain Trimeris. Ceux-ci prévoient de le mettre sur le marché dès 2003. Cependant son coût prohibitif risque d'en limiter l'usage. On parle de 10 à 12 000 dollars par patient et par an". Un seul chiffre : en 2001, trois millions de personnes atteintes du SIDA sont décédées.    Haut de page

TAC
Algologie, anesthésiologie réanimation  -  [Angl. : TAC - tetracaine, adrenaline, cocaine]   Abrév.  Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8%* tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * caïne : du mot cocaïne, indique la présence d’un dérivé de la cocaïne et donc d’un anesthésique local ; * adrénalo : du latin ad, auprès de, et de ren, renis [rein] ; en physiologie : relatif aux glandes surrénales (qui sont plaquées sur les reins) ; * ine : du suffixe -in, -inal(e),  -ine, -inine, servant à transformer un mot ou un adjectif en un autre mot ou substantif. 
    Le TAC est l'un des médicaments utilisés dans l'anesthésie locale. On distingue essentiellement l'anesthésie locale transcutanée et l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée. Les anesthésiques locaux (ou locorégionaux) bloquent les canaux sodium (Na+) des membranes des neurones et interagissent dans l'excitabilité neuronale périphérique. La conduction nerveuse est bloquée (donc le message de la douleur) de façon réversible.
    Ce blocage varie en fonction des doses appliquées, mais aussi des fibres nerveuses concernées : les fibres C de la douleur ne possédant pas de myéline sont donc bloquées avant les autres. La lidocaïne et les autres anesthésiques locaux (AL) de type amide sont les plus utilisés parmi de nombreux autres. Quelques exemples :
- TAC : Tétracaïne 0,5%, Adrénaline 1/2000, Cocaïne 11,8% ;
- LET : lidocaïne 4%, Épinéphrine 1/2000 et Tétracaïne 0,5 à 2% ;
- crème EMLA (Eutetic Mixture of Local Anesthetics) : prilocaïne et lidocaïne en proportions égales dans une émulsion eau - huile ;
- Voltarène, Profenid, Niflugel, Percutalgine, Xylocaïne etc.
    L'anesthésie locale transcutanée agit sur les fibres nerveuses in situ. La vitesse d'absorption dépend de l'état de la peau (elle est plus lente si la peau est saine) et de son épaisseur.
    À noter que sur une muqueuse, la vitesse d'absorption correspond à une injection intraveineuse. Dans l'anesthésie locale par infiltration sous-cutanée, l'anesthésique est injecté directement au niveau des tissus douloureux. L'injection doit être lente pour éviter la distension douloureuse et traumatisante des tissus.    Haut de page

TACFA
Cardiologie, médecine d'urgence  -  [Angl. : Total arrhythmia by atrial fibrillation]   Abrév.  Arythmie complète par fibrillation auriculaire. * a : du préfixe « a » (an- devant une voyelle ou h muet) : privatif, signifie « sans » ou « arrêt » ou « absence de » ; * rythmie : du latin rhythmus ou du grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * fibrillation : du latin fibra [fibr(o)-, fibrino-], filament, en rapport avec des contractions rapides et désordonnées du cœur ; * auriculaire : du latin auricula [auricul(o)-, -auriculaire], petite oreille, relatif au petit doigt de la main (ainsi nommé car sa petitesse fait qu’on peut l’introduire dans l’oreille), ou à l’oreillette. 
    L'ACFA est une désorganisation totale de l'activité auriculaire droite qui peut battre jusqu'à 400 contractions par minutes, voire plus, de façon très irrégulière. Dans cette pathologie, la fibre auriculoventriculaire qui va du nœud sinusal au nœud auriculoventriculaire ne transmet pas ce rythme au ventricule ce qui fait qu'il bat (heureusement) normalement : les QRS sont normaux sur un ECG, bien que plus fins et plus rapides (100 à 150 par minute), alors que l'activité auriculaire n'est plus visible (il n'y a plus d'ondes P).
    Il y a bloc auriculoventriculaire (BAV). Les cardiologues parlent de TACFA (tachyarythmie complète par fibrillation auriculaire) ou de BACFA (bradyarythmie complète par fibrillation auriculaire), selon que le rythme cardiaque est accéléré ou ralenti dans cette pathologie.    Haut de page

TACO
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : CAT - Computerized axial tomography]   Abrév.  Tomographie axiale assistée par ordinateur.   * tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire ; * axiale : du latin axis, [ax(o)-, -axial], essieu, ligne qui passe par le centre d’un corps. 
    C'est un examen radiologique de la tête, de la colonne ou des poumons. Le patient est couché sur une table étroite. Des courroies peuvent être utilisées pour lui permettre de garder la position requise pendant l'examen. Un radiologue injecte une substance de contraste ou un colorant dans une veine de son bras (CT scan avec infusion).
    Les vaisseaux sanguins normaux du cerveau ne permettent pas à tous les composés de les traverser et donc de pénétrer dans le cerveau. On appelle ce phénomène la barrière hématoencéphalique.
    Les vaisseaux sanguins de la tumeur sont anormaux et permettent aux substances de traverser la barrière et de pénétrer dans le cerveau. Lorsqu'on administre un colorant par voie intraveineuse, il ne pénètre pas dans le cerveau "normal'' parce qu'il est arrêté par la barrière mais il pénètre dans la tumeur via les vaisseaux sanguins anormaux. C'est ce que l'on peut observer sur un CT scan et cette technique est appelée "contraste par amplification''.
    L'appareil est appelé TAC ou CT scan. Pendant l'examen, il produit un bruit de bourdonnement. La durée d'un CT scan du cerveau est de 15 minutes. Un CT scan de la colonne prend environ 30 minutes.  Haut de page

TAD
Gynécologie obstétrique, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : TAD - Transverse abdominal diameter]   Abrév.  Diamètre abdominal transverse.   * dia : du préfixe grec dia- signifiant soit « séparation, distinction », soit « à travers » ; * mètre : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure ; * abdominal : du latin abdomen, abdominis [abdomin(o)-], bas-ventre, partie du tronc située sous le diaphragme. 
    La biométrie fœtale ou fœtométrie est la mesure des dimensions du bébé, en particulier de sa tête, mais aussi de son abdomen, du fémur, entre autres. Ces mesures sont d'autant plus fines et complètes que la mère présente une étroitesse du bassin ou si le fœtus a une croissance anormalement importante. L'un des buts de cette échographie fœtale est justement de détecter un éventuel RCIU ou retard de croissance intra-utérine.
     Les médecins utilisent souvent des mesures en percentiles ; à titre d'exemple, dire qu'un fœtus est au 70e percentile signifie que 69% des fœtus ont une valeur inférieure à la sienne et que 30% ont une valeur supérieure, pour l'examen considéré. On utilise l'échographie, la radiographie ou le scanner. Selon les cas, le médecin peut pratiquer l'une ou plusieurs des mesures suivantes. À noter que les abréviations sont souvent suivies de (CFEF), ce qui signifie "selon le Collège Français d'Échographie Fœtale". Si elles sont suivies de (Hadlock), c'est en référence à des formules établies vers 1985 par le médecin américain Frank P. HADLOCK et qui prennent en compte le Bip, la LF et le PA.     Haut de page

TAP
Hématologie, chirurgie générale  -  [Angl. : Programmed autologous transfusion]   Abrév.  Transfusion autologue programmée. * trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * fusion : du latin fusio, de fundere [-fusion], répandre ; * auto : du grec autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * logue : du grec logos [log(o)-, -logie, -logique, -logiste, -logue] science, discours, raison. 
    Principe : pour éviter une contamination virale (HIV, VHB, VHC ...) un patient se fait prélever son sang pour se le faire retransfuser si besoin, lors d'une opération par exemple. "La transfusion autologue programmée fait appel à des produits sanguins labiles autologues préparés par les ETS soit à partir de prélèvements séquentiels programmés soit par aphérèse réalisée lors d'une hémodilution préopératoire anticipée réalisée dans les 7 jours qui précédent l'intervention.
    Les caractéristiques des PSL autologues sont définies par l'arrêté du 3 janvier l995. Une collaboration étroite entre l'équipe médicale de l'établissement de transfusion sanguine et l'équipe médicochirurgicale de l'établissement de santé est essentielle pour définir les indications ainsi que les procédures de la transfusion autologue programmée et pour assurer l'information des patients.

    La circulaire du 3 juillet l990 soulignait déjà la nécessité d'un travail en commun avec les équipes chirurgicales pour la définition du protocole de transfusion autologue spécifique à chaque patient. Des procédures écrites qui définissent les modalités de transfusion autologue programmée doivent être établies par les prescripteurs et l'ETS. Elles doivent être soumises à l'avis du Comité de sécurité transfusionnelle et d'hémovigilance des établissements de santé publics et/ou du correspondant local d'hémovigilance des établissements de santé privés".   Haut de page

TB   TB active   TB infection   TB maladie   TB bacillifère   TB non bacillifère
Pneumologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : TB - Tuberculosis, tubercle bacillus, Active TB, TB infection, TB disease, TB Bacilli carrier state, TB non bacilli carrier state]   N. f.  Tuberculose  * tuberculo : du latin médicinal tuberculum, de tuber [tubercul(o)-] petite tumeur ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques. 
    Par définition, une tuberculose est qualifiée de bacillifère (* bacillo : du latin bacillus [bacille, bacillus], petit bâton. Nom donné à toutes les bactéries en bâtonnet ; * fère : du latin ferre [-fère], du grec phero, porter ; a pris aussi le sens de transporter, conduire) lorsque le malade (en fait, c'est lui qui est bacillifère) présente, à l'examen microscopique, des bacilles tuberculeux dans ses crachats. Ces bacilles sont aussi appelés BAAR : bacilles acido-alcoolo-résistants. Si ces bacilles ne sont plus ou pas présents, la TB est non bacillifère.
    Il est intéressant de noter que les enfants ne sont que très rarement bacillifères. Cependant, lorsqu'un enfant est atteint de tuberculose, le "Guide des conduites à tenir en cas de maladies transmissibles dans une collectivité d'enfants", édité par le Conseil Supérieur d' Hygiène Publique de France en novembre 2003, précise que l'éviction est obligatoire et que l'enfant ne pourra retourner à l'école qu'avec un certificat attestant qu'il n'est plus bacillifère.
    Les spécialistes parlent de TB (tuberculose) infection ou tuberculose latente ou primo-infection, quand le développement d'une immunité cellulaire spécifique, dans laquelle diverses catégories de lymphocytes T jouent un rôle majeur, limite la multiplication bacillaire. Le sujet reste asymptomatique, mais cette TB infection témoigne d'un contact antérieur avec Mycobacterium tuberculosis.
    Elle se traduit par une réaction d'hypersensibilité de type retardé à la tuberculine. La réaction tuberculinique est positive (il y a « virage »), mais elle s'accompagne d'un examen clinique normal, d'une radiographie thoracique normale et d'une bactériologie négative (TB non bacillifère). * Dans certains cas, la multiplication des bacilles a quand même lieu et la malade passe, rapidement ou après plusieurs années, dans la phase dite de tuberculose active ou tuberculose maladie.   Haut de page

TBG   TBPA   TRH
Endocrinologie et métabolismes, hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : TBG - Thyroxin binding globulin, TBPA - Thyroxin binding prealbumin, TRH - Thyreotropin releasing hormone]   Abrév.  TBG : Thyroxin Binding Globulin ; TBPA : Thyroxin Binding Prealbumin ; TRH : Thyreotropin Releasing Hormone.  
    L'hypothyroïdie ou hypothyréose ou hypothyroïdisme  peut être définie comme une insuffisance des hormones thyroïdiennes dans le sang.   * hypo : du grec hupo [hypo-], dessous, indiquant aussi une qualité ou une intensité inférieures à la normale ; * thyréo : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde ; * ose : du grec -ôsis [-ose], suffixe désignant des maladies non inflammatoires ou/et des états chroniques)
    Pour comprendre comment apparaissent les hypothyroïdies, il faut savoir que c'est d'abord l'hypothalamus qui envoie une neurohormone à destination de l'hypophyse : la TRH (Thyreotropin Releasing Hormone). En réponse à cette neurohormone, l'hypophyse sécrète la TSH (thyréostimuline ou hormone thyréostimulante) qui agit sur la thyroïde, provoquant la captation de l'iode sanguin et la sécrétion de thyroglobuline.
    C'est l'oxydation de cette thyroglobuline qui va donner naissance aux deux principales hormones thyroïdiennes : la triiodothyronine (T3) et la tétraiodothyronine (T4) encore appelée thyroxine. Dans notre sang, une grande partie de ces deux hormones se lie à des protéines : TBG ou Thyroxin Binding Globulin, TBPA ou Thyroxin Binding Prealbumin et albumine. Or seules les hormones libres (non liées aux protéines) sont actives. L'hypothyroïdie n'est donc due qu'à la diminution pathologique des T3 et T4 libres du sang.
    Leur dosage se fait actuellement par radio-immunologie. L'hypothyroïdie peut donc être due à une destruction de la glande thyroïde, soit à un trouble de l'hormonogenèse, c'est-à-dire faisant intervenir l'un des facteurs cités ci-dessus : hypothalamus ou hypophyse. Les taux de T3 et T4 s'effondrent dans la thyroïdite chronique d'Hashimoto. L'hypothyroïdisation est l'ensemble des processus qui aboutissent à une hypothyroïdie.    Haut de page

TBV
Kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Cough at low volume]   Abrév.  Toux bas volume* toux : du latin tussis [toux, tussif], expiration brusque et sonore de l’air contenu dans les poumons, provoquée par l’irritation des voies respiratoires. 
    Technique d'expiration forcée, provoquée en kinésiologie respiratoire, pour éviter l'alvéolisation du mucus lors d'affections comme la mucoviscidose.  Haut de page

TC (1)
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Coagulation time, clotting time]   Abrév. : Temps de coagulation  * temps : du latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * coagulation : du latin coagulare [-coagulant, -coagulation], donner à un liquide une consistance solide, le figer.  
    Le temps de coagulation (ou TC) est la durée mise par une goutte de sang pour coaguler totalement dans une atmosphère normalement humide. La technique utilisée peut être particulièrement simple : la goutte prélevée au bout du doigt est placée sur une lame puis dans une boîte de Pétri contenant un coton humide. Le TC normal est de l'ordre de 10 minutes (valeurs considérées comme normales : entre 8 et 12 minutes, c'est-à-dire qu'après ce délai, on peut mettre la lame à le verticale, la goutte de sang ne se déforme plus.
    Actuellement, les laboratoires d'analyses médicales et biologiques utilisent le temps de coagulation en tube (ou méthode de l'éprouvette) ou temps de Hayem (ou méthode de Hayem) : dans 3 tubes à hémolyse en verre calibrés, on verse jusqu'à mi-hauteur du sang prélevé par ponction veineuse. Les tubes étant placés verticalement, on surveille la coagulation dans le premier en l'inclinant toutes les 2 minutes, puis toutes les minutes à partir de la 6e minute.
    Quand la coagulation a débuté dans le premier tube, on incline alors le second toutes les 30 secondes jusqu'à la prise en masse complète du liquide. C'est ce second tube qui correspond à la valeur véritable du temps de coagulation. Toute l'opération se fait au bain marie à 37°C, car la coagulation est normalement ralentie pour des températures inférieures.
    À noter que cette valeur du TC n'est que peu significative, voire obsolète, qu'elle ne présente un intérêt que dans certaines hémophilies sévères et qu'on lui préfère aujourd'hui d'autres examens - voir ci-dessous.  Haut de page

TC (2)   TCA   TCK   TCP
Hématologie, médecine biologique  - [Angl. : Cephalin coagulation time, Activated cephalin time, Kaolin cephalin clotting time, Plasma clotting time]   Abrév. : Temps de céphaline * temps : du latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * céphaline : la céphaline est un glycéride phosphaté que l'on trouve dans le cerveau et le foie et dont on utilise un extrait chloroformé (de lapin), qui représente dans ce test un substitut des plaquettes. 
    Le temps de céphaline activé (TCA) ou temps de céphaline (TC) ou temps de céphaline kaolin (TCK) est utilisé pour déterminer le temps de coagulation du plasma sanguin, en présence de céphaline et d'un activateur : le kaolin. Avec cet examen, on cherche à évaluer l'activité des facteurs de la coagulation de la voie intrinsèque - voir la coagulation et notamment un déficit en facteurs VIII et IX, responsables des hémophilies A et B.
    On complète souvent cette recherche par la mesure du temps de prothrombine (voir sa définition) qui évalue l'activité des facteurs de la coagulation de la voie extrinsèque.  Dans ce test, le temps normal de coagulation du plasma est compris entre 35 et 60 secondes, en fonction des réactifs utilisés.
    Un trouble de la coagulation est mis en évidence à partir d'une différence supérieure à 10 secondes, mais le TCK est normalement allongé si le patient prend un anticoagulant. Syn. : temps de prothrombine partielle, temps de coagulation du plasma (TCP).     Haut de page

TCA (2)
Physiologie de la nutrition et de la digestion, diététique, psychologie   -  [Angl. : Eating disorders]   Abrév. : Troubles du comportement alimentaire* trouble : du latin populaire turbulus, dérivé de turbidus, qui qualifie une personne agitée, bouleversée ; * comportement : du latin comportare, d'abord porter dans ses bras, puis manière d'agir ; * alimentaire : du latin alimentum, de alere [aliment, alimentation, alimenter], nourrir. 
   Les troubles du comportement alimentaire (TCA), désignent des perturbations graves du comportement alimentaire. Le comportement est considéré comme "anormal" parce qu'il est différent des pratiques alimentaires habituelles mais surtout parce qu'il a des répercussions négatives sur la santé physique et mentale de l'individu. Les TCA touchent beaucoup plus les femmes que les hommes, et débutent souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Parmi les plus répandus, on peut citer les anorexies, les boulimies, l'hyperphagie, la potomanie, entre autres.

* L'anorexie est la diminution importante de l'appétit, observée essentiellement chez les jeunes filles et les femmes de 15 à 25 ans. L'anorexie peut révéler un grand nombre de maladies, allant de la simple fatigue au cancer gastrique, en passant par l'hépatite virale, la tuberculose etc.
    L'anorexie mentale (AM) est le syndrome caractérisé par la restriction progressive de l'alimentation, inconsciemment volontaire, aboutissant à une perte totale de l'appétit. Amélie KLIPMAN, interne en psychiatrie au CHU Louis-Mourier (Colombes) a entamé une importante étude pour analyser la distribution de certains gènes qui seraient impliqués dans l'anorexie mentale, en particulier ceux qui codent pour les récepteurs et transporteurs de la sérotonine.
La découverte de tels gènes de prédisposition permettrait de révéler des marqueurs et d'isoler des sujets à haut risque, voire d'envisager des traitements préventifs et/ou curatifs

    Dans l'anorexie mentale, les médecins parlent de la triade des 3 A : anorexie, amaigrissement, aménorrhée (disparition des règles). Les conséquences peuvent être graves, avec des séquelles persistantes : ostéoporose, hypercholestérolémie, bradycardie et hypotension, constipation, œdèmes.
    Il existe un "Groupe d'Etude Français sur l'Anorexie et la Boulimie" ou GEFAB qui a une site Internet. 

* La boulimie : syn. : polyphagie ou hyperphagie.
    La boulimie est un appétit excessif qui entraîne une personne à manger exagérément. Certains ouvrages décrivent le cas d'un enfant qui, blessé au crâne par le sabot d'un cheval, réclama à manger dès qu'il reprit connaissance. Il était insatiable et cette boulimie soudaine ne s'arrêta que lorsqu'on lui enleva les fragments d'os qui comprimaient le lobe frontal de son encéphale.
    En réalité, la sensation de faim est régulée par 2 centres cérébraux : celui de la faim et celui de la satiété, l'un et l'autre pouvant être touchés par des affections diverses. En plus des cas de faim purement organiques, il existe une polyphagie d'origine névrotique. Les psychiatres ont montré que cette affection est souvent associée à l'image maternelle et à la tendresse. Le boulimique cherche à combler un vide affectif, les aliments ayant valeur de compensation.>

* La potomanie : trouble de la nutrition qui consiste, pour le potomaniaque, à ingérer des quantités considérables de boisson : jusqu'à plusieurs dizaines de litres par 24 heures. La potomanie a des répercussions sur la diurèse (émission d'urine), qui est augmentée dans les mêmes proportions.      Haut de page

TCMH   TGMH
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Mean corpuscular (or cell) hemoglobin]   Abrév.  Teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine. * hémo : du grec haima, [-émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * globine : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi
    La TCMH ou coefficient de coloration est le rapport hémoglobine en grammes % x 10 sur le nombre de globules rouges en millions par mm3. La valeur normale est comprise entre 28 et 36 µµg. Cet examen est pratiqué en même temps que l'hématocrite et la CGMH pour diagnostiquer une éventuelle anémie.
    Syn. de moins en moins utilisé : TGMH ou teneur globulaire moyenne en hémoglobine.     Haut de page

TcO2   TcPO2  
Médecine biologique, hématologie  -  [Angl. : Transcutaneous oxygen monitoring]   Abrév. Mesure Transcutanée de la pression partielle d'O2* trans : du latin trans [trans-], au-delà, à travers ; * cutanée : du latin cutis [cuti-,  -cutané], peau ; * pression : du latin pressare, presser ; * partielle : du latin médiéval partialis [partie, partiel, elle], qui concerne une partie seulement d’un ensemble.
    La TcPO2 parfois abrégée TcO2, est une méthode non invasive utilisée chez des patients qui ont une artérite des membres inférieurs et en particulier chez les diabétiques. C'est un dosage spectrophotométrique qui utilise un oxymètre à cellule photoélectrique et qui est placé au contact de la peau (généralement au coup de pied), un autre capteur étant placé sur la partie médiane supérieure du thorax. Grand avantage de cette méthode ; il n'y a pas de prise de sang et elle est reproductible à volonté.
    En mesurant la différence d'absorption de l'oxyhémoglobine et de l'hémoglobine réduite on a une bonne indication d'une éventuelle ischémie du membre inférieur. Les valeurs normales de cette TcPO2 sont voisines de 60 mm Hg (millimètres de mercure) mais sont exprimées en pourcentage de cette valeur.
    Dans certaines pathologies sévères, la TcPO2 peut être inférieure à 30 mm HG, voire proche ou égale à zéro, ce qui va nécessiter une amputation car les tissus ne sont plus oxygénés. Si la mesure donne de mauvais résultats, une autre mesure de confirmation peut être pratiquée après inhalation pendant une dizaine de minutes d'oxygène pur.     Haut de page

TD
Anatomie, stomatologie, otorhinolaryngologue, gastroentérologie  -  [Angl. : Digestive tract]   Abrév. Tube digestif  * tube : du latin tubus [tub(o)-, tube, tubule], tuyau cylindrique ; * digestif : du latin digestio [-digestion, -digestif], distribution, répartition, relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux. 
    Pour une description très détaillée, voir la définition "Tube digestif".     Haut de page

TDAH    TDA
Psychologie, pharmacologie  -  [Angl. : Attention deficit hyperactivity disorder (ADHD)]   Abrév. Trouble déficit de l'attention avec hyperactivité   * trouble : du latin populaire turbulus, dérivé de turbidus, qui qualifie une personne agitée, bouleversé ; * déficit : du latin deficiens, de deficere [-déficience, -déficit], manquer ; * attention : du latin attentio, dérivé du supin de attendere, tendre son esprit vers ; * hyper : du grec huper [hyper-], au-dessus (anatomie) ou supérieur à la normale, en intensité ou en quantité ; * activité : du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
   Le TDAH ou trouble déficit de l'attention avec (ou parfois sans) hyperactivité, autrefois plus simplement appelé TDA (trouble de l'attention) qualifie des enfants qui présentent, généralement avant l'âge scolaire et à des degrés variables, une inattention, une impulsivité et une hyperactivité anormales pour leur âge et leur niveau intellectuel.
   On pense aujourd'hui que c'est probablement un dysfonctionnement des récepteurs bêta des hormones thyroïdiennes qui est responsable du TDAH. Il constitue un véritable handicap pour la socialisation et la scolarité des enfants qui en sont atteints, parfois jusqu'à l'âge adulte. Dans la grande majorité des cas, une amélioration progressive est observée. Pour certains pédopsychologues ou pédopsychiatres, la prescription de neurostimulants représente un traitement efficace.     Haut de page

TDM
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Tomodensitometry, computerized axial tomography scanning]   Abrév.  Tomodensitométrie.   * tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * densito : du latin densitas [densit(o)-], qualité de ce qui est dense ; * métrie : du grec metron, [-mètre, métr(ie)], mesure. 
   Procédé radiologique (aux rayons X) permettant une exploration des différents organes sous la forme de coupes fines dont la lisibilité est très grande, compte tenu que ce procédé supprime les superpositions d'une radiographie normale. On obtient des reconstitutions multiplanaires et tridimensionnelles en noir et blanc, mais aussi en couleur, grâce au traitement des images par ordinateur.  Un tomodensitomètre 
    Actuellement, la tomodensitométrie utilise des scanners spiralés à haute résolution (TDM HR). Tomodensitomètre : appareil utilisé pour les examens de  tomodensitométrie. Tomodensitométrique : adj. qui se rapporte à la tomodensitométrie.    Haut de page

TDRSV
Cardiologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Supraventricular rhythm disorders]   Abrév.  Trouble du rythme supraventriculaire.   * rythme : du latin rhythmus ou du grec rhuthmos [-rythmie, -rythmique], rythme ; * supra : du latin supra [supra-], au-dessus, au-delà, supérieur ; * ventriculaire : du latin ventriculus (cardis) [ventricul(o)-, -ventriculaire], petit ventre (du cœur) se rapporte au ventricule, qu’il soit du cœur, du cerveau ou du larynx.  
    Les troubles du rythme supraventriculaires sont des anomalies rythmiques dont l'origine est à rechercher en amont des ventricules et donc du faisceau de His, soit au niveau du nœud sinusal (point de départ des ondes électriques), soit au niveau du nœud auriculoventriculaire, soit ailleurs.
    Les caractéristiques électrocardiographiques du TDRSV sont : des complexes QRS fins et inférieurs à 0,12 secondes, identiques à ceux du tracé du rythme sinusal.    Haut de page

TEN
Dermatologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : TEN - Toxic epidermal necrolysis]   Abrév.  Nécrolyse épidermique toxique.   * nécro : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre ; * lyse : du grec lusis [lys(o)-, -lys, lysi-, -lyse, -lytique, -lysine], dissolution ; * épidermique : du grec epi [épi-], sur, dessus et du grec derma, dermatos [derm(o)-, dermat(o)-, -dermie], peau ; * toxique : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison. 
    C'est une ectodermose érosive. Affection d'une certaine gravité qui touche essentiellement les tissus dérivés de l'ectoderme. La nécrolyse épidermique toxique débute brutalement chez des sujets généralement jeunes, sans que l'on n'en connaisse tous les mécanismes.
    Elle se traduit par une atteinte des muqueuses de la bouche (stomatite bulleuse : des bulles se forment puis se rompent et laissent place à des lésions inflammatoires), des muqueuses génitale et anale, une inflammation de la conjonctive (membrane qui tapisse la surface de l'œil et l'intérieur des paupières), l'apparition de cocardes cutanées caractéristiques, parfois des manifestations pulmonaires et une altération de l'état général. Ces symptômes durent en moyenne 1 à 2 semaines, puis disparaissent. Le malade est guéri. En général une corticothérapie est prescrite pendant la phase aigüe.
    Syn. : syndrome de Fiessinger-Rendu.  L'ectodermatose érosive multi-orificielle est appelée syndrome de Lyell ou épidermolyse bulleuse toxique lorsque le décollement cutané dépasse 10% de la surface corporelle. Synonyme également utilisé : TEN ou nécrolyse épidermique toxique.
    Grâce aux travaux de recherche de certaines équipes, notamment de l'INSERM (publication de la Fondation pour la Recherche Médicale - janvier 2003), on sait aujourd'hui que le syndrome de Lyell peut être déclenché par la prise de certains médicaments comme des barbituriques, des sulfamides. Ils déclenchent une allergie grave qui fait intervenir ces lymphocytes T8, appelés aussi lymphocytes cytotoxiques, car les chercheurs en ont retrouvé dans le liquide contenu dans les bulles de décollement de l'épiderme. D'autres substances interviennent également, comme certaines cytokines, produites par les kératinocytes de l'épiderme.     Haut de page

TEP
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : PET - Positron emission tomography]   Abrév.  Tomographie par émission de positons* tomo : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La tomographie par émission de positons ou TEP, permet de suivre le cheminement d'une molécule (médicament) dans un organe, ou d'observer le cerveau en fonctionnement. Cette technique suppose l'injection préalable d'un traceur isotopique émetteur de positons, inoffensif et à durée de vie brève.
    Les traceurs sont produits par un cyclotron biomédical et l'examen nécessite l'utilisation d'une caméra à positons. Une image du cerveau en PET scan  (malade atteint de la maladie d'Altzheimer - les zones noires ne sont plus fonctionnelles). Plus d'un millier de médicaments ont été ainsi tracés dans l'organisme, et on a pu détecter avec précision les aires cérébrales correspondant à telle ou telle fonction (langage, calcul, mémoire etc.).    Haut de page

TFR
Pharmacologie  -  [Angl. : Contractual rate of reimbursment]   Abrév.  Tarif forfaitaire de responsabilité
    Le TFR est un nouveau tarif de remboursement des médicaments, qui a été mis en place par les pouvoirs publics le 8 septembre 2003. Grâce à cette nouvelle tarification, la sécurité sociale ne rembourse la plupart des médicaments qu'au prix des génériques. Si le patient prend le médicament de marque au lieu du générique, la différence de coût est à sa charge.    Haut de page

TGI
Gastroentérologie, imagerie médicale et interventionnelle -  [Angl. : GIT - Gastrointestinal transit]   Abrév.  Transit gastro-intestinal* transit : de l’italien transito, du latin transitus [transit], passage, passer dans un lieu sans y séjourner ; * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * intestinal : du atin intestina de intestinus [intestin(o)-, -intestinal], intérieur, relatif à l’intestin, du pylore à l’anus. 
    C'est un examen radiographique qui a pour but d'étudier l'estomac, l'intestin grêle et le côlon. Le patient est strictement à jeun et le produit de contraste utilisé et le lavement baryté introduit par l'anus pour le côlon, de la baryte absorbée par voie orale pour l'estomac et l'intestin grêle. Le temps de cet examen varie de 2 à 6 heures, en plusieurs séances.    Haut de page

TGV
Chirurgie cardiaque, néonatalité, imagerie médicale  -  [Angl. : Transposition of the great vessels]   Abrév.  Transposition des gros vaisseaux * transposition : du latin transponere, faire passer ailleurs, renverser l'ordre habituel
    La TGV est également connue sous le nom de discordance ventriculoartérielle et se traduit par une inversion totale de l'artère aorte et de l'artère pulmonaire à la sortie du cœur. L'artère aorte est raccordée à la sortie du ventricule droit, alors que l'artère pulmonaire est reliée à la sortie du ventricule gauche.
    C'est une pathologie particulièrement grave qui n'est viable que s'il existe une communication interventriculaire (CIV) ou interauriculaire (ou interatriale). Il existe des formes intermédiaires, dans lesquelles la transposition des artères n'est pas totale.      Haut de page

TH   TRP
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Clotting time using Howell's method]   Abrév.  Temps de Howell  * temps : du latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * Howell : du médecin physiologiste américain William Henri HOWELL, né le 20.02.1860 à Baltimore (Maryland), mort le 06.02.1945 à Baltimore. 
    Pratiquement abandonnée en France, la méthode de Howell - Gramme ou temps de Howell (TH) permet de mesurer le temps de coagulation d'un plasma citraté (autrefois oxalaté) puis recalcifié par addition de calcium, ce qui explique que l'on appelle aussi ce test : temps de recalcification plasmatique (TRP).
    Dans ces conditions, le temps normal de coagulation est compris entre 1 min 30 s et 2 min 30 s. Entre 2 et 3 minutes, le test permet de mesurer les formations successives de la thromboplastine, de la thrombine et de la fibrine. Important : il faut signaler avant le test tout traitement contenant des antivitamines K et/ou de l'héparine. D'autres examens remplacent aujourd'hui ce test, notamment le temps de céphaline.     Haut de page

THC   THC-COOH   9-THC   11-hydroxy-THC
Pharmacologie, neurologie, médecine biologique, médecine légale  -  [Angl. : THC - Tetrahydrocannabinol]   Abrév.  Delta-9-tétrahydroxycannabinol.   * delta : du grec delta 4e lettre de l'alphabet qui a la même signification que « d » et se prononce comme lui ; la majuscule a une forme de triangle ; * tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * cannabino : du latin cannabis [cannabin(o)-], chanvre, chanvre indien ; * ol : du suffixe -ol qui, en chimie organique, désigne la présence d’une fonction alcool. 
    Syn. : 9-THC. Le THC est la substance active des plants femelles de cannabis (Cannabis sativa), qui agit sur le psychisme des consommateurs. Selon la forme consommée, la teneur en THC est très variable : 0,2 à plus de 10% dans l'herbe, 5 à 31% dans la résine et de 40 à 80% dans l'huile qui s'avère de ce fait particulièrement dangereuse. Il est aujourd'hui largement prouvé et admis que le THC est présent chez de nombreux conducteurs responsables d'accidents.
    L'analyse peut être faite sur le sang ou sur l'urine, selon les circonstances. Dans le sang il est détectable pendant environ 12 à 16 heures après consommation (encore que ce délai dépende de la concentration en THC du produit utilisé), pendant  une période pouvant aller jusqu'à 2 semaines dans l'urine. C'est parce que le THC est très lipophile (qui "aime" les tissus riches en lipides) qu'il se fixe préférentiellement dans le cerveau. Les métabolites du THC présents dans l'urine sont très nombreux, mais on dose essentiellement le THC-COOH et le 11-hydroxy-THC.    Haut de page

THG
Endocrinologie et métabolismes, toxicologie, pharmacologie, médecine du sport, médecine légale et expertises médicales  -  [Angl. : THG - Tetrahydrogestrinone]   Abrév.  Tétrahydrogestrinone * tétra : du grec tettara [tétr(a)-], quatre ; * hydro : du grec hudôr [hydr(o)-, -hydrique, -hydrie], eau ou hydrogène ; * geste : du latin gestus, de gerere [-geste, -gestion], faire ; en médecine, relatif à la grossesse ; * one : du suffixe -one qui, en chimie, désigne la présence d’une fonction cétone. 
    Cette molécule est dérivée de la gestrinone, anabolisant interdit depuis 1999 et qui a été détournée de son usage d'origine : un médicament pour traiter certaines affections gynécologiques, en particulier l'endométriose. La tétrahydrogestrinone est un stéroïde anabolisant obtenu par l'addition de 4 atomes d'hydrogène sur la gestrinone.
    Les effets secondaires de ce produit ne sont pas négligeables : masculinisation des femmes, notamment au niveau de la pilosité,  développement des seins chez les hommes avec risque d'impuissance, calvitie précoce, hypertrophie du cœur, entre autres.
    Sa découverte quelques semaines après les mondiaux d'athlétisme de Paris, en août 2003 et sa présence révélée positive dans l'urine de nombreux "champions" a provoqué un scandale international dans le monde sportif, ainsi que la condamnation ou l'interdiction de compétition d'un nombre non négligeable d'athlètes.
    C'est le laboratoire de l'université de Californie (UCLA) qui a très rapidement mis au point un test simple et fiable de dépistage, disponible dès le 21 octobre 2003. Contrairement aux autres anabolisants, le THG ne se prend pas par injection, mais sous forme de 2 à 3 gouttes déposées sous la langue.      Haut de page

THS
Endocrinologie et métabolismes, gynécologie obstétrique, pharmacologie  -  [Angl. : SHT - Substitute hormonal treatment, substitute for hormone replacement therapy]   Abrév.  Traitement hormonal substitutif* hormonal : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter. 
    Il s'agit essentiellement du traitement de la ménopause, destiné à lutter contre ses effets (troubles de l'humeur, bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, ostéoporose) et qui consiste à prendre des œstrogènes et de la progestérone. Des études récentes tendraient à montrer que ces traitements substitutifs ne sont pas sans inconvénients, car ils provoqueraient une augmentation des cancers du sein.   Haut de page

TIA
Bactériologie, Médecine biologique, pharmacologie  -  [Angl. : Alimentary toxi-infection]   Abrév.  Toxi-infection alimentaire* toxi- : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison ; * infection : du latin infectus, de inficere [infect(o)-], souiller. 
    On appelle toxi-infection toute infection qui résulte de l'action d'une ou plusieurs toxines bactériennes. La toxi-infection alimentaire (ou TIA) représente une part importante de ces pathologies. Elle résulte de la consommation d'aliments souillés, souvent par des germes fécaux, colibacilles - Escherichia coli, Salmonella p. ex. ou préparés avec de l'eau souillée par ces germes.
    Une autre cause de toxi-infection alimentaire est le manque d'hygiène des personnels et/ou des locaux dans lesquels sont préparés les aliments. L'interruption de la chaîne du froid est aussi souvent à l'origine des TIA. En 2011, des TIA apparues en Allemagne, puis dans d'autres pays européens, étaient dues à des souches d'Escherichia coli : voir ECEH.      Haut de page

TIPMP
Chirurgie, anatomie pathologique, cancérologie  -  [Angl. : Papillary intraductal tumor mucinous of pancreas]   Abrév.  Tumeur intracanalaire papillaire et mucineuse du pancréas* tumeur : du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé ; * intra : du latin intra à l’intérieur ; * canalaire : du latin canalis de canna [-canalaire], roseau, conduit, tuyau ; * papillaire : du latin papilla [papill(o)-], mamelon du sein et, par extension, papille : petite éminence saillante à la surface d'une muqueuse et de la peau ; * mucineuse : du latin mucus, mucosus [muc(o)-, -muqueux, -mucine], humeur visqueuse contenant des protides, sécrétée par des tissus de revêtement, destinée à retenir poussières et microbes ; * pancréas : du grec pankreas (utilisé en 1562 par Ambroise Paré) formé de pan-, tout, et de kreas : chair, relatif au pancréas, dont A. Paré disait "qu'il a partout similitude de chair". 
   La tumeur intracanalaire papillaire et mucineuse du pancréas, de haut potentiel de malignité naît des cellules qui tapissent les canaux pancréatiques et qui se mettent à secréter une quantité importante de mucus, au point de dilater voire d'obstruer des canaux pancréatiques, qui sont à l'origine des tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses du pancréas.  Cette pathologie peut affecter tout ou partie du système pancréatique, le canal pancréatique principal ou canal de Wirsung, ou les canaux secondaires ou les deux.
   Les IRM, de plus en plus perfectionnées ont permis de déceler ces lésions de plus en plus fréquemment et l'évolution vers une tumeur maligne n'est pas rare. Dans ce cas, l'imagerie initiale doit mettre en évidence une communication des lésions kystiques avec les canaux pancréatiques.      Haut de page

TIR
Génétique, hématologie, médecine biologique, pédiatrie  -  [Angl. : Immunoreactive trypsin]   Abrév.  Trypsine immunoréactive.  * trypsine : du grec triptêr, triptêros [-tripsie], pilon ; du grec thrupsis [-trypsie], broiement ; * immuno : du latin immunitas, exemption, dispense, remise, de im- privatif et munus, charge ; aujourd’hui : capacité d’un organisme à se défendre contre une substance ou un corps étrangers ; * réactive : de agir, en alchimie, et du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie. 
    Cet examen se fait chez le nouveau-né au 3e jour de sa vie, sur éluat de sang séché. Son but est le dépistage de la mucoviscidose. Un taux important de cette trypsine caractérise l'obstruction d'acini pancréatiques, et une émission importante de trypsinogène. Dans ce cas et avec l'accord des parents, un laboratoire de cytogénétique recherche les mutations du gène CF.  Haut de page

TMA   TMAO   TMAU
Physiologie, odontostomatologie, dermatologie, pharmacologie, génétique  -  [Angl. : Trimethylaminuria]   Abrév.  Triméthylaminurie.  * tri : du latin et du grec tri , trois ; * méthyl : du grec mêthe [métha-], alcool, en biochimie, se rapporte au méthane, CH4 et du suffixe -yl(e) qui, en chimie, désigne un alkyle, c’est-à-dire un alcane (terminaison -ane) qui a perdu un hydrogène ; * amine : les amines sont des dérivés de méthylamine que l'on appelait ammoniaques composés ; amine désigne un composé organique obtenu par substitution de radicaux hydrocarbonés (-ine) à l'hydrogène de l'ammoniac NH2 ; * urie : du grec oûron [uro-, urée, -urie, -urèse, -urétique], urine. 
    La triméthylaminurie est une pathologie qui se transmet de façon héréditaire, selon le mode autosomal (donc le gène responsable - ou les gènes - n'est pas sur les chromosomes sexuels) récessif, c'est-à-dire que les 2 parents doivent porter les gènes mutés pour que les enfants soient atteints. Les généticiens ont identifié 2 gènes responsables : FMO3 et FMO4 (F pour flavine, M pour mono et O pour oxygénase) situés aux loci 23 et 24 du bras long du chromosome 1.
    Leur fonction est le codage de la FMO, flavine monoxygénase, qui va jouer le rôle de catalyseur dans le foie pour oxyder la TMA (triméthylamine - formule C3H9N) en TMAO : triméthylamine N-oxyde.

    Dans la maladie, ces gènes FMO3 et FMO4 ont subi une mutation dont la conséquence est la fabrication insuffisante du catalyseur FMO. Dans le foie, la TMA est insuffisamment transformée en TMAO, ce qui provoque, au niveau des sécrétions (sueur, salive, sécrétions vaginales, urine, haleine ...) cette odeur caractéristique de poisson pourri qui a valu à cette pathologie ne nom de syndrome de l'odeur de poisson.
    On estime à environ 1% les personnes atteintes par ce syndrome particulièrement invalidant, socialement parlant et les femmes semblent plus touchées que les hommes. Il existe des traitements plus ou moins efficaces, basés sur l'observation de restrictions alimentaires, notamment en ce qui concerne les précurseurs de la TMA (dont il faut réduire le plus possible le taux dans l'organisme), comme la choline et la carnitine.   Haut de page

TMO
Gastroentérologie  -  [Angl. : Esophageal motor disorders]   Abrév.  Troubles moteurs de l'œsophage* moteurs : du latin motor, de movere [-moteur, -motricité, moto-], qui produit un mouvement ou qui le transmet ; * œsophage : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec l’œsophage.  
    Les troubles moteurs de l'œsophage peuvent être primaires, limités à l'œsophage et de cause inconnue, ou secondaires, dus à une affection locale telle que reflux acide, alcoolisme, neuropathie diabétique ... Les troubles primaires se caractérisent par la dysphagie, avec ou sans douleur thoracique : quand elle existe, elle est comparable à celle d'une angine de poitrine.  Haut de page

TNF
Gastroentérologie, immunologie allergologie [Angl. : TNF - Tumor necrosis factor]   Abrév.  Facteur de nécrose tumorale, de l'anglais Tumor Necrosis Factor* facteur : du latin factor, de facere [facteur], faire ; * tumeur : du latin tumor de tumere [tumoro-, tumeur, -tumoral], être gonflé ; * nécrosante : du grec nekros [nécr(o)-, nécrose], mort, cadavre. 
    Protéine présente en grande quantité dans les zones atteintes de l'intestin, dans la maladie de CROHN. Cette molécule est fabriquée par certains globules blancs et fait actuellement l'objet de recherches pour un traitement anti-TNF.  Haut de page

TOC
Neurologie, psychiatrie psychologie, pharmacologie  -  [Angl. : Obsessive compulsive disorder]   Abrév.  Troubles obsessionnels compulsifs
* trouble : du latin populaire turbulus, dérivé de turbidus, qui qualifie une personne agitée, bouleversée ; * obsessionnel : du latin obsessio, -onis, tourment, blocus ; * compulsif : du latin cum [com-], et de pellere, pousser, sous l'influence de pulsions.    
    Lorsque l'on parle d'un trouble obsessionnel au sens d'une maladie, on décrit un comportement, caractérisé par le besoin irrépressible de répéter sans cesse un rituel, souvent bizarre (compulsion). La vie professionnelle, familiale et sociale peut être gravement menacée. Les pensées obsessionnelles sont des pensées absurdes.
    La personne qui en souffre les ressent elle-même comme telles, mais ne parvient pas à s'en débarrasser malgré ses efforts. Le trouble obsessionnel compulsif est loin d'être rare, bien que l'on en parle peu, car la plupart de ceux qui en souffrent ont tendance, s'ils le peuvent, à cacher leur maladie. Sa prévalence, c'est-à-dire la proportion de personnes qui en souffrent à un moment donné de leur vie, est estimée à 2% de la population.
    Parmi les traitements disponibles, certains médicaments de la famille des antidépresseurs sont efficaces, telle la Clomipramine. Ces médicaments affaiblissent la prégnance des obsessions ou des compulsions, permettent de lutter plus efficacement contre elles et, dans un bon nombre de cas, de sortir de ce cauchemar.  Il existe une association : l'AFTOC.  
    Un traitement réservé aux parkinsoniens est en train de faire ses preuves sur les TOC. Il s'agit d'une électrostimulation par des électrodes implantées dans la zone qui contrôle les mouvements (le noyau subthalamique - sous le thalamus) et qui délivrent des impulsions à haute fréquence.     Haut de page

TOGD
Gastroentérologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Esophagogastrointestinal transit]   Abrév.  Transit œsogastroduodénal* transit : de l’italien transito, du latin transitus [transit], passage, passer dans un lieu sans y séjourner ; * œso : du grec oisophagos [œsophag(o)-], qui porte ce que l’on mange, en rapport avec l’œsophage ; * gastro : du grec gastêr [gastéro-, gastro-, gastre, gastrie], ventre, estomac ; * duodénal : du latin duodenum digitorum [duodén(o)-], signifiant douze doigts de long et relatif au duodénum, première portion de l’intestin grêle, ainsi nommée car sa longueur avait évaluée à douze travers de doigts. 
    C'est un examen radiographique qui a pour but d'étudier l'œsophage, l'estomac et la première partie de l'intestin grêle ou duodénum. Le patient est strictement à jeun et le produit de contraste utilisé et avalé selon les indications de l'opérateur est la baryte. Le temps de cet examen varie de 15 à 30 minutes.    Haut de page

TOR
Chirurgie orthopédique, traumatologie, rééducation, odontostomatologie  -   [Angl. : Dentofacial orthopedic treatment]  Abrév. Traitement orthopédique dentofacial.   * ortho : du grec ortho [ortho-], droit, correct, normal, régulier ; * pédie : du grec pais, paidos, paidion [péd(o)-, -pédie, -pédion], petit enfant ; * dento- : du latin dens, dentis [dent(o)-, dentin(o)-, -dental], dent ; * facial : du latin facies, facia [-facial], partie antérieure de la tête de l'homme. 
    La CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux) éditée par la CPAM (Caisse Primaire d'Assurance Maladie) est un codage des actes médicaux pour simplifier les règles de facturation. TOR est l'abréviation qui signifie traitement orthopédique dentofacial.    Haut de page

TP
Histologie cytologie, hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Prothrombin time]   Abrév.  Taux de prothrombine ou temps de prothrombine* taux : de l’ancien français tauxer, tausser, variante de taxer, exprime un pourcentage en biologie ; * pro : du grec pro-, préfixe qui peut signifier : devant, avant, mais aussi favorable à, pour, à la place de ; * thrombine : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang. 
    La prothrombine est une substance qui, sous l'influence d'une dizaine d'autres facteurs, fait coaguler le sang par polymérisation du fibrinogène soluble en fibrine insoluble. La mesure de la prothrombine est très importante chez les personnes qui suivent un traitement par anticoagulants. On pratique essentiellement 2 examens :

1 - Le taux de prothrombine permet de tester le bon fonctionnement de certains facteurs de la coagulation. Ils sont abaissés en cas de maladie hépatique et lorsqu'un malade prend des médicaments anticoagulants par voie orale. C'est l'examen de choix pour contrôler l'efficacité d'un traitement. Ce taux de prothrombine ou "TP", doit alors être strictement compris entre 25% et 35%, alors qu'il est normalement supérieur à 70%. S'il est inférieur à 25%, il y a risque d'hémorragie, et s'il est supérieur à 35%, le traitement n'est plus suffisamment efficace. 

2 - Le temps de prothrombine, appelé également temps de Quick, est le temps que met le plasma sanguin (partie liquidienne du sang) à coaguler quand on le met en présence d’un extrait de tissu humain, animal ou synthétique appelé thromboplastine, cytozyme ou thrombokinase. Il s’agit d’un ensemble d’enzymes nécessaires à la coagulation du sang et permettant de transformer la prothrombine en thrombine.
    La mesure du temps de Quick est faite à partir d’un prélèvement de sang du malade. Ce test sert à savoir si le patient présente une tendance à faire des hémorragies à la suite d’une carence en certains facteurs normalement présents dans le sang : facteur II, V, VII, X qui interviennent dans la coagulation normale du sang. Le temps de prothrombine s’exprime sous la forme d’un indice INR (International Normalized Ratio ou rapport international normalisé). 
    Un temps de prothrombine anormal indique un problème de coagulation, d’origine soit pathologique soit thérapeutique. Une atteinte du foie ou un manque de vitamine K peuvent être à l’origine de perturbations du temps de prothrombine. Le TP sert à surveiller les traitements anticoagulants par les antivitamines K.     Haut de page

TPHA
Vénérologie, immunologie allergologie  -  [Angl. : TPHA - Treponema Pallidium Hemagglutination Assay]   Abrév.  Treponema Pallidium Hemagglutination Assay* analyse : traduction de l'anglais "assay" ; * hémo : du grec haima, -émie, héma-, hémat(o)-, hémo-] : relatif au sang ; * agglutination : du  latin  agglutinare,  de  ad  et  de  gluten,  glutinis  [agglutin(o)-,    -agglutinine], colle. 
    La syphilis est une maladie provoquée par Treponema pallidum. Son sérodiagnostic peut se faire par la réaction du VDRL mais aussi par une autre réaction plus sensible, la réaction du TPHA. C'est une réaction d'agglutination passive réalisée entre un Ac anti-Ag tréponémique et un Ag tréponémique (polyoside d'enveloppe) normalement soluble, mais rendu particulaire par fixation sur un support figuré (hématie de poulet).
    L'ensemble Ag-hématies de poulet est appelé hématies antigène. En présence d'Ac spécifiques de Treponema pallidum, il y a réaction Ag-Ac provoquant une hémagglutination visible à l'œil nu. Afin de s'assurer qu'elle est bien due à des agglutinines spécifiques de T. pallidum, on compare avec un témoin, appelé contrôle sérum, dans lequel les hématies de poulet sont uniquement sensibilisées par un extrait de Treponema de Reiter non pathogène : les hématies témoins.  Haut de page

TPO
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Oral provocation test]   Abrév.  Test de provocation oral * test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * oral : du latin os, oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé. 
    En allergologie, l'ancien test de provocation oral est aujourd'hui remplacé par le test de provocation oral en double aveugle (TPODA) qui est "l'étalon or". Beaucoup de patients sont persuadés d'être allergiques à un ou plusieurs aliments, sans que la réalité de cette allergie ne soit prouvée.
    Dans la population générale un questionnaire adressé à 20 000 personnes retrouve unecroyance en une allergie alimentaire chez 20% des sujets. Cette allergie n'est prouvée que chez 1,4% des sujets. Il est donc indispensable de pratiquer les tests de provocation oraux (TPO) à l'arachide. Plusieurs protocoles sont possibles en fonction de l'histoire clinique.     Haut de page

TPODA
Immunologie allergologie  -  [Angl. : Oral provocation in double-blind test]   Abrév.  Test de provocation oral en double aveugle* test : de l'anglais test, essai, épreuve ; * oral : du latin os, oris [oro-, -oral], relatif à la bouche, au langage parlé. 
    En allergologie, l'ancien test de provocation oral est aujourd'hui remplacé par le test de provocation oral en double aveugle (TPODA) qui est "l'étalon or". Beaucoup de patients sont persuadés d'être allergiques à un ou plusieurs aliments, sans que la réalité de cette allergie ne soit prouvée.
    Dans la population générale un questionnaire adressé à 20 000 personnes retrouve une croyance en une allergie alimentaire chez 20% des sujets. Cette allergie n'est prouvée que chez 1,4% des sujets. Il est donc indispensable de pratiquer les tests de provocation oraux (TPO) à l'arachide. Plusieurs protocoles sont possibles en fonction de l'histoire clinique.    Haut de page

T-score
Imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : T score]   N. m.  * score : mot anglais qui signifie « compte » . 
    Syn. absorptiométrie, densitométrie osseuse, absorptiométrie biphotonique à rayons X. Examen rapide et indolore qui permet de mesurer la densité du tissu osseux et d'évaluer ainsi les risques de fractures (essentiellement col du fémur et rachis), notamment chez les femmes ménopausées. Un ostéodensitomètre 
    La mesure de la densité osseuse est basée sur le fait que plus le tissu est dense, plus il absorbe les rayons X. L'examen se fait avec un ostéodensitomètre. Une autre technique est en train de se mettre en place : l'ostéodensitométrie ultrasonore qui n'utilise plus les rayons X mais les ultrasons.
Inconvénient : l'ostéodensitométrie ne renseigne pas sur l'agencement des travées dans le tissu osseux. C'est la raison pour laquelle l'examen est parfois complété par une tomodensitométrie osseuse.

Quelques renseignements complémentaires :      Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur 
DMO : densité minérale osseuse : c'est la masse surfacique de l'os mesurée sur une partie du corps humain. La CMO est exprimée en g/cm2 (grammes par centimètre carré). En anglais, la DMO est nommée BMD : bone mineral density.
CMO : contenu minéral osseux (en anglais BMC : bone mineral content) : c'est la masse de l'os mesurée sur une partie du corps humain, exprimée en grammes.
Remarque : DMOt et CMOt sont les abréviations utilisées dans les ostéodensitométries du corps entier.
Surface : c'est la surface osseuse d'une partie du corps humain, délimitée par un logiciel de reconnaissance des contours (lignes jaunes sur le document "Résultat d'une ostéodensitométrie du fémur"). Elle est exprimée en cm2.
T-score : le T-score est l'écart, exprimé en DS (déviation standard), entre la valeur de la DMO mesurée chez le (la) patient(e) et la valeur maximale ou pic, de la DMO atteinte à l'âge adulte (entre 30 et 35 ans) par une population de référence.
Z-score : c'est la différence entre la valeur mesurée et la valeur moyenne théorique corrigée pour l'âge, le sexe, l'ethnie et exprimée en nombre d'écart type (DS).

L'OMS définit l'ostéopénie chez la femme pour un T-score compris entre 1 DS et 2,5 DS (soit -1 à - 2,5)
L'OMS définit l'ostéoporose pour un T-score inférieur à 2,5 DS (soit < - 2,5)

DXA ou DEXA : Dual Energy X-Ray Absorptiometry ou absorptiométrie biphotonique aux rayons X.
Les causes les plus fréquentes de la perte de masse osseuse sont : une carence œstrogénique qui s'installe naturellement chez les femmes ménopausées qui ne suivent pas de TSH (traitement hormonal substitutif), mais aussi l'hyperthyroïdie évolutive non traitée, une corticothérapie (traitement à base de cortisone) d'une durée supérieure à 3 mois, entre autres.
Moyenne en France : le pic de masse osseuse est atteint entre 20 et 30 ans. Chez une femme, la perte osseuse commence quelques années avant la ménopause, à raison d'environ 0,5% par an. En postménopause, la perte atteint plus de 3% pendant 8 à 10 ans, puis ralentit  : 0,5 à 1% dans les années suivantes. Si on totalise entre 30 et 80 ans, une femme perd en moyenne 47% de sa masse osseuse, 14% pour un homme.     Haut de page

TS
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : BT - Bleeding time]   Abrév.  Temps de saignement* temps : du latin tempus, qui prend ici le sens de "durée considérée comme une quantité mesurable" ; * saignement : du latin sanguis, sanguinis, sanguinare [sanguin(o)-, -sanguin, -sanguinolent], écoulement du liquide rouge qui circule dans les veines et les artères. 
    Le temps de saignement (TS) est la durée nécessaire pour qu'une incision de dimension et de profondeur standardisées et pratiquée à des fins thérapeutiques ou d'examen, cesse de saigner. Selon la méthode d'Ivy, la plus utilisée, l'incision est pratiquée sur 1 mm de profondeur et 1 cm de longueur, au niveau de la face interne de l'avant-bras et une pression de 40 mm de mercure est exercée par un brassard tensiomètre.
    Une autre méthode dite épreuve de Duke consiste à inciser le lobe de l'oreille à l'aide d'un vaccinostyle, mais son manque de précision fait qu'elle est pratiquement abandonnée. Le temps de saignement est normalement compris entre 4 et 8 minutes et ne devient anormal que pour des valeurs supérieures à 10 minutes, l'hémorragie s'arrêtant spontanément dès que le clou plaquettaire (agrégation des plaquettes ou thrombocytes au niveau de la lésion du vaisseau sanguin) s'est formé.
    Le TS est donc supérieur à la normale en cas de thrombopénie (pas assez de plaquettes dans le sang) ou de thrombopathie (fonctionnement anormal des plaquettes).    Haut de page

TSA
Neurologie, psychiatrie psychologie  -  [Angl. : Autism, Autistic]  Abrév. : Troubles du spectre autistique* Auto : du grec Autos ; élément qui entre dans la composition de mots comme pronom réfléchi complément du nom (de soi-même) et comme préfixe ; * isme : du suffixe -isme, servant à former des noms.
    L'autisme est le repli sur soi-même avec interruption de tout aspect relationnel et amplification de la vie imaginative. Dans le cas de l'autisme infantile, cette affection apparaît vers 30 mois. Par exemple, l'autiste (du suffixe -iste, servant à former des noms) n'accroche pas le regard de sa mère comme le font les autres enfants. Ces manifestations s'accompagnent d'attitudes particulières comme des balancements, des répétitions de gestes (l'enfant fait toujours le même mouvement avec sa main).
    Ces différents troubles sont plus ou moins marqués selon le degré de l'autisme. Cette affection est liée à un défaut de neuro-intégration sensorielle : le sujet reçoit normalement toutes les informations provenant de l'extérieur grâce à ces cinq sens (on s'assure auparavant qu'il entend et voit bien), mais son cerveau ne parvient pas à les décoder.
    Les premiers gènes responsables ont été identifiés en 2003 et on s'est vite rendu compte qu'il existe presque autant de formes d'autisme que d'enfants autistes. Actuellement en France, environ 1 enfant sur 200 souffre de TSA ou troubles du spectre autistique. Les premières découvertes ont porté sur 2 gènes mutés du chromosome X qui codent les neuroligines 3 et 4, lesquelles jouent un rôle important dans la transmission synaptique.
    Depuis 2003, de nombreux autres gènes mutés jouant un rôle dans les TSA ont été identifiés.     Haut de page

TSAO
Angiologie, imagerie médicale  -  [Angl. : Supra-aortic trunks]   Abrév.  Troncs supraaortiques. (anc. orth. : supra-aortiques) * tronc : du latin truncus [tronc, troncul(o)-], tronc d'un arbre ou corps humain considéré sans sa tête ni ses membres ; * supra : du latin supra [supra-], au-dessus, au-delà, supérieur ; * aortique : du grec aortê [aort(o)-, -aortique], relatif à l'artère aorte.
   Les TSAO sont les vaisseaux qui naissent au niveau de la crosse de l’aorte thoracique ou crosse aortique, c'est-à-dire le tronc artériel brachiocéphalique, qui se divise très vite en artère sous-clavière droite et artère carotide droite, l'artère carotide commune gauche et l'artère sous-clavière gauche. Dans le syndrome de la crosse aortique ou syndrome des TSAO, toutes ces artères présentent simultanément une occlusion plus ou moins marquée.     Les troncs supraaortiques    Haut de page

TSH
Endocrinologie et métabolismes, gynécologie obstétrique  -  [Angl. : SHT - Substitute hormonal treatment, substitute for hormone replacement therapy]   Abrév.  Traitement substitutif hormonal. * hormonal : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter.     Le TSH est un apport complémentaire hormonal proposé aux femmes ménopausées pour lesquelles cette ménopause constitue une gêne importante : bouffées de chaleur, troubles de l'humeur et de la libido. Le TSH est un apport dosé en œstrogènes et progestérone, par gel, patches ou comprimés, qui doit compenser la mise au repos des ovaires.    
    De récentes études tendent cependant à montrer (étude américaine menée sur plus de 16 000 femmes - publié en juillet 2002 dans le Journal of the American Medical Association) que le TSH n'est pas sans risques. Proposé essentiellement dans le but de réduire l'ostéoporose et les risques de fractures du col du fémur (mais aussi les cancers du côlon), il augmenterait sensiblement les risques cardiovasculaires (infarctus, accident vasculaire cérébral, embolie pulmonaire) ainsi que les risques d'apparition d'un cancer du sein.    Haut de page

TSH   TSH us
Endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : TSH - Thyroid Stimulating Hormone, TSH us - Ultrasensible Thyroid Stimulating Hormone]   Abrév.  Hormone thyréostimulante * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * stimulant : du latin stimulare, de stimulus [-stimuline, -stimulant, -stimulation], aiguillon, qui incite, qui excite ; * thyroïde : du grec thuroeidês [thyro-, thyréo-, thyroïdo-], en forme de porte ; en biologie : relatif à la thyroïde. 
    La thyréostimuline (ou thyréo-stimuline) est une hormone sécrétée par l'hypophyse et qui commande les différentes étapes de la synthèsedes hormones thyroïdiennes, ainsi que leur passage dans le sang. L'intérêt de son dosage est de détecter éventuellement un dysfonctionnement thyroïdien.
    Aujourd'hui, on dose la TSH us, c'est-à-dire ultrasensible. Cet adjectif s'adresse en fait aux méthodes de dosage qui sont devenues ultrasensibles et se pratiquent sur le sérum en utilisant des anticorps monoclonaux. La thyréostimuline ou TSH est sous la dépendance d'une hormone hypothalamique : la TRH (Thyrotropin Releasing Hormone) ou hormone relai de la thyrotropine. Syn. de la thyréostimuline : hormone thyréotrope (du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour) c'est-à-dire qui a une affinité pour la glande thyroïde. 
    Autres synonymes : thyrotropine, thyrotrophine.    Haut de page

TSI
Orthopédie, kinésiologie kinésithérapie  -  [Angl. : Intermittent static work]   Abrév.  Travail statique intermittent.
    Le but du travail statique intermittent est de remettre progressivement en état de fonctionnement les muscles après une opération articulaire. Exemple : le quadriceps et les ischiojambiers après une ligamentoplastie du genou.  Haut de page

TSP
Médecine biologique, neurologie  -  [Angl. : TSP - Tropical Spastic Paraparesis]   Abrév.  Paraparésie spastique tropicale.   * para : du grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique], relâchement ; * spastique : du grec spasmos, spastos [spasticité, spastique], déchirure, contraction.  
    Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I. Cette pathologie se caractérise par une dégénérescence chronique du système nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de la moelle épinière. L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive des membres inférieurs, ainsi qu'à une hypertonicité des membres. En français : PST pour Paraparésie Spastique Tropicale.
    Syn. : TSP/HAM  : Tropical Spastic Paraparesis HTLV-I Associated Myelopathy.    Haut de page

TSP/HAM
Médecine biologique, neurologie  -  [Angl. : TSP - Tropical Spastic Paraparesis HTLV-I Associated Myelopathy]   Abrév.  Paraparésie spastique tropicale HTLV-I associée à la myélopathie.   * para : du grec para, à côté de ; * parésie : du grec paresis [-parésie, -parétique], relâchement ; * spastique : du grec spasmos, spastos [spasticité, spastique], déchirure, contraction ; * myélo : du grec muelos [myél(o)-, myélie], moelle ; * pathie : du grec pathos [-pathie, -pathique, -pathe, patho-], souffrance, changement accidentel. 
    Maladie neurologique due à un virus : HTLV-I. Cette pathologie se caractérise par une dégénérescence chronique du système nerveux central, qui se manifeste par une démyélinisation de la moelle épinière. L'évolution est lente, sur plusieurs années et aboutit à une paralysie progressive des membres inférieurs, ainsi qu'à une hypertonicité des membres. En français : PST pour Paraparésie Spastique Tropicale. Syn. : TSP.     Haut de page

TSST-1
Infectiologie, pharmacologie, médecine d'urgence  - [Angl. : Toxic shock syndrome toxin-1]   Abrév.  * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * choc : du néerlandais shokken, repris par l’anglais shock : secousse ; * toxique : du latin toxicum, du grec toxikon de toxon [tox(o)-, toxico-, -toxine, -toxoïde, -toxon], arc (à cause des flèches empoisonnées), donc poison.  
    Le choc septique ou syndrome de choc septique ou syndrome de choc toxique ou SCT est une infection généralisée, d'évolution fulminante, brutale et très grave, le plus souvent due à Staphylococcus aureus ou staphylocoque doré.
Principe : les staphylocoques dorés produisent une protéine nommée TSST-1 (toxic shock syndrome toxin-1) qui est soluble et diffuse dans le milieu environnant (sang et liquides organiques). Cette TSST-1 est ce que l'on appelle aujourd'hui un superantigène qui va activer un nombre considérable de LT (lymphocytes T - voir la réaction immunitaire), bien supérieur à celui provoqué habituellement lors d'une infection "classique". Ces LT activés produisent une quantité tout aussi anormale de cytokines et c'est ce qui va créer une toxicité systémique.

   Parmi les symptômes les plus souvent observés dans le choc septique, on peut citer : fièvre égale ou supérieure à 38,8°C, diarrhées, vomissements, perte de connaissance, hypotension plus ou moins sévère, éruption cutanée avec desquamation (érythrodermie desquamante), défaillance simultanée de plusieurs organes (foie, reins, cœur...).
   Les traitements existent, notamment des antibiotiques, mais l'hospitalisation d'urgence et une surveillance continue sont indispensables.     Haut de page

tt   ttt   tb (1)
Toutes disciplines  -  [Angl. : TTT - treatment]   Abrév. 
    Ces abréviations sont généralement utilisées pendant les prises de notes, sur des ordonnances ou des rapports médicaux.
* tt : tout.
* ttt ou Ttt ou TTT : traitement.
* tb : trouble     Haut de page

TVMI   TVNMI
Cancérologie, urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Bladder cancer, bladder carcinoma]   Abrév. : Tumeur vésicale (non) musculo-invasive* cancer : du grec karkinôma, de karkinos, [carcino], crabe, cancer ; * vessie : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine. 
    C'est souvent lors d'un contrôle d'imagerie de l'appareil urinaire que l'on découvre des formes polypoïdes accrochées à la paroi interne de la vessie et qui sont un cancer de la vessie ou cancer vésical ou carcinome vésical. Les oncologues et les urologues distinguent plusieurs stades, selon que la tumeur n'atteint que l'urothélium, couche la plus interne (T0), qu'elle l'ait dépassé et soit passée dans la 2e couche : le chorion (T1), ou qu'elle ait commencé à envahir la couche musculaire (T2). T0 et T1 correspondent à TVNMI ou tumeur vésicale non musculo-invasive.
   Dans la classification TNM (Tumor, Nodes, Metastasis ou tumeur, ganglions, métastases), le stade T0 correspond à ce que certains auteurs nomment Ta ou TIS (tumeur in situ). Passé le stade T2, le médecin détermine la pénétration de la tumeur dans la paroi de la vessie, le nombre de ganglions atteints par les cellules cancéreuses et la présence de métastases.
   Mais dès le stade T2 atteint - TVMI ou  tumeur vésicale musculo-invasive - la cystectomie (ablation de la vessie), complétée éventuellement d'une radiothérapie ou/et d'une chimiothérapie est inévitable. Le chirurgien urologue propose alors une néovessie, élaborée à partir d'un morceau d'intestin grêle du patient.   Structure de la vessie      Évolution du cancer de la vessie      La classification TNM     Haut de page

TVO
Pneumologie   -  [Angl. : Obstructive airway disease]   Abrév.  Trouble ventilatoire obstructif.
    Il provoque une dyspnée (trouble de la respiration) plus ou moins marquée, pouvant nécessiter parfois une intervention d'urgence. Les causes peuvent être très variées : asthme, spasme bronchique, inflammation des bronches entre autres.  Haut de page

TVP
Angiologie et médecine vasculaire  -  [Angl. : Deep venous thrombosis]   Abrév.  Thrombose veineuse profonde* thrombose : du grec thrombos [thromb(o)-], caillot, en rapport avec la coagulation du sang ; * veineuse : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines, vaisseaux qui ramènent le sang vers le cœur. 
    Elle concerne essentiellement le membre inférieur et leur conséquence immédiate est l'embolie pulmonaire (EP). En fait, on parle plutôt de MTE ou maladie thromboembolitique qui atteint en France 50 à 100 000 personnes (avec 5 à 10 000 décès). À l'origine, la triade de VIRCHOW : facteur pariétal, hypercoagulabilité, stase veineuse. Un caillot se forme dans une veine du mollet. Ce thrombus peut adhérer à la paroi ou se libérer et oblitérer complètement la lumière de la veine.
    Les signes d'une TVP sont la douleur à la palpation, l'ischémie des membres, la phlébite bleue, entre autres. Examens : échodoppler, phlébographie, IRM. Traitements : ce sont des anticoagulants tels que les HBPM (héparines de bas poids moléculaire) qui remplacent progressivement les HNF (héparines non fractionnées), puis anticoagulants oraux. On utilise aussi l'AVK (antivitamine K).  Haut de page

TVT
Gynécologie obstétrique, chirurgie gynécologique  -  [Angl. : TVT - Tension-free vaginal tape]   Abrév.  Bandelette vaginale sans tension
    La colposuspension est une intervention chirurgicale qui consiste à suspendre (accrocher) le vagin à une paroi du bassin, de façon à traiter l'incontinence urinaire (IU) et particulièrement l'incontinence urinaire d'effort (IUE), lorsque les traitements médicaux, pharmaceutiques et de rééducation ont échoué. Il existe plusieurs techniques relatives à cette intervention. Entre autres :
    * La colposuspension de BURCH, appelée aussi colposuspension selon BURCH ou c. selon la technique de BURCH, qui consiste à fixer la paroi antérieure du vagin aux ligaments qui tapissent les os du bassin en utilisant des fils particulièrement solides. C'est aujourd'hui encore la technique qui donne les meilleurs résultats, avec plus de 85% de récupération pendant une période d'au moins 10 ans.
    * Selon les techniques opératoires choisies : incision basse de l'abdomen, intervention cœlioscopique . . . on distingue la colposuspension paravaginale (par le vagin) ou la colposuspension rétropubienne.
    * Une nouvelle technique dite TVT (Tension-free Vaginal Tape) pour "bandelette vaginale sans tension" a été évaluée par l'ANAES (Agence Nationale d'Accréditation et d'Évaluation en Santé), dans le traitement des IUE. L'urètre est soutenu par une bandelette en prolène non résorbable, mise en place par voie vaginale. Cette technique est relativement rapide et simple, ce qui lui vaut un succès grandissant. Mais le recul n'est pas encore suffisant pour faire une vraie comparaison avec la technique de Burch.  Haut de page