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Dernière modification : 9-10-2020

Vésic(o)-     Du latin vesica ou du latin populaire vessica : vessie. Par extension, le mot "vessie" désigne aussi une membrane gonflée d'air, placée à l'intérieur d'un ballon. En médecine, la racine "vésic(o)-" a formé des composés relatifs à la vessie, réservoir de l'urine, mais aussi de la bile (vésicule biliaire), du liquide séminal (vésicules séminales), ainsi que des petites formations pathologiques cutanées (vésicules).


Vésical - Vésicocèle - Vésicocervical - Vésicofixation - Vésicopexie - Vésicopérinéal - Vésicoprostatique - Vésicotomie - Vésico-urétéral - Vésico-urétral - Vésico-utérin - Vésicovaginal - Vésiculaire  - Vésicule  - Vésiculé - Vésicule biliaire - Vésiculectomie - Vésicule séminale - Vésiculeux  - Vésiculiforme - Vésiculite - Vésiculogramme - Vésiculographie - Vésiculotomie - Vessie - Vessie impérieuse - Vessie instable -

Vessie   Vésical
Néphrologie urologie  -  [Angl. : Bladder, Vesical]   N. f.  * vessie, vésical : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine.  
    1 : Anatomie.
    La vessie est un réservoir musculomembraneux ou detrusor, situé entre les uretères venant des reins et l'urètre qui permet d'expulser l'urine qu'elle contient. Placée dans le petit bassin où elle est maintenue par des ligaments, elle n'a pas plus de 3 cm de diamètre quand elle est complètement vide. Par contre, quand elle est pleine, elle peut remonter presque jusqu'à l'ombilic et sa paroi postérieure est proche du rectum chez l'homme, du vagin et de l'utérus chez la femme. 
    Le péritoine recouvre sa face postérieure et la partie supérieure des faces latérales en formant des culs-de-sac qui la séparent en arrière du rectum (cul-de-sac de Douglas) et, sur les côtés, des parois latérales de l'excavation pelvienne.   À l'intérieur, elle est tapissée par une muqueuse plissée, dont les plis disparaissent par la distension due au remplissage. Chez les personnes âgées ou souffrant d'hypertrophie prostatique, il n'est pas rare que la muqueuse présente des structures en colonnes ou en cellules, dues au développement progressif de la couche musculaire placée immédiatement sous la muqueuse.
    Très richement vascularisée par un important réseau de veines, la vessie comprend une couche de muscles lisses dont la commande est indépendante de notre volonté. Lors d'une endoscopie vésicale, on aperçoit, dans la partie basse et sur la face arrière, 2 orifices latéraux (ceux des uretères) et un peu plus bas en avant, l'orifice de l'urètre. Ces trois orifices forment une surface triangulaire que l'on appelle le trigone ou muscle trigone. À noter que l'orifice de l'urètre, qui correspond au col de la vessie, a la forme d'une fente transversale dont la lèvre inférieure peut s'hypertrophier chez les personnes âgées et gêner la miction (expulsion de l'urine) ou l'introduction d'une sonde.

   En arrière du trigone, la vessie présente une excavation ou bas-fond qui peut se déprimer de façon importante chez les vieillards qui ont une hypertrophie de la prostate. Dans cette zone où l'urine est mal évacuée et stagne, des corps étrangers ou/et des calculs peuvent se déposer. Dès que le remplissage de la vessie atteint un certain niveau (environ 250 à 300 cm3 chez l'homme, un peu plus chez la femme), l'envie d'uriner se fait sentir, mais cette quantité est très variable en cas de pathologies vésicales : de quelques cm3 dans les inflammations de la vessie jusqu'à la vessie constamment pleine (plusieurs litres !) dans les hypertrophies prostatiques. 
    Le col vésical est une partie importante de la vessie car il présente les sphincters qui vont permettre la fermeture étanche de la vessie : il s'agit d'un sphincter interne ou lisse (muscle ne dépendant pas de notre volonté mais sous la dépendance du système nerveux sympathique par les nerfs hypogastriques, et parasympathique par les nerfs érecteurs) et du sphincter externe ou strié dont la contraction peut être volontaire. Ces différents nerfs des systèmes sympathique et parasympathique émanent des centres nerveux médullaires lombo-sacrés. Adj. : vésical : qui se rapporte à la vessie.

2 : La réplétion et la contention vésicales.
    La vessie n'est pas une simple poche élastique. La cystomanométrie, qui permet de mesurer la pression interne de la vessie, montre que la relation pression-volume n'est pas linéaire. Quand le volume augmente régulièrement, la pression augmente par paliers Ce sont donc les fibres musculaires lisses qui adaptent leur tonus musculaire. Mais lorsque la pression intravésicale atteint 20 à 25 cm d'eau (ou 20 à 25 g/cm2, la sensation de réplétion vésicale devient pénible, voire douloureuse et la miction impérieuse. La contention (= le fait de retenir son urine) dépend du fait que le tonus du sphincter lisse est supérieur à celui du detrusor (ou corps de la vessie). Si ces tonus s'inversent, il y a fuite urinaire.

3 : La miction.
    Le fait d'uriner est un acte fréquent et naturel, mais qui dépend en réalité de nombreux facteurs qui vont permettre son déclanchement mais aussi son achèvement. C'est un volume d'environ 300 mL (bien davantage si le sphincter volontaire ou strié est maintenu contracté) qui va déclencher l'envie d'uriner, grâce à des récepteurs de pression ou barorécepteurs présents dans l'épaisseur de la vessie. Pour que l'exonération (= le fait de vider la vessie) soit complète, c'est une histoire de pression ! Il faut que le tonus du detrusor reste supérieur à celui des sphincters pendant toute la durée de la miction.
    C'est le système nerveux et les nerfs érecteurs qui vont commander cette contraction réflexe, mais aussi agir par traction latérale sur les sphincters pour permettre leur ouverture.  Urographie : les voies urinaires   Schéma de la vessie    Haut de page

Vésicocèle
Néphrologie urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Vesicocele, cystocele]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * cèle : du grec kêlê [-cèle], tumeur, hernie. 
    La vésicocèle, plus couramment appelée cystocèle, est une hernie de la vessie. Dans les formes évoluées, la vésicocèle peut faire, chez la femme, un prolapsus vaginal, c'est-à-dire que la vessie fait saillie dans la cavité vaginale et peut même passer la limite de la vulve. Il peut en résulter une incontinence urinaire plus ou moins importante.     Haut de page

Vésicocervical
Néphrologie urologie, gynécologie obstétrique, anatomie  -  [Angl. : Vesicocervical]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * cervical : du latin cervix, cervicis [cervic(o)-], relatif au cou, à la nuque ou au col (utérus, vessie, fémur). 
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et au col de l'utérus. Ex. espace vésicocervical, fistule vésicocervicale. Anc. orth. : vésico-cervical.     Haut de page

Vésicofixation  
Néphrologie urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Vesicofixation]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * fixation : du latin fixus, de figere [-fixation], enfoncer, fixer. 
    La vésicofixation ou cystopexie est une intervention chirurgicale visant à fixer la vessie en cas de cystocèle et/ou de prolapsus. Cette fixation se fait généralement à la paroi abdominale. Elle peut être effectuée par voie vaginale ou par laparoscopie.
    Syn. : vésicopexie (du grec pexis [-pexie, -pexique], fixation).       Haut de page

Vésicopexie
Néphrologie urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Vesicofixation]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * pexie : du grec pexis [-pexie, -pexique], fixation. 
    La vésicopexie ou cystopexie est une intervention chirurgicale visant à fixer la vessie en cas de cystocèle et/ou de prolapsus. Cette fixation se fait généralement à la paroi abdominale. Elle peut être effectuée par voie vaginale ou par laparoscopie.   Syn. : vésicofixation (du latin fixus, de figere [-fixation], enfoncer, fixer).     Haut de page

Vésicopérinéal
Néphrologie urologie, anatomie  -  [Angl. : Vesicoperineal]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * périnéal : du grec perineos [périné(o)-], ensemble des parties molles comprises entre l’anus et les organes sexuels. 
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et au périnée, zone qui s'étend du scrotum à l'anus chez l'homme, de la vulve à l'anus chez la femme. Ex. : traumatisme vésicopérinéal, fistule vésicopérinéale : communication anormale entre la vessie et le périnée. Anc. orth. : vésico-périnéal.     Haut de page

Vésicoprostatique
Néphrologie urologie, anatomie  -  [Angl. : Vesicoprostatic]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * prostatique : du grec prostatês [prostat(o)-, -prostatique], qui se tient en avant - relatif à la prostate. 
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et à la prostate. Ex. : chirurgie endoscopique vésicoprostatique, plexus veineux vésicoprostatique. Anc. orth. : vésico-prostatique.    Haut de page

Vésicotomie
Néphrologie urologie, chirurgie  -  [Angl. : Vesicotomy, cystotomy]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La vésicotomie est une intervention chirurgicale consistant en une incision de la vessie. Cette ouverture est destinée, par exemple, à extraire des calculs trop volumineux pour être sortis par les voies naturelles, pour réduire une cystocèle (ou vésicocèle), pour l'ablation d'une tumeur etc.      Haut de page

Vésico-urétéral
Néphrologie urologie, anatomie  -  [Angl. : Vesicoureteral]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * urétéral : du latin ureter, du grec ourêter, de ourein : uriner ; préfixe ou racine des termes relatifs à l'uretère, canal qui joint le rein à la vessie.  
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'uretère. Ex. : le reflux vésico-urétéral qui est le retour de l'urine de la vessie vers les uretères. Le diagnostic est établi par cystographie rétrograde et le traitement est médicamenteux ou chirurgical selon le degré de l'affection.      Haut de page

Vésico-urétral
Néphrologie urologie, anatomie  -  [Angl. : Vesicourethral]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * urétral : du latin urethra, du grec ourêthra, de ourein [urétr(o)-, -urétral], uriner ; relatif à l’urètre. 
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'urètre. Ex. : le sphincter vésico-urétral qui retient l'urine dans la vessie. Chez certains enfants, la "miction impérieuse" se traduit par de petites fuites d'urine au niveau de ce sphincter. La guérison est généralement spontanée et peut être accélérée par un traitement médicamenteux.     Haut de page

Vésico-utérin   Vésicovaginal
Néphrologie urologie, gynécologie obstétrique, anatomie  -  [Angl. : Vesicouterine, Vesicovaginal]   Adj.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * utérin : du latin uterus [utér(o)-, -utérin], relatif à l’utérus, organe de gestation chez la femme ; syn. : hystér(o)-, métr(o)-. 
    Qui se rapporte en même temps à la vessie et à l'utérus. Ex. : en cas de prolapsus génital chez la femme, le chirurgien procède dans un premier temps, à une dissection et un décollement de l'espace vésico-utérin, puis il opère de même pour l'espace vésicovaginal (ou vésico-vaginal), entre la vessie et le vagin.      Haut de page

Vésicule   Vésiculé   Vésiculaire   Vésiculeux   Vésiculiforme
Anatomie  -  [Angl. : Vesicle, Vesiculate, Vesicular, Vesiculiforme]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif. 
    Sac membraneux semblable à une petite vessie. En pathologie, désigne un soulèvement hémisphérique ou conique de l'épiderme, circonscrit, arrondi ou acuminé, rempli de sérosité transparente. La grosseur d'une vésicule varie de celle d'une tête d'épingle à celle d'un petit pois.
    En anatomie, une vésicule désigne généralement un sac membraneux contenant une sécrétion liquide : vésicule biliaire, réservoir en forme de poire, accolé sur la face inférieure du foie, qui contient la bile ; vésicules séminales : glandes annexes de l'appareil génital mâle, situées derrière la vessie etc.
    Adj. : Vésiculeux, vésiculaire, vésiculé (en forme de vésicule ou qui est formé de vésicules), vésiculiforme (du latin forma [-forme], moule, aspect) : qui ressemble à une vésicule. Parmi les dermatoses vésiculaires, on peut citer l'exéma, la dyshidrose, l'herpès, le zona, la varicelle. Dans la variole, le stade vésiculaire est fugace et se transforme rapidement en pustules.       Haut de page

Vésicule biliaire
Hépatologie, gastroentérologie, médecine biologique, endocrinologie et métabolismes  -  [Angl. : Gallbladder]   N. m.  * vésicule : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * bili : du latin bilis [bile, -bilie, -biliaire, -biline], liquide jaunâtre sécrété par le foie ; relatif à la bile ; * aire : du suffixe -aire d’origine latine, servant à former un substantif ou un adjectif à partir d’une racine. 
    La vésicule biliaire est un sac membraneux oblong d'une dizaine de cm de long, situé juste sous le foie et qui peut contenir environ 50 mL de bile. En effet, celle-ci est sécrétée de façon continue par le foie et la vésicule permet son stockage entre deux repas. Au passage du bol alimentaire dans le duodénum, elle se contracte et la bile est évacuée par le canal cystique, puis le canal cholédoque via le sphincter d'Oddi dans le duodénum.
    Cette bile va participer à la digestion des aliments, en agissant essentiellement au niveau des graisses. L'examen radiographique de la vésicule biliaire est la cholécystographie, mais on peut aussi l'observer par échographie, ou par scanner.       Haut de page

Vésiculectomie
Andrologie, chirurgie générale  -  [Angl. : Vesiculectomy, spermatocystectomy]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; * ectomie : du grec ektomê [ectomie], ablation. 
    La vésiculectomie est l'ablation chirurgicale d'une vésicule, mais ce terme désigne plus généralement l'excision d'une ou des deux vésicules séminales chez l'homme.     Haut de page

Vésicule séminale
Anatomie, andrologie, médecine de la reproduction  -  [Angl. : Seminal vesicle]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; *  séminale : du latin seminalis, de semen [sémin(o)-, -séminal], semence. 
    La vésicule séminale est une glande allongée, située chez l'homme en arrière de la vessie et de la prostate et qui participe à la formation du sperme. Au nombre de deux, elles se prolongent par des canaux excréteurs qui débouchent dans les canaux déférents, lesquels conduisent le sperme des épididymes à la base de la prostate.  
    Les sécrétions des vésicules séminales représentent environ les deux tiers du volume du sperme et contiennent une importante quantité de fructose (c'est un sucre ou glucide) qui sert de source d'énergie pour les spermatozoïdes, avant qu'ils ne traversent la glaire du col et se retrouvent dans l'utérus où ils trouveront d'autres "carburants". Du fait de son activité, le spermatozoïde est une cellule grande consommatrice d'énergie et paradoxalement dépourvue de réserves. Elle doit donc trouver cette énergie dans son milieu qui est le liquide séminal. Au moment de l'éjaculation, ces deux vésicules séminales se contractent et éjectent leur contenu dans les canaux déférents où ils se mélangent aux spermatozoïdes et au liquide prostatique pour former le sperme.
    Les principales pathologies rencontrées au niveau des vésicules séminales sont l'infection, l'hémospermie qui est la présence de sang dans le sperme, due à des saignements des muqueuses des vésicules, l'obturation ou occlusion qui provoque une hypertrophie des vésicules et, plus exceptionnellement la présence d'une tumeur. Compte tenu du rôle important du liquide séminal, il va de soi que toutes ces pathologies peuvent entraîner une baisse plus ou moins importante de la fertilité, voire une stérilité.

    Le rôle des vésicules séminales, comme d'ailleurs celui des autres glandes qui fabriquent le sperme (testicules, prostate) peut être mis ici en relation avec la recherche d'une éventuelle azoospermie. Il s'agit d'une production insuffisante ou inexistante de spermatozoïdes, pour expliquer une stérilité masculine. La recherche en médecine biologique consiste en 2 examens espacés de 3 mois (car il faut 73 jours pour fabriquer un spermatozoïde - c'est la spermatogenèse) au cours desquels le sperme du patient (obtenu par masturbation) est d'abord centrifugé pour en isoler les éventuels spermatozoïdes. S'il y en a, même très peu, on peut alors envisager une ICSI - voir cette abréviation.
    Puis viennent les analyses moléculaires, essentiellement au nombre de 2 ou 3 :
* le dosage du fructose pour estimer l'état de fonctionnement (ou parfois l'absence ou ABCD : agénésie bilatérale des canaux déférents) des vésicules séminales et souvent des canaux déférents 
* le dosage de l'alpha-glucosidase et de la carnitine qui sont produites par les épididymes
* parfois citrate, phosphatases acides et zinc, fabriqués par la prostate et qui sont importants pour la qualité fécondante du sperme. Une baisse importante de l'une ou l'autre de ces molécules traduit souvent une sténose des canaux excréteurs.

    Autre rôle non négligeable des vésicules séminales : elles fabriquent des prostaglandines qui se retrouvent donc dans le sperme puis dans les voies génitales féminines. Ces PG ont pour rôle de provoquer des contractions des muscles de l'utérus qui favorisent ainsi la progression des spermatozoïdes vers l'entrée des trompes. L'appareil reproducteur mâle    Détail d'un spermatozoïde    Haut de page

Vésiculite
Andrologie  -  [Angl. : Vesiculitis, spermatocystitis]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; *  ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. 
    La vésiculite est l'inflammation de l'une ou des deux vésicules séminales. Cette pathologie résulte dans la plupart des cas de la dissémination d'un germe microbien par reflux urinaire. Elle est souvent associée à une cystite et une prostatite.    Haut de page

Vésiculographie   Vésiculogramme
Andrologie, imagerie médicale et interventionnelle  -  [Angl. : Vesiculography, Vesiculogram]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * ule : du latin ulus, a, um [-ule], suffixe diminutif ; *  graphie : du grec graphein [-graphe, -graphie, -graphique, graph(o)-], écrire. 
    Examen radiologique (ou échographique) qui consiste à visualiser les vésicules séminales, après injection d'un produit de contraste par voie endorectale, sous contrôle échographique. L'intérêt de cette méthode est qu'elle permet également le prélèvement de spermatozoïdes. Un cliché obtenu par cette méthode est un vésiculogramme.    Haut de page

Vésiculotomie
Andrologie, chirurgie générale  -  [Angl. : Vesiculotomy]   N. f.  * vésico : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * -tomie : du grec tomê [tom(o)-, -tome, -tomie], section, coupe. 
    La vésiculotomie consiste à pratiquer une incision chirurgicale dans une vésicule. Ce terme est cependant plus employé pour définir l'incision d'une vésicule séminale, pour l'ablation d'un abcès, d'un kyste ou d'une tumeur par exemple.    Haut de page

Vessie impérieuse
Urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Imperious bladder, urgent urination]   N. f.  * vessie : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * impérieuse : du latin imperiosus, "qui commande", de imperium, "empire", qui s'impose avec le caractère d'une obligation. 
    L'expression "vessie impérieuse" est impropre et correspond en fait à la miction impérieuse. Il s'agit d'un besoin d'uriner qui se déclenche brutalement et que le sujet a du mal à contrôler par la contraction volontaire du sphincter de la vessie et qui peut provoquer une fuite de l'urine. Cette forme d'incontinence peut avoir plusieurs causes : hypertrophie de la prostate chez l'homme, qui comprime l'urètre prostatique et qui empêche l'écoulement normal de l'urine, certains médicaments, notamment les instillations de BCG dans le cadre d'une immunothérapie suite à l'ablation d'une ou plusieurs tumeurs vésicales, entre autres.       Haut de page

Vessie instable
Urologie, chirurgie urologique  -  [Angl. : Instable bladder , vesical instability]   N. f.  * vessie : du latin vesica (ou vessica) [vésic(o)-, -vésical], poche abdominale dans laquelle s’accumule l’urine ; * in- : le préfixe in- et les formes assimilées il-, ir-, indique la négation, l'absence ou le contraire de quelque chose ; * stable : du latin stabilitis, propre à la station verticale, qui se tient ferme, inébranlable, durable. 
    La vessie instable ou plus exactement l'instabilité vésicale est le résultat d'une exacerbation du réflexe mictionnel. Cette hyperactivité vésicale ou/et le relâchement du sphincter se produit en-dehors de toute affection neurologique et se traduit par des émissions spontanées d'urine indépendante des efforts, souvent en relation avec le simple fait de se mettre debout. Une obstruction en aval de la vessie, par hypertrophie de la prostate par exemple, est aussi une cause d'instabilité vésicale.       Haut de page