Retour à la page d'accueil  V - TERMINOLOGIE MEDICALE - V  retour à la lettre "A"

Dernière modification : 9-10-2020

Abréviations - V     Signification


VAS - VBEH - VBIH - VBP - VCG - VCGf - VCGh - VCGs - VCI - VCS - VDRL - VEB - VEMS - VGM - VHA - VHC - VHD - VHL - VIH - VIP - VMA - VNO - VP - VP5-BRD - VPH - VPM - VPPB - VPPC - VPPCN - VRS - VS - VSG - VZV

VAS
Anatomie, otorhinolaryngologie  -  [Angl. : Upper airways]   Abrév.   Voies aériennes supérieures
    Les VAS se composent des fosses nasales, trajet normal de l'air, du pharynx, carrefour aérodigestif, et du larynx qui contient les cordes vocales et se prolonge par la trachée.

Les fosses nasales.
    Elles débutent au niveau des 2 orifices du nez (narines), se prolongent ensuite dans le nez, partie initiale des voies aériennes supérieures, constitué d'os dans sa partie supérieure et de cartilages au niveau de sa pointe. Elles sont tapissées d'une muqueuse avec petits poils et cils, mais aussi cellules productrices de mucus. Ces organes permettent de réchauffer l'air inspiré, de lui donner une certaine humidité et de retenir les poussières en suspension dans l'air.
    Les fosses nasales se prolongent ensuite par leur partie dite postérieure qui s'ouvre dans le rhinopharynx (partie supérieure du pharynx) par les choanes. C'est au niveau de ces fosses nasales postérieures que se trouve la muqueuse pituitaire avec les cellules sensorielles olfactives, point de départ de l'olfaction (perception des odeurs). Les fosses nasales ont également un rôle de drainage des sinus et des voies lacrymales. Leur paroi externe présente 3 saillies osseuses allongées d'avant en arrière : les cornets inférieur, moyen (sous lequel s'ouvre le méat moyen, orifice de drainage des sinus) et supérieur.
    À noter enfin qu'à l'arrière des fosses nasales se trouve l'orifice des trompes d'Eustache qui communiquent avec l'oreille interne.    Coupe sagittale médiane du nez

Le pharynx * pharynx : du grec pharugx, pharuggos, gorge.
    Situé entre la bouche et l'œsophage, le pharynx est le carrefour aérodigestif (aliments et air). Il est formé de 3 parties :
- le rhinopharynx vers le haut (qui communique avec les fosses nasales),
- l'oropharynx à hauteur de la bouche,
- l'hypopharynx, en contact avec la bouche de Killian, ouverture de l'œsophage.
    Au moment de la déglutition, 2 mécanismes empêchent les aliments de passer dans les fosses nasales (le voile du palais) et dans la trachée (l'épiglotte).   Schéma des voies aériennes supérieures

Le larynx. * larynx : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynx. 
    Le larynx est l'organe de la voix. Il est situé en arrière et au-dessous de la base de la langue, en avant de la partie terminale du pharynx et du commencement de l'œsophage, juste au-dessus de la trachée. C'est un ensemble complexe de cartilages (qui peuvent s'ossifier avec l'âge), de ligaments et de muscles. On distingue 5 cartilages principaux et quatre cartilages annexes, se mouvant les uns par rapport aux autres grâce aux muscles du larynx :
1. Le cartilage cricoïde, relié à la trachée et circulaire, présente 4 surfaces articulaires : 2 latérales avec le thyroïde et 2 dorsales avec les aryténoïdes.
2. Le cartilage thyroïde, qui doit son nom à sa forme de bouclier ou de livre à moitié ouvert dont le dos fait saillie vers l'avant (c'est la pomme d'Adam).
3. Les deux cartilages aryténoïdes en forme de pyramides à base triangulaire, au sommet dirigé vers le haut.
4. Les cartilages de Santorini, petits et flexibles, sont au-dessus des aryténoïdes.
5. Les cartilages de Wrisberg en forme de coin, sont placés à l'extérieur des précédents, dans le replis ary-épiglottique.
6. L'épiglotte constituée de fibrocartilage très flexible, qui forme l'entrée du larynx.    Haut de page

VBEH
Anatomie, hépatologie  -  [Angl. : Extrahepatic bile ducts]   Abrév.   Voies biliaires extrahépatiques* voie : du latin via [voie], chemin ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * aire : du suffixe -aire d'origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d'une racine ; * extra- : du latin extra [extra-], en dehors, extérieur à ; * hépatique : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie.
    C'est au niveau de la porte du foie que se fait la jonction entre les voies intra et extrahépatiques. Le canal cystique venant de la vésicule biliaire rejoint le canal hépatique commun. Leur fusion constitue la canal cholédoque qui se termine dans la partie descendante du duodénum. L'abouchement au duodénum se fait au niveau de l'ampoule hépatopancréatique : sphincter d'Oddi et ampoule de Vater.     Foie, pancréas et voies biliaires    Haut de page

VBIH
Anatomie, hépatologie  -  [Angl. : Intrahepatic bile ducts]   Abrév.   Voies biliaires intrahépatiques.   * voie : du latin via [voie], chemin ; * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * aire : du suffixe -aire d'origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d'une racine ; * intra- : du latin intra à l’intérieur ; * hépatique : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie.
   Classiquement, le foie est divisé en trois lobes : un lobe gauche, un lobe droit et, entre les deux, le lobe de Spiegel, chacun de ces 3 lobes étant lui-même divisé en 8 segments. Au niveau de chaque lobule hépatique, la bile sécrétée par les hépatocytes va être recueillie par un ensemble de petits canaux, les canalicules, puis les canaux de Herring et enfin les canaux biliaires. La réunion de ces canaux forme les canaux hépatiques droit et gauche qui sortent du foie au niveau du hile et se réunissent pour former un canal hépatique commun.     Foie, pancréas et voies biliaires    Haut de page

VBP
Hépatologie  -  [Angl. : Biliary tract]   Abrév.  Voie biliaire principale.    * biliaire : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile.
    Dans la plupart des cas, la lithiase (formation de concrétions minérales ou calculs) atteint aussi bien la vésicule biliaire que la voie biliaire principale, c'est-à-dire qu'il y a migration de calculs dans le canal cystique.  Il en résulte une cholécystite et une angiocholite (inflammation de la vésicule biliaire et des vaisseaux ou voies biliaires).     Foie, pancréas et voies biliaires    Haut de page

VCG   VCGf   VCGh   VCGs
Cardiologie, électrophysiologie cardiaque  -  [Angl. : Vectocardiography]   Abrév.   Vectocardiographie  * vecto- : du grec stereos [stéréo-], solide, sous-entendu à trois dimensions, donc dans l’espace ; * cardio : du grec kardia [cardi(o)-, -carde, -cardie, cardiaque], cœur ; * graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    La vectocardiographie ou VCG est aussi (moins) connue sous le nom de stéréocardiographie. C'est une technique d'électrocardiographie qui a l'avantage de donner et de permettre d'étudier l'orientation et la progression de l'activité électrique cardiaque grâce à la représentation des vecteurs instantanés de l'activité électrique du cœur, et donc d'analyser avec beaucoup plus de précision qu'un ECG "normal", les principales anomalies cardiaques, comme l'hypertrophie d'une cavité cardiaque (oreillette ou ventricule), l'insuffisance cardiaque ou un trouble de la conduction dans le tissu nodal et le myocarde (muscle cardiaque, compris entre l'endocarde et le péricarde), l'infarctus du myocarde ou une myocardiopathie, entre autres.

    Aujourd'hui, cet examen est de plus en plus remplacé par l'échocardiographie. Le principe est le même que pour un ECG : des électrodes réceptrices thoraciques captent les courants cardiaques et transmettent ces données à un système informatique qui va restituer les différences de tension électrique dans 3 plans perpendiculaires : frontal, horizontal et sagittal, en traçant une courbe pour chacun de ces plans. On obtient ainsi un VCGf (vectocardiogramme frontal), un VCGh (v. horizontal) et un VCGs (v. sagittal). 
    L'appareil utilisé pour cet examen est le vectocardiographe (du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire) et les enregistrements obtenus sont des vectocardiogrammes (du grec gramma, [-gramme], lettre, écriture et par extension, enregistrement écrit).  Aspect d'un vectocardiogramme normal    Haut de page

VCI
Anatomie, angiologie  -  [Angl. : IVC : Inferior vena cava]   Abrév.   Veine cave inférieure* veine : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines ; * cave : du bas latin cava, fosse, fossé, de cavus, creux , * inférieure : du latin inferior, de inferus, placé dessous, en bas.
   La veine cave inférieure est un gros vaisseau qui draine le sang veineux (ou sang "bleu", chargé de dioxyde de carbone CO2) de tout ce qui est situé sous le diaphragme (abdomen et membres inférieurs). C'est au niveau de la 5e vertèbre lombaire qu'elle est formée par la réunion des 2 veines iliaques. Elle se jette dans l'oreillette droite, après avoir reçu les veines sus-hépatiques.
    Le syndrome de la veine cave inférieure correspond à un ensemble de troubles résultant de l'oblitération de cette veine par un ou plusieurs athéromes, ou par une tumeur voisine, par exemple. Les effets les plus visibles sont des œdèmes (souvent discrets) aux membres inférieurs, ainsi que des douleurs d'intensité variable. Mais le risque essentiel reste l'embolie pulmonaire.   Schéma de l'appareil circulatoire       Haut de page

VCS
Anatomie, angiologie  -  [Angl. : SVC : Superior vena cava]   Abrév.   Veine cave supérieure* veine : du latin vena [vein(o)-, -veineux], relatif aux veines ; * cave : du bas latin cava, fosse, fossé, de cavus, creux ; * supérieure : du latin superior, de superus, qui est en haut, au-dessus.
   La veine cave supérieure est un gros vaisseau qui draine le sang veineux de la tête, des membres supérieurs et du thorax. Elle se forme à la réunion des 2 troncs brachiocéphaliques (venant des bras et de la tête) et reçoit aussi la veine azygos qui représente une anastomose entre les deux systèmes cave supérieur et cave inférieur.
    Dans le syndrome de la veine cave supérieure, qui résulte lui aussi d'une obstruction par athéromes ou compression, il se produit généralement une distension veineuse visible du cou et des membres supérieurs.   Schéma de l'appareil circulatoire       Haut de page

VDRL
Vénérologie, épidémiologie et santé publique  -  [Angl. : VDRL - Veneral Disease Research Laboratory]   Abrév.   Veneral Disease Research Laboratory* VDRL : en français : recherche de laboratoire sur les maladies vénériennes, encore que le VDRL concerne plus spécifiquement la syphilis. 
    La syphilis est une maladie sexuellement transmissible (MST) provoquée par Treponema pallidum. Son sérodiagnostic peut se faire par la réaction du VDRL. C'est une réaction d'agglutination passive réalisée entre un Ac anti-Ag cardiolipidique (Ac appelé réagine) et un Ag cardiolipidique normalement soluble, mais rendu particulaire par fixation sur un support figuré (particule en charbon ou latex généralement). Cette fixation a pour avantage de provoquer des réactions d'agglutination visibles facilement à l'œil nu. Pour le dépistage de la syphilis, le VDRL est souvent associé au test TPHA.     Haut de page

VEB
Médecine biologique  [Angl. : EBV - Epstein-Barr virus]    Abrév.  Virus d'EPSTEIN-BARR.   * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * Epstein et Barr : du médecin et virologue anglais Anthony EPSTEIN, né en 1921, ayant découvert en 1964, avec sa collaboratrice Yvonne Barr, le premier virus reconnu à l'origine d'un cancer humain et qui a pris leurs noms : le virus d'EPSTEIN - BARR. 
    98% de la population mondiale présente des anticorps contre ce virus, donc a été en contact avec lui. Il est responsable de nombreuses tumeurs bénignes ou malignes, de la MNI (mononucléose infectieuse) ... Syn. : EBV, HHV4. C'est en Afrique que le virus a été découvert. Il se transmet par voie buccale (maladie du baiser), transfusion sanguine et don d'organe, mais aussi par le lait et les rapports sexuels.
    C'est dans les cellules épithéliales de l'oropharynx et les lymphocytes B que le EBV se développe préférentiellement. Après une incubation de 30 à 50 jours, les premiers symptômes s'installent : céphalées, malaises, fatigue, puis fièvre prolongée de 10 à 15 jours et angine et pharyngite. Sauf complication toujours à craindre, la guérison est spontanée après 2 à 3 semaines, mais la convalescence peut être beaucoup plus longue.    Haut de page

VEMS
Pneumologie  -  [Angl. : MEFR - maximal expiratory flow rate ; FEV : forced expiratory volume in one second]   Abrév.   Volume expiré maximal en une seconde.
    Le sujet fait une inspiration complète puis évacue le contenu des poumons en une seule fois et le plus rapidement possible. Pour pallier les problèmes liés aux spiromètres lourds et encombrants, il existe aujourd'hui des appareils électroniques petits et portables, capables de mesurer le VEMS et intégrables dans la sacoche d'un médecin. Il doit être systématiquement utilisé pour les sujets présentant des crises d'asthme. Voir aussi DEP : débit expiratoire de pointe.    Haut de page

VGM
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : Mean corpuscular volume]   Abrév.   Volume globulaire moyen.   * globulaire : du latin globus [glob(o)-, globul(o)-, -globulie], sphérique, petit corps arrondi, relatif aux globules rouges.
    C'est le rapport entre le volume globulaire total donné par l'hématocrite et le nombre d'hématies. Ce calcul a pour but la détection d'une éventuelle anémie et, dans ce cas, elle doit être complétée par des examens complémentaires. Chez l'homme, le VGM normal est compris entre 82 et 92 µ3 (*). Chez la femme : entre 80 et 90 µ3. Cette détermination permet de classer les anémies en anémies normocytaires (VGM normal), macrocytaires (VGM > 100 µ3) et microcytaires (VGM < 80 µ3).
(*) Remarque : l'unité utilisée pour le VGM n'est pas toujours le µ3 mais parfois le fL, c'est-à-dire le femtolitre, ce qui revient au même. Démonstration :
Longueurs : 1µ = 10-3 mm = 10-4 cm = 10-5 dm.
Volumes :  1µ3 = 10-9 mm3 = 10-12 cm3 = 10-15 dm3 Or 1 dm3 = 1 L, donc  1µ3 = 10-15 L = 1 fL      Haut de page

VHA
Médecine biologique, hépatologie  [Angl. : HAV - Hepatitis A virus]    Abrév.   Virus de l'Hépatite A* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
   L'hépatite A est une maladie courante et généralement bénigne (sans gravité). La contamination se fait essentiellement par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés : coquillages, mais aussi par des aliments préparés dans de mauvaises conditions d'hygiène par des personnes porteuses du VHA (virus de l'hépatite A).
    La transmission directe entre deux personnes est possible par contact avec les selles ou des objets contaminés, ou lors d'un contact bucco-anal. Certains pays sont des zones à forte endémie et les symptômes d'une éventuelle contamination sont un ictère (jaunisse) se manifestant au niveau de la peau, des yeux et une grande fatigue.
    Pendant toute la durée du traitement, la consommation d'alcool est fortement déconseillée. Dans de nombreux cas, la guérison est spontanée et l'immunisation est acquise. Il existe un vaccin contre l'hépatite A (Havrix 1440). Aujourd'hui, les laboratoires proposent même un vaccin combiné pour les hépatites A et B.     Haut de page

VHC
Médecine biologique, hépatologie  [Angl. : HCV - Hepatitis C virus]    Abrév.   Virus de l'Hépatite C* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Le dépistage de l'hépatite C repose sur un test sanguin qui consiste à rechercher les anticorps anti-VHC, ou son ARN par PCR (Polymerase Chain Reaction, ou amplification spécifique de séquence), ou en utilisant un test ELISA de 3e génération. Le taux sanguin des transaminases est élevé mais cette élévation peut être intermittente.
    Pour affirmer le diagnostic, une biopsie du foie est nécessaire. Il n’y a PAS de vaccin contre l’hépatite C et les vaccins anti-hépatite A ou B ne confèrent aucune immunité contre le VHC. Il y a de multiples génotypes différents du VHC et le virus subit des mutations. Il sera dès lors difficile de développer un tel vaccin. Il n’existe pas non plus de préparation efficace à base d’immunoglobulines.    Haut de page

VHD
Médecine biologique, hépatologie  -   [Angl. : HDV - Hepatitis D virus]   Abrév.  Virus de l'Hépatite D (delta)* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * hépato : du grec hêpar [hépato-, hépar(o)-, hépatique], foie ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    Cette forme d'hépatite est rare et complique généralement une hépatite B préexistante. La présence du VHD favorise l'apparition d'une chronicité de l'hépatite et le traitement devra tenir compte de la coexistence de ces deux virus. Syn. :  HDV    Haut de page

VHL
Génétique, neurologie, ophtalmologie  -    [Angl. : Von Hippel-Lindau]   Abrév.  Von Hippel-Lindau.   * Von Hippel et Lindau : des médecins Eugen Von Hippel, ophtalmologiste allemand, né le 3 août 1867 à Königsberg, mort en 1939 et Arvid Vilhelm LINDAU, pathologiste suédois, né en 1892 à Malmö, mort en 1958.
    On dit aussi maladie de Von Hippel-Lindau ou VHL. Comme la maladie de Recklinghausen, c'est une phacomatose, maladie génétique (ou génique) dont la transmission se fait selon le mode autosomal (chromosome non sexuel) dominant (un enfant atteint a toujours un parent atteint). Le gène responsable est situé sur le chromosome 3.
    Cette maladie se traduit par l'apparition de cancers dans le rein, de phéochromocytomes dans les glandes surrénales, de tumeurs ou kystes dans le système nerveux central et surtout d'hémangioblastomes caractéristiques sur la rétine. Il existe plusieurs associations, dont l'Association VHL France qui a un site Internet.             Haut de page

VIH
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -    [Angl. : HIV - Human immunodeficiency virus]   Abrév.  Virus de l'immunodéficience humaine* VIH : beaucoup plus de renseignements sur la page "Sida_description.htm ". 
    Ce virus donne son nom au SIDA ou syndrome de l'Immunodéficience humaine ; il est transmis par contact sexuel, de la mère à l'enfant (allaitement ou à travers le placenta), par transfusion sanguine, par injection avec des seringues souillées. C'est un rétrovirus, c'est-à-dire que son matériel génétique est constitué par une double molécule d'ARN, entourée par la capside, elle-même formée d'une double couche de molécules protéiques.
    La membrane plasmique qui entoure l'ensemble vient de la cellule hôte et présente des protéines virales gp120 qui vont se lier spécifiquement aux récepteurs CD4 des LT (lymphocytes T4). Le mécanisme d'infection cellulaire commence dès que le récepteur CD4 et un autre récepteur (la fusine) se fixent sur les protéines virales de la membrane plasmique. Les 2 molécules d'ARN ainsi que 2 molécules de transcriptase inverse sont injectées dans la cellule hôte.
    Grâce à la transcriptase inverse, il se forme un ADN double brin qui forme un provirus et s'intègre dans l'ADN de la cellule. Après un délai pouvant atteindre plusieurs années, le virus se multiplie, fait éclater la cellule et donne naissance à de nombreux virions qui peuvent ainsi contaminer d'autres cellules. Syn. : HIV. Voir aussi SIDA.   Schéma du VIH    Haut de page

VIP
Gastroentérologie, médecine biologique  -    [Angl. : VIP - Vaso-active Intestinal Peptide]   Abrév.  Vaso-active Intestinal Peptide  * peptide : du grec pepsis [peptide, peptidique], digestion ; composé naturel ou synthétique formé par l’union d’un nombre restreint d’acides aminés, unis par les liaisons peptidiques ; * intestinal : du latin intestina de intestinus [intestin(o)-, -intestinal], intérieur, relatif à l’intestin, du pylore à l’anus ; * vaso : du latin vas [vaso-], récipient, canal, vaisseau ; * actif : du latin activus, activitas [-actif, -action, -activation], dynamique, plein d'énergie.  
    En plus de son rôle majeur dans l'absorption des nutriments, l'intestin grêle est responsable de nombreuses sécrétions. La régulation de ces sécrétions est sous la dépendance du VIP ou peptide intestinal vasoactif, mais aussi de prostaglandines, sécrétées par les terminaisons nerveuses au voisinage des cryptes intestinales. Le VIP est une hormone peptidique qui a un rôle équivalent à celui de la sécrétine et agit donc de ce fait en inhibant la production d'HCl (acide chlorhydrique) et de suc gastrique par l'estomac. Les valeurs normales du VIP dans le sang sont inférieures à 5 pmol/L (5 picomoles par litre).   Haut de page

VMA
Cancérologie, endocrinologie et métabolismes  -    [Angl. : VMA - Vanillylmandelic acid]   Abrév.  Acide vanylmandélique urinaire* acide : du latin acidus [acid(o)-], d’une saveur piquante ; * vanyl : de l’espagnol vainilla, du latin vagina [vanyl, vanillyl, vanillique], petite gaine, en rapport avec les fruits en gousse de la vanille ; relatif à l’aldéhyde phénolique qui constitue le principe odorant des gousses de vanille ; * mandélique : du bas latin amandula, altération de amandala qui altère lui-même le latin classique amygdala, du grec amugdalê ; pourrait aussi venir de mandorle, emprunté à l’italien (1930) mandorla « amande » altération de amandola. 
    Autre dénomination : Vanylmandélate. Comme l'acide homovanillique, c'est un métabolite des catécholamines, présent dans les urines, dont le taux est anormalement élevé dans le cas de métastases ou d'une tumeur de gros volume (notamment de la médullosurrénale), mais aussi de phéochromocytomes malins ou ne neuroblastomes. Syn. : AVM.     Haut de page

VNO
Médecine biologique, épidémiologie et santé publique  -    [Angl. : WNV - West Nile Virus]   Abrév.  Virus du Nil occidental* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * Nil occidental : région où il a été découvert en 1937.  
    Apparu en septembre 1999 aux États-Unis, (New York) ce virus est naturellement présent chez les oiseaux. Les moustiques le récupèrent en piquant les oiseaux et en absorbant leur sang, puis le transmettent aux animaux et à l'homme à l'occasion d'une nouvelle piqûre. C'est un Flaviviridae (genre Flavivirus) qui provoque une encéphalite ou une méningoencéphalite.
    Autres symptômes : fièvre intense, gonflement des ganglions du cou, nausées, douleurs abdominales, entre autres. Il n'y a actuellement aucun traitement spécifique. La découverte du virus du Nil occidental date de 1937 en Ouganda, dans le district du Nil occidental, ce qui lui a valu son nom. De très nombreux pays et continents sont aujourd'hui touchés : Égypte, Israël, Afrique du Sud, Asie, Europe (France en 2000).

    Les laboratoires travaillent maintenant sur la mise en évidence d'un gène de susceptibilité au VNO, permettant d'expliquer pourquoi certains sujets résistent bien à l'infection, alors que d'autres meurent rapidement. En septembre 2002 aux États-Unis, plus de 1200 personnes sont contaminées et on compte déjà 46 décès.     Haut de page

VP   VPM
Hématologie, médecine biologique  -  [Angl. : MPV - Mean Platelet Volume]   Abrév.  Volume plaquettaire moyen* plaquette : du néerlandais plaken [-plaquettaire, plaquette] rapiécer, relatif aux plaquettes, éléments figurés qui interviennent dans la coagulation. 
    La détermination du volume plaquettaire (VP ou volume total des plaquettes) ou du volume plaquettaire moyen (VPM) permet de mettre en évidence les thrombopénies centrales, c'est-à-dire un manque plus ou moins important de thrombocytes ou plaquettes et qui provoque une anomalie de l'hémostase ou coagulation du sang. Les valeurs considérées comme normales sont :
* Nombre ou numération : 150 à 400 000 / mm3 de sang, soit 150 à 400 000 000 par cm3 ou 150 à 400 000 000 000 par litre ou 150 à 400 G/L (giga par litre)
* VPM : 7 à 11 fL ou µ3 - pour le passage du femtolitre au micron cube, voir VGM ci-dessus.      Haut de page

VP5-BRD
Génétique, médecine biologique, recherche médicale  -  [Angl. : Viral protein 5 - Broadhaven (virus)]   Abrév.  Protéine virale 5 - Broadhaven (virus). * Broadhaven : baie située dans le sud du Pays de Galles (UK).   
    Ce virus d'environ 80 nm de diamètre, doit son autre dénomination  de VP5-BRD au fait que VP-5 est sa protéine caractéristique de capside, l'autre étant la VP2. C'est un virus à ADN, qui appartient à la famille des Reoviridae, (Sedoreoviridae), au genre Orbivirus. Il n'est pas enveloppé et la capside est isoédrique et ronde. Parmi les principaux effets dus aux Orbivirus, on peut retenir les céphalées, les maladies fébriles, les myalgies.     Haut de page

VPH
Médecine biologique, dermatologie, néphrologie urologie - Abrév.    [Angl. : HPV - Human Papilloma Virus]   Virus du papillome humain* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * papillo : du latin papilla [papill(o)-], mamelon du sein et, par extension, papille : petite éminence saillante  à la surface d’une muqueuse et de la peau ; * ome : du grec -ôma, [-ome, -oma], maladie, corps, tumeur, tuméfaction.  
    C'est le papillomavirus, transmis essentiellement par les rapports sexuels (maladie sexuellement transmissible). Les signes de l'infection par le VPH ne sont pas évidents. Quelquefois, des verrues apparaissent au niveau des organes génitaux, mais ce symptôme n'est pas toujours significatif. La guérison peut être spontanée, mais on a aussi noté que 80% des femmes ayant un cancer du col de l'utérus sont aussi porteuses du VPH. L'évolution vers une tumeur cancéreuse n'est donc pas rare.     Haut de page

VPPB
Otorhinolaryngologie  -    [Angl. : BPPV - Benign Paroxysmal Postural Vertigo]   Abrév.  Vertige paroxystique positionnel bénin* vertige : du latin vertigo [vertig(o)-, vertige], de vertere, tourner ; * paroxystique : du grec paroxusmos, exacerbation, de oxunein, exciter, de oxus, pointu : phase d’une maladie pendant laquelle tous les symptômes se manifestent avec leur maximum d’acuité. 
    Vertige rotatoire (10 à 20 secondes) qui survient par paroxysmes lors de changements de position. Affection bénigne qui dure environ 3 semaines.
Cause
: dépôt d'otoconies et de particules otolithiques dans le canal semi-circulaire de l'oreille interne (ils sont normalement dans l'utricule).
Le traitement consiste en manœuvres qui libèrent ces otoconies : le patient est assis ; le médecin le penche complètement d'un côté, puis il le bascule rapidement de l'autre côté pour remettre les otolithes en place.     Haut de page

VPPCN    VPPC
Pneumologie  -    [Angl. : CPAP - Continuous Positive Airway Pressure]   Abrév.  Ventilation en pression positive continue (nocturne)* ventilation : du latin ventilare, de ventus [ventil(o)-, -ventilation], vent, faire circuler l’air. 
    Dans le traitement du SAOS (syndrome d'apnée obstructive du sommeil), la VPPC ou VPPCN reste la thérapie de base. Une pression de 5 à 15 cm d'H²0, appliquée au moyen d'un masque nasal empêche le collapsus pharyngé et permet la disparition complète des apnées et des ronflements. On considère habituellement que le traitement doit être proposé devant les cas graves dans lesquels la vie quotidienne est perturbée (hypersomnolence), et où le pronostic vital semble menacé (association à une HTA - hypertension artérielle -  par exemple).

    Le nombre d'apnées et d'hypopnées par heure de sommeil est alors habituellement supérieur à 30. Ce traitement très efficace est aujourd'hui largement utilisé. Il restaure une ventilation normale au cours du sommeil et, par ce biais, supprime les microéveils nocturnes ainsi que la somnolence diurne excessive.
    L'acceptation au long cours par le malade de ce dispositif qui nécessite, pendant la nuit, le port d'un masque nasal relié à un appareil de pression positive continue est d'environ 70 % après 3 ans. Ce traitement n'est que palliatif, son arrêt entraîne la réapparition des apnées.      Haut de page

VRS
Médecine biologique, pneumologie  -    [Angl. : RSV - Respiratory Syncytial Virus]   Abrév.  Virus respiratoire syncytial.  * virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * respiratoire : du latin respirare, de spirare [respirer, respiratoire, respirateur, respirable], souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène ; * syncytial : du préfixe grec sun [syn-, sym-], avec et du grec kutos, cellule : masse cytoplasmique comportant plusieurs noyaux ; syn. : plasmode. 
    Le virus respiratoire syncytial est le principal virus responsable de la bronchiolite (voir ce terme). Les médicaments actuels contiennent un anticorps "humanisé" de souris, dirigé contre une région particulière de la structure du VRS.    Haut de page

VS   VSG
Médecine biologique  -    [Angl. : ERS - Erythrocyte Sedimentation Rate]   Abrév.  Vitesse de sédimentation (globulaire)
    Pour mesurer la vitesse de sédimentation d'un échantillon sanguin, on verse du sang dans une éprouvette graduée. Les globules rouges (ou hématies, ou érythrocytes) étant légèrement plus denses que le plasma, ils se déposent plus ou moins rapidement : c'est la vitesse de sédimentation. Cette vitesse peut être augmentée si le nombre des hématies diminue ou s'ils sont agglutinés, du fait de la présence d'anticorps à leur surface.
    La présence en quantité anormalement importante de certaines protéines dans le plasma (globuline, fibrinogène, entre autres) peut augmenter considérablement la VS. Il est important de savoir qu'une VS anormale n'est pas significative d'une pathologie donnée et qu'il faudra la compléter par d'autres analyses. En effet la VS peut être augmentée par des pathologies très bénignes, ou au contraire n'être pas modifiée par des affections graves. Elle est simplement un indicateur d'un état inflammatoire et permet surtout d'en suivre l'évolution.
    Les valeurs généralement admises comme normales sont : moins de 20 mm à la première heure et moins de 40 mm à la deuxième heure.      Haut de page

VZV
Épidémiologie et santé publique, médecine biologique  -    [Angl. : VZV - Varicelle Zoster Virus]   Abrév.  Virus du zona et de la varicelle* virus : de virus [vir(o)-], mot latin signifiant pus, humeur, venin, poison ; actuellement, relatif aux microorganismes de taille inférieure à 0,2 microns, donc aux virus ; * zona : du latin zona, du grec zônê, ceinture ; * varicelle : de variole, du latin varius [vari(o)-], varié, nuancé, tacheté. 
    La varicelle est une maladie infectieuse éruptive très fréquente, due à un virus dont la similitude avec celui du zona a été suspectée en 1888 et affirmée en 1952. La première fois que le virus atteint l'enfant, il provoque la varicelle. À partir de la peau, les virus gagneraient ensuite les ganglions rachidiens où ils persisteraient plusieurs années à l'état silencieux.
    Plusieurs années plus tard, à l'occasion d'un stress quelconque (fatigue, infection bactérienne etc.), ils pourraient se réveiller, devenir virulents et entraîner un "zona". 

    La contamination est directe et aérienne, par les gouttelettes de salive du malade et par ses lésions vésiculeuses, car le virus est présent dans les vésicules et non dans les croûtes. L'immunité acquise est absolue, c'est-à-dire qu'un enfant ne présente pas deux fois la varicelle.
    L'incubation silencieuse dure une quinzaine de jours. L'éruption, prurigineuse (qui démange), peut débuter n'importe où, mais en général les premiers éléments apparaissent sur le tronc et la racine des cheveux. Le "bouton" est d'abord une "macule", sorte de tache rouge de 2 à 3 mm de diamètre puis devient une "papule", espèce d'éminence rouge qui s'élève sur la peau. Des "vésicules" grosses comme une tête d'épingle ou "bulles" (3 à 5 mm) apparaissent, qui contiennent un liquide clair. La vésicule sèche dès le 2e  jour. La croutelle s'étend, puis tombe au 5e -7e  jour en laissant une cicatrice rouge puis blanche.
    Les cicatrices s'atténuent en quelques mois, parfois sur 1 ou 2 ans. Certaines peuvent persister beaucoup plus longtemps. La fièvre est d'importance variable mais le plus souvent modérée. Syn. : HVV (Herpes virus varicellæ). Schéma du virus VZV    Haut de page